RÉGION TRANS-HIMALAYENNE
Explorations anglaises dans les hauts pays au nord et au nord-ouest de Tlnde.
TIBET. LADAKH. BALTI. DARDI8TAN. TARKAND.
75. Major T. G. MontgoWérib, Roy. Eogin. Report of the trans-hima-
layan explorations during 1867. From the original joumals of the trans-himalayan exploring parties. Journal of the Roy. Geogr. *oc., vol. XXXIX^ 1869, p. 146-187.
76. Narrative Report of the trans-himalayans explorations made during
1868, drawn up by Major T. G. Montgombrie, R. E., from the original joumals of the trans-himalayan exploring parties. JoumcU of the Asiatic soc, of Bengale part II, 1870| n** 1, p. 47-60.
77. Major T. G. Montoomerie, Report of the Jfir;ra'« exploration of
the route from Caubul to Kasbgar; drawn up from his original joumals. (Extracts.) Proceedingt of the R, Geogr» soc., vol. XV, n* 3, p. 181-204.
Voir ci-dessous au S <*' du discours. »
Un sommaire de ce Rapport se trouve dans les Proceedingt de la Société de géographie de Londres, vol. XIII, n* 3, p. 206- 214-. Le Rapport entier, avec une carte, sera inséré au t. XLI du journal.
78. D' J. L. Stbwart. Notes of a botanical tour in Ladakor Western
Tibet. Tiransact, of Edinb, Botanical soc.^ vol. X, 1868-69, p. 207-239.
Cette excursion a eu lien d*août en octobre 186B ; M. Stewart, consenrateur forestier du Pendjab, se proposait de compléter les collections faites dans le LadakparJacqnemont, Vigne, et d'au très voyageurs. 'Il franchit dix-sept passes de plus de 14 000 pieds anglais d'altitude (4300 mètres) , et ne se trouva jamais au-dessous de lO 000 pieds (3050 m.).
l'année GHOGR. IX. 3
34 ASIE. {n*»' 75-87)
79. T. T. Couper. On the course of the Tsan-po and Irrawaddy, amd on Tibet. Proeeed. of the R". Geogr. soc,^ vol. XIII, n" 5, 1869, p. 392-395 ; avec un fragment de carte chinoise.
M. Cooper n'a fait ici que relever un vieux débat, dont il ignorait les antécédents. La question de récoulcment inférieur du Tzang-bo, ou grande rivière du Tibet, — soit par l'iravadl, ainsi que l'a cru d'AnvilIe et comme Ta soutenu Klaproth, l'un et l'autre d'après les cartes chinoises, soit par le Brahmapoutre, comme semblent Teziger invinciblement toutes les données physiques, — cette question est encore en suspens, en ce sens que les explorateurs européens n*ont pu reconnaître jusqu'à présent ni le cours inférieur du Tzang-bo, ni le cours supérieur du Brahmapoutra au<*dessu8 de l'Assam, ni le haut Iravadl au delà des gorges par lesquelles il pénètre par deux branches dans le Barmà ; mais, encore une fois, toutes les raisons physiques,.dans l'état des notions acquises, sont pour l'identité du Tzang-bo et du Brahmapoutra. Nous avons déjà touché cette question dans un précédent volume dQVAnuéô géographique, t. I, 186U, p. 311. Le D** Anderson a discuté théoriquement la même question dans un mémoire, auquel nous reviendrons plus loin, sur les sources de l'Ira^adi {Proeeed. of the R, Geogr, «oc, XIV, n« 5, 1870, p. 346), et il ne dgute pas non plus de l'écoulement du grand fleuve du Tibet par le Brahmapoutra.
80. G. W. Leitner. ResuUs of a tour in Dardistan, Kashmir, Little
Tibet, Ladak, Zanskar, etc.; in 4 volumes.— Vol. I. The languages and races of Dardistan. Part 1 : a comparative Vocabulary and Grammar of the Dardu languages. Part 2 : Vocabulary (liûguisticy geographical and cthnographical), and Dialogues in the astori, ghiighiti and chilase dialccts of Chinl. Lahore, 1867- ' 1870, in-4". 10 sh.
Ces notes sur un pays et des tribus presque inconnus ont été recueillies pendant un voyage de six mois, en 1866. Voir le précédent Tolume de VAnnéet où la première partie du volume est annoncée.
