‹ L'Année géographique (volume 4)Chapitre 230 sur 337 · PERSE · texte numérisé non relu

PERSE

106. Major B. Lovktt. Survey of the Perso-Kelat frontier. Proceedings of the Roy. Geogr. soe., vol. XVI, n» 3, p. 219-222, 1872.

— DÛ môme : Route from Shiraz to Bam., /bid.,p. 261-264.

10T. Major E. C. Ross. Report on a journey through Mekran (1865). /Md., XVI, n- 2, p. 139-141.

Il y a de bonnes indications topographiques.

108. B. DoRN. Bemerkungen zur Géographie Pérsîens. Bulletin de L'Àcad, de St-Pètenh, t. XV, n» 3, nov. 1870, p. 263-268.

Remarques sur le mémoire de M. Mordtmann sur Hecaiompyloê {Sitzungsberichte der K. Bayer. Akad. 1869, cah. 4, p. 499). Discussion de plusiears points de géographie comparée : Becatompyloêf Seminaj Comisetiey Zadracarta^ Tagx^ etc.

109. Jul. Oppert. Sur le site de rancienne Pasargada, Journal Asiol., juin 1872, p. 548-555.

S f . Reconnaissance de la frontière E. et S. £. de la perse par des officiers

anglais du corps du génie.

Des explorations étendues ont été faites depuis quelques années, notamment en 1870et 1871, par des officier s anglais dans les parties sud-est de la Perse. Ces explorations ont eu sûrement pour point de départ des études préliminaires se rattachant à la pensée d'une ligne de chemin de fer entre la Perse occidentale et Tlnde; mais elles OQt pris par suite le caractère quasi diplomatique d*un règlement de la frontière persane du côté du Balouchistân et de TÂfghanistan. Quelques communications, encore très-succinctes, ont été faites à ce sujet au sein de la Société de géographie de Londres; le passage 3iiiYaat de l'adresse de sir Henry Hawlinson à la Société , daps h séance d'ouverture de la

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session de 1871-72 (13 novembre 1871), fournit d'utiles indications :

En Perse, des progrès importants s'effectuent dans les explorations géographiques. Une reconnaissance de la ligne frontière entre le territoire persan et Kélat a déjà été faite sous les ordres de sir Frederick Goldsmid, et le capitaine Saint-John est au moment de partir de Tehran pour leMékran, afin d'établir une carte régulière de cette région jusqu^à présent presque inexplorée. M^ Goldsmid lui-môme, ayant avec une très-grande habileté conduit heureusement à terme la tâche préliminaire d'amener les autorités persanes et balouches à accepter le règlement d'une ligne frontière régulièrement déterminée entre leurs territoires respectifs, est revenu en Angleterre rendre un compte détaillé de ses opérations, et il est maintenant sur le point de retourner en Orient exercer un arbitrage de même nature entre la Perse et le gouvernement afghan. Gomme il est accompagné du capitaine Lovett, du corps des ingénieurs, qui a déjà fait des relevés topographiques dans le Mékran, nous pouvons nous attendre à ce que, dans le cours du printemps de 1873, non-seulement la carte du Seïstan aura été levée scientifiquement, mais que l'on ait sur toute la Perse orientale des notions exactes et précises. 11 est probable aussi, les projets d'un chemin de fer entre l'Europe etTlnde prenant un caractère de plus en plus positif, que bien des parties peu connues des territoires intermédiaires serontrobjet d'opérations géodésiques, et que de grandes améliorations seront ainsi apportées aux cartes de la Turquie d'Asie et de la Perse.

