R. Dudley Baxteb. National Debts. Lond, 1871 1 in>d
t Ge livre, des plM inléressaBla et des ^os iaBtrmttiil, «it aliisi pleUk d'actualité; e'est une étude MjBparattve des dette» «( des ressources des divers Âti^de l*Bttr»pe at da l'Amérique.
742. J. Maurice Dempsby and Will. Hughes. Our Océan highways: a
condensée uniyersal Hand-Gacetteer and înterMlioDaL RmikB- Book, by oeean, road» or raU. Bel«g a complète book of référence and Guide to every port and chief city in the Whole world.... Lond, 1871 , petit in-8* 6 sh. {Stanford).
743. Stielbr's Hand-AtlaS| neu bearbeitet von D' Aug. t'BTBBiCANflr,
D* H. BBReBAOs, tind G. Voobl. Ntne LitfertingV'Ausgabe. Gàiha. (J. Perthea).
Cet Atlas ae oompose de 9a eartes gravées tor eulvre ; l'édition actuelle se publie en 30 livraisons de 3 Ccirtet, à a fr. la livraison .
GliOGRAPHlB NAUTIQUE. 431
S 2. Physique do globe. Géographie nautique.
744. I)* W.-B- Carpenter, J. Gwyn Jsffrbts, and Prof. Wtvillb Thomson. Preliminary Report of the soientifio eiploration of tb« deep sea^ ia H. M. suryeying vessel Porcupine, during the •ummer of 1869. Proc#«d. of the MeteorçL socx n* cxu» p. 397- 492, aTOO 4 cartes.
t45« p' Oarpiuiter. On the Gibraltar Currait, tb« Golf Stream, and the gênerai oceanic circulation, Froceêd. of the Boy. Gëogr. soc. vol. XV, n* 1, 1871, p. 54-91.
746. Oh même. The geological bearlngs of recefit deep-se& explo-
ratiou. Àtkenœumy n* 2243, 22 oct. 187Ô, p. 531-n533.
747. Do même : On the température and animal life of the deep sea.
Proeeed. of the Royal Institution, vol. iv, 1870.
Ure un artiole de M. Saperta sur les travaux du D* Carpeater, dans la Bêwm dm SHm-Mondw^ I" juillet iSli, p. 177*
748. Capt. Sher. Osborn. On the geography oX the bed of the Atlan-' ^
tic and Indian Océans, and the Mediterrenean sea. ftoceed, of iheK, Geogr. soc. vol. xv, »• 1, p. 28-40.
749. A.-G. FiNDLAT. Oooan Curreota andtheir influences. Lond. 1871,
ia-8", 16 pagea et 2 cartea» (Eztr. du JowrwU of tkê United Service, vol. xiv.
y. notre volume précédent, p. 452, n" 683.
7M)i W. LBieHToif JoRDAiié Remarkt on reeent Oceanio explorations by the British govemment, and on the supposed discovery of the law of oceanic circulation by D'Carpenter. Lond, 1871, in- 8^, I shi (Longmans).
)&1. "W. Cbimmo^ R. N. Sondes et températures dans le Gulf Stream. Note lue devant la Société royale de Géogr. anglaise. Annales hydrographiques y 1869, '*• trim., p. 501-515.
752. IRMINOBR, contre-amiral de la Marine royale du Danemark. Preuves de l'existence du Gulf Stream dans les hautes latitudes de rOcéan Atlantique nord. Lu à la $ôc. de Géographie de Londres. Ibid.j p. 515-519. (Y. le vol. précédent de Y Année géogr., p. 455, n" 682).
Sur cette question de l'extention du Ouif-StreAm dans les hautes
Utitades, Yoir ci -dessus, n«i58, le mémoire de M. de Middendorf, et les observations de MM. Payer et Weyprecbt. Elle est do reste résamëe dans la communication suivante :
753. Ch. Grad. Sur Textension du Gulf Streamdans le Nord, et sur la
température d^ mers. Comptes rendus de VAcad, des sciences, lOjuiUetlSn, p. 133-137.
Si les manifestations du Oulf-Stream, dit M. Grad au début de sa note, sdnt connues pour la première moitié de son cours, il n'en est pas de même de son extension dans le Nord. Sorti du golfe du Mexique par le détroit de la Floride, ce grand courant de TAtlan tique fait ses . premiéfes étapes le long des États-Unis jusqu'au delà du cap Hatteras. Sur ce parcours, sa température ne descend pas au-dessous de 25 degrés centigrades et reste longtemps supérieure, même en hiver, alors que sur la côte d'Afrique, à latitude égale, la moyenne de Taira Tunis, pour le mois de janvier, est seulement à 12 degrés. Après avoir dépassé le cap Hatteras, le courant chaud se détourne de l'Amérique pour s'avancer à l'est du méridien de Terre-Neuve, où, par 42 degrés de longitude occidentale de Paris, sa température oscille entre 19 et 24 degrâ du mois de janvier an mois de juillet. Ses eaux se portent ensuite au nord-est, pour embrasser les côtes d'^rope jusqu'au sein de l'Océan Glacial. Sans elles, l'Angleterre et TAllemagne auraient le eli' mat désolé du Labrador; la péninsule Scandinave disparaîtrait, comme le Groenland, sous des glaciers immenses; l'extrémité de la Norvège, où le soleil ne parait pas pendant tout un mois, se refroidirait au point de congeler le mercure, comme il arrive sous le même parallèle en Asie et en Amérique, au lieu d'être baignée à Fruholm par une mer à 3 degrés de température au moins par 71* nord. Bref, le Gulf Stream forme sur son parcours une source permanente de chaleur, que M. James CroU estime égaie à celle qui est versée par le soleil sur une surface de 8 millions de kilomètres carrés sous l'èquateur, et à l'inflaence de laquelle nous attribuerons, avec M. Petermann, le degré avancé de la civilisation en Europe.
