‹ L'Année géographique (volume 4)Chapitre 166 sur 337 · JOURNAUX GÉOGRAPHIQUES · texte numérisé non relu

JOURNAUX GÉOGRAPHIQUES

785. Annales det Voyages, de la Géographie, de THistoire et de TAr-

chéologie, dirigées par V. A. Malte-Brun, 1870, in-8*.

Un cahier de 96 pages chaque mois, formant 4 volumes par an. 30 fr. En 1870, Us événements ont arrêté la publication an mois de septembre. Un cahier triple (oct. à déc. 1870), représentera Tannée 1871. La publication doit reprendre son cours régulier en janvier 1872.

786. Archives des Missions scientifiques et littéraires; choix de Rap-

ports et Instructions publiés sous les auspices du Ministère de rinstruction publique. PariSf I. Nac. 1671, in-8* arec cartes et pi. (T. VI de la 2- série).

Ce volume contient le Rapport de M. Alb. Domont sur sa mission en Tbrace, dont il a été question ci -dessus, p. 207 et sniy.

787. Revue des Sociétés savantes des départements, publiée sous les

auspices du Ministre de VInstruction publique, Paris, 1870, 5* série, tomes let II.

Ce recueil, où vient aboutir le mouvement tout entier des travaux et des publications de nos Sociétés départementales, contient de remarquables documents sur la géographie locale de nos provinces aux diverses époques de l'histoire.

788. Revue Maritime et Coloniale (publiée par le Ministère de la Ma-

rine et des Colonies). Paris, 1870-1871, 3 vol.gr. in-8'.

Il parait un cahier chaque mois de cette Revue offiefelte, formant chaque année 2 forts volumes avec de nombreuses planches et cartes. (35 fr., Dupont). La publication régulière a été interrompue parles événements de 1870 et 1871; elle reprend avec 1872.

789. Le Globe, Journal géographique, organe de la Société de Géogra-

phie de Genève. Mémoires et Bulletin. Ger^e, 1870-1871, gr. in-8", avec cartes.

Cet excellent journal, où la Société de géographie de Genève dépose ses publications, paraît par livraisons bi-mensuelles ; les 6 livraisons forment un volume (10 fr., Oeorg, à Genève).

790. Mittheilungen aus Justus Pertbes' Geographischer Anstalt, Ober

wicbtige neue Erforschungen auf dem gesammtgebiete der Géographie, von D' A. Petermann. Gothaj 1870-1871, Bd. xvi, und XVII, gr. in-4' à deux col., vi-466 et vi-474 (avec 44 cartes originales, dont beaucoup doubles) .

Parait par cahiers mensuels, toujours accompagnés de deux cartes ; les 12 cahiers forment un fort volume. 18 fr. (Perthes).

Jamais, avant Tapparition des Mittheilungen, l'Europe savante n'avait

, eu un organe géographique aussi complet, aussi bien, aussi rapidement,

aussi universellement informé, aussi riche en documents, accompagné

comme celui-ci de cartes originales parfaitement exécutées, toujours

de première main et sur des informations directes, et enfin publié

456 GÉOGRAPHIE GÉNÉRALE. (n°* 778-794)

dans des conditions d'un bon marché que Ton croirait presque impossible, en égard à l'étendue du texte, au nombre des cartes, an soin général de rexécution dans ses moindres parties et à la haute valear scientifique de Touvrage.

Le D** PetermanQ publie habituellement chaque année une ou plusieurs livraisons « complémentaires » {Ergànzungshefte) formées de morceaux' trop étendus pour trouver place dans les livraisons mensuelles du journal ; en 1871, il a paru trois de ces cahiers complémentaires, un consacrée à la région Polaire, et deux à l'Australie.

791. Mittheilungen, etc. Ergânzungsheft, n** 28. K. Koldbvey und

A. Pbtermann, die erste deutsche Nordpolar-Expedition, 1868. GothQy janv. 1871 , x-56 pages, avec 1 pi. et une carte. 1 thlr. (Perihes).

792. Mittheilungen, etc. Ergânzungshefte n"* 29 et 30. Australien in

1871. 2 thlr. 10 sgr. , avec une carte en 8 feuilles.

Voir ci-dessQs, p. 99 n^ 187.

Nous avons mentionné plus haut (n<* 781), le second organe géographique de TAllemagne, le Zeitschrifl de Berlin, très-méritoire aussi et d'une grande valeur pratique et scientifique, par la nature de ses informations, aussi bien que par le nomîbre, l'autorité, et la beauté d'exécution de ses cartes.

A côté de ces deux publications capitales, l'Allemagne en a d'autres encore, telles que le Globus de M. Andrée, VAuxland de M. Pesche 1 (aujourd'hui, je crois, de M. Ilelwald), qui contribuent très-utilement à répandre et à vulgariser l'éducation géographique, comme chez nous le Tour du Monde et les autres publications de la maison Hachette.

S 7. L'enseignement géographique.

793. E. Levasseur. L'étude et renseignement de la géographie.

Paris, 18T1, In-ri, 126 pages. (Delagrave).

Mémoire lu au mois de janvier 1871 à l'Académie des sciences morales et politiques, dont l'auteur est membre. Nous allons revenir sur ce travail.

794. J. Spœrer. Zur historischen Erdkunde. Gotha, 1871, !n-4*, 18 pa-

ges (Extrait des Mittheilungen de Petermann, 1871, n«8, p. 281 et s.). Perihes.

Morceau à consulter pour l'histoire de l'enseignement et des hantes études géographiques en Allemagne.

Lq mémoire de M. Levasseur sur Fétat des études géographiques en France dan<^ les écoles et les établissements universitaires (n** 793), a produit une impression considérable dans les hautes régions d'où peuvent venir des réformes depuis si longtemps réclamées. On sait assez que de tout temps chez nous, — et il en est partout, croyonsnous, à peu près de même, — nul n'a chance d*être écouté que s'il a des attaches officielles. Sous ce rapport, M. Levasseur était favorablement placé. Dans le tableau qu'il trace de renseignement géographique de nos écoles, il ne nous ménage pas les vérités. Envisageant sous une double face le système qui régit encore notre enseignement public, il arrive à cette conclusion : c Les résultats de ce système d'éducation sont connus : on ne sait, en France, ni la géographie, ni les langues vivantes. La masse du peuple, qui ne s'élève pas au-dessus de l'école primaire, est à cet égard d'une ignorance absolue. Dans la classe éclairée, ceux qui savent les langues sont une exception; ceux qui savent véritablement la géographie, une exception bien plus rare encore ; et du bas jusqu'en haut, la société française vit beaucoup trop dans l'insouciance de ce que sont, de ce que font et de ce que pensent les peuples étrangers.

Le goût des études géograpt^iques chez les Dations, ajoute M. Levasseur, dépend le plus souvent de Timportance de leurs relations extérieures.... La France a toujours un grand commerce; elle n'est plus au premier rang. L'Angleterre remporte sur elle, et bien que les écoles de cette dernière ne soient pas beaucoup plus avancées que les nôtres, l'Anglais apprend la géographie en voyageant et en vivant. Par ses relations d'affaires ou de simple amitié , il communique pour ainsi dire avec le monde entier, et il s'habitue tout naturellement à le connaître. Nous ne sommes pas dans la môme situation ; nos relations sont plus bornées et nos goûts plus casaniers. Il nous faut un effort de volonté pour apprendre la géographie : cet effort, nous sommes fort exposés à ne jamais le faire , si nçus ne nous y préparons pas sur les bancs de l'école.

