SOCIÉTÉS GÉOGRAPHIQUES
782. Mittheilungen der k. k. Geograpbischen Gesellschaft in Wien. 1869, 1870, in-8-.
Deux nouvelles Sociétés de Géographie se sont formées en 1869 : Tune à Munich, l'autre à Anvers. Celle-ci a pris le titre de Société de Géographie belge.
Voici, sur les Sociétés de Géographie allemandes, quelques détails qui ne manquent pas d'intérêt :
Les sociétés de géographie en Allemagne n'ont pas an personnel considérable. La pins grande ne compte pas même 500 membres. Les budgets dont elles disposent sont assez faibles. Ces faits, quand on les compare avec ce qui se passe en d'autres pays, paraissent en contradiction avec l'idée qu'on se fait à l'étranger de la faveur et de la prospérité des études géographiques en Allemagne. Mais il faut considérer que les autres pays, la Russie exceptée, ne renferment chacun qu'une se ule Société de géographie ; et quand on embrasse l'ensemble des sociétés de ce genre en Allemagne, on voit que sauf la Grande-Bretagne, dont la Société est si riche et si influente, il n'y a pas de pays où les sociétés géographiques soient pins en faveur qu'en Allemagne.
Dans le nouvel Empire, l'Autriche à part, le nombre des membres des sociétés de géographie est de 15 à 1600 (1870). Comparé au montant de la population, ce chiffre donne l sociétaire par 24 500 habitants, tandis que pour les autres pays, on a : en Suisse, 1 sociétaire sur 48 000; en France, l sur 65 000 ; en Russie, 1 sur 73 000 *, en Autriche, 1 sur 73 500; aux .États-Unis, i sur 80 000. Il n'y a que la Grande-Bretagne qui sous ce rapport- surpasse l'Allemagne : i sociétaire par 13800 habitants. L'Italie (l sociétaire sur 21 700), a rattrapé l'Allemagne dans le courant de 1870 ; mais l'état actuel de la Société de Florence pourrait bien être un peu factice. Même sous le rapport financier, les sociétés de géographie d'Allemagne, prises dans leur totalité, ne sont distancées que par l'Angleterre, la Russie, l'Italie et la France.
L'éparpillement des sociétés allemandes de géographie a ses inconvénients. II est certain qu'en fait de grandes explorations, on peut accomplir davantage en portant tous les fonds disponibles sur l'entreprise qu'on veut poursuivre ; mais la répartition en sept villes diff'érentes (huit y compris Vienne) a l'incontestable avantage de répandre le goût et l'intelligence des choses géographiques, et d'obvier à l'isolement ordinaire des provinces.
Malgré leurs faibles ressources, toutes les petites sociétés géographiques de l'Allemagne déploient une grande activité, dans le but d'amener la diff'usion des connaissances géographiques au dedans et au dehors, et dé favoriser le plus possible rexploration du globe.
Plusieurs Sociétés que nous n'avons pas mentionnées ici ont été notées à l'article des pays auxquels elles appartiennent. Ainsi la société de Saint-Pétersbourg et ses difTérentes branches, à l'article Russie; la société de Darmstadt, à l'article Hesse ; la société de Rio de Janeiro, à l'article Brésil, etc. Pour la société de Genève, voir ci-dessoos au S des journaux géographiques.
454 GÉOGRAPHIE GÉMélULE. (n*" 778-794)
783. Mémoires de la Société impériale des Antiquaires dé France, T. 31. PariSy 1870, in-8^
Noos signalerons deux mémoires de ce volume qui appartiennent à la géographie historique : Tun de M. Jules Quicherat, p. 147-159, sur un peuple Allobrige différent des AUobroges; l'autre de M. A. Loagnon, p. 170-188, 8wr le Morvois {Pagus Morivensis).
Vu congrès géographique a été tenu à Anvers du 14 au SI aoftt 1871. Des circonstances majeures ne nous ont pas permis d'assister à cette réunion, où se trouvaient les représentants des principales nations de l'Europe où la science est en honneur; et comme les Actes du Congrès ne nous sont pas jusqu'à présent parvenus, nous devons ajourner le compte rendu que nous en pourrons donner. D*après le rapport qui nous en a été fait, les questions abordées ont ^té très^nombreuses» mais très-sommaires.
S 6. Joarn«nz géofprapMqoes.
784. Le Toar du Monde. Nouveau journal des voyages, publié sous la direction de M. Éd. Charton, et illustré par nos plus célèbres artistes. Paris, 1870-1871, 4 vol. g. in-4' avec cartes, et trèsnombreuses illustrations (Hachette) .
U paraît une llyraison de 16 pages chaque semaine. 36 livraisons (6 mois) forment nn volnme. IS fr.
Voici le relevé des relations ori^nalespabliées dans les deux volomes de 1870-1871. P. Marcoy^ Voyage dans les vallées de Quinquinas, Bas- Pérou, 1849-1861 (10 livraisons). — Ch. Grod, Course sur les glaciers du Mont- Rose, 1866 (1 livr.)* — Sir Sam. Baker, Exploration des affluents du Nil, 1861-1862 (2 livr.). — Fr. Tr«y, Rome (suite), 1864-1870 (5 llvr.). — 0. Perrot, Souvenh^ d'un voyage chex les Slaves du Snd, 1868 (5 livr.). — G. Lejean, le Pandjab et le Cacbemir, 1866 (2 livr.). — PotMXtW^ue^ Quatre mois en Floride, 1851-1852 (4 livr.). — Fr. Garniery Voyage d'exploration en Indo-Cbine, 1866-1868 (13 livr.). — R. Wallace, l'Archipel Malaisien (2 livr.). — Gnst. Doré et le baron Ch. Davillierj Voyage en Espagne (suite), 1862 (2 livr.). — L. RousseUt, llnde des Rajahs, 1864-1868 (5 liv.). — Zurcher et Margolle, Mademoiselle Tlnné, 1861-1869 (1 livr.).
M. Charton nous a fait l'honneur de nous confier dans cette belle publication une Revue géographique que nous y publions deux fois par an, à la fin de chacun des deux volumes semestriels.