Nawab Sikandar Begum of Bhopâl. A Pilgrimage to Mecca
Translated from the original urdu and edited by MM. Willoughby Osborne. Lond.j 1870, in-8°. 21 sh. (Allen).
31. Ad. vonWREDE's Reise in Hadramaut, Beled Beni-Tssaund Be-
led el-Hadscbar. Herausgegeben mit einer Einleitung, Anmerkungen und Erklârung der Inschrift von Obne versehen, von Heinr. Freiherr von MaItzan. Nebst Karte, und Facsimile der iDscbrift von Obne. Braunschweig, 1870, in-8% x-375 pages, avec une carte (Vieweg).
32. W. KoNER. Ad. V. Wredè, eineSkizze. Zettschrift der Gesellsch. fur
Erdk. %u Berlin y 1871 (n« 33), p. 248-272.
Biographie circotistanciée, où l'on trouve d'utiles explications sur les moyens employés par le voyageur pour obtenir les relevés sur lesquels reposait le canevas de sa carte. Il n'est nullement question d'observations astronomiques (comp. p. il de la relation). Y. ci-après, au S 1
33. Hiâtory of jihe Imâms and Seyyids of Om&u, from A. D. 661 to
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1856; by Salîl ibn-RazIk. Translatée! from the original arabic, and edited, with notes, appendices and an Introduction, by the Rev. G. P. Badger, Lond., 1871, in-8» (Printed for the Hakluyt Society).
On a ici pour la première fois on exposé authentique et complet de l'histoire d'une des contrées les plus intéressantes de l'Arabie, par les rapports fréquents qu'elle a eus avec les Européens maîtres de ilnde, — les Portugais au seizième et au dix-septième siècle, et les Anglais de notre temps.
34. Carte de la mer Rouge, 4* feuille, n» 2126. Re?ue en 1869 [Paris,
Dépôt de la Marine).
35. Â. Lb Gras. Instructions pour naviguer dans la mer Rouge, d'a-
près Moresby et Ëlwon. Parts, 1870, in-S" (idem).
J^B explorations récentes dans le sud-ouest de l'Arabie. MM. de Maltxan» Munxinger et Halévy. — Publication de la relation restée inédite de M. de wrede.
Il y a aujourd'hui vingt-huit ans, un voyageur allemand, Westphalien de naissance, qu'une vie nécessiteuse et passablement accidentée avait conduit en Grèce où il servit comme officier, puis de Grèce en Turquie et de Turquie en Egypte, fut entraîné par une occasion accidentelle à vi* siter le sud-ouest de l'Arabie. Il pénétra dans le Hadramaut, une des contrées les moins connues de la grande Péninsule, parcourut plusieurs parties de cette région isolée qu^aucun Européen n'avait vue avant lui, où nul depuis n'a pénétré, et en rapporta les éléments d'une relation qui* devait contenir une riche moisson d'informations nouvelles. Le voyageur, de retour en Europe, communiqua aux Sociétés de géographie de Londres, de Paris et de Berlin des notes dont le fond est le même, mais qui diffèrent par le détail. Ces notes furent publiées dans les journaux ou Bulletins des trois sociétés, par la Société de Londres en 1844 (Journal, xiv, p. 107-112), par celle de Paris en 1845 (Bulletin, p. 41-51), par celle de Berlin en 1851 (Monastber^ VIII, p. 132-145) ; mais la relation elle-même, par des circonstances qui tenaient sans doute à la situation malaisée
