‹ L'Année géographique (volume 4)Chapitre 161 sur 337 · SONDAGES · texte numérisé non relu

SONDAGES

nomme le Hassîer, en Tfaonnenr dn premier directeur et organisatear da corps des ingénieurs hydrographes américains , feu le professeur de mathématiques Uassler, d'Aarau (Argovie), Suisse. Son tounage est de 350 tonneaux, et, en outre de sa machine à vapeur ordinaire, il ^st muni d'une machine auxiliaire placée sur le pont, et qui remontera la drague ou la sonde au moyen de la ▼apeur*

Les longueurs des cordes sont telles qu'on pourra dra* gner jusqu'à une profondeur deux fois aussi grande que la hauteur du Mont Blanc au-dessus du niveau de la mer ! G W dire que l'on pourra atteindre des profondeurs plus grandes qu'aucune montagne des Andes et de l'Himalaya. On draguera à des profondeurs qui dépasseront en sens in« verses le GhimborazoetleKitchinjungal Que trouvera-t-on là? Voilà l'inconnu. Va-t-on cootinuer à remonter les temps géologiques, comme Pourtalès et Garpenter l'ont fait, en découvrant une faune crétacée à deux et trois cents brasses dd profondeur? ou bien trouvera-t-on de nouveaux êtres totalement inconnus, même paléontologiquement?ou bien 'encore, aura-t-on pour chaque groupe de grandes profondeurs, des faunes spéciales et cependant voisines des faunes arctiques, comme les groupes des Alpes, de l'Himftlaya, des Cordillères des Andes? ou bien môme y trouvera-t-on un désert complet, ou peu s'en faut, comme sur les sommités des Alpes et du Ghimborazo? ou enfin, au contraire, y trouvera-t-on une faune très-riche et équatoriale, par suite de l'influence de la chaleur de l'écorce terrestre à mesure que l'on s'éloigne de la surface? Voilà autant de points d'interrogation dont les réponses appartiranent à l'avenir. Seulement, ce qu'on peut affirmer dès à présent, c'est que le progrès de la géologie, de la paléontologie et de la zoologie marines dépend totalement des draguages à de grandes profondeurs.

M. Agassiz, malgré ses soixante-quatre ans, malgré une

santé qui laisse à désirer depuis plusieurs années, s'embarque à bord du Hassler; il est accompagné de Mme Agassîz, qpi l'avait déjà suivi dans son exploration de l'Amazone et du Brésil. De plus, le comte Franck de Pourtalès dirigera tout un corps scientifique, qui s'embarque avec eux. Le départ aura lieu du port de Boston, et l'on fera plusieurs coupes avec draguages et sondages à travers l'Atlantique, des Bermudes à la Trinité, à Tile Saint-Paul, à Rio- Janeiro, aux Falidand ou Malouines, dans le détroit de Magellan, autour du cap Horn, à l'île de Juan-Fernandez, h QnUao, aux Gallapagos, à Acapulco, pour aboutir, après une année d'exploration, à San Francisco. MM. Agassiz et de Pourtalès reviendront par le chemin de fer du Pacifique.

S 3. Géographie mathéoittiqoe.

757. George Pledriais, lieutenant de vaisseau. Détermination de la

latitude et de la longitude absolues de plusieurs points du monde. Relation abrégée d'un voyage accompli en 1867, 1868 et 1869, d'après les ordres de S. E. M. Tamiral Rigault de Genouilly, ministre de la Marine. Revue Marit. et CoL, août et sept. 1870, p. 663-694, 116-147.

758. Du même : Rapport sur la longitude de Punta Arenas (détroit de

Magellan), déduite des observations méridiennes de la lune. Connaissance des Temps pour 1871^ Additions, p. 17-33, avec un petit plan.

759. A. Germain, sous-ingénieur hydrograpbe de la Marine. Rapport

sur la longitude de Zanzibar, déduite des observations méridiennes de la lune. I&td., p. 34-48, avec un plan.

— Rapport sur la longitude de Mascate. llrid., p. 49-64.

— Rapport sur la longitude de Saint^penis (lie de [la Réunioo).

Ibid,j p. 65-80, avec un plan.