Au début de ce siècle, la langue anglaise et la langue allemande étaient parlées par vingt à vingt-cinq millions d'individus, la langue anglaise par une trentaine de millions. Aujourd'hui cinquante millions d'hommes au moins parlent Tallemand, et plus de soixante-dix millions parlent l'anglais , tandis que le français est le langage de quarante- cinq millions d'hommes seulement. Cette infériorité numérique s'accuse davantage d'année en année, par suite de la lenteur avec laquelle s'accroît notre population et de la rapidité avec laquelle se développent, sur leur propre sol et dans leurs diverses patries d'adoption, les races allemande et anglaise.

La diversité des langues est un fait qu'il faut accepter ; la nécessité de les apprendre non- seulement pour que les particuliers traitent mieux leurs affaires commerciales, mais pour que la nation se maintienne au niveau de la civilisation et ne s'étiole pas dans l'isolement intellectuel, est une vérité évidente qui s'impose à l'enseignement public , à l'enseignement privé et à l'éducation de la famille.

On pourrait en dire autant de la géographie.

Chaque siècle a sur cette matière des exigences proportionnées au moyen de s'instruire et au besoin de savoir. De nos jours, ce besoin est grand et les moyens ne manquent pas. Nous connaissons la plus grande partie du globe terrestre ; le télégraphe nous permet de communiquer avec certaines parties de l'Asie et même de l'Amérique plus rapidement qu'au siècle dernier Paris ne communiquait avec Versailles. La vapeur a mis la capitale de la France et celle de l'Angleterre à douze heures de distance ; les deux extrémités de l'Europe pour ainsi dire, Lisbonne et Saint-Pétersbourg, à une semaine. En dix jours, on franchit l'Atlantique de Brest à New- York ; en quarantecinq jours, on va de Marseille à Ghang-haï, au cœur de la Chine, et, en moins de trois mois, un voyageur pourrait accomplir dans rhémisphère boréal son tour du monde. Vers la fin du siècle dernier, des esprits chagrins de toute nouveauté maudissaient Turgot pour avoir établi des messageries rapides, allant en six jours de Paris à Lyon. Le changement si grand qui s'est opéré depuis Turgot dans les moyens de communication a nécessairement fait naître d'autres besoins. Le commerce s'est accru ; le marchand de grains, qui n'avait à s'inquiéter autrefois que des cours de la Brie et de la Beauce, doit suivre aujourd'hui les achats et les ventes à Liverpool, à Dantzig, à Odessa, à New- York , à Chicago, et la plupart des négo-

ciants ont vu s'opérer dans la manière de conduire leurs affaires une révolution analogue. Connaître le monde est devenu une nécessité, aussi bien que connaître la langue des grands peuples du monde civilisé. Pour avoir le courage d'apprendre, il suffit de réfléchir à l'état d'infériorité où notre ignorance nous place.

Nous voulons que notre pays ne soit pas la proie de Pétran* ger. Nous avons compris maintenant tout l'avantage que donnent en guerre la connaissance des langues étrangères et celle de la géographie.

Nous l'avons bien cruellement éprouvé , et l'indifférence pour les études géographiques doit être assurément placée parmi les causes de nos désastres. L'intérêt des œuvres de la paix et celui des œuvres de la guerre exigent donc impérieusement, l'un comme l'autre, que nous apprenions la géographie et les langues vivantes.

L'auteur fait remarquer que la réforme à introduire porte sur deux objets distincts : les Cartes et les Livres ^ les livres, qui ne doivent pas servir seulement à apprendre par cœur, « mais qui doivent paire aim^ et paire comprendre LA GÉOGRAPHIE. » U j a longtemps, pour notre comp te , que nous avons dit la même chose, précisément dans les mêmes termes.

M. Levasseur résume ainsi le programme des études géographiques tel qu'il le conçoit :

En suivant la ligne que nous traçons, la science géographique s'est dégagée peu à peu de la matière : des entrailles de la terre elle est venue sur la surface ; elle a vu le sol s'onduler, les eaux y circuler, la mer en battre les rivages. Ensuite elle est entrée en connaissance avec l'homme, lui a demandé d'où il vient et qui il est ; elle a visité ses cultures, ses mines, faisant la part qui lui revient à lui-même et celle qui revient à la nature ; elle l'a suivi dans ses travaux industriels, elle a étudié ses voies de communication et son commerce. Cette investigation a été longue et laborieuse, non pas en proportion de l'étendue de la contrée, mais en proportion du nombre et de rintelligence des habitants : témoignage d'où Ton peut déjà induire la supériorité de l'action de l'homme sur l'action de la

nature dans Tœuvre économique. Dès lors, la géographie n^a plus affaire qu'à l'homme seul. Elle s'informe de la manière dont il règle l'administration de chaque État, non pour dresser seulement un tableau des divisions militaires, des tribunaux, etc., — car elle doit toujours avoir horreur des nomenclatures arides, — mais pour faire comprendre l'esprit de ces divisions, leur relation, plus ou moins fondée, avec la topographie, avec les mœurs» la religion , les besoins de la population : c'est la géographie administrative de l'enseignement. Elle s'appliquera à inculquer à la jeunesse quelque notion comparée des ressources financières, de l'assiette des contributions, de la manière dont est rendue la justice, organisée l'armée, en un mot faire que la jeunesse ne demeure pas étrangère au mécanisme des institutions administratives d'un peuple.

Il y aune chose — et ce n'est pas à beaucoup près la seale — que nous approuvons de tout cœur dans le plan de réforme de M. Lovasseur : c'est son horreur pour les c nomenclatures arides, > la grande plaie de cette branche de l'enseignement. Il ne s'en tient pas, du reste, au programme qu'il vient d'exposer, c II reste encore, dit-il, un pas à faire :

Quel est l'état de cette population que le géographe a trouvée établie sur tel sol, dont il a étudié les œuvres économiques et l'administration ? Il laisserait son étude sans conclusion s^il n'abordait pas ce problème, il faut qu'il recherche avec la statistique si elle est pressée sur le sol qu'elle habite, et ses recherches antérieures lui expliqueront clairement pourquoi elle est rare ou dense, si elle s'accroît rapidement ou non, si la mort y fait ou n'y fait pas de cruels ravages , quelles sont les maladies les plus fréquentes, quelle est la vie moyenne, comment s'y répartit le bien-être entre les diverses couches de la population et entre les diverses régions naturelles ou politiques du pays ; quel est le degré d'instruction, de moralité. C'est ce qu'on pourrait appeler, d'un nom quelque peu bizarre, la géographie démographique, ou peut-être la» géographie morale.