du voyageur, resta médite. M. de Wrede y avait joint une carte qui s'est perdue. Depuis lors le voyageur est passé en Amérique, où très-probablement il est mort, car on n'a plus eu de ses nouvelles; mais son manuscrit, resté en Allemagne dans les mains de M. Cari Andrée, le directeur bien connu du journal géographique illustré le Globus^ a eu enfin la bonne fortune de trouver un éditeur. Cet éditeur est M. le baron de Maltzan, lui-même voyageur infatigable et savant dont le nom a passé déjà plus d'une fois sous les yeux des lecteurs de V Année (voir le volume précédent de Y Année géographique^ p. 69 et 373). M. de Maltzan a pensé avec raison qu'il y avait là un service à rendre à la science, et il n'y a pas épargné ses soins; il a joint à la relation une introduction et d'utiles additions. La non publication du manuscrit de M. de Wrede avait donné lieu, à ce qu'il parait, à diverses suppositions dont M. de Maltzan s'est attaché à disculper l'explorateur du Hadramaut. Il se peut que par une tendance assez naturelle, M. de Wrede, dans ses premières communications aux sociétés géographiques, eût quelque peu amplifié la portée de ses résultats pour la géographie positive; nous avons de fortes raisons, par exemple, de tenir pour très-suspectes les positions que le voyageur présentait comme résultant de ses déterminations astronomiques. ïl y aurait là, ce qui est toujours regrettable, un mélange de choses certaines et de choses hasardées. Mais au total nous trouvons dans les études locales de M. de Wrede, outre les nombreux détails de topographie, des rapprochements d'une véritable importance pour l'éclaircissement de l'ancienne géographie romaine ; et quelle que soit l'étendue réelle des observations faites, ce voyage est encore le seul qui donne une connaissance générale de ce pays inhospitalier.
Incité par les rapports de M. de Wredè, auxquels il venait de s'associer, M. de Maltzan se décida, dans l'automne
l'année 6É06R. IX. 2
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dêi 1870, à entrèprèndi*ë Ini-mèmci tin Toyage dans céi) paN ties encore si pen connues de la grande Péninsule. L'Arabie, du reste, ne lui était pas étrangère, non plus que sa langue et les mœurs de ses habitants, comme le montrent asse^ les additions importantes qu'il a faites au jodmal dé son cotnpatHote; en 1860 il avait fait tine course à la ville sainte de la Mekke, uû véritable pèlerinage dont il a ptiblié Tintéressant redit ^. M. de Maltzail se proposait cette fois « de récueillir sur place toutes les informations qu'il serait possible de se procurer, soit par des investigations personnelles, soit par Tintermédiaite des gens du pays^ tatit stlr le Hadrattaut que sur les tetritoires ineiplorés du littotal sud de TArabie, et si lès circonstances le permettaient, de pousser des poiutes dans Tintérieur aussi loin que possible » (lettre du voyageur à M. Aug. Petefmann, ail 2* cah. de 1871 des Mittheilungen, p. 73). Qomme il ai'rive presque toujours dans les entreprises de cette nature, les recherches ne se sont pas étendues sur un champ aussi vaste que Texplorateur l'aurait souhaité ; néanmoins elles sont loin d'avoir été sans bons résultats, Si nous en jugeons par l'aperçu que le voyageur eh donne dans une autre lettre adressée k la Gazette d*Augsbourg, M. de Maltzau a pu recueillit^ d'utiles renseignements sur le territoire à peu près incotinu compris entre le Hadramaut et le dé^ troit de Bab el-Mandeb. De sa résidence d'Aden, d'où il avait essayé quelques excursions auxquelles il dut renoncer à bause de difficultés insurmontables, le voyageur fit un centre d'inrormations et de renseignements. Il fut puis* sâinrnetit aidé par le concours que lui prêta le gouvernectr d'Aden, qui prenait un vif intérêt k ses recherches. Gd fonctionnaire ordonna que tous ceux qui auraient affaire à la police anglaise fussent conduits auprès de M. de Malt-
1. Met ne Wallfanr nach Mekka, Reise in der Kûstengegend und im Innem von HedschaSf von H. Freih. von Maltzan. Leipzig, 1865, 2 vol. petit in-8« (Dyk).
