LE SITE DE TROIE
tîoDs analogues. Elles serviront de contrôle aux résultats acquis; elles deviendront une mine précieuse pour les savants à venir.
S 2. Le site de Troie. M. Schliemann et ses fouilles.
Nous avons précédemment fait connaître les intéressants voyages archéologiques de M. Henry Schliemann aux lieux consacrés par les deux poèmes d'Homère {Année géogr.^ t. VUI, 1870, p. 364); et en exprimant notre sympathie pour le caractère et les travaux du voyageur, nous avons cependant fait nos réserves quant à ses vues sur le site de Troie. Avec une ardeur qui Thonore et que rien ne décourage, M. Schliemann poursuit ses fouilles dans les champs de la Troade. Il en a transmis les premier^ résultats à TAcadémie des inscriptions, en réclamant l'opinion de la savante compagnie. Voici celle que M. Ern. Renan a exprimée au sein de l'Académie : « J'ai reçu, ainsi que notre confrère, M. Brunet de Presle, plusieurs communications de M. Schliemann, relativement aux fouilles qu'il a entreprises à Issarlik, sur les hauteurs qui bordent la plaine de Troie. Jusqu'ici nous avons cru, en prëseoce des indications qui nous étaient transmises et qui ne comportaient aucun résultat bien sérieux, devoir attendre que les fouilles fussent achevées pour en entretenir l'Académie. Mais M. Schliemann insiste pour que la communication ait lieu sans délai. D'autre part, les journaux étrangers, notamment la Gazette d'Augsbourg, se sont occupés des recherches et des découvertes de M. SchUemann, et il n'est pas inutile d'en dire notre avis.
< M. Schliemann est im archéologue doué d'un zèle sans bornes, mais auquel la critique fait plus défaut que la bonne volonté. Il professe pour les documents homériques un respect qui le porte à les considérer comme des écrits historiques d'une exactitude et d'une vérité absolues. Il faut
118 ASIE. (n** 100-105.)
sans doute Pencoarager dans les entreprises qni ont pour but l'ayancement de la seienee ; mais il n'est pas inutile de contrôler ses assertions et de se défier de ses conjepr
tares. »