Ce 'tfue le savant professeur recommande aux maîtres, c'est de toujours montrer, décrire, expliquer, « de façon à

ce que la géographie devienne une véritable description de la terre, animée et pittoresque comme l'original qu'elle se propose de peindre, diverse comme lui, et cependant une par les grandes lois de la physique terrestre dont tous les phénomènes naturels sont des manifestations, et par Tharmonie qui s'établit dans les phénomènes sociaux entre les forces de la nature et le génie de l'homme ; à ce qu'elle soit le tableau des ressources propres à chaque contrée, des efforts des peuples pour exploiter ces ressources, du résultat plus ou moins heureux de leurs efforts, du mouvement que produisent l'industrie et le commerce, et des diverses civilisations qui nous présentent dans le même temps, comme pour notre instruction, toute la série des conditions par lesquelles l'humanité a passé depuis les temps les plus reculés. La terre est le domaine de Thomme ; il faut que rhomme connaisse son domaine pour en jouir et pour le mettre en valeur : la géographie a pour objet de le lui apprendre. »

Nous avons reproduit Tensemblé du programme de réforme, mais nous n'avons pu en suivre le détail. Ce détail est vaste, trop vaste, selon nous, sous plusieurs rapports; Car il fait en bien des cas déborder la géographie hors du cadre qui lui est propre. M. Levasseur Ta senti lui-même, car il dit : « Notre méthode a soulevé et soulèvera encore une objection grave. Vouâ embrassez trop, nous dit-on, et vous prétendez mettre dans la géographie la science universelle. Sans doute, tout est dans tout, mais il faut se borner. » Cette objection est fondamentale, en eâTet, et nous ne trouvons pas que M. Levasseur y réponde de manière à la résoudre. La seule raison valable, à notre avis, qui pourrait justifier la presque universalité d'études que M. Levasseur voudrait faire entrer dans le cadre de la géographie, — géologie, météorologie, histoire naturelle dans toutes ses branches, paléontologie, économie politique et commerciale, etc., etc., — c'est que son plan s'adressa

aux maîtres, non aux élèves. Pour les maîtres, il peut dîre avec quelque vérité qu'il faut savoir un peu trop pour savoir assez. C'est dans ce cas que l'on pourrait appliquer cet adage poétique :

Le superflu^ chose si nécessaire.

Le mieux, néanmoins, est probablement encore de rester dans nos limites déjà bien assez vastes, et de ne pas empiéter d'une manière aussi prononcée sur des sciences qne la géographie côtoie sans jamais s'y confondre, encore moins avec les études économiques dont elle est la base et le point de départ, mais qui ne sont plus du tout de la géographie.

S 8. Le Collège de France.

Si large que soit la réforme dont M. Levasseuî a développé le plan, elle n'en laisse pas moins en dehors une des plus grandes lacunes, sinon la plus grande, qui existent dans l'enseignement supérieur, je veux dire l'inconcevable absence d'une chaire de Géographie au Collège de France. Depuis dix ans nous nous sommes nous-même élevé en toute occasion — chacun des volumes de Y Année gèogra^ phique est là pour le constater — contre cette incurie dé-plorable. U est vrai qu'on a pu croire un moment que cette lacune était enfin comblée, et comblée en faveur de M. Levasseur lui-même. Dans le titre de la chaire nouvelle qui vient d'être créée pour ce savant, le titre de Géographie se trouvait compris, — ou plutôt, dirons -nous, se faisant auseS petit que possible, s'était glissé d'une manière presque honteuse entre Téconomie politique et les forces produc- . ' ves ; mais à notre grand étonnement, dans l'annonce de ia création de la chaire au Jov/rnal officiel (24 décembre

KTHN0L061K. 468

IS71), le mot Géographie a disparu. La chaire reste purement et simplement uoe chaire ■ d'histoire des doctrines «conumiques. ° A. qui ou à quoi attribuer ce revirement? Je ne sais; toujours eal-il que la Collège de France reste, comme devant, veuf d'une chaire de Géographie.

Eb hien, s'il en faut dire ma pensée, je crois qu'il vaut mieux qu'il en soit ainsi que de faire à notre science déshéritée une place qui ne soit pas digne d'elle ni du tiiag qui lai appartient k la tète des sciences historiques. Je ne mets vertes pas en doute que le savant économiste, par l'éteu' due, la profondeur et la variété de ses connaittsaDce»;, non moins que par sa parole élégante et limpide, ne fût parfaitement apte à occuper une chaire de Géographie pure au Collège de France; mais la manière incidente et subordonnée dont la géographie se trouvait introduite dans le nouvel enseignement ne répondait pas à la dignité de la science géographique ni à soo importance. L'n coors de géographie ainsi classé appartient h une école de commerce, non au grand établissement oli toutes Ica sciences — moins uns — soat représentées d'une m&mère éclatante.

ETHnoGElPBIB.

I S 1. SociétsB et Journani ■

195. Zeltscbrift rcr Ethnologie osd llireHQIfawi9Ben3cIuifleo,alalGbre yom Mensdien in teinen Beziehungen lur Nalur und lur GeschicLle ; tierausgegcbiin von A. B*stian und R. H*aTii»N,t. Berlin, 1870,-1871, ï vol.gr. m-8 STec pi. 30 fr. l'amifie (Wie, gandl).

11 pandt un cahiet tuai les d«ai nuii, MCBmpaeDt ^ pluichEs.

— Édité par deux savants ethnologues, tous deux voyageurs éminents, ce recueil, qui entre avec 1872 dans sa quatrième année, a promptement conquis un rang élevé parmi les publications con< sacrées à Tétude historique et anthropologique des races humaines. Le mérite des mémoires, la variété des informations sur les choses et les litres, la parfaite exécution des planches et la beauté générale de l'exécution matérielle, justifient ce succès.

796. Bulletins de la Société anthropologique de Paris, 1871, 1 vol.

Paraît par cahiers à peu près trimestriels.

797. The Journal orthe Ethnological society of London, edited by

Prof. Hdxley. London, 1870, in-8% avec pi. T. II. (Trûbner).

Ce journal paraissait par liyraisons trimestrielles, 4 livraisons formant un volume. La publication a cessé avec le 2« volume, et s'est fondue avec la suivante.

798. The Journal of the Anthropological institule of Great Britain and

Ireland. LondoUj 1871, 1 vol. avec pi. (Trûbner).

Parait pareillement par cahiers trimestriels, au prix dé 7 sh. le ca* hier.

799. Mittheilungen der Anthropologischen Geseils^haft in Wien.

Wierij 1870, in-8*, fascic. 1 et 2; ensemble 416 pages.

Au commencement de 1870 s'est fondée, à Vienne, une Société anthropologique dont le président est le D** Cari Rokitansky, recteur de l'Académie de Vienne. On peut remarquer dans le \*' n» un article sur la race Soma/t, où est montrée la proche parenté de cette race avec les Gallas, et un autre sur les voyages du D' Leitner dans le nord-ouest de llnde (voir le précédent vol. de VAnnée géographique, p. 305). L'opinion du voyageur, qui voudrait voir dans les dialectes du DardisUn des idiomes philologiquement antérieurs au sanscrit, est combattue avec raison par l'auteur de l'article, M. le professeur F. Mûller. Le second fascicule reoferme un travail du même sur l'écriture des peuples malais.

800. Archivio per TAnlropologia e la Etnologia, publicato per P.

Mantegazza et F. Finzi. Firenxe, 1871, in-8', fascic. 1.

801. JLevue Celtique y publiée avec le concours des principaux savants

des îles Britanniques et du continent, et dirigée par H. Gaidoz. 1" livraison, mai, 1870. Parts, iri-8', 184 pages.

