ASIE OTTOMANE
Rhorsabad les irts, les sciences et Tindastrie de Ninive. Sargon, restaurateur de la domination niniTite, avait établi snr une colline artificielle un vaste palais, qui devint le centre de son gonvemement. Tous les travaux dirigés par cette main despotique présentent une méthode, une grandeur, un ensemble qui ajoutent à la clarté des révélations. Une telle entreprise, si elle atteint son but, apportera à l'histoire un merveilleux tribut. ...»
7. F. C. Webb. Up the Tigris to Bagdad. I/md., 1870, in-«». îsh. 6d.
8. Fôl. SiCAiiD, capit. au long cours. De la harigation du cours infér.
de l'Euphrate en Basse Mésopotamie. Revue marit. et colon, y août 1870, p. 792-807.
Avec une carte en 2 feuilles du bas Eupbrate an 334,000*, depuis Souk es-Ghiouk jusqu'à Mohamérah, levée par M. Sicard en novembre
Les remarques de M. Sicard sont instmctives ; nous n'en citeront qu'un passage : < En 1868, nous avons descendu l*Euphrate en suivant la même route que le colonel Chesney. Comme lui, nous avons reconnu possible la navigation du fleuve supérieur; mais, à notre grand regret, nous avons vu un des plus beaux fleuves de TAsie et du monde perdu depuis cette époque (1834) pour la grande navigation, i moins de vingt lieues de sa jonction avec le Tigre, et à cinquante lieues environ de la mer. Le cataclysme remonte à l'année 1834. Il provient de la rupture des anciennes digues de l'Euphrate inférieur : digues mal entretenues depuis des siècles, et qui ont été brisées, enlevées dans une crue extraordinaire du fleuve. Cet accident terrible, dû à la négligence et à Timpéritie des gouverneurs turcs du pays, a eu deux funestes résultats. Le premier, de rendre innavigable ou pour mieux dire sans issue tout le cours supérieur de TEuphrate ; le second, d'empester la ville de Bassorah de fièvres pernicieuses et permanentes, de dépeupler cette grande ville qui en 1831 avait plus de cent mille habitftits. Quarante mille personnes succombèrent en deux mois sous le coup des fièvres de marais ; le reste s'enfuit devant la terrible épidémie, et dès 1836, comme en 1868, époque de notre séjour dans cette villp, Bassorah n*a plus en que de six à huit mille habitants. •