I. Ét(U politique et administratif de la [France. — Cartes
des divisions, anciennes et modernes: Provinces, départements, etc.; divisions judiciaires, universitaires, militaires, etc., et leurs rapports avec le relief du sol.
n. Description géologique de la France. — Cartes des versants, bassins; du régime des cours d'eau, des marées. Carte et tableau de la composition des eaux courantes, des sources minérales. Carte géologique générale. Cartes des limites successives des formations géologiques. Carte des roches éruptives et des filons métallifères. Carte des mines, carrières, houillères, salines, etc. Cartes des terrains alluviens et diluviens, des terrains perméables et imperméables, des terres calcaires, sillcieuses, etc.
III. Climatologie, — Cartes des lignes d'égale température, abstraction faite du relief du sol. Cartes des températures extrêmes. Cartes des pluies par année et par saisons. Cartes des orages et des grêles.
IV. Agronomie, — Cartes de géographie botanique des plantes caractéristiques, des climats et des terrains. Cartes des feuillaisons, floraisons et fructifications des plantes de grande culture. Cartes de l'état des cultures : terrains stériles, pâtures, bois, prés; cultures ordinaires et industrielles. Cartes des irrigations naturelles ou artificielles, des terrains irriguables. Cartes des régions agricoles, de leurs produits, de la répartition des cultures, du mode de tenure du sol. Cartes de l'élevage et de l'engrais des animaux domestiques.
y. Industrie. — Carte du réseau télégraphique et postal. Cartes des voies de terre et d'eau, du mouvement des ports, des routes, des chemins de fer et des canaux. Carte des marchés et foires et de leur rayon d'approvisionnement. Carte de la répartition des principales industries. Cartes de la production minérale, de la production manufacturière.
YI. Population. — Carte des races autochthones et limites des diverses invasions. Cartes de la densité et du mouvement de la population. Carte du prix des journées, du prix du froment, etc. Cartes de l'instruction primaire, secondaire, supérieure. Cartes des asiles, prisons, etc. Cartes de la taille moyenne des conscrits, de la durée moyenne delà vie, des mariages, naissances, décès, etc.
«Ce simple énoncé suffit pour donner une idée de la grandeur et de l'universalité du travail entrepris. C'est un véritable monument à élever à la France. On peut espérer que chacun se
L'ANNÉB GéOGR. IX. * 22
S86 SUROPI. (n^ 606-617)
mettra à la beaogiie avec lèle, et qne noua possédeitma bientôt on atlas sans rival, digne du pays et de sa vieille renommâe scientifique, i
Une première carte, celle de la France hydrograpbîqne, ai vu le jour (ci-dessus n^ 608) ; dans l'intérêt du travail mSrne et de son avenir, cette carte no^s parait appçler quelques observations.
Pour le développement et les détails, la carte est à une échelle convenable. Toute l'hydrographie du pays, c'est-èdire l'ensemble complet des cours d'eau, grapd3 at petits, dont la France est sillonnée, y est tracée avec soin. On a imprimé les rivières non pas en poir, mais en bien : c'est une fantaisie lithochromique que les graveurs ont mise i, la mode, et que l'incompétence à peu près universelle, ou du moins l'indifférence en matière géographique a acceptée comme un progrès 1 Je n'en dirais rien ici, si l'application de cette nouvelle méthode de gravure, dont lo'moindre déff^ut est son inutilité (je parle de la géographie sérieuse, et non d(9 la topographie^ des plans à grande échelle, où la procédé peut avoir sa raison d'être), je me tairais, dis-je, sur cette chose de métier, si soi» application n'entraînait pas im grave inconvénient sur la carte même que notas avons sous les yeux. Les auteurs y oiit écrit les noms d'un certain nombre de rivières, des principales seulement. Je crois que cette nomenclature aurait pu être beaucoup plus étendue ; mais telle qu'on l'a faite ici, elle est absolument sans usage. Grâce à cQtte déplorable manie d'exclure la nojr de nos cartes, — Ut seule couleur qui reste très-apparente dans ses contours les plus délicats, — les noms imprimé' dans je ne sais quelle nuance bft tarde ne sont pas seulement illisibles : ils sont absolument invisibles. J'appelle sur ce point la réflexion la plus sérieuse des auteurs de l'Atlas. En ce qui touche à la géographie, ce n'est pas seii<lement l'enseignement qui est dans la plus triste dëca^