Les opérations antérieures du capitaine Lovett $ur la frontière et dans quelques parties du Mékran, auxquelles le président de la Société de Londres vient de faire allusion, ont été le sujet d'une communication au sein de la Société (ci-dessus, n<^ 1 06) ; et cette communication elle-même a donné lieu, tant de la part du président que de plusieurs membres présents, à des remarques qui ont de l'intérêt pour la géographie du pays balouche, qui représente, comme on sait,. Tancienne Gédrosie. M. Rawlinson retrace un aperçu succinct des reconnaissances partielles qui ont été &ites dans le

LE MÉKRAN. 121

Balouchistan, recosnaissances qui ne datent que du voyage de MM. Pottinger, Grant et Ghristie en 1810. Ces officiers, malheureusement, ne restèrent pas assez longtemps dans le pays pour en prendre une connaissance intime et en déterminer les traits caractéristiques. Ainsi, la dépression remarquable entre deux chaînes parallèles qui se prolongent sur une longueur de 3 à 400 milles, ne parait pas avoir attiré leur attention, quoiqu'il y ait lieu de croire que c'est cette vallée longitudinale qui fut suivie par Alexandre quand il ramena son armée des bords de Tlndus au golfe Persique. L'armée arabe qui envahit le Sindhi suivit certainement la même ligne ; car on pourrait encore identifier une partie des stations, dont les noms n'ont pas changé depuis 1200 ans. Dans le s discussions récentes auxquelles ontdonné lieu les lignes proposées pour le chemin de fer de l'Inde, il a été souvent fait allusion à cette vallée comme à une sorte de lit naturel pour un chemin de fer. Cette région porte à présent le nom de Méhrariy nom qui très-probablement (?) dérive de l'ancienne tribu de Maka nommée dans les inscriptions cunéiformes. Le pays était alors appelé Gédrosie, dénomination dont rétymologie est inconnue.

M. Bartle Frère a fait observer que pour beaucoup de ceux qui cherchent à se rendre compte de la configuration du pays, c'est un grand sujet d^étonnement de voir que les villes semblent se déplacer et se porter de çà et de là. Gela provient de ce qu'en nombre de cas, si la petite vérole se déclare, par exemple, ou s'il perd un de ses enfants ou une pièce de bétail, un chef mettra le feu aux huttes en branchages dont sa capitale se compose, et la portera sur un autre point ; si bien qu'à moins que sa ville ne soit fixée par quelque circonstance particulière, comme un rocher sur lequel sa forteresse soit placée, il se pourra qu'elle soit transportée dans un circuit peut-être de 8 h 10 milles.

Nous ferons remarquer que le sujet que nous touchons ici, — la géographie du Mékran et les premières opérations

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des ingénieurs anglais, — a déjà été mentionné au tome Vil de V Année géographique (1868), p. 148 et suiv., n** 123 à 125. Nous y avions noté deux morceaux du major Ross imprimés à Earatcht en 1865, et dont cette année seule* ment un court résumé a été inséré dans le Proceedings (d* dessus, n" 107). M. Ross, dans ce résumé, donne une idée générale de la configuration intérieure du Mékran et de ses deux longues yallées parallèles [demmok en halouchî) signalées dans l'adresse de sir Henry Rawlinson d'après oe document, configuration dont on ne trouve pas trace dans la carte construite par M. Ed. Weller pour la Note dumajor Goldsmid, au 37« volume, p. 269, du journal de la Société de géographie de Londres.

S 2. Quelques notes de géographie ancienne.

Il y a de bonnes indications à recueillir pour la géographie classique dans les Remarques de M. Dom < sur la géographie de la Perse »• (n** 108). M. Jules Oppert, Tassyriologue, a lu à la Société asiatique de Paris un mémoire assez étendu et quelque peu diffus sur l'emplacement de Pasargadœ (n* 109), pour lequel il n'admet pas l'identification universellement reçue du voisinage de Mourghâb. Ses raisons demanderaient toute une discussion d'une nature trop spéciale pour que nous puissions l'aborder ici; disons seulement que les notations de Ptolëmée sur lesquelles il s'appuie sont une base plus que fragile. Toutefois le mémoire de M. Oppert contient de savants aperçus, et méfierait, nous le répétons, une discussion contradictoire. C'est une question réservée. M. Oppert croit pouvoir porter Pasargades à Qara-i-Dârâ, à 50 kilomètres de la ville deForg, conséquemment à plusieurs journées de Mourghâb dans le sud-est.

110. 6. Lathau. Nouvelle route de PInde à travers TArabie turque; trad. d'Ëd. Simon. Mémoires et travaux de la Soc, des Ingénieurs civilSy avril-juin 1871, p. 171-197.

