‹ L'Année géographique (volume 4)Chapitre 254 sur 337 · NOUVELLE-ZÉLANDE · texte numérisé non relu

NOUVELLE-ZÉLANDE

239. Guide Gora. Spedizione italiana alla Nuova Guinca. Roma, 1872 petit iii-8*, 39 pages.

240. Die Insel Tud in der Torres-Strasse^ und ein Besuch an (1er Sûdkûste von Neu-Guinea. Mittheil. dePetermann, 1872, n' 7, p. 254-256.

Il semble qne la Noavelle-Gainée, restée jusqu'à présent une des grandes lacunes de la carte du globe, soit sur le point de s'ouvrir devant les efforts simultanés des explorateurs. Un jeune et zélé natu raliste italien, M. Odoardo Beccari, dont M. Cora nous raconte les préparatifs ; nn antre naturaliste, M. Meyer, qui a passé à Célèbes une partie de 1871; une expédition préparée par le gouvernement hollandais, et une pointe anglaise dirigée du cap York sur la côte opposée du détroit de Terres, doivent, selon toute apparence, aboutir enfin, sur un point ou sur un autre, à des résultats importants. C'est une chose assez singulière qu'une terre grande deux fois comme l'Angleterre et l'Ecosse, et qui forme, à vrai dire, le prolongement de l'Australie, ait jusqu'ici excité si peu d'intérêt chez les investigateurs anglais, pour ne parler que de ceux dont cette terre nouvelle est en quelque sorte le domaine naturel.

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'«'41. Notes d*un colon sur la NouvelIc-C<iIé(loTiie. BuUetin de la Soc, de Géogr., février 1872, p, 216-23G.

Note instructive, faisant bien connaître Tétat actael de la NoaveUfl- Calédonie. (Voir aussi notre précédent volume, p. 10*2). Voici ce que la Kote dit des aborigènes : < La population indigène s'élève actuellemont à 95 000 habitants, chiffre plus supposé que vérifié. Les Néo'Calédoniens sont d'une belle race, stature élancée et athlétique, comme cellt des montagnards en général ; ils sont braves et belliqueux, portent des turbans pittoresques faits avec une étoffe fabriquée dans le pays, quelques-uns formant un c.'ne au-dessus de leur tète : ce costume est complété par un pagne autour des reins. Le tomahawk est leur instparable compagnon ; tout homme qui n'a pas de flèche en porte nn. Ils mettent leur fronde dans le turban, ou roulée autour du coa tA pendante par derrière. Ils portent les projectiles dans un filet aotour de la ceinture; comme ces pierres sont effilées aux deux extrémités, elles sont assez dangereuses. La fronde est leur mode de combat le plus ordinaire. L'usage des flèches est commun à tous les sauvages; elles sont lancées au moyen d'uiie petite corde, lâche à une extrémité et nouée à l'autre. A distance d'une portée de fusil, ces flèches ont encore une grande vigueur et peuvent transpercer un homme. >

242. Parquet, ancien chef du service topographique à la Nouvelle- Calédonie. Topographie de la Nouvelle-Calédonie septentrionale. Revue Maritime et Colon.j août 1872, p. 291-2^4.

L'auteur de la Note a exécuté, à l'échelle du 20 ooo* et da SO 000", le levé de la partie nord de la colonie.

ïAla des Pins.

Voici une notice sur l'île des Pins, où sont installés une partie des déportés :

L'tle des Pins se présente, quand on arrive du large, sons Paspect d'une terre peu élevée, dominée vers son centre par un mamelon. A mesure que l'on avance, et bien avant qaeron puisse distinguer les détails de la côte, on voit surgir les cimes des pins qui croissent en abondance sur les bords de 111e principale, et couvrent une partie des îles basses qui forment les divers mouillages de Raa, de PAlcmène et de Gadji.

Placée à l'extrémité sud-est de la grande terre dont elle semble n'être que le prolongement, l'Ile des Pins reçoit, en toutes saisons, les vents frais de la mer, et la température, qui dépasse rarement trente degrés centigrades pendant le jour, est toujours fraîche pendant la nuit en été et souvent presque froide en hiver.

