‹ L'Année géographique (volume 4)Chapitre 25 sur 337 · J. 0. Trbmlett. Notes on old Dihli. lh%d,f p · texte numérisé non relu

J. 0. Trbmlett. Notes on old Dihli. lh%d,f p

Dans ce mémoire sar le yieux Delhi, Tautenr borne ses remarques aux édifices hindous ou pathans c[ui ofirent un intérêt architectural oa historique.

53. H. Hardy Colb. Illustrations of ancient buildings in Kashmir,

prepared at the India Muséum, under the authority of the secretary of State for India in concil, from photograpbs, plans and drawings taken, by order of the government of India, by H. Cole, lieut. R. E. superintendant archeological survey of India, N. W. Provinces. Lond., 1870, in-4% 58 pi. a 1. 10 sh. (Allen).

En 1868, Tanteur fut chargé de diriger une investigation archéologique des provinces du N. 0. et du Pendjab. Il fut occupé jusqu'en novembre à examiner, avec uii photographe, les principaux temples anciens du Kachmir; après quoi, il vint étudier les anciens édifices du voisinage de Mattra, accompagné de M. Simpson, qui en prit cinquante-huit photographies. L'année suivante, les antiquités de Santchi furent relevées au moyen d'empreintes et de moulages, et les pièces ainsi obtenues, an nombre de cent douze reproduisant 737 pieds carrés de Kulptures, furent expédiées en Angleterre, où elles ont été assemblées de n^an^ère à reproduire Timage des monuments. On en a tiré des moulais pour les musées de Kensington, de Dui)lin et d'Edimbourg. Cet ensemble de relevés archéologiques, réduits par la photographié, compose le magnifique volume qui vient d'être publié. Ce volume est consacré an Kachmir; un second volume, qui suivra de près, s'il n'a ^éjà paru, re- ))roduira les monuments deTancieupe Mathourà, la grande .c^tl royale.

54. J. MuiH. Original sanscrit tezts; or, the origin and history of ther

people of India, their religion and institutions. Vol. V. Lond. , 1870, in-8% 497 p.

Ce cinquième volume se rapporte à la cosmogonie, à la mythologie, aux idées religieuses, à la vie et aux habitudes des Hindous de TAge védique.

5^. The History of India as told by its own historians. Bdited, fiom the posthumous papers of the late sir H. M. EllioT| by Prof^ J. Dowson.. lond., 1867-1870, 3 vol.

Cette co^ection se rapporte exclusivement à la période muialmane. Le premier volume se compose d'extraits de géographes aral^et relatifs à l'Inde ; les deux autres volumes sont consacrés aux historiens musulmans. L'ouvrage suivant est le complément naturel de cette importante collection.

66. Henry Elliot. Memoirs on the history, folk-lore, and distribution of the races of the North-Western provinces of India ; b'eing an amplified édition of the original Supplemental Glossary of Indian terms. Edited, revised, and re-arranged by J. Beames. Lond,, 1869, 2 vol. in-8».

57. Col. H. YuLB. An endeavour to elucidate Rashiduddln'a geogra*

phical notices of India. The Journal of ihe Royal Asiatie society. New séries, vol. IV, part II. lond., 1870, p. 340-356.

58. Vida de Dom Joào de Castro, quarto viso-rei da India, escripta por Jacinto Freire db ândrada. Impressa conforme a primeira ediçao de 1651. Âjuntao-se algumas brèves notas auctorizadas com documentos originaes e inédites, por Dom fr. Francisco de San Luiz, bispo reservatorio de Goimbra.... PariSy 1870, gr. in-18, 391 pages, carte et fig. (AiUaud). 4 fr.

50. Rassum-i-Hind, containing : I. an Account of the Castes and religion of the Himdus, and two stories ezhibiting their social customs, religidlis rites, manners and habits ; II, a description of the religion and castes of the Mahomedan population of India.

5 parts. Lahore, 1869> in-8°. 18 sh.

60. À. BsQOBR, président du tribunal. Essai sur les castes dans l'Inde. Pondic/i^y, 1870, in-8% 500 pages.