Depuis longtemps déjà les études celtiques se sont relevées du discrédit où les avaient fait tomber les folles prétentions des Celtomanes du siècle dernier. Les écrits de Le Oonidec et ceux de M. de la Vfllemarqué ont inauguré en France une ère de recherches fécondes; ea même temps, un mouvement semblable se produisait au-delà de la Manche, et bientôt, grâce aux résultats acquis par cet ensemble de travaux, Zeuss putjdans sa Grammatica Cellica^ fonder sur des bases vraiment scientifiques la grammaire comparée des langues celtiques.

ETHNOLOGTEl 465

Depnis lori, cet ordre d'études n*t pas cessé de prendre de noQTeanx développements ; mais pour en assnrer et en régulariser les progrès, 11avait manqué jnsqn*ici on reooeil périodique spécial, embrassant toutes les faces du sujet et tenant sans cesse le lecteur an courant des résultats obtenus et des recbercbes poursoiries dans chaque pays. M. Oaidos, dont la compétence esrattestée par les écrits remarquables qull a publiés sur plusieurs points de philologie et de mythologie celtiques, a entrepris de combler cette lacune avec l'aide de collaborateurs parmi lesquels se trouTont la plupart des principaux celtistes de lïorope. Une BibUographie rédigée avec soin contient des comptes rendus de divers ouvrages sur les études celtiques publiés en France, en Angl)»terre, en Allemagne, en Bohême et en Russie. Notons encore qu'à cette !'• livraison est jointe la première feuille d'une réimpression en faesimile de la grammaire galloise de Grufiydd Roberts, publiée à Milan en 1567, et qui est devenue d'une extrême rareté. Cette réimpression continuera à paraître par fragments, avec les numéros suivants de la R9fnu Celtique, (Notices bibliographiques du JourtMl des Savanti.)

Notons à ce sujet que dans une des séances du mois de mai 1871 de l'Académie des Inscriptions, le secrétaire perpétuel, M. Guigniaut, a donné lecture d'un acte notarié par lequel M. Roger, baron de Belloguet, auteur de VEthr nologie gauloise^ offrait à l'Académie la somme nécessaire pour fonder un prix annuel de 3,000 £r., qui porterait le "^ nom de prix Belloguet. Le programme du concours, tracé par le donateur, indiquerait qu'il s'agit de rechercher sur le sol de l'ancienne Ghiule, de TEspagne et des Ues Britan* niques, les noms géographiques ou autres qui sont étrangers par leur origine au latin, au grec, au gaulois, au phénicien, au basque, aux dialectes germaniques; de vérifier si cei^ mots n'ont pas une affinité marquée avec les idiomes berbère et finnois; de s'éclairer des découvertes de Tarchéologie pré-historique et des récents travaux de l'anthropologie, surtout en ce qui concerne la crâniologie, pour décider, s'il y a lieu, à laquelle des deux races, berbère ou finnoise, les peuple^ qui ont précédé les Celtes dans l'Europe occidentale ont appartenu. Dans le cas où le prix resterait cinq ans sans être décerné, l'Académie l'accorderait^ la cinquième année, à titre d'encouragement, à l'auteur du meilleur travail sur les langues celtiques, avec les intérêts des sommes accumulées.

L*ANNÉE GÉOOR. IX. 30

466 GÉOGRAPHIE 6<NéRÂLE. IT* 795-804)

Sor l'observation de M. E. Renan qu'il convenait de renypyçr k une commission, celle des travaux littéraires, l'examen des termes de ce programme, lequel pourrait peutêtre engager TAcadémie dans une voie qu'elle n'entendrait pas suivre, une commission composée de MM. Maury, de tiongpérier, Mohl et Desnoyers a été désignée. Sur le rapport de cette commission, l'Académie a déclaré ne pouvoir accepter Toffre de M. de Belloguet dans les termes où elle étftit f9^^^1ée.

s 2. Publications diverses.

802. R. S. Pools. The genesis of the Earth and of Man ; or, the history of création , and the antiquity and races of Mankind, considered on biblical and other grounds. Lond,^ 1871 (2* édit.), petit in-8* 6 sh.

SQ3. J. A. N. PàBiBR. Essai sur les croisements ethniques. Quatrième Mémoire. Paris^ 1870, i^-8'', vin-1 91-290 p^es. Eitr. des Mémoires de la Société d'anthropologie.

804. Ch. RocBBT. Essai d'une .monographie du type romain ancieq, d'après des études faites pendant un séjour à Rome sur les sculptures antiques et sur la population. Mémoires de la Société éP Anthropologie de Paris, t. III, 3* fascicule. Paris, 1869, p. 127-

A la fois artiste, archéologue et anthropologiste, Tauteor s'appuie, dans ce earieoz travail, sur Tezamen comparé des monaments et de la nature Tirante telle qu'on la peut observer chez les Transtévérins. Voici ses conclusions : • Les Romains dont j*ai décrit les caractères devaient avoir les cheveux moins noirs, moins raides, moins rades que ceux d'à présent ; leurs cheveux devaient être plus souples, plus fins, pins faciles à tomber, et, par conséquent, moins colorés et moins résistants. Les yeux bleus devaient être également moins rares qulls ne le sont aujourd'hui ; Néron était blond et avait les yeux bleus ; Galba avait également les yeux bleus. Les douze empereurs de Suétone sont tous devenus chauves de bonne heure, ce qui indique une mointgrande ténacité dans les cheveux et une coloration en général assez faible. Lef Romains, les vrais Romains ont disparu de bonne heure de la surface du globe : cela peut être regardé comme un fait bien acquis aigoui^ d*hui, et les hommes qui vivaient du temps des empereurs, les empereurs eux-mêmes, n'étaient plus de la même race que ceux qui afaient fait les grandes guerres de la République.

La mort, durant les deux années calamiteuses que nous venons de traverser, a frappé à coups redoublés dans les rangs des hommes attachés aux études géographiques, et parmi ces morts il en est de cruelles.

Blomsted (Oscar). La gazette finnoise Unsi Siiometar annonce, au mois de juillet 1871, la mort d*un jeune philologue du Nord, Oscar Blomsted, enlevé à l'âge de 38 ans, après une courte mais douloureuse maladie. Ayant séjourné en Hongrie, il avait étudié à fond la langue du pays, et, de retour dans le Nord, comme professeur à l'université d'Helsingfors, Il s'étaft fait connaître surtout par ses travaux linguistiques sur les rapports du hongrois avec les idiomes de la Finlande.

Botta (Paul-Emile), fils de l'historien italien, né en 1803, mort au commencement de 1871 à Achères, près Poissy, où s'était retiré en résignant le poste de consul général de France à Tripoli de Barbarie, le dernier qu'il ait occupé. Son père, naturalisé Français, fut membre du Corps législatif sous le premier empire. Emile Botta terminait de bonne heure ses études sous la direction de son père, et obtenait à 21 ans le diplôme de docteur en médecine. Embarqué comme médecin à bord d'un

WS NéCROLOOIE.

navire de commerce qui entreprenait un voyage d'eiploralion autour du monde, il parcourut successivement toutes les cdtei de rAm6rii;iie, depuis le Brésil jusiju'à la Cutifornie, et visita les !lcs fiandwicb et la Chine.