760. Cb. Maunoir, secrétaire général de la Soc. de Géographie de

Paris. Note sur la révision et le prolongement de la méridienne de France. Bulletin de la Société, oct. 1870, p. 143-151.

GBOGRAiPHIE MATHEMATIQUE. 437

761; TTOn ViiXAacEAU. Nouvellt détermination de la vraie figure de la terre ou de la surface de niveau, n'exigeant pas remploi des nifellements proprement dits. CompUt rendus de V4fiad, des Se^ 2 oct. 1871 , p. 80&^4.

Exposé de la méthode géométrique.

762. Smytb. On a equal-sur&ce projecûon for maps of the World, and its application to certain anthropological questions. Edin" hurghfWO, in-S*, 40 pages, avec 4 cartes. 3 jdi. (Edmonstoo).

DéVBLOPPEMBNTS.

L^xpéditloD frantaise pour la vérification des bases astrononiqaes

de It carte du globe.

On a publié le rapport du lieutenant de vaisseau Fleuriais sur la part qu'il a prise à la grande expédition astronomique ordonnée par le gouvernement français en 1867 (ci-dessus, n* 757)* C'est un morceau d'un haut intérêt scientifique; nous en détachons quelques passages.

M. Fleuriais présente d'abord quelques considérations sur l'objet et le caractère de cette vaste opération.

Grâce à la simplicité relative de la recherche de la latitude, gr&ce aussi à la perfection actuelle des instruments de mesure, les parallèles des différents points du globe peuvent être considérés aujourd'hui comme suffisamment bien déterminés. Dans tous les cas, les erreurs que Ton rencontre dépassent bien rarement 30'',

Pour la longitude, il n'en est pas de même.

La longitude est l'angle compris entre un méridien origine et le méridien du lieu. Aucune mesure d'angle {ne peut amener directement ce résultat.

Quel que soit le procédé employé, la conduite du calcul est toujours identique : détermincUion simultanée de Vheure du lieu et de rhewre correspondante du premier méridien.

De là deux problèmes parfaitement distincts. L'heure du lieu, il est vrai, s'obtient facilement partout au moyen de Tobservation soit de la hauteur, soit du passage au méridien

d'un astre queloonque; mais Theure correspondante du 1*^ méridieu exige, pour être connue, soit Pexistenoe d'une ligne télégraphique, soit des chronomètres réglés antérieurement ^ soit enfin Tobseryation d'un phénomène céleste jouant le rôle de signal.

La détermination au moyen du télégraphe électrique de l'heure du l** méridien où de Theure d'un point déjà connu ne laisse rien à désirer comme exactitude.

Toutes les longitudes pour lesquelles ce procédé a pu être employé sont certainement exactes à une fraction de seconde près ; malheureusement les lignes télégraphiques ne relient encore entre elles qu'un nombre de points très-restreint. La majeure partie des ports de relâche en dehors de l'Europe est et restera longiempi privée de cet admirable moyen de communication.

Les observations astronomiques directes prennent le second rang. Par elle^^, on se propose de déterminer, pour une heure connue du lieu, une des coordonnées les plus variables d'un astre doué d'un mouvement propre considérable. — Il ne reste plus ensuite qu'à chercher, par interpolation, dans les éphémérides, l'heure du l^^ méridien oorrespondante à la valeur trouvée pour l'élément considéré.

Théoriquement, rien n*est plus exact. Pratiquement, une difficulté sérieuse se rencontre. Pour obtenir une longitude à un mille près, il faut que la somme des erreurs d'obserfàtion ne dépasse pas soit en temps 0*13, soit en arc 2",

Des instruments fixée à fortes amplifications sont seuls capables de donner cette approximation.

La méthode dite des distances lunaires exige l'emploi d'un instrument à la main (sextant ou cercle), car il s'agit de la mesure d'un arc dans un plan oonstasunent variable. L'amplification des lunettes ne peut être que très-faible sous peine de ne pouvoir parvenir à conserver les astres dans le champ*

En définitive, avec ces instruments, l'observateur le plus exercé ne peut espérer obtenir une distance à plus' de 10' près, et, par suite, la longitude à plus de (20* + 30 :=: 5') einq milles près.

