‹ L'Année géographique (volume 4)Chapitre 163 sur 337 · GÉOGRAPHIE HISTORIQUE · texte numérisé non relu

GÉOGRAPHIE HISTORIQUE

TTA «t so!gn«a86mant enluminées. L*éditeor le publie piur livraiions de 4 oartes, & i thl. s sgr.

7044 Js VAN Rabmdonqk. Gérard dt Grémer on Merottor» géographe flamand. Réponse à la conférence du D' Breusing, tenue à Duisbourg le 80«ars 1869. Saint-Nieolag, 1870, in-4*, 77 pages.

Voir le t. VIII de VÂnnéè giographi^my p. 520, n» 7»f .

Sar l*hl3toire des premières découTertet en Amérique, Toir ci-des- SQ8, p. i20,.rouTrage de M. Stèvens.

Parmi les sujets de prit proposés cette année par Tacadémie des Inscriptions, nous en trouvons un pour U meilleur ouvrage de Bibliographie savante relatif à F Orient (langues, littérature, archéologie, histoiroi géc^aphie, voyages, etc.).

' Seront admis au concours non-seuleipetit les ouvrages généraux, mais encore les monographies, teUes, par exemple, qu'une bibliographie des documents (cartes ou écrits) qui se rapportent à la géographie de la Terre* Sainte , depuis le quatrième siècle jusqu'à nos jours,

L'Académie recevra tous les ouvrages imprimés ou manuscrits ; elle se réserve de faire figurer au concours les travaux qui ne lui auraient pas été adressés. Le dernier terme du dépôt ou de la publication est fixé au 31 décembre 1873.

$3. Géographie ancienne.

765. Fragmenta historicorum grœcorum. Volumen Y. Fragmenta Aristodemi, Eusebii, Prise!.... Accedunt fragmenta Peripli Ponti ïuxini et Anapli Bospori. Edidit, prolegomenis, annotatione, indicibus instnixit Garolus Mullvb. Parisiis, A. F. Didot, 1870, gr. in-S", LXzi-211, zxxi-424 pages. (V. un art. de M. Egger,dans \e Journal detSavarUs, jaov. 1871.)

Cette riche collection des fhigments des Historiens grecs, recueillis et accompagnés d'annotations perpétuelles par M. Garl Millier, n'est pas moins précieuse pour l'ancienne géographie, sous bien des rapports, que pour Taiicienne histoire. Ce s* Tolume, comme le titre l'indique, contient deux morceaux purement géographiques : un nouveau frag-

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ment des Périples grecs do Pont Euxin. et la description des rives du Bosphore. Voici les remarques de M. Egger sur ces deux moreeanx :

« Nous avons ici, p. 175-184, un supplément important au 1. 1*' des Geographi Minaret t p. 412, c*est-à-dire la partie moyenne d'an Périple anonyme du Pont-Buxin, dont on ne possédait josqoici que les premières et les dernières pages, et que notre éditeur a retrouvé complet dans un manuscrit du British Muséum: ces pages contiennent la description des côtes depuis Tembouchure du fleuve Ophius jusqu'à l'entrée du Palus-Méotide. J'y remarque, entre autres faits curieux, la mention d'une colonie de Milet nommée <>hasis, qui, comme la ville de Diotcu" riadef mentionnée par Strabon et par Pline, était le rendez-vous com • mercial des nations de l'Europe et de rAsie, rendez-vous si nombreux qu'on y pariait soixante langues différentes. On sait que le Caucase, qui est voisin de eette localité antique, est encore aujourd'hui appelé la Montagne de* ktnguea^ k cause des nombreux dialectes qu'on y parle. Il paraîtra tot^ours étrange qu» cette diversité des idiomes, déjà observée tant de fois par les Grecs dans leurs relations avec les peuples voisins, plus souvent observée peut-être par les Romains dont les-rela* tiens et les conquêtes furent encore plus étendues, n'ait pas éveillé chez les philologues andens le goût des recherches de grammaire et de lexicographie comparatives, et que la linguistique soit une science si véritablement moderne. Au temps environ où fut écrit ce Périple du Pont-Euxin, l'érudit Favorinus et le sophiste Hérode Atticus avaient, dit-on, un esclave indien qai les amusait fort par le mélange de son parler barbare et du grec attique : nos deux atticistes n'avaient pas le moindre soupçon que la langue du pauvre Indien et leur propre heUé' niime fussent de simples dialectes de la langue jadis parlée chez leurs communs ancêtres, et qu*il y eût là une preuve de fraternité primitive entre l'esclave et ses deux maîtres.

c C'est aussi dans les fonds grecs du British Muséum que M. Yates a récemment trouvé un fragment reproduit par M. Mûller, d'après une collation nouvelle du manuscrit, de rAv«ic\«uc Bovicâpou, par le voyageur Denys de Byiance, fragment qui vient s*ajouter aux textes des Geo|^pkiminoresy t. If, p. 83-93. La fortune de ce court et substantiel écrit aura été singulière. On ne l'a longtemps connu qoe pa| la traduction latine qu'un de nos compatriotes, P. Gille, en inséra jadis dans sa description du Bosphore, publiée pour la première lois en 1561, réimprimée en 15S2, 1682, 1635, puis insérée au grand ouvrage de Banduri, Imperium Orientale {n 11)^ et au t. VI des Antiquitates Grxcx de Gronovins. La préface seule de Denys avait été publiée en grec par Du Gange, dans sa Constanlinopolis christiana^ et reproduite depuis par les éditeurs des Petits géographes grecs. Voici qu'un nouveau fragment du texte original nous est rendu par M. Yates en Angleterre, et, pendant que M. Mûller le réimprimait à Paris, M. C. Wescher, par une série d'heureuses recherches dans les manuscrits, parvenait à le reconstituer presque complètement et à en préparer une édition qui est, en ce moment, sous presse à l'imprimerie Nationale. » Le savant critique ajoute à ces indications une réflexion à laquelle s'associeront tous les amis de la science : t Quelques émotions se mêlent aujourd'hui, il faut l'avouer, à l'intérêt avec lequel on suit ces continuelles et paisibles «onquètés de l'érudition. Car les circonstances où elles se poursuivent sont bien critiques. M. C. Mûller, en même temps quil achevait sa eolleelion des Fragmenta Hietor'tcorum Grgcorwnf travaillait au 3* Tolome des Oeographi Minores pour la BibUothèque Pirmin Didot;

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