De ce ^oyaf^e qui dura quatre années, de 1S25 k 1829. le jcuue Botia rapporta des coÙectioas d'iiistoire naturelle ûa plus liaul intérêt qui enrichirent Is Muséum de Paris, et fixèrent sur lui l'iLtlenlion dts administrateurs de cet établissement scienliGque. Admis au nombre des voyageurs naluraliales, il fut chargé en celle qualité, de 1B36 à 1839, d eiplorer les câtes de la mer Rouge depuis ie mont Sinaï jusqu'au» montagnes da l'Arabie Heureuse. Aidé par la connaissance qu'il avait acquise de lalangue arabe et des mœurs de ces contrées, il pnt pénétrer jusqu'à des régions inaccessibles avant lui aui Européen». Les résultats de ce vovagu furent jugés si imporlaols par l'administration da Muséum, qu'elle demanda et obtint pour loi, à son insu, la décoration dâ la Légion d'honneur. La relation que M. Uotta a publiée de son voy^e dans le Yémen (Paris, ]8iil, an vol.) est encore une des plus iostructives que nons ;i;()iis sur culte partie de l'Arabie si intéressante et si peu conniiu. M. BiitLa prit part ensuite, comme médecio, à une eipédition envoyée par Muhemet Ali dans la Haule-Kgypte et la Nubie ; il sËjourna plusieurs années dans le Sennaar.

Kn 18^0, le ministiire des affaires étrangères eut la bonne fortune de s'atiacher un homme aussi profondément versé dans les choses de l'Orient et dont le caractère égalait le talent. Nommé agent consulaire à Bonder Bojcliir, il rencontra h. Tauris la mission française de Purse i{ui revenait sans avoir pu conclure la trailé qu'elle était ail éi; négocier à Téhéran, et il rentra on France, n'ayant pu, pour ce motif, prendre possession de son poste. Il reçdt alors la mission de fonder un nouvel établissement consulaire à Mossoul ; c'est là qu'il eut la gloire de retrouver les ruines du Ninive. Apres avoir dirigé lui-même les fouilles, il roviut en France pour la publication d'un grand ouvrage dont le Ooiivcrnemenl lit lus frais, ctcjui amena, dans les éludes sur les antiquités assyriennes, une véritable révolution- Lo nom de M. Botta demeurera, par celle iielle découverte, lié à ce grand mouvement de cette partie de la science archéologique dont il a été, k vrai dire, l'initiateur. Aussi l'institut de l'Yaiice s'empressa-t-il do lui coutérer lu titre de correspondant, et presque toutes les académies de l'Europe tinreut à honneur du l'admeltre dons leur sein.

CeNAC-M

3U mois de

rapport! i

lBâ3-54, 5 vol. in-S<>), et

Pyrénéêt (18&7, 6 vol.)

Cbodzko(J. Léoaard), ne le 6 nav. 1860àOborek en Pologne d'une noble famille lilbuanieiine, mort & Poitit-rs le 12 mars 1871. Auteur d'une refonte du tableau de la Pologne de Malte- BnjD {Ut Pohgm auc. et mnderne, 1330, 3 vol.) ; de la FologM historique, Utliraire, ett:. (Parts, l83i-47, 3. vol. ia-S"). — Il ne faut pas le confondre avee Alexandre Cbodzko, de la mâme famille, orientaliste co mu par diverses publications sur les provinces du nord du la Perse, et qui vît également retiré eu France.

CoiNDET, médecin connu par one trës-boiiBe pnblic&tion sar le Mexique, dont il accompagna l'eipédition en 1893. Mort dans sa 'i2' année le 22 janvier 1871, atteint par ricocliet d'une balle de l'Hûle! de Ville dans son propre salon, avenue Victoria. Son livre a pour titre Le .Mexique contidéri au point de vue jnédica-ckintrgiciii. (Paris, 1867-68, 3 vol.) La Commission scientifique du Mexique lui a dû de nombreuses conununica-

Demidopf [Anatole), comte de San Donato. Né en 1812, mort à Paris en 1870. Auteur du Voyai/a dans la Russie méridionale et la Crimée (Paris, 1839-111 4, vol. iu-8") et atlas, réimprimé depuis en 1 vol. gr. in-B" (ne comprenant que la narration bialorique et la partie pittoresque]. On ;i aussi publié h ses frais un Album pittaresqae et arckéùlotjiqw de la Toscane, terminé seulement eu 1871.

DuvAL (Jules), né h. Rodez (Aveyron) en 1813, tué dans tin accident -^e cbemin de fer prés d'Orléans, le 20 sept. 1870. Zsprit conciliant et plein d'aménité, Jules Duval n'avait que des amis. Sa plume aussi élégante que féconde s'était exercée sur de nombreux sujetâ;quoique la pente de son esprit et de ses investigations le portât de prolérence vers les études sociales, il s'était cependant adonné avec succàs, dans les derniers temps da sa vie, à des sujets purement géographiques. La desoription de la France, sous le^titre de Noire Patrie {Paria, 1897, 1 ¥Ol.)i e**

marine, à occuper l'agence consulaire de France à Sierra- Leone, avec le titre de consul honoraire. La résidence déjà longue qu'il avait faite dans ces parages, Pexpérience qu'il avait acquise des populations indigènes avec lesquelles trafiquent nos négociants, la connaissance approfondie quUl possédait des intérêts divers qui sont engagés dans cette partie du littoral africain, justifiaient la décision dont il était TobjeU M. Braouézec apporta dans l'accomplissement de sa mission un zèle et un dévouement qui lui valurent, au mois d'août 1865, le grade de consul. Mais ses forces commençaient à s'épuiser ; rinsalubrité du climat de Sierra-Leone détermina le département des affaires étrangères à transférer à Sainte - Marie de Bathurst, la résidence du consul de France pour les établisse» ments anglais de la côte occidentale d'Afrique ; mais ce chanment de séjour fut impuissant à conjurer le mal. Soutenu par une volonté énergique, M. Braouézec resta cependant à son poste, et il ne Ta quitté qu'au moment où il n'était plus possi<^ ble pour lui d'espérer dans les secours de la science. Bien qu'il appartînt depuis quelques années seulement à la carrière consulaire, il a su l'honorer par ses services.

La géographie et l'hydrographie de l'Afrique occidentale doivent à M. Braouézec de nombreuir documents. En voici une indication succincte : 1. Notés sur les peuplades riveraines du Gabon^ de Sês affluents^ et du fleuve OgcMiwdi ; Bulletin de la soc. de Géogr. de Paris, mai et juin 1861 , p. 345-359, avec 3 cartes. -^ 2. Uhydrographie du Sénégal^ et nos relations avec les populations riveraines; Revue Marit. et Colon., janv. etfévr. 1861. — 3. Note sur une exploration dam le Fouta et le Damga^ Bullet. de la soc. de Géogr., nov. 1862, avec 2 cartes. — 4. Ex* ploration du cours d^eau du Bounoun , marigot du Sénégal y en cet. et nov. 1861; Rev. Marit. et Colon., oct. 1862, p. 193-202, avec une carte. — 5. Note sur la rivière Maneah et les montagnes de Soumbouyah ; Bulletin de la soc. de Géogr., mars 1867,

CAUSsm DS Perceval (Armand-Pierre), le savant auteur de VEssai sur V Histoire des Arabes (Paris, 1847, 3 vol.), et d'autres travaux sur l'histoire et la langue de l'Arabie ; né à Paris le 11 janvier 1795, y est mort le 15 janvier 1871. Professeur de langue arabe au Collège de France depuis 1833, membre de l'Académie des inscriptions depuis 1849.

