‹ L'Année géographique (volume 4)Chapitre 19 sur 337 · ARCHÉOLOGIE BIBLIQUE · texte numérisé non relu

ARCHÉOLOGIE BIBLIQUE

25. W. H. WADDiifOTON. Inscriptions grecques et latines de la Syrie,

6« partie. Paris, 1870, in-4% p. 435-628 (Didot).

26. Titus ToBLER. Palaestinae Descriptiones ex saeculis iv, v et yi. —

Itinerarium Burdigalâ Hierosolymam. — Peregrinatio S. Paul». — Eucherius de locis sanctis. — Theodorus de situ Terras sanctae. S^ Gallen.^ 1869, in-8, 149 p. (Âuber).

27. Louis Lartet. Essai sur la géologie de la Palestine et des contrées

avoisinantes, telles que TÉgypte et l'Arabie, comprenant les observations recueillies dans le cours de l'expédition du duc de Luynes à la mer Morte. Paris, 1869, in-4*, 296 p. et carte {!'• partie).

Archéologie et géographie bibliques.

Ainsi qu'on le voit par cette nomenclature, les documents qui perfectionnent d'une manière sérieuse nos car« tes actuelles du sud de la Syrie jusqu'à la tète de la mer Rouge nous ont été donnés par le comité anglais d'exploration de la Palestine. En outre, plusieurs questions intéressantes d'antiquité et de géographie biblique ont été agitées. Celle des villes antiques du pays de Basan .est du nombre. On sait que Seetzen et Burckhardt les premiers, au commencement du siècle actuel, et depuis beaucoup d'autres voyageurs instruits, notamment M. Wetzstein et M. Graham il y a quatorze ans, ont signalé avec étonnement dans les plaines montueuses du Haourftn, au sud de Damas, l'existence d'une multitude de villes en ruine et abandonnées, qui attestent qu'à certaines époques de l'histoire cette contrée aujourd'hui presque déserte fut le siège d'une nombreuse population^ Parmi ces cités des anciens temps, il en est plusieurs, telles que Djérâsch {Gerasa)^ qui par leurs inscriptions et leur architecture nous placent aux beaux temps de la grandeur romaine; mais il s'en rencontre d'autres en très-grand nombre, qui, dans le caractère et l'aspect de leurs constructions massives, offrent un cachet indigène qui doit certainement remonter aux

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pins anciens figes. La plut)art des voyageurs, le Rév. Por* ter entre antres, à qni Ton doit d'excellentes publications sur ces contrées, n'ont pas hésité à les attribuer au peuple primordial, les Rephaïm ou peuple de « géants », qui occupaient la contrée à l'arrivée des Hébreux , d'autant mieux qu'ici, comme dans le reste de la Judée, la tradition arabe a conservé vivants la plupart des noms que la Genèse y mentionne. Cependant des objections se sont élevées, et des dissertations, des notes pour ou contre^ ont été échangées dans VAthenseum et dans d'autres recueils* M. Fergusson, dont l'autorité dans les questions d'architecture historique est considérable , est entré le dernier dans la polémique, et dans la note suivante il a pris parti parmi les adversaires de M. Porter :

< Il y a dans les cités minées du HaourftH, dit le savant architecte, quelque chose de si singulier et de nature à faire impression, qu'il n'est pas du tout sufprèiiant que ceux qui les premiers les ont découvertes se soient laissés emporter par l'enthousiasme et leur aient assigné une hante antiquité. La seule pierre employée étant Timpérissàble basalte, on n'y pouvait trouver, sous ce climat sans pluie, aucune marque qui en indiquât l'ftge ; elles pouvaient avoir 1000 ans, comme elles pouvaient en avoir 3 à 4b00. Lès choses étant ainsi, il était naturel que Ton arrivât tout d'abord à cette conclusion que ce devaient être réellement les anciennes villes de Basan, les seules que l'histoire mentionne dans cette contrée.

c Le cas, cependant, fut très-difiérent, quand ces ruines eurent été examinées par des hommes de science, et que des dessinateurs compétents dans les choses d'architecture les eurent soigneusement mesurées et figurées. C'est ce qu'ont fait le cointe de Vogué et son ami M. Duthoit; de plus, ces deux messieurs, de compagnie avec M. Waddington, ont recueilli dans la contrée près de douze cents inscriptions, dont beaucoup sont datées. Des cent cinquante

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