6t. H. V. ScHLAGiNTWEiT-Sakilnlûnski. Rçisej! ii^ Indien un4 Hoch- Asien. 2^* B'i Hochasien. I. Der Himalaya, vonBhutan bis Kashmir. lenafWl, in-8*', 488 p4ges, avec 10 pl^qqlfps. 5 tbaUrs. (Costenoble.)

Cotte importante relation est destinée à donner une publicité réelle à Texploration scientifique de MM. Schlagintweit, dont la publication originale, par son format, sa magnificence artistique et son prix, était hors de la portée du public en général; elle aura un troisième et dernier volume, qui sera consacré au versant nord de THimàlaya jusqu'au Kouèn-loun (voir le précédent volume de V Années p. 297, et le t. n, 1863, p. S23).

62. Gapt. A« F. P. Harcourt. The himalayan districts of Kooloo,

Lahoul, and Spiti. lond.j 1871, petit in-8% with illystr. 10 sh.

6 d. (All€n).

63. J. Hatbeson. Englai^d to Delhi; a Narrative of indian travel.

fA)nd.f |87Ô, gr. in-8*. With nujnero|is ims^f^liops. 31 sh.6d. (Longipans).

64. T. W. ToLBOBT. The district of Lùdiâna. Journal of the As. soc. of

Bengàl, part I, 1869, p. 83-104.

65. H. Blocmann. Notes on places of historical interest in the district

of Hugli. Proceedings of the Asiat» soc, of Bengalj apr. 1870, p^ 109-127.

L'auteur s'occupe de deux places mentionnées par les chroniqueurs musulmans, Madâran et Pandouah, il retrouve la première (dont le nom local se conserve encore) dans le village de Bhitargarh, du district dllongll, à 7 milles à TO. de la ville de Djahanabàd. — Pandouah,

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place aojourd'hoi roiaée, n^est plus qu'un village, la deuxième station du chemin de fer après Hougll.

66. T. H.Lewin, deputy commissioner of Hill tracts. Le Loshi tribes.

Wild races of South-Eastera îndia. Lond., 1871, iii-8*. 10 sh. 6 d. (Allen).

67. J. Shortt. Habits and manners of Harvar tribes of India. Jfe-

moirs read before the ArUhropol, soc. of Lond,, III, 1870» p. 120.

68. Sir H. Bartle E. Frbre. Notes on the Runn of Cutch and neigh-

bouring région (1870). Jourrt^ of the Bs Geogr. soc. of Lond., vol. 40, 1870, p. 181-207. Map.

69. Capt. J. Forsyth, Bengal staff corps. The Highlands of Central

India. Notes on their forests and wild tribes, natural history and sports. lond., 1871, in-8*' (Chapman).

70. Rob. H. Elliot. The expériences of a planter in the jungles of

Mysore. Lond, y 1871, 2 vol. in-8'', with iUustr. (Chapman).

71. A Catalogue of Maps of the British possessions in India and other

parts of Asia. Published by order of H. M. secretary of State in council. Lond,, 1870, in-8* (Allen).

Ce catalogue n'est pas un simple répertoire de titres. — Outre qnHl fournit un tableau complet de la cartographie de l'Inde, on y trouve des notices intéressantes et utiles.

72. John Walker. Map of India, shevfring the British Territories,

subdivided into coUectorates , and including British Bunnah ; with the position and boundary of each native State. Chiefly compiled from trigonometrical surveys. Lond , 1871, 6 feuilles (au 2,000,000«),

Le principal mérite de cette carte, c'est l'indication claire des limites politiques et administratives, et le tracé des chemins de fer. L'orocpnphie manque à peu près complètement, et les détails sont très-cUdrsemés eu égard à l'échelle. Le tout est traité dans la manière lâche trop familière aux cartographes anglais.

73. Indian Océan, 2 sh. au 8,760,000*. Lond., 1870, 7 sh, 6 d. (hy-

drogr. office, n* 748).