Cénag-Moncaut (J.), né en 1814 dans le dép. du Gers, mort au mois de mars 1871. Auteur de VHistoire des Pyrénées et des rapports intematùmaux de la France avec VEspagne {Pariê^ 1853-54, 5 vol. in-8<>), et des Voyages archéologiques dan» les Pyrénées (1857, 6 ?ol.)

GH0D2X0 (J. Léonard), né le 6 nov. 1860 à Oborek en Pologne d'une noble famille lithuanienne, mort à Poitiers le 12 mars 187L Auteur d'une refonte du tableau de la Pologne de Malte^ Brun [la Pologne anc. et moderne^ 183Q, 2 vol.) ; de la Pologne historique, littéraire^ etc. {Paris y 183^47, 3. vol. in-8'»). — Il ne faut pas le confondre avec Alexandre Ghodzko, de la même famille, orientaliste coinu par diverses publications sur les provinces du nord de la Perse, et qui vit également retiré en France.

GoiNDET, médecin connu par une très-bonne publication su^ le Mexique, dont il accompagna Texpédition en 1863. Mort dans sa 42« année le 22 janvier 1871 , atteint par ricochet d'une balle de FHétel de Ville dans son propre salon, avenue Victo^ ria. Son livre a pour titre Le Afexique considéré au point de i}ue médicO'ChirurgicaL (Paris, 1867-68, 2 vol.) La Gommisôion scientifique du Mexique lui a dû de nombreuses communiciLtions.

Demidoff (Anatole), comte de San Donato. Né eu 1812, mort à Paris en 1870. Auteur du Voyage dans la Russie méridionale et la Crimée (Paris, 1839-41 k, vol. in-8«) et atlas, réimprimé depuis en 1 vol. gr. in- 8» (ne comprenant que la narration historique et la partie pittoresque). On a aussi publié à ses frais un Album pittoresque et archéologique de la Toscane, terminé seulement en 1871.

DuvAL (Jules), né à Rodez (Aveyron) en 1813, tué dans tin accident 'ie chemin de fer près d'Orléans, le 20 sept. 1870. Esprit conciliant et plein d'aménité, Jules Duval n'avait que des amis. Sa plume aussi élégante que féconde s'était exercée sur de nombreux sujets ; quoique la pente de son esprit et de ses investigations le portât de préférence vers les études sociales, il s'était cependant adonné avec succès, dans les derniers temps de sa vie, à des sujets purement géographiques. La description de la France, sous le^titre de Notre Patrie (Paris, 1867, 1 vol.)» est

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certainoment le meilleur tableau général que nous ayofis jusqu'à présent, dans un cadre restreint, de notre territoire, de ses richesses naturelles et de son développement iDdusUlel. Ia description de la terre, tracée dans le même ordre d'idées (Noire Planète^ Paris, 1871), est une œuvre posthume que nous avons eu à inscrire cette année même dans notre volume actuel. On lui devait déjà une fort bonne description de notre colonie algérienne {V Algérie^ tableau historique et statistique^ Paris, 1859, 1 vol.)- VHistoire de rémigration européenne au XIX* siède (Paris, 1862, 1 vol.), et le volume intitulé les Colonies et la poli» tique coloniale de la France '^Paris, 1864, 1 vol.), sont Tun et l'autre le développement de cette pensée, que le modèle que notre pays devait constamment se proposer est Pexpansion coloniale de l'Angleterre ; mais ici on peut, nous le craignons, reprocher au théoriste absolu de n'avoir pas suffisamment tenu compte de la différence fondamentale des conditions d'existence des deux nations. Les trois Discours sur les rapports entre la géographie et Véconomie politique {Paris y 1864 , 1865, 1867) , ont été très-remarques. Enfin, sa Notice sur la publication officielle intitulée Tableaux de la situation des établissements français dans P Algérie (Bulletin de la soc. de Géogr., 1865) est un résumé excellent des données physiques, économiques et statistiques déposées par l'administration dans cette longue publication.

Girard (Gh.), qui a reconnu au mois de déc. 1866 le nouveau Galabar, et rendu très-vraisemblable que cette rivière est un bras du Delta du Kouara (vulgairement le Niger), est mort à la fin de 1869 comme il se préparait à entreprendre un nouveau voyage dans le bassin du Tchadda. La notice sur la reconnaissance de 1866 est au Bulletin de la soc. de Géogr. de Paris, juin 1867, p. 548-567, avec une carte.

Hayward (George W.), Téminent voyageur qui est tombé sous le fer d*un assassin dans le cours de son exploration des passes qui conduisent du bassin du Sindh par la vallée de Ghilghit à la haute vallée de TOxus (v. ci-dessus, p. 38).

HuGEL (Baron K. Alex.), né le 25 avril 1796 à Ratisbonne, en Bavière, mort le 2 juin 1870 à Bruxelles. Gonnu par son savant voyage dans le nord-ouest de l'Inde et TAfghanistan, en 1835, dont la relation a été publiée à Stuttgart de 1840

à 1844 SOUS le titre de Kaschmirund das Reich der Sikhs, 4 vol. -ea 6 parties, avec pi. On a aussi de lui das Kabul-Becken und die ùebirge zwischen dem Bindu-Kosch, und der Sutîej, deux fascicules in-folio avec cartes, extr. des Mémoires de l'Académie de Vienne, 1850, 1852 ; et un autre mémoire intitulé der Stiîle Océan und die spanischen Besitzungen im Ost-Indischen Archipel^ Wien, 1860.

JoBNSTON (Alex. Keith), graveur et cartographe écossais, né à Kirkhill près Edinbourg en déc. 1804, mort à Edinbourg le 9 juillet 1871. Ses trois principaux ouvrages sont un Physical Atlas, basé en partie sur celui de fiergbaus, 1848, in-f*» (seconde édition, 18,56) ; son Royal Atlas of Modem Géography, 1861 , gr. in-f", et un Dictionary of Geography , 1850, 1 vol. Johnston est le Bruéde F Angleterre ; ses cartes, entre autres mérites, se distinguent par un grand soin de composition, une grande sobriété -de détails et une remarquable netteté d'exécution.

Lanote (Ferd. de), né en 1808, près d'Avignon, mort le 10 avril 1870 à Vienne en Dauphiné^ S'est adonné avec un grand succès aux études géographiques, et a publié à la librairie Hachette un assez grand nombre de volumes consacrés à la vulgarisation des notions acquises par les récents explorateurs : le Ptile Arctique^ 1854; V Inde contemporaine y 1856; le Niger, 1858; Lettres écrites des régions polaires, trad. de lord DufTerin, 1859 ; Les grandes scènes d», la nature, 1862 ; la Mer polaire, trad. du D' Rayes, 1864 ; VEgypte il y a 3300 ans, 1865 ; etc.