754. Du même : Exposé de la théorie des Gourants maritimes de
M. Mahry. Bulletin de la Soc. de Géogr. de Farts, fôv. 1870, p. 143-157.
755. L. Brault, lieut. de vaisseau. Projet de nouvelles cartes de oavi-
gatioOj donnant à la fois la direction, l'intensité et la succession probable des yents. Revue marit. et col, août 1870, p. 695-
756. Jules Vebnb. Vingt mille lieues sous les mers. Jraris, 1870, grand
in-18. 2 vol. (HeUel) .
Je ne crains pas d'inS'clire ici, au milieu des ouvrages rigoureaiement scientifiques, cette nouvelle production de notre prestigieux Jules Verne, qui sait renfermer, dans les cadres créés par sa puissante imagination, tant de faits et de notions empruntés à ce que les études contemporaines ont de plus curieux et de mieux établi.
GÉOGRAPHIE SOUS-MARKYE. 433
Lt seience nooTelIe. La géographie sons-marine, et la rie organique
dans la profondeur des mers.
Des publications récentes, et en particulier le mémoire du capitaine anglais Shetard Osborn (n* 748), donnent sur les résultats des sondages multipliés exécutés dans les différentes mers du globe, soit pour la pose des cftbies électriques, soit en vue d'investigations purement scientifiques, des détails aussi curieux que neufs et importants. Le capitaine Osborn, au sujet de l'Atlantique, tire des sondages connus la conséquence qu'il doit exister, entre l'équateur'et Tlslande, deux longues vallées parallèles séparées par une arrête dont la crête est & une profondeur moyenne de 9 600 pieds anglais (2925 mètres environ) audessous de la surface de la mer. La plus orientale des deux vallc^es a une profondeur de 12 à 13000 pieds (de 3600 à 4 000 mètres); la profondeur de la vallée occidentale paraît être de 5Q00 mètres environ. On n'a trouvé nulle part encore dans TAtlantique du Nord des profondeurs de 5 500 mètres. Dans l'Atlantique du sud, les sondages du capitaine Shortland indiquent une augmentation graduelle de profondeur depuis l'équateur jusqu'au S0« degré de latitude, où la sonde accuse des fonds de 5 100 mètres (2 800 fathoms), précisément égale à la profondeur de la grande vallée occidentale de l'Atlantique du Nord.
La Méditerranée est divisée en deux bassins par un plateau sous-marin, probablement d'origine volcaniqpie, recouvert d'une profondeur d'eau de 2 à 300 brasses anglaises (à peu près de 350 à 550 mètres), et sur lequel repose la Sicile, Malte, les lies volcaniques de Lipari, etc. Le bassin occidental, entre la Sicile et Gibraltar, présente une profondeur assez uniforme de 2 600 à 2 700 ou 2800 mètres. Le bassin oriental, entre Malte et Alexan-
L'AlffinSE OfiOOR. IX. 28
434 GÉOGRAPHIE GÉNÉRALE. (n«* 737-756)
drie, est plus variable; laplas grande profondeur est* de 3900 mètres. — - En somme, le mémoire du capitaine Osborn^ avec les coupes qui Raccompagneront, les observations sur les températures, sur la nature des fonds, etc., ne sera rien moins qu'un traité^ complet de géographie sous-marine basé sur les données les plus sûres fournies par les récentes explorations maritimes.
Des recherches analogues vont être entreprises en Âmériquoi sous la direction de M. Agassiz. On annonçait, au mois de septembre 1871, le départ prochain de l'illustre naturaliste pour un long veyage d'études sous-marines dans les deux océans qui baignent le continent américain. Voici à ce sujet quelques détails envoyés d'Amérique à notre Société de géographie par notre compatriote M. Jules Marcou ; quoique ces détails sortent un peu du cadre de la pure géographie, nous sommes sûr que les lecteurs de V Année nous sauront gré de les avoir reproduits.
M. Âgassiz, frappé de l'importance des découvertes de Yallich, de Garpenter, dePourtalès, de Sars, etc., a demandé au gouvernement américain de faire exécuter des draguages et des sondages, non^seulement à partir des côtes et en s'étendant progressivement à des distances de deux, trois et quatre cents milles, conmie on l'a fait jusqu'à pré* sent autour des côtes de la Norvège, des Ilefr-Britanniques, de la Floride et des Bermudes; mais bien de rechercher en pleine mer les endroits les plus profonds, et d'y jeter la drague.
Pour atteindre ce but, il fallait un steamer construit exprès et pourvu d'appareils de sondage et de draguage tels qde l'on pût atteindre les plus grandes profondeurs. Le gouvernement des États-Unis entra entièrement dans les vues du professeur Âga£siz, et il remit des pleins pouvoirs au directeur du levé hydrographique des côtes, M. le professeur Benjamin Pierce. Un vapeur spécial a été construit et vient d'être lancé il y a quelque9 jours. U se