74. Golfe du Bengale. Bouches du Gange. N* 2487. (Corrigée en 1869.

Paris, Dépôt de la Mar.)

L'histoire géographique de la péninsule hindoue. M. Markham.

L'Inde, dans ces deux dernières années, a été l'objet de publications d'une haute importance. Le savant ouvrage de M. Al. 6unningham sur l'ancienne géographie du nord de la péninsule (n<^ 50), la deuxième partie de la relation vulgarisée des frères Schlagintweit^ relation si riche d'observations et si pleine défaits (n° 61), et enfin, au double point de vue de Tart et de l'archéologie^ le splendide album de M. Hardy Gole (no 53), sont des œuvres de premier ordre; mais le morceau capital est le Mémoire de M. Cléments Markham sur les explorations de l'Inde (n° 45). Ce grand et beau travail n'est rien moins qu'un tableau historique des études dont rinde a été l'objet, particulièrement depuis que ces études ont pris un caractère véritablement scientifique, c'est-à-dire depuis quatre-vingts ans; et ce vaste cadre, qui embrasse tant de sujets différents, a été admirablement rempli. La géographie et les procédés délicats du levé topographique, l'étude physique du sol et du climat, l'histoire naturelle dans ses branches multiples, l'histoire des races et l'étude des idiomes, les antiquités écrites et les monuments, les cultes, les théories philosophiques, la littérature, rien n'a été omis dans ce savant-inventaire, où les sources sont soigneusement indiquées, et dont l'auteur a su écarter la sécheresse sans rien sacrifier de Texactitud 3 scrupuleuse. Nul mieux que M. Markham n'était d'ailleurs désigné pour un pareil travail. Géographe profondément instruit, naturaliste de profession, écrivain habile, voyageur éminent, M. Markham — que nous n'avons pas l'honneur de connaître, si ce n'est par ses œuvres — a touché avec distinction à tous ces côtés de la science. Deux relations du Pérou, qui comptent parmi les meilleures et les plus substantielles, différents Mémoires bien étudiés sur

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rinde y sur les populations de rAmazone, sur la région arctique ; de bons travaux sur l'Abyssinie^ qu'il a visitée avec l'expédition anglaise; deux volumes de la rare et précieuse collection d'anciens voyages que publie la Société Hakluyt de Londres, l'un consacré aux expéditions du seizième et du dix-septième siècle dans la vallée de l'Amazone , l'autre au voyage à Samarcande de Gonzalez de Glavijo, envoyé du roi de Castille versTamerldn en 1403 : ces nombreux travaux, et je ne les rappelle pas tous, témoignent d'un savoir solide et varié. M. Markham, dans la préface de son ouvrage actuel , expose la marche qu'il y a suivie et les sujets qu'il y a fait entrer. L'histoire des travaux du major Rennell en est le point de départ. Hennell, le premier après d*Anville, et avec une masse toute nouvelle de matériaux fournis par les opérations des armées anglaises, construisit la carte de l'Inde avec le seul secours des itinéraires, des informations orales et de quelques levés militaires ou hydrographiques. La première édition de la carte de Hennell et du Mémoire qui l'accompagne est de 1785. C'est seulement quinze ans plus tard , dans la première année du siècle actuel, que cotnmencèrent les premières opérations géodésiques sur lesquelles repose la grande carte (encore inachevée) dite de la Compagnie, sous la direction du colonel Lambton. On suit dans le livre de M. Markham le développement graduel de cet immense travail, dont les bases trigonométriques font honneur aux ingénieurs qui l'ont successivement conduit, bien que l'on ne puisse disconvenir que la carte elle-même laisse fort à désirer au point de vue de l'exécution graphique et plus encore delà nomenclature. M. Markham suit de même la marche des études géologiques et physiques. Il y rattache, comme y tenant de près, les investigations archéologiques. Les recherches de l'archéologue, dit-il k ce propos, nécessitent des fouilles et d'autres travaux sur le sol; sous ce rapport il marche de pair avec les ingénieurs et les explorateur9