Lejean (Guill.), voyageur français, né à Plouégat-Guerrand, en Bretagne, en 1828, mort dans sa ville natale le 8 février 1871. Animé d'un grand zèle et d'une insatiable ardeur, Lejean a visité la Turquie d'Europe, les contrées du haut Nil, l'Abyssinie, l'Anatolie, le Kachmir et d'autres parties do l'Asie occidentale ; mais insuffisamment préparé par des études un peu rapides, et plus préoccupé, dans le cours de ses excursions, des voyages que projetait son active imagination que de ses investigations actuelles; ne se donnant d'ailleurs jamais le temps de mettre sérieusement en ordre des notes qui se ressentaient toujours de la rapidité de ses courses, il n'a rien laissé, au total, qui compte sérieusement dans la science. Ses deux productions principales, outre un certain nombre d'articles et de narrations dans la Revue des Deua>Mondes et dans le Tour du Monde^ sont

le Voyage aux deux Nils (Nubie, Kordofan, Soudan oriental), de 1860 à 1864, dont il n'a paru que 4 livraisons, gr. in-4o, 1865| Hachette ; et un Mémoire sur V Ethnographie de la Turquie d'Europe, imprimé dans les Erganzungshefte des Mittheilungen de Petermann, n® 4, ISél.

Mac Queen, géographe anglais, né en 1778 à Crawfurd dani la comté de Lanark, mort le 14 mai 1870 dans sa 92^ année. Ses travaux, d'une nature principalement spéculative, se rapportent tous à l'Afrique.

Mérimée (Prosper), littérateur français, né à Paris le 28 sept. 1803, mort à Cannes après une douloureuse maladie, au mois de nov. 1870. Parmi les fonctions officielles que sa position et son caractère également indépendants lui permirent d'accepter, celle d'inspecteur des monuments historiques de la France devint pour lui, à partir de 1831, l'occasion de visiter successivement les différentes régions du royaume, tournées qui ont donne naissance à une série de relations dans lesquelles on trouve la solidité du fond jointe au mérite d'une forme souvent piquante, toujours spirituelle : Voyage dans le midi de la France^ 1 vol., 1835; Voyage dans l'ouest de la France, 1836 ; Voyage en Auvergne et dans le Limousin, 1838 ; Voyage en Corse, 1840.

MoREAU DE JoNNÈs (Alexandre), statisticien français, né en Bretagne le 19 mars 1776, mort à l'âge de 93 ans. Il était depuis 1849 membre libre de l'académie des sciences morales et politiques. C'est sous sa direction qu'a été publiée par le ministère la Statistique générale de la France. Il est auteur d'un grand nombre de travaux statistiques sur la France, les Antilles, l'Espagne, la Grande-Bretagne et l'Irlande, et les peuples de l'antiquité. Citons : Recherches statistiques et économiques sur les jodturages des différentes contrées de V Europe (1829) ; — Recherches sur les changements produits dans l'état physique des contrées par la destruction des forêts (in-4o, 1825); — Commerce du XIX* siècle ; état actuel, causes et effets de son agrandissement et de sa décadence, et moyen d'' accroître et de consolider la prospé* rite agricole^ industrielle, coloniale et commerciale de la France (2 vol. in-8", 1827) ; — Recherches statistiques sur Vesclavage colonial et sur les moyens de le supprimer (in-4«, 1841); — Étéments de Statistique (in-8®, 1845 ; — Statistique de Vagriculture de France (in-8'», 1848); Etat économique et social de la France

depuis Henri IV jusqu^à Louis XIV (in-S», 1867). En dehors de ces travaux relatifs à la France, il faut citer son Histoire physique des Antilles^ 1 vol., 1822; Aperçu statistique sur la vie civile et Véconomie domestique des Romains^ 1842; — Statistique de V Espagne^ 1834; — Statistique de la Grande-Bretagne et de V Irlande^ 1837-38; — Statistique des peuples de V antiquité^ 1851,2 vol.

MuR^.HisoN (sir Roderick Impey) , géologue anglais né en 1793 à Tarradale en Ecosse, mort à Londres le 22 octobre 1871. L'œuvre capitale de sa carrière de géologue est s^ Geology of Russia and the Ural Mountains^ 1845, 2 vol. m 4"", fruit d'un voyage fait en 1839 de compagnie avec un géologue français, M. de Verneuil. Appelé plusieurs fois, depuis 1843, à la présidence de la société de Géographie de Londres, situation qui lui a été maintenue sans interruption depuis 1862, il en a rempli assidûment les fonctions avec une rare distinction, et dans ce long espace sa haute position sociale Ta mis à môme de rendre à la Société d'importants services.

Neumann (Garl Friedr), orientaliste et littérateur bavarois, né en 1793 à Reichmannsdorf près Baraberg, mort à Munich le 17 mars 1870. Adonné de bonne heure aux études orientales, il fit en 1830 le voyage de Chine ; à son retour, en 1833, il occupa à l'université de Munich la double chaire d'arménien et de chinois. Il a laissé un grand nombre d'écrits, mais aucune œuvre importante. Son principal mémoire a pour titre die Vœlker des sudlichen Russland^ in ihrer geschicht lichen Entwickelung, Leipz., 1847; il a aussi écrit en 1845 une dissertation intitulée Mexiko im V Jahrhundert unserer Zeitrechnung nach chincsischen Quellen^ dans laquelle il renouvelle une vieille erreur de De Guignes le père au sujet du Fou-sang des Missionnaires bouddhistes, erreur pardonnable au temps du savant auteur de VHistoire des Huns^ mais dont les impossibilités historiques et géographiques ont été depuis démontrées d'une manière irréfutable (V. le t. III de V Année Géographique^ p. 253).

PucKLER MusKAU ( Hcrmanu Ludw. Henri, Prince ) voyageur et écrivain allemand, né à Muskau au Saxe le 30 oct. 1795, mort en nov. 1871. Voyageur passionné, esprit original et humoristique, le Prince Pu ckler- Muskau a donné à la littérature, soit sous son nom, soit sous le voile de l'anonyme, des

ouvrages dont la réputation est européenne. Le plus célèbre est le suivant : Briefe eines Verstorbenen (Lettres d'un Défunt), 1831, 4 vol.

Ramon de la Sagra, économiste, voyageur et géographe espagnol, né à la Corogne en 1798, mort à Cortaillad, canton de Neuchâtel (Suisse), le 25 mai 1871. M. Ramon de la Sagras^est occupé tour à tour, avec une égale activité, de botanique, d'agriculture, de géographie, d'économie sociale et de politique. Nommé directeur du jardin botanique de la Havane en 1820, il administra concurremment une ferme -école jusqu'en 183â. Sa vie s'est partagée entre l'Espagne, Cuba, les Etats-Unis et la France. Ceux de ses ouvrages qui ont trait aux sciences géographiques sont les suivants : Historia economica^ politica y esta- (Usticadt la iskt de Cuba; Havana, 1831, in-^*». Le môme ouvrage a été refait et fort augmenté sous le titre d* Historia fisica^ politica y natural de la isla de Cuba; Paris, 1836-1842, 2 vol. in-f. avec pi. Trad. en français, 1838 et a. s. in-8« et pi. in-4" Abrégé par M. Sabin Berthelot sous le titre d^Hisioire physique et politique de Vile de Cuba^ Paris, 1844, 2 vol. in-8o avec pi. — Cinco meses en los Estados Umdos (1835) : Paris, 1836, in-8" Trad. en français en 1837. — Voyage en Hollande et en Belgique, sous le rapport de f instruction primaire^ des établissements de bienfaisance et des prisons; Paris, 1839, 2 vol. En 1861, M. Ramon de la Sagra avait commencé une nouvelle édition de son œuvre capitale, l'Histoire de Tîle de Cuba, édition qui devait former 10 volumes, mais qui n'a pas été achevée. — Pour ses autres écrits touchant à la politique et à l'économie sociale, on peu consulter Yapereau.