111. J. Garbett. a classical Dictionary of India, illuetrative of the Mytbology, Philosophy, Literature, Antiquities, Arts, Manners, Customs, etc., of the Hindus. Lond,, 1872, in-8% x-792 p. (Trùbner) .

112. Edm. C. P. HuLL. The European in India; or Anglo-Indian's Yade-Mecum. A Handbook of useful and practical information for those proceeding to, or residing in the East Indies. Lond., 1871, in-8», 300 p. 6sh. (King).

113. Col. H. YuLE. Notes on Hwen Thsang*s accountofthe Principalities of Tokhâristân, in which some previous geographical identifications are reconsidered., lond., 1871,in-8% 29 pages, avec une carte. (Extrait anticipé du journal of the Eoy. Asiat. soc.)

Le savant écrivain, mettant à profit les nouvelles informations acquises dans ces derniers temps sur le Badakchàn, les haa'es vallées de roxus, et en général sur les contrées qui bordent au nord la chaîne de lllindou-kôh, soumet à un nouvel examen les identifications que nous avons établies ou proposées il y a douze ans pour cette partie de ritinéraira du pèlerin chinois Hiouen-Thsang, aller et retour (Mémoire analytique sur la carie de l'Asie centrale et de l'Inde^ construite d'après le Si-yu-ki et les autres relations chinoises des premiers siècles de notre ère, pour les voyages de Hiouen-Thsang dans VlndCy depuis l'année 629 jusqu'en 645, par M. Vivien de Saint-Martin ; formant un appendice de la traduction des Mémoires de Hiouen- Thsang par M. Stanislas Julien, t. II, 1858, ou à part, in-s», 178 pages avec carte), et après nous par M' Alex. Cunningbam (ihe ancicnt geography of India^ Lond.,1871; in-S"). Nous n'accepterions pas sans réserves tous les rapprochements nouveaux suggérés par le savant critique, et en somme tous les jalons essentiels que nous avons posés dans notre mémoire pour le tracé de Titinéraire chinois subsistent ; mais il est certain qu'avec les nouveaux moyens de comparaison que Ton possède actuellement, notre travail ne pourrait que gagner à être repris à fond pour cette partie. C'est une tâcha que nous pourrons aborder dans un moment où les travaux que nous avons maintenant à mener à terme nous laisseront plus de loisir : les observations du colonel Yule nous y seront d'un précieux secours. Nous nous plaisons dès aujourd'hui à rendre hommage à la judicieusa remarque qui lui a fait

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assimiler à une journée de marche l'expression ceut li si habituel]* chez le voyageur. Cette interprétation éclaircit et simplifie de la manière la plus heurense nombre des passages de la relation.

114. Edw. Thomas. The revenues resources of the Hughal Empire in India, from A. D. 1593 to A. D. 1707 : a Supplément to the Chronicks of the Palhan kings of Delhi, Lond., 1872, in-8», 60 p. 3 sh. 6 d. (Trûbner).

115. W. M. ToRRENS. Our empire in Asia : how we came by it. ▲ book of confessions. Lond., 1872, in-8», 426 p. 14 sh. (Trûbner).

Voir les développements, ci-après, S ^>

tl6. Major gênerai sir George Le Grand Jacob. Western India before et during the mutinies. Pictures drawn from llfe. Lond,, 187 1, in-8% 7 sh. 6 d. (King).

117. H. Griffin. The rajas of the Punjab, being the history of the principal states in the Punjab, and their political relations with the British government. Lahore, 1870, in-8% vui-18-662-xin pages.

118. Col. J. T. Walker. General Report on the opérations of the , Great Trigonometrical Survey of India, during 1869-70. Roorkee^

1870, in-4"» 113 pages, avec 5 cartes.