géographes. Dans la section consacrée à l'archéologie, M. Markham pasâë en revue les travaux de sir Williams Jones et de ses disciples, particulièrement ceux de James Prinsep et des investigateurs qui, durant cette brillante période de l'archéologie indienne, se livrèrent sur ses traces, avec tant d'enthousiasme, à l'étude des monuments et k la Recherche des inscriptions; il n'a pas oublié non plus les travaux des archéologues actuels, les Thomas, le» Fergusson , les Gunningham , les Taylor, etc. , tous formés à l'école de Prinsep et de Golebrook, dont ils suivent les traces. Le gouvernement de l'Inde comprend la valeur des récherches archéologiques, et l'auteur ne doute pas que dé nouvelles investigations ne doivent être continuées.

« L'astronomie indienne date de plus de mille ans, poursuit M. Markham; et le vieil Aryabhàta était noblement représenté dans ces derniers temps par l'infatigable et savant Radjah Djeï Singh> avec ses cinq observatoires et ses instruments de dimenâions colossales. »

Dans la section de la géographie physique, l'auteur a exposé avec quelque étendue les tentatives qui ont été faites pour déduire un certain nombre de faits généraux des innombrables observations de détail enregistrées au prix d'immenses labeurs par les ingénieurs, les physiciens, les géologues et les antiquaires, k Les triangulations du géomètre fouhiissetit le squelëtie ; l'ingénieur topographe y apporte le sang et la chair: mais c'est l'écrivain, le géographe proprement dit, qui revêt cette chose nue encore du vêtement qui nous charme. C'est lui qui la complète et lui donne la beauté. »

Puisque nous touchons aux choses de l'Inde ancienne, quelques mots encore sur une question qui a été dernièrement débattue au sein d'une des sociétés savantes de la péninsule, l'origine de l'architecture : sous cette enveloppe un peu technique, il s'a^t en réalité de l'histoire de l'état social che7 les Aryas brahmaniques. Nous transcrivons

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ce qui suit des Proceedings of the Asiatic society of Bengàlj janvier 1 87 1 ; la note a pour titre : On the antiquity of indian architecture, c Les restes les plus anciens qui nous soient connus^ est'il dit, sont les Piliers d'Açôka, et ils ne remontent pai^ à plus de la moitié du troisième siècle avant l'ère chrétienne. De là s'est formée l'opinion que les anciens Ariens ignoraientl'artdeconstruire des édifices considérables en pierre et en briques, et que les anciens Hindous habitaient dans des huttes couvertes en chaume et des maisons en terre. M. Fergusson, qui a adopté cette opinion, ajoute que les Hindous apprirent des Grecs qui vinrent dans llnde avec Alexandre l'art de bâtir, et que les spécimens d'architecture les plus anciens du pays paraissent appartenir à la première période de transition du bois à la pierre. M. Bâbou Râdjendralâla Mitra combat ces hypothèses par un certain nombre de citations du Rig Véda, — ouvrage que l'on regarde généralement comme étant de la même époque que les livres de Moïse, — dans lesquels il est &it allusion à des villes fortifiées, à de grands palais, à des habitations de trois étages, à des briques , des colonnes, et à d'autres objets qui n'ont pu exister sans œuvre de maçonnerie d'une nature quelconque. D'autres citations tirées de Pânini, du Râmâyana et du Mahâbhârata prouvent l'existence de maisons en pierre k une très-ancienne période de l'histoire de l'Inde. M. Râdjendralâla nie que la religion bouddhique, qui fut une simple réforme de la vieille foi brahmanique, ait pu influer en quoi que oe soit sur l'origine de l'architecture, et il compare l'invasion d'Alexandre à la récente expédition des Anglais en Abyssiuie , qui n'a eu certes aucune influence sur les arts domestiques des Abyssins. Il est difficile de croire qu'Alexandre amena avec lui un grand nombre d'ouvriers, de maçons et d'architectes, afin d'en laisser quelques-uns après lui pour faire l'éducation architecturale des Indiens ; et il serait absurde de supposer qu'un roi comme Açôka, qui aurait habité original-

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