RupRECHT (F. JOi'.botaniste voyageur russe, mort à St.-Pétersbourg le 4 août 1870 dans sa 55« année. Ses études sur la presqu'île de Kanïn (gouvernement d'Arkhanghelsk, Russie d'Europe), sur la Finlande, sur le Claucase oriental, etc., sont insérées aux Mémoires et aux Bulletins de l'acad. de Pétersb. depuis 1841.

Saiget (Jacques-Frédéric), mathématicien et physicien français, auteur de la Petite physique du Globe^ excellent manuel publié en 1842, 2 vol. in-18, et d'un grand nombre de mémoires insérés dans différents recueils. (Voir Yapereau.) Né à Mont-

béliard le 17 janvier 1T97, mort à Paris le 16 mai 1871 dans le plus triste dénuement.

ScHNrrzLER (Jean-Henri), statisticien et géographe français, né à Strasbourg le !•' juin 1802, mort dans la même ville le 19 novembre 1871. Après avoir séjourné en Russie de 1824 à 1828, comme précepteur dans une riche famille de Gourlandey il vint habiter Paris où la maison Treuttel et Wûrtz lui confia la direction de V Encyclopédie des gens du Monde (22 vol. gr. in-8<', 1830* 1844), ouvrage qui est encore aujourd'hui le meilleur répertoire, le plussolideetle plus complet, des connaissances encyclopédiques au xix« siècle ; M. Schnilzler, outre sa direction, y contribua pour un très-grand nombre d'articles sur des sujets d'histoire et de géographie, particulièrement en ce qui touchait à l'antiquité classique et à la Russie. Dans le même intervalle il publia trois ouvrages à part : V Essai d^une statistique générale de V Empire de Russie, Strasb., 1829, 1 vol. ; la Russie^ la Pologne et la Finlande^ Paris, 1835, in-8o; Statistique générale de la France^ Paris, 1842-46, 4 vol. — A partir de Tachèvement de l'Encyclopédie, M. Sphnitzler, revenu à Strasbourg sa ville natale, se consacra tout entier à l'étude approfondie de l'empire russe. Plusieurs écrits de circonstance à l'époque de la guerre de Crimée, notamment la Russie ancienne et moderne^ histoire^ description j etc., 1854, 1 vol., ne furent que les préliminaires de la grande publication qui restera l'œuvre de sa vie, V Empire des Tzars^ 1856-1871, 5 forts vol. in-8o. C'est une description physique, économique et politique des immenses territoires de l'Empire russe, puisée aux meilleures sources étrangères et nationales, et complètement .amenée au niveau des notions les plus récentes. M. Schnitzler achevait à peine de corriger les dernières épreuves de cette vaste composition, lorsque la mort l'a frappé ; sa santé, déjà affaiblie, n'a pu résister à l'affreuse secousse de l'impitoyable bombardement de 1870, où il avait été rudement éprouvé. Deux volumes publiés en 1866, sous le titre les Institutions de la Russie depuis les réformes de VEmpereur Aleocandre 11^ ne sont qu'un extrait, et en quelque sorte un Précis de son Empire des Tzars. Nous devons d'autant plus payer un tribut personnel de regrets à la mémoire de ce savant et conscienciex investigateur, que M. Schnitzleur avait bien voulu s'engager à contribuer par une série d'articles, en ce qui touche à la Russie, au grand Dictionnaire de Géographie Universelle auquel nous travaillons activement depuis de longues

années, et que nous soumettons en -ce moment à une dernière révision générale pour la mise sous presse dans le courant de

Seemann (D' Berthold), botaniste et voyageur, de naissance hanovrienne. En 1846 il fut adjoint comme naturaliste au voyage de circumnavigation du vaisseau le Herald , voyage dont il a publié une relation en 1853, en même temps qu'il rédigea la partie botanique de Texpédition. On a aussi de lui : Viti^ an Account oja gouvemment Mission to the Viti or Pijiislands (1860), et une Flora Vitiensis. Il a aussi publié un écrit sur le Nicaragua, et il est mort dans ce dernier pays au mois de novembre 1871.

Texier (Gh.)) architecte-archéologue et voyageur français, né à Versailles le 29 août 1802, mort à Paris le 2 juillet 1870. Ses trois grands ouvrages, fruits de ses voyages et de ses études, sont la Description de V Arménie y de la Perse et de la Mésopotor mie (Paris, 1842-45, 2 vol. gr. in-folio ; Description de VAsie Mineure, Paris, 1839 et a. suiv. 3 vol. gr. in-f»; V Architecture byzantine^ Paris, 1864, gr. in-folio. M. Texier était membre libre de l'académie des inscriptions depuis 1854. (Voir Yapereau.)

Thibaut (Ibrahim Effendi), né à Paris le 5 janvier 1795, mort le 9 nov. 1869 à Khartoum où il résidait en qualité de viceconsul français. M. Thibaut fit partie des deux expéditions que Méhémet-Ali envoya au fleuve Blanc en 1839 et en 1840, et il a écrit une notice de la première de ces deux expéditions qui a été imprimée aux Nouvelles Annales des voyages de 1856.

TouRGUENiEP (Nicolas), né en Russie en 1790, mort près de Paris le 10 nov. 1871. Auteur d'un ouvrage plus politique que descriptif, intitulé la Russie et les /tusses, Paris, 1847-48, 3 vol. Proscrit politique, il résidait à Paris depuis 1845.

Vranoell (Ferd. Ludvig, Baron de).— Né à Pskov en Russie le 29 décembre 1796, mort avecle grade d*amiral le 6 juin 1870, à Dorpat. Il fît, de 1820 à 1824, un voyage d^exploration à la côte nord-est de la Sibérie, et en écrivit une excellente relation, dont une version allemande, faite sur le manuscrit, parut en 1839 deux ans avant l'édition russe ; il y a aussi une traduc-

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tion anglaise. Les récentes explorations dans ces parages ont réveillé en Europe le souvenir de cette expédition et la renommée de son auteur. On a donné dans ces derniers temps son nom à une terre située au large de la côte sibérienne /quoiqu'il se fût seulement efforcé de reconnaître cette terre sans avoir pu y aborder. M. de Vrangell fut de 1829 à 1834 gouverneur de l'Amérique russe, et il en a publié une fort bonne notice descriptive, Staiistiche und ethnographische Nachrichten iiber die russischen Besitzungen an der Nordwestkuste von Amerika, dans les Beitrxge de Baer et Helmersen zur Kenntniss des russischen Reiches, dont elle forme le l<>'t volume, St. Pétersbourg, 1839. M. de Vrangell a aussi donné en*russe la relation de son voyage du Sitka à St.-Pétersbourg, 1836, in- 8°.

WooD (John), lient, dans la marine royale d'Angleterre. Son voyage aux sources de POxus, publié à Londres en 1845, le range parmi les explorateurs distingués de xix" siècle.

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