Depuis que les directeurs de la grande triangulation de l'Inde ont pris la fructueuse détermination de faire explorer par des indigènes, dressés à la pratique des observations, les contrées limitrophes da nord et du nord-ouest de l'Inde, difficilement et périlleusement accès» sibles aux Européens, les rapports annuels de la Triangulation, oà sont consignés les résultats de ces explorations complémentaires, en reçoivent un haut degré d'intérêt géographique. Le rapport de cette année contient Texpo&é fort important du voyage d'un Persan déljà précédemment employé dans les opérations géodésiques de Tlnde, et qui n'est désigné que sous la dénomination de Mirza. Sofi voyage l'a conduit de Kaboul à Kachgar par le Badakchàn et le plateau de Pamir. Nous y reviendrons plus loin d'une manière spéciale, dans la section consacrée au Turkestan.

1 19. Major T. G. Montgomerib. General Report on the opérations of the Great Trigonometrical Survey of India, during 1870-71. Dehra Doon, 1871, in-4"', 103 pages, avec 7 cartes.

Les remarques précédentes s'appliquent également à ce Rapport. Le voyage indigène dont il contient l'exposé et les résultats géographiques est celui duHavildar, ou sapeur du génie, qui est allé de Peîchavèr au Badakchàn par Tchitral. Nous y reviendrons également dans notre section du Turkestan.

126. D. Brandis. On the distribution of forests in India. Océan

Highways ; the Geographical Record, edited by Cl. R. Markham. Octob. 1872, p. 200-206.

Cet article est un véritable mémoire, et un mémoire d'une grande importance pour l'étude physique et climatologique de la Péninsule hindoue.

121. Capt. J. Forsyth, Bengal staff corps. The Highiands of Central India; notes on their forests and wild tribes, natural history,and sports. Lond., 1871, in-8*, with map and illustr. (Chapman).

Livre d'une haute valeur pour l'ethnographie, l'histoire naturelle et la géographie de l'Inde. La beauté de l'exécution et des accessoires répond à l'importance de l'ouvrage. — Voir ci-aprës.

122. Wilton Oldham. North-Western Provinces. Historical and statistical Memolr of the Ghazeepoor district. Part 1. AllahcLbadf 1870, in-f*, 6-4-1 20-xxiii-viii pages; cartes. (Lond., Trûbner).

Ce volume, plein de faits, est le premier spécimen d'une série de rapports descriptifs entrepris par ordre de l'administration supérieure, et qui doivent embrasser successivement chacun des districts des Pro- ▼inces du Nord-Ouest, c'est-à-dire tous les territoires du bassin du Gange (et peut-être du Pendjab), composant la Présidence du Bengale. Il est présumable que les deux autres Présidences de l'Inde sont ou seront l'objet d'une mespre analogue. J'ignore si le rapport de M. Westland sur le district de Jessore, dont je ne connais que le titre (ci-après, ii<* 137), appartient à la même série. Une telle entreprise, dans ses proportions colossales, ne peut être conduite à terme que par les ressources et la volonté persistante d'un gouvernement. — Vojez ciaprès, aux développements, S 1*'.

123. W. W. HuNTER. Annals of rural Bengal. Lond., 1872, in-8«, xvi- 475 pages. 5' édit.

Ouvrage capital pour l'histoire ethnologique et sociale de l'Iode. La première édition est de 1868. — Voir ci -après.

124. Du même : Orissa; or, the vicissitudes of an indian province under native und brilish rule. Lorui., 1872, 2 vol. in-S**.

Cet ouvrage forme le complément du précédent.

125. Du môme : The indians Musalmans. Lond., 1872, in-8% 220 p. 10 sh. 6 d. (Trtlbner).

126. Du môme : Guide to the orthography of indian proper names; with a list showing the true spelling of ail post towns and villages in India. Calcutta, 1871, in-f*", 159 pages.

127. Bev. H. Â. Sherrino. Hindu tribes and castes as represented in Benares. Lond., 1872, in-4% xxiii-405 pages; 2 1. 8 sh. (Trûbner).

128. Esquer, président du tribunal de Pondichéry. Essai sur les castes dans l'Inde. Pondichéry ^ 1870, in-8", 500 pages.

126 ASIE. (n- 110-152.)

— Rapport sur cet ouvrage fait à la Société de géographie de

Paris, par M. Vivien de Saint-Martin. Bulletin de la Société,

novembre 1872. (Voir ci-a]»rts, aux développements.)