L'tle entière ne compte guère aujourd'hui que deux mille

cinq cents habitants, panni lesquels miUe indigènes de Tile Mare, qui, forces par suite de guerres de religion, d'éyacuer leurs villages, sont venus, sous la conduite de deux missionnaires catholiques, s'établir à Tile des Pins. On n'observe dans rUe aucune maladie épidémique ou endémique, et des Européens voués au travail ne pourraient se trouver nulle part dans des conditions hygiéniques meilleures.

Quoique à première vue l'Ile paraisse exclusivement réservée à l'exploitation des bois de sapin, il y reste assez de terrain libre pour qu'on puisse se livrer à Télève du bétail et tenter les plus importantes entreprises agricoles. ' Elle est formée d'un vaste plateau large d'environ huit kilomètres au nord, s'amincissant en courant vers le sud, et séparé de la mer par des plaines assez basses auxquelles il se relie par des pentes assez raides. Le sous-sol de ces plaines est madréporique, poreux par conséquent, et permettant, par l'infiltration, aux eaux qui pa raissent stagnantes, de se renouveler en s'écoulant vers la mer. C'est à cette constitution géologique qu'est due l'immunité de fièvres paludéennes qui existe dans ces îles, malgré les marais qui en bordent souvent les côtes. Le sol du plateau central est impropre à la culture, n'étant composé que de scories ferrugineuses sur lesquelles croissent quelques rares fougères, mais il n'en est pas de même des plaines qui l'entourent ; là, la terre est fertile, l'eau abonde, la végétation est luxuriante. On y trouve en un mot tous les éléments indispensables à l'établissement d'une colonie pénitentiaire.

Le choix qui a été fait, pour y fonder le premier centre agricole, d'une des vallées de la plaine d'Uro, présente les avantages suivants : proximité d'un mouillage d'accès relativement facile; communication avec la grande terre sans avoir à passer par le canal de la Havanah ; abondance d'eau douce, car, en outre des deux ruisseaux qui existent entre Tapen et Kaa» les premiers travaux d'installation qu'on a exécutés ont amené la découverte de nappes d'eau à très-faibles profondeurs; enfin, facilité d'établir le long des contre-forts une route en dehors des marais, de donner une position dominante à la force militaire chargée de la surveillance des déportés et du maintien du bon

ordre.

Le gouvernement local de la colonie a déjà pris toutes les dispositions pour organiser le service de la déportation.

Un commissaire-adjoint de la marine a été nommé directeur de la déportation à Nouméa, et un lieutenant de vaisseau com-

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mandaDt à 111e des Pins. Un marché a été passé pour assurer la déliyranoe de la viande fraîche anz déportés annoncés ; un détachement dMnfanterie de marine, ainsi qu'un garde principal du génie, ont été envoyés à Uro pour, Tinstallation préparée, recevoir à leur arrivée ceux des déportés qui auraient sou^ fert de la traversée.

Telles sont, en résumé, les bases sur lesquelles le service do la déportation à l'Ile des Pins va reposer dès son début. Les dispositions prises font face à tous les besoins d'une première installation. Elles pourront être améliorées ou recevoir un plus grand développement; mais dès maintenant elles ne laissent aucune partie du service en souffrance, et suffisent pour assurer Texécution de la loi du 23 mars 1872 dans les conditions qui ont été votées par TAssemblée nationale.

Des dispositions analogues ont été prises dans la presqulle Ducos, qui est voisine de Nouméa, et dans laquelle doivent être internés les condamnés à la déportation dans une enceinte fortifiée.

243. H. Grbffrath. Die pulitischrn Zustande auf den Fidschi-Inseln. Zeiixchr. der Gesellsch. filr Erdk. xu Berlin, VI, 1871 (n* 36), p. 540-548.