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zan pour être interrogés par lui. C'est ainsi que le voyageur put recueillir sur le pays une foule d'informations géographiques et ethnographiques. Parmi les étrangers avec lesquels le hasard le mit ainsi en rapport^ se trouvaient des gens de toutes les conditions, depuis lé petit sultan et le chef de tribu jusqu'au simple bédoain. Une circonstance heureuse lui a permis de contrôler ces communications verbales. Il n'existe qu'un ouvrage donnant une description exacte de la portion la plus méridionale de la péninsule arabique, celui du géographe arabe Ibn el Haîk el Hamdani. On n*en connaît en Europe qu'un seul manuscrit, à la Bibliothèque de Genève. M. de Maltzan a été assez heureux pour en découvrir un second à Âden. Les localités de l'Arabie méridionale ont à peine changé depuis les temps de Hamdani, mort il y a 930 ans.
La partie la plus difficile de la tâche a été de construire une carte d'après les informations souvent contradictoires qui lui venaient de plusieurs côtés. En les comparant minutieusement, néanmoins, il a pu rapporter sur sa carte plus de mille noms jusqu'alors inconnus, de localités, de tribus, de peuplades, de montagnes, de vallées, etc., etc. Ce sont là, en effet, de véritables conquêtes géographiques dont le monde scientifique sera bientôt à même d'apprécier la valeur; M. de Maltzan~ annonce que sa relation va être publiée, avec la carte, dans les Mittheilungen du docteur Petermann. La géographie n'aura pas seule à profiter de ce voyage. M. de Maltzan a rapporté un riche butin linguistiqpie, et quelques précieuses trouvailles d'épigraphie et de numismatique orientales.
Cette contrée, en eS'et, est riche en inscriptions et en souvenirs des temps anciens, ainsi que le constate le rapport d'un autre voyageur, M. Wernôr Munzinger, bien connu par ses longues et fructueuses investigations sur les territoires qui confinent au nord-est dei Abyssinie (voir )e
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t. III de ri4nnee,p. 52), et qui est investi depuis 1867 du titre de consul britannique àMassâoua. M. Munzinger, presque dans le môme temps que M. de Maitzan, mais avec des facilités personnelles que n'a pas eues le voyageur ailemandy a fait de longues excursions dans l'intérieur vers le nord et le nord-est d'Aden jusqu'aux confins du Hadramaut, en compagnie d'un officier anglais, le capitaine Miles. En attendant les plus amples détails que M. Munzinger donnera sans doute sur ces excursions, voici la communication qu'il en a faite à l'Association britannique pour l'avancement de la science, réunie à Liverpool au mois de septembre 1870.
Les voyageurs allèrent par mer jusqu'à Bir-Ali,et delà ils parcoururent dans l'intérieur une distance d'environ 300 milles (500 kil.), jusqu'à un lieu appelé Habbftn (sur la frontière N. 0. du Hadramaut), dont laltilude au-dessus de la mer est à peu près de 900 mètres. La route des voyageurs était assujettie aux indications (corrigées?) delà boussole, et des observations barométriques fournissaient des données pour la détermination des altitudes. A partir de Bir-A)i le pays forme un plateau doucement incliné vers l'intérieur, tout semé de hauteurs isolées et de petites chaînes à sommets plats, nus, tous de même hauteur, 450 à 500 mètres au-dessus de la plaine. Des bandes étroites de terrains d'alluvion dans les ravins, ce qui forme peut-être un dixième du pays, sont les seules parties susceptibles de culture ; mais aussi ces terrains exceptionnels sont travaillés avec grand soin, bien arrosés au moyen de puits, et donnent jusqu'à trois et même quatre récoites dans Tannée. Ce sont comme autant d'oasis où se concentre la population, et qui ont des villes de plusieurs milliers d'habitants. On y cultive le dattier, le millet, le blé, et le grain d'Abyssiuie appelé ief. Généralement partout où l'on creuse on trouve de l'eau à une quinzaine de mètres audebsous du sol. Plus avant dans l'intérieur, les voyageurs
trouvèrent ce que M. Munzinger appelle un terrain granitique et métamorphique; la végétation s'y montre p)us abondante, les beaux arbres n'y sont pas rares, et l'on y voit des sangliers, des gazelles et des troupeaux de bétail. La population appartient à différentes races; la langue himyarite n'y est pas entièrement oubliée, malgré douze siècles d'islamisme. Tout le monde parle arabe, néanmoins, mais dans un étrange dialecte. Ni sentiment religieux, ni gouvernement régulier: la civilisation elle-même est à un échelon très-bas. Le seul indice que Ton en voie sont de grandes maisons à plusieurs étages, chaque maison formant comme un fort. Sans avoir été accueillis avec une bien grande hospitalité, les voyageurs n*ont pas éprouvé de mauvais traitements.