129. Rev. W. A. Bl'tler. The land of the Veda : being personal réminiscences of India. New York, 1872, in-8*, 550 pages, ctfte. 20 sh.

130. Ed. Braddon. Life in India : a séries of sketches showlng something of the Anglo-Indian, the land he lives in, and the people among whom he lives. Lond. , 1872, iii-8% 350 p. 9 sh. (Longmans).

131. Capt. A. F. P. Harcourt. Bengal slaff corps. On the Himalayan valleys. Kooloo, Lahoul. and Spiti. Journal of the Roy, Geogr . soc.y vol. XLI, 1871, p. 245-257. Map.

Notes recueillies pendant une course en 1868y sur les traits physiques, le climat et les productions, et sur le peuple des trois

vallées.

132. "Will. T.Blanford. Account of a visit to the eastem and norlhern frontiers of independent Sikkim, with notes on the zoology of the alpine and subalpine régions. Journal ofthe Asiatic iociety of Bengal, 1871, Part 2, p. 367-420; with map.

133. S. E. Pral. Notes on a visit to the tribes inbabiting the bills south of SibsAgar, Asâm. Journal vf the As. soc. of Bengal , 1872, Part 1, p. 9-31.

13'4. J. M. Foster. Note on Gargàon, Asâm. Ihid.y p. 32-41.

135. II. BLOcnuANN. Koch Bihdr, Roch Hdjo, and Asâm, in the XVP** and XV11 ^'^ centuries, according to the Akbàrnàmah, tbo Pddishâhnumah, and the Fathiyahi 'Ibriyah. Ibid.^ p. 49-

136. H. L. Jenkins. Notes on a trip across the Patkoi range, from Assam to the Hookoong valley. Journal of the Roy. Geogr, soc, vol. XLI, 1871, p. 342-348; map.

La chaîne des monts Patkoi couvre an sud TAssam oriental, qu'elle sépare du Barmà. D'après les indications du D*" Grifflth. qui n*avait vu qu'unn portion de ces montagnes, on s'était formé l'opinion qu'elles constituent une barrière formidable entre cette extrémité de l'Inde et le baissin du haut Iràvadi par lequel on pénètre ici sur les terres de l'empire Barmà ; tandis que les informations recueillies par M Jenkins de la bouchu des indigènes tendraient à établir, au contraire, qu'il s'y trouve plusieurs passes d'une élévation médiorre. Au total, cette région très-peu connue attend encore une exploration régulière, quoique la carte des monts Garo, au sud de l'Assam, ait été faite récemment par les ingénieurs de la grande carte de l'Inde.

137. J. WiSTLÀND. A Report on the district of Jessore, its antiqui^ XieSj itshistory^ and its commerce. CalcuUay 1871.

138. Mrs. M. Mitchell. à Missionary's wife among the wild tribes of South Bengal. Extracts from the journal of Mrs Murray Mitchell. Wiih introduciion by D' G. Smith. Edinb,j 1871, in-12, 78 p. 1 sh.

139. BÀBO Râkhal Dâs Hâldâr. An introduction to the Mundàri language. Joum.ofthe As.soc. of Bengal, ^zxi 1,1871, p. 46-67.

Le Mounddrl est on dialecte de la langue qui fat autrefois parlée par tous les habitants aborigènes des plaines du Bengale, mais qui fit place graduellement à la langue des Hindous brahmaniques, lorsque ceux-ci, il y a bien des siècles, vinrent occuper le pays. L'idiome aborigène ne se rencontre plus actuellement que dans les hautes terres de roueàt, comprenant le BirbhoOm, le Mânbhoûm, le Singhbhoûm, le Tcbotà Nâgpoûr et quelques portions des Provinces Centrales, cantons où il est connu, selon ses diverses formes, sous les noms de SantàH^ Ho, Mounddrtj Korvâ^ A'ourt, etc. On en retrouve aussi quelques traces dans les dialectes de certaines peuplades montagnardes du Nép&l, du Bhoûtan, de l*Assam et du Barmà. Le bengali moderne, dont le fond est sanscrit, en a gardé un certain nombre de mots. On ne saurait dire avec certitude sous quel nom la langue aborigène fut originaire • ment désignée. Le nom de Mounddri s'applique au dialecte usité dans une partie considérab e du plateau de Tchota Nagpour ; mais les Moundà eux-mêmes donnent à leur race et à leur langue le nom de Horo, mot qui en moundàrf signifie Homme.