De ce qui précède, il résulte que les observations astronomiques directes n'ont guère servi jusqu'ici, pour obtenir la détermination exacte des longitudes, que dans les grands observatoires fixes.

Pour la majeure partie des points maritimes, la méthode

rbpIerbs astronomiques. 439

généralement employée a été celle des chronomètres^ On sait combien cette méthode est simple. La hamteur d'un astre quelconque étant observée, on note Theure correspondante d'on chronomètre réglé antérieurement iur le temps du 1*' méridien.

La hauteur de l'astre donne Theure du lieu ; le chronomètre donne celle du 1^ jnéridien.

A la mer, la longitude ne se détermine que très-rarement d^une autre façon, et il est bien probable qu'il en sera toujours ainsi, vu la perfection actuelle des montres marines. ' Au point de vue hygrographique, l'emploi des chronomètres présente cependant des inconvénients. Ces instruments ne peuvent donner des résultats absolus ; les longitudes obtenues ayec leur seul concours sont essentiellement relatives, c'est-àdire qu'elles dépendent de la position du point plus ou moins éloigné qui a été pris comme lieu de réglage.

En effet, une montre, quelque padaite qu'elle soit, ne peut conserver une marche constante pendant un temps illimité ; et dans le cours de sa navigation, un bâtiment est contraint de profiter de tous les points de relâche pour assurer 1^ réglage de ses chronomètres.

Si, au lieu de n'avoir qu'à se conduire lui-même, ce bâtiment est chargé de transporter le temps sur un lieu éloigné dont on veut déterminer la longitude, il ne pourra le faire directement ; il lui faudra d^abord aller régler ses chronomètres sur le point conAu le plus proche de celui dont la longitude est à déterminer ; eU en définitive, ses opérations ne le conduiront qu'à la connaissance de la différence des méridiens du point inconnu et du point de relâche précédent.

Si ce bâtiment devait faire le tracé d'une longue étendue de côtes, il déterminerait lesjlpngitudes par des escales successives, admettant toujours l'avant-demière cotnme bonne.

Qu'un dérangement des chronomètres survienne dans l'une des traversées intermédiaires, et alors toutes les escales qui suivront seront erronées sans que rien ait pu prévenir l'observateur.

Qu'un autre bâtiment» confiant dans les travaux du premier, vienne ensuite chercher le temps dans un de ces derniers points, il emportera inconsciencieusement avec lui une erreur à laquelle pourra se jomdre celle dépendante de ses propres chronomètres.

Cet enchaînement est de nature à se prolonger fort loin. —

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Souvent, il est vrai, deux réseaux chroDométriques ayant des origines différentes se rencontreront en un même point. L'erreur ou pour mieux dire les erreurs se constateront, mais l'ignorance où Ton sera de leurs causes conduira seulement au doute.

Si maintenant on réfléchit aux dimensions du globe, au nombre de traversées çhronométriques qu'il a fallu faire pour fixer les différents méridiens, on est amené à comprendre Tespèce de confusion existant aujourd'hui sur la valeur des longitudes de villes même très-importantes et très-fréquentées.

Le bureau des longitudes a voulu porter un remède à ce regrettable état de choses.

. n a pensé que le moyen d'arriver promptement à la vérité consisterait à déterminer d'abord» sur la surface du globe, par procédés astronomiques absolus^ un certain nombre de méridiens fondamentaux convenablement espacés, puis de rapporter postérieurement à chacun d'eux, au moyen de différences çhronométriques déjà connues ou futures, la position des lieux intermédiaires.

On devait éviter ainsi Penchatuement des réseaux çhronométriques. Les méridiens fondamentaux seraient complètement indépendants, et si des erreurs ne pouvaient être entièrement évitées, elles ne s'ajouteraient pas du moins les unes aux autres.

La méthode si précise des culminations lunaires convenait en tous points. Elle réduisait le matériel indispensable à un chronomètre sidéral et à une lunette méridienne, Tinstrument tout à la fois le plus simple et le plus exact de ceux employés en astronomie.

Les itinéraires étaient basés sur les routes de différentes lignes postales.

