Livre sans valear sériense, trchéologiqae ni géofpraphiqiu
4. Will. Stbeckeb, Oberst in tûrk. Dîensten. Bertrâge zur Géogra-
phie von Hoch-ArmenieQ. ZeUsehr. der GeseUsehaft fur Erdk, xu Berlin^ t. YI, 6* cah., 1869, p. 512-552.
Le cap! t. Sirecker continae ici ses études topographiques par un itinéraire d'Erzeroum au Blnghenl Dàgh (v. le précédent vol. de l'Année, p. 336, n» 375), suivi d'une étude sur Titinéraire des Dix Mille, deJ'Euphrate au Pont-Euxin. Ces deux morceaux sont accompagnés d'une grandeicarte, et de remarques de M. Kiepert qui son^ un véritable mémoire.
5. H. KiEPBRT. Der Berg Theches (sic) in Xenophon's Erzâhlung des
Rûckzuges der Zehntausend, nachP.BoRiT. Ihid., 1870 (n® 29) , p. 456-460. Carte.
M. Borit, ingénieur en chef du chemin d'Srxeroiim à Trébizonde, avait envoyé son mémoire sur le mont Techea de Xénophon, avec la carte qui l'accompagne, à la Société de géographie de Paris, an mois de mai 1870. Le mémoire et la carte ayant été renvoyés à notre examen, nous en flides le rapport suivant dan% la séance dn 3 juin :
• Le mémoire envoyé par M. Borit est l'œuvre d'un savant et habile ingénieur, et il mérite à ce titre toute notre attention, comme venant * d'un homme habitué aux observations et aux travaux sur le terrain ; d'un autre côté, Tauteur n'avait pas sous la main, évidemment, tous iBS livres qu'il lui eût été utile de consulter sor les questions de pure critique et d'érudition spéciale, et, sous ce rapport, il s'est trouvé dans une situation relativement défavorable dont il faut lui tenir compte. Outre l'officier éminent Kinneir, le seul que cite et que semble connaître M. Borit, d'antres savants se sont occupés de la question traitée ici, et, pour n'en rappeler qne deux parmi les plus recommandables, M. Ainsworth et If. Karl Koch ont apporté dans cette recherche la double autorité de l'explorateur et de l'érudit. Le point principal que Tauteor du travail actuel s'est proposé d'éclaircir est remplacement exact du mont Téchès, d'oà les Dix Mille de Xénophon, d'après le récit de VAnabatiSt aperçurent la mer pour la première fois lorsqu'ils fran- • chirent la'créte élevée qui domine la région littorale au-dessus de Trébizonde. Le point désigné par l'auteur est le nœud de montagnes d'où sortent la rivière de Baîbourd et la rivière de Gumischkanèh. C'est en effet le massif le plus élevé de toute cette région ; et d'ailleurs le récit de l'auteur grec y conduit forcément. Aussi ce point a-t-il été déjà plus d'une fois indiqué ; d'autant plus que le nom local de Tekièh s'y est conservé, ce que M. Borit aurait pu faire remarquer à l'appui de sa désignation. Au surplus, les dénominations de Tek, TBkèhj et autres analogues, se retrouvent plus d'une fois dans les montagnes de la Haute Arménie, ce qui semble dénoter un terme local ancien.
L'anteur a gravi la sommité la plus élevée du massif, et là il a trouvé quelques pierres amoncelées qui lui rappellent aussitôt l'autel que les soldats de Xénophon dressèrent sur !e Téchès. Cette circonstance, nous
le craignons, pourra bien ne pus être universellement regardée comme tout à fait décisive . Il est un autre fait que M. Borit aurait dû, à ce qu'il semble, faire remarquer, c'est que de ces hauteurs entre lesquelles et ha côte de Trébizonde il y a un intervalle de 100 kilomètres au moins coupé par un autre rideau de montagnes et par tout un pays prodigieusement accidenté, de ces hauteurs, disons-nous, il est matériellement impossible de voir la mer. L'exclamation des soldats grecs n'a pu être que le résultat d'une illusion qu'explique très-bien d'ailleurs celle que M. Borit lui-même éprouvait Icysque son regard s'arrêtait sur les vallées « remplies de vapeurs ondoyantes » qui s'étendaient à ses pieds, même dans une direction opposée à la côte.
« L'auteur touche à d'autres points controversés de cette partie de la géographie de VAnabasiSy tels que la question de Gymnta«, par exemple, et celle des deux Çerasus. Parmi ces questions de détail, il en est sur lesquelles on ne peut guère se prononcer avec une certitude absolue, surtout si l'on s'attache d'une manière rigoureuse à un texte qui laisse certainement une large part à l'à-peu-près ; il en est d'autres qui sont parfaitement résolues, telles que la double Trébizonde, les deux Ceroius^ etc. Mais ce sont là des recherches sur lesquelles la critique ne peut guère se fixer que dans la calme élaboration du cabinet.
« La communication de M. Borit n'en est pas moins très-méritoire ; elle peut apporter un bon et utile élément d'étude dans un sujet aussi intéressant que difficile . L'intérêt pour nous serait encore plus grand si nous savions au juste quelle est la valeur topographique du fond de la carte jointe au mémoire. Si cette carte provenait de relevés directs faits sur le terrain par les ingénieurs qui travaillent à la route de Trébizonde à Erzeroum, ce serait un morceau précieux, de nature à enrichir notre bulletin en dehors de toute application à la question ancienne. Nous regrettons beaucoup que M. Borit n'ait rien dit absolument à ce sujet. »
6. Ninive et l'Assyrie, par M. Victor Place, consul général, avec des essds de restauration par M. Félix Thomas. Paris, I Imp., 1867-70, 2 vol. in-folio de texte et 1 vol. de planches.
M. Beulé a consacré dans le Journal des Savants quatre articles à cet important ouvrage, dans lesquels il passe successivement en revue ce qui touche à l'Architecture, — à la Sculpture, — à la Peinture, — aux Arts appliqués à l'industrie. Sous ces diverses faces, c'est une fort intéressante étude sur la civilisation assyrienne telle que nous la révèlent les monuments exhumés depuis trente ans, et en particulier ceux de Khorsabad qui font l'objet de la belle publicatiou de MM. Place et Thomas. Les fouilles de M. Place ont rempli vingt-six mois, distribués en quatre campagnes, de 1852 à 1855. >* Son ouvrage, dit M. Beulé, n'est ni un journal où le procès-verbal de chaque fouille soit consigné avec ordre, ni un recueil d'inscriptions patiemment commentées, ni uniquement la description minutieuse d'un monument ou d'une série de monuments. Les travaux de MM. Botta, Layard, Rawlinson,etc., ont fait avancer nos connaissances au delà de ces premiers éléments. M. Place n'adonné qu'un volume à l'analyse et s'est jeté résolument dans lasynthèse. Il ne se contente plus d'une simple monographie,-il veut retrouver l'image d'un grand peuple disparu, résumer les milliers de petits faits qui ressortent d'une exploration archéologique, en tirer des conclusions, et savoir quelle était cette civilisation mal décrite par les historiens et brusquement arrêtée par une catastrophe. Il rattache à