140. Rev. îh. Jellinghaus. Sagen, sitten, und Gcbrâuche der Munda-Kohls in ChotaNagpore {Zeitschr. fur Ethnologie^ A. 1871, 5- cah., p. 326-337; 6« cah., p. 365-380).

141. Bâbu Râsh Bihâri Bose. Extracts from my diary regarding a visit to Kharakpûr, in the district of Munger, and several places in the Banka sub-division (^bâgalpûr). Journ. of the As, soc. of Bengal, Part 1, 1871, p. 22-33.

142. W. SowEBBY. Some account of the navigation of the Nerbudda, or Narmadâ river; with remarks on the gulf of Cambay. Transa^itions of the Bombay Geogr. «oc, vol. XIX, Part 2, p. 17- 38, with Maps. Bombay, 1871.

143. J. BuRGESs. Index of the towns, villages, etc., in the Punà zilla of the Bombay Presidency; wich inlroductory remarks. Ibid., p. 39-120.

144. Rev. G. Richter. Manual of Coorg. A Gazetteer of the natural features of the country, and the social and polilical condition of its inhabitants. Mangalore, 1870, iu-8% 485 p., with Map. 16 sh.

145. D' A. Chanot. J^otes sur Mahé, Inde française. Archives de Mé^ decine navale^ juillet 1872, p. 5-16.

Notes intéressantes sur notre petite colooie. La population de la Yill«

était de 4$8.s àmet, et celle des quatre aidées oa Tillages qui en dépendent de 3488 ; en tout 8073 habitants.

\'kfi. Annuaire des ctablissemeDls français de l'Inde, 1872. Pondiehéry, 1872, in-18 (Paris, Challameî}. 3 fr. 50 c.

147. D' E. Friedel. Ostindien auf der internationalen Austellung von 1871; zur Kulturgeographie des Orients. Zettschrift der GeselUch. fur Erdk. au Berlin, 1872 (n« 40), p. 314-336.

148. Kattyvar (Goudjéràt) topographical survey. lond., 1871, 8 feuilles (au 63 306*). 1871, 24 sh.

149. Punjab and its dependencies, with portions of the North-West provinces and Afghanistan. Lond., 1870, l f'* (au 1013 856*}. 8sh.

I ;}0. Map of the Punjàb, compiled in thc surveyor-generars office» Simla. Sheet. 5. 1872 (8 miles to 1 inch). 4 sh.

151. Skeleton Mup of Oudh, compiled in the surveyor-generars office, Simla. 1872 (4 miles to 1 inch). 8 sh.

152. Atlas of India. Quartcr-sheet , n» 11. N. W. Simla^ 1872, 1 sh. 3 d. — Sheet, 72, S. W. Ibid., 1 sh. 3 d.

S 1*'. £tude administrative des territoires de l'Inde anglaise.

Le district de Ghazipoûr.

Le gouvernement britannique de Tlnde rentre aujourd'hui d'une manière sérieuse dans l'investigation des vastes territoires de la Péninsule ; et cette investigation, bien qu'entreprise particulièrement à un point de vue d'utilité administrative, n'en promet pas moins à toutes les branches de la science, à la géographie comme à l'histoire naturelle, à l'ethnographie, à l'histoire locale et à l'archéologie comme aux études économiques, une large récolte d'informations précises. L'Inde n'est pas, assurément, nn pays inconnu ; toute une armée de voyageurs savants, surtout depuis la fin du dernier siècle, en a rapporté une masse prodigieuse de faits et d'observations : mais si les explorateurs sont nombreux, le champ des recherches est immense, et bien des lacunes restent à remplir. Il y a d'ailleurs des renseignements intimes qu'une administra-

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