L*archipel Fidji est en train de se faire américain ; et de même qu'aux lies Havaï, on y joue de la manière la plus comique an parlementarisme constitutionnel, i A Tezception de quelques emplois inférieurs occupés par des indigènes, presque tons les fonctionnaires sont Américains ; on y trouve aussi quelques Anglais remplissant les fonctions de juges, de ministres, le métier de maîtres de poste, ete. Le gouvernement a un organe officiel, la Fidji Goremment OazeiU^ oA les décrets ofBciels sont insérés en anglais. Pâques est une fêta publique, et le gouvernement a même établi, pour imiter let Américains, un jour solennel d'actions de grâces, un < Thankgivingt day > (1 1 avril), où Ton prie TÊtre suprême de préserver file on le groupe dMles des orages qui pourraient le menacer. <•

Il faut se souvenir, après tout, qn'il y a une vingtaine d'années, 1« insulaires étaient encore anthropophages. Dans let familles on étranglait les vieillards, de peur qu'ils ne devinssent à charge à la communauté. A la mort d'un chef, ses femmes et ses esclaves étaient offuH en holocauste; les parents avaient le droit de tuer leurs enfantftj \m maîtres leurs esclaves, les chefs, tous les gens dn commun. Le meurtre et la guerre étant un passe temps, il n'y avait pas, à cette époque une moitié de la population qui mourût de mort naturelle. Le goAt do la chair humaine n'est peut-être pas tout à fait passé chez les Pk^ions; cependant, en ces dernières années, il n'y a en que très-peo de en d'anthropophagie. Les indemnités que les Américains ont réclamées pour les victimes, ont suffi pour mettre un terme à cette abominabls coutume.

IV0UySLL8-Z<LlNDE. S 1 1

Opérations géodésiques à la Nouvelle-Zélande.

M. H. Jackson, ingénieur en chef de Wellington (Nouvelle-Zélande), et M. J. T. Thompson, ingénieur en chef de la province d'Otago, dut fait en 1871 une série d'observations ayant pour objet de fixer rigoureusement la longitude absolue d'un point qui deviendrait le méridien initial dans toutes les opérations géodésiques de l'archipel. Les deux observations ont déterminé en premier lieu, par la méthode des culminations lunaires, la longitude absolue de deux points extrêmes, l'observatoire de Hutt, àWellington, et l'observatoire de Roclcyside à Caversham, province d'Otago; puis, comme moyen de vérification, on a déterminé l'intervalle en longitude des deux observatoires au moyen de l'appareil électrique. L'intervalle trouvé par ce procédé s'est accordé d'une manière merveilleuse avec celui que les* deux observateurs avaient déduit de leurs observations astronomiques : la différence, réduite en mesures linéaires, n'était que de 7 "',6. La longitude de l'observatoire de Wellington, d'après les observations astronomiques qui ont servi de base à cette opération délicate, est de II h. 39 min. 50 sec. 72 à l'E. du méridien de Greenwich {the Amlralasiariy 16 déc. 1872).

Réduite en arc, la longitude de l'observatoire de Wellington est de 174« 57' 40'' E. Gr. = 172* 37' 30" E. de Paris. Cette longitude n'apporte pas de changement sensible à la position assignée par les cartes antérieures. C'est une vérification.

S12 OCÈANiE. (n** 844-850.)

« POLTNÉ81R.

RéGION ANTARCTIQUE.

244. Rev. Luther A. Gduck, M. D. A Vocabulary of the Ponape dialect, Ponape-EDglish and EDglish-Ponape ; with a grammatical sketch. Journal of the Amer, Orient. Soc», toI. X, n* 1, p. 1- 109. New-Hamn, 1872, in-8*.

Llle Ponapi, oa Panipèt, est une des Iles principales do gnmpe oriental des Carolines.

245. Contre-amiral A. de Lapelin. LUe de Pâques (Rapa-Nuî). Iteimc Marit. et Colon., nov. 1872, p. 105-125; déc., p. 526-544.

246. Carte des archipels Taîti, Pomotou, etc. Corrigée en 1872. Dépôt de la Marine (n* 985).

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