A Ghorab ils se trouvèrent près du désert d'EI-Âkhaf et du Bahr es-Safi, ou mer de Safi, ainsi appelée d'un roi de ce nom qui y fut, dit-on, englouti avec toute son armée. Le désert est une immense plaine de sable, couverte d'innombrables ondulations qui lui donnent l'apparence d'une mer mouvante, et dont le niveau est de 300 mètres au-dessous du plateau granitique. On y voit par places dés espaces de sable impalpable : une sonde de 60 brasses que Ton y lança (110 mètres) s'y enfonça lentement jusqu'au bout de la ligne. C'est dans un de ces gouffres de sable que le roi Safi et son armée trouvèrent leur tombeau. Le Hadramaut et toute la région du Yémen sont d'ailleurs remplis de curieuses légendes; ce sont des pays qui abondent en questions historiques et géographiques d'un profond intérêt.
Ces voyages promettent assurément à la géographie et k l'histoire d'importants documents; mais un autre voyageur, M. Joseph Halévy, chargé d'une mission de notre Académie des inscriptions, comme le fut M. Arnaud en 1843, a rapporté tout récemment de cette partie de la péninsule arabe où dominèrent autrefois les Him}arites une
moiçson épigraphique infinimexit plus riche qu'aucune des précédentes. Voici une note rédigée par M. Halévy lui-mê« me sur son fructueux voyage.
M. Halévy débarqua à Âden d'où il se proposait de pénétrer direptement dans Tiptérieur. Des obstacles sérieux s'étant présentés au nord de L^badj» il se vit obligé de faire une autre tentative par la voie de Hodeîda, H se reur dit d'abprdi pai: Badjel et Behaï, dans la province trèsmontagneuse, mais pourtant riche en cultures de café, appelée S4fftn, et voulant éviter de franchir un pays troublé par la guerre, il prit la route du nord qui conduit, jpitr Harraz et Atheïma, presque à Sana. Une grave maladie l'arrêta jdeux mois ; au lendemain même de son rétablissement, il visita les environs de Sana^ et traversa )j8S fertiles plaines duBeled Hârit pour explorer les territoires d'Arbab et de Nehm qui lui fournirent un recueil considérable 4'inscription8. Non loin de Cbira (Arbab), ï\ aperçut le^ sources (dont quelques-unes sont phaudes) d'une rivière courant dans la direction est. Au terme du territoire de Nehm il descendit du haut plateau sur lequel s'étend le Yémen proprement dit, et entr^dansle pays plat qui fonne une espèce de second Téhama^
H. Halévy demeura plusieurs mois dans le ouadi S^, qui se divise actuellement en Djaouf inférieuri Djaouf moyen ou Beled Hamdân, et Djaouf supérieur. lA il rer trouve la rivière déjà signalée que les Arabes appellent el-Hàridy il découvre sur les bords un grand nombre d'anciennes villes, entre autres la capitale des Minaeij et 1} est assez heureux pour faire ample moisson de textes épigrapbiques. Traversant ensuite le Djebel Laoudon-Gadm, il s^engagea dans un terrain désert consistant en dunes de sable mouvant, et poursuivit ses recherches dans la belle oasis de Hab. S'avançant toujours vers le nordrest, il entra dans la fameuse vallée du Beled Nedjrftn où il découvrît les ruines de Nagara Metropolis. Le ouady Habâouna et les