81. Du même : On the races and languages of Dardistan. Journal of
theEthnol, soc. of LonUoi^^ vol. II, n** 1, april 1870, p. 31-34.
82. Manphool Pandit. On the relations between Gilgit, Ghitral and
Kashmir. The Journal of the KihnologicaX society of London^ vol. 11, n" 1, april 1870, p. 35-39.
Communication faite à la Société à l'occasion de la note du D'LeH' ner. Voici quelques-uns des principaux renseignements contenus dans cette communication. Le GhUghii est un canton montagneux traversé par une rivière du même nom, au sud de la chaîne de Karakoram, sur le côté droit du Sindh. Il peut avoir loo milles anglais dans sa longueur (160 kilom.), avec une largeur moyenne de 36 milles. YasTn, canton qui appartient au Uaut-Tchitral, le borne à l'O., Ilanza et Nagri an N.«( au N. E., le Sindh, qui le sépare de Hazara et d'A8tor,au S. et au S. E., leBuIti ou Petit-Tibet à l'Ë. La rivière de (ihilghit est un des principaux tributaires du haut Indus; elle se forme de deux branolMS tapé-
rienres, le Taâln et le Parasot, et vient se réonir à ladr. da sindh, après nn eoars d'au moins 180 milles ou environ 300 kilomMres, Son principal affinent est la rivière qui lui apporte les eaux réunies de Hanza et de Nagri. La ville de Ghilghit est à une certaine distance audessus du confluent de cette rivière, à 22 marches an N. 0. du Kachmlr, et à la même distance de Kachkaro ou Karfagar (qu'il ne faut pas confondre avec leKachgar du Turkestan), capitale du Bas Tchitral. — Ces renseignements , si on les peut recevoir avec une confiance explicite, nécessiteraient quelques modifications dans le tracé de la vallée de Ghilgbit, telle que nous la voyons figurée sur la grande carte en k feuilles du Turkestan publiée à Dehra-Doon en 1868 par le bureau du Great Irigonometrical Survey of India, sous la direction du colonel Walker.
Le peuple de Ghilghit est musulman de la secte persane on chiite; on estime que le pays renferme un millier de maisons. Le sol donnt bien juste de quoi suffire à la consommation locale, en rix, orge et fruits divers, pommes, abricots, noix, etc.
La note du pandit Manphoul donne aussi des détails sur le Tchitral, la plus étendue des vallées que THlndou-kouch couvre au nord. Nous y voyons que les Tchitralis, très-estimés des Persans et recherches comme esclaves à cause de leur beauté physique, se font remarque)? par la régularité des traits, la belle coupe du visage, et leurs yeux noirs comme leur chevelure; tandis que les Kàfirs, leurs voisins (c'est-à-dire les tribus non converties et à demi sauvages des vallées supérieures), se distinguent par la blancheur du teint, leurs joues rosées, leurs yeux bleus et leurs cheveux de noauoe claire (voir À oo sujet le tome VIII de VÂnnéey p. 281).
83. Dotiglas FoBSTTB) Despatches and Memoranda ; or eztracts of deé-
patcbes or memoranda which hâve been sent to the govemment of India siDce 1866, bTil. Forsyth or other officers ou the frontier, as to the trade of îndia with Eastem Turkestan, or the countries between it and the Punjab. Ordered by the Uouse of Communs to be printed. Lond., 1869, gr. in-4% 58 pages et carte.
M. Forsyth, employé civil de radmlnistration de llnde dans le Pend^ jab, s'est- dévoué avec un grand xèla an développement des rapports commerciaux entre le nord-ouest de l'Inde et le Turkestan oriental^ c'est-à-dire les pays de Kachgar et de Yarkand. La correspondance réunie dans ce Blue Book contient, entre autres, d'utiles indications sur les diverses routes qui conduisent du Pendjab à Khotan et à Yarkand.
84. R. B. Shaw. a Yisit to Yarkand and Kasbgar (1868). Proeeedings
oftheR. Geogr. soc, of Lond., vol. XIV, 1870, p. 124-137.
— Du môme : Narrative of a journey to High Tartary, Yarkand, and Kashgar. Lond.j 1871, in-8<', with illustr. 16 sh. (G. Murray).