Aujourd'hui le travail de détermination des méridiens fondamentaux est en pleine voie d*exécution. Un grand nombre de stations sont déterminées, et les tableaux d'observations et de calculs relatifs à plusieurs d'entre elles ont déjà été publiés par les soins du bureau des longitudes dans les Additions à la Connaissance des temps pour 1870 et pour 1871.

11 ne saurait m'appartenir de parler ici des incidents qui ont signalé les voyages des différents observateurs. Quant aux résultats scientifiques obtenus par chacun d'eux, la discussion

REPARES ASTR0I90MIQUES. 441

et Pappréciation en incombent naturellement ta bureau des longitudes.

Mais qu'il me soit permis de faire ressortir Pnrgence qu'il y avait à s'occuper de la révision des longitudes, en citant la valeur de quelques-unes des erreurs déjà relevées.

La position si importante de Rio Janeiro, revue déjà en 1859 par M. le commandant Moucbez , vient d'être l'objet d'une nouvelle série d'observations faites, d'après les ordres de M. le contre-amiral Goupvent-Desbois, par M. ?enaud, lieutenant de vaisseau. Les nouvelles observations concordent avec la détermination due à M. Moucbez, et établissent que la valeur 45* 23' 48'', admise jusqu'ici pour la longitude de Tobservatoire de Rio Janeiro, était erronée de 5 milles et doit être remplacée par la valeur ^5*28'48'. (Additions à la Connaissance des temps pour 1870.)

M. Germain, ingénieur hydrographe, avait pour mission la^ révision des longitudes de Saint-Denis (Réunion)» de Mascata et de Zanzibar.

Malgré les rigueurs d'un climat pernicieux et le peu de ressources existant sur les deux derniers points, M. Germain n'en a pas moins obtenu :

à Zanzibar 23 séries de culminations lunaires.

à Mascate ...... 26 id.

à Saint-Denis.. 25 id.

Ces observations, toutes publiées dans les additions à la Connaissance des temps pour 1871, ne laissent aucune prise à la critique. Elles donnent pour :

Zanzibar (consulat français) 36®5r46'' au lieu de 36*58'17'; Saint-Denis (Réunion) (mât de signaux) 53®06'42'' au lieu de 53®09'52'' ; Mascate (la différence est insignifiante).

Celles de mes observations personnelles qui ont été vérifiées mettent en évidence une erreur de 2' 15" sur Monte\ideo, et une erreur de ^15" sur Pisco et Gallao.

Elles viennent aussi confirmer les résultats obtenus par M. Gillis, ingénieur américain, et par M. Moôsta, ancien directeur de l'observatoire de Santiago , qui signalaient pour Valparaiso une erreur de k'^O" sur la longitude donnée par Fitz-Roy.

Les stations du Sénégal et du Gabon, celles des lies de l'océan Atlantique, ne sont pas encore relevées. A la demande du bureau

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des loDgitudeSy M. le mimstre de la marine paraît disposé à y envoyer prochainement des observateurs.

Ainsi donc avant peu, probablement, la détermination des méridiens fondamentaux sera terminée et complète. Le placement des points intermédiaires, qui en est la conséquence obligée, pourra être alors efTeotuô.

La suite du rapport est consacrée à la relatiou peraonnelle de M. Fleuriais et à ses stations suocassives. Nous j remarquons le passage suivant sur le percement de Tisthme de Suez :

Le canal maritime est une oBUvre colossale et grandiose; mais importance n'en est bien comprise que par les nations appelées à en recueillir les fruits. Pour les indigènes, le fait eaillant, celui qui excite tout h, la fois leur étonnement, leur admiration et leur reconnaissance; c'est Tarrivée de Teau douce en plein désert, là où la pluie était inconnue. Aujourd'hui, rosée et brouillards sont des phénomènes quotidiens. Les tamarins commencent à pousser. Dans quelques années peut-être, les talus encore sablonneux se seront transformés en rives verdoyantes.

Parti de France le 25 avril 1867, par Bordeaux, dit M. Fleuriais en terminant, je revenais trois années après à Marseille (le 2 mars 1870), sans avoir traversé le détroit de Gibraltar. C'était un tour du monde complet, fait dans des circonstances favorables, et qui laissera dans ma mémoire des souvenirs ineffaçables.

S 4. Prt ini«r méridien.

La question fondamentale d'un premier et unique méri- (iien à adopter par toutes les nations savantes et maritimes, s'est pluueurs fois présentée dans les discussions académiques. M. Otto Struve, de St-Pëtershourg, a transmis en février 1870 un mémoire sur ce sujet à la société de Géographie russe. En voici la substance.

Au commencement de son mémoire M. Struve fait une

PREMIER MÉRIDIfiN. 443

courte esqoisia historique des premierfl méridieDs qui ont été en usage chez les différentes nations. De notre temps, les premiers méridiens dont on se sert le plus souvent en Europe pour la construction des cartes sont au nombre de trois: celui de l'Ue de Fer, celui de Paris et celui d9 Greenwicb.

Toutefois, pour la confection des cartes topograpbique9| la plupart des grands Etats se servent d'un méridien qu'on pourrait nommer national et qui traverse la capitale ou un des principaux observatoires du pays. La Russie se sert or* dinairement pour ses cartes et ses atlas du méridien de rUe de Fer; la section topographique a adopté maintenant celui de Poiilkova, tandis que le département hydrogra* phique emploie pour ses publications le méridien de Greenwicb.

L'esquisse historique de M. Struve récapitule les diver« ses circonstances qu'on doit prendre en considération pour arriver à l'adoption d'un seul méridien. Pour qu'un pareil projet ait des chances de réussite, il faut que ce méridien réponde aux conditions suivantes: 1^ Il doit être choisi pcrmiles premiers méridien&les plus usitésde notre temps; £0 Pour jouir de cette préférence il doit avoir un droit bis*torique ; 3° Il iaut'que les éphémérides -le plus en usage soient calculées d'après ce méridien. Il est hors de doute que l'observatoire de Greenwicb répond parfaitement h toutes ces conditions, d'autant plus que cet observatoire est relié en longitude de la manière la plus exacte avec les principaux observatoires de l'Europe et de l'Amérique. Une fois que cet observatoire est admis comme le meilleur point de départ pour le calcul de la longitude, il serait tout naturel de considérer le méridien qui le traverse comme premier méridim. Si toutefois on trouvait des inconvénients à l'admettre comme tel, il ne s'agirait que de choisir tout autre méridien qui passant par l'Océan et non par la terre ferme soit éloigné de Greenwicb d'un nombre en-

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tier d^heuresy afin qu\9 la réduction soit facilitée autant que possible.

n n'eiiste, dit M. Struve, que deux méridiens qui rér pondent d'une manière satisfaisante à ces conditions : l'un passe par l'océan Atlantique à une distance de 30 degrés (soit deux heures de temps ) ; l'autre traverse l'océan Pacifique à une dist^mce de 180 degrés (soit douze heures d i temps) de Oreenwich/ Ge dernier aurait en même tempK l'avantage qu'il servirait pour ainsi dire de ligne de partage entre l'ancien et le nouveau monde. Il passerait par lès parages dans lesquels, d'après l'usage fondé sur la mar« che historique des découvertes géographiques, on fait la transition dans le calcul du jour. De cette manière les jours et les longitudes auraient pour toute la terre un seul point de départ. Le Nauiical Almanac calculé d'après le méridien de Greenwich pourrait être adapté k ce méridien sans aucune interpolation : on n'aurait qu'à lire minuit là où dans le Nautical Almanac il est marqué midi.

La question a été aussi discutée* sommairement dans le Congrès géographique d'Anvers (voir ci-après) ; le méHdien de Greenwich y a été mis en avant de préférence à tout autre comme premier méridien. Il y aurait cependant à ce choix de sérieuses objections, qui ne paraissent pas avoir été faites par les délégués des autres nations présentes au Congrès ; nous nous réservons d'y revenir, lorsque la question soulevée se présentera de nouveau.

S 5. Extension da tystème métrique en Europe

Voici un document qui doit avoir sa place dans l'histoire de la diffusion du système métrique chez les nations européennes. Il en reste bien peu aujourd'hui qui ne l'aient pas adopté. Nous croyons que l'Angleterre est actuellement la

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