‹ L'Année géographique (volume 4)Chapitre 253 sur 337 · AUSTRALIE · texte numérisé non relu

AUSTRALIE

226. Cn. RuELENS. La découverte de rAustralie. Notice sur un manuscrit de la bibliothèque de Bruxelles. Anvers, 1812, in-8*.

Nous ne connaissons de cet opuscule que le titre. En Angleterre, M. Major, à qui l'on doit déjà de bons travaux historiques sur TAustralici a lu au sein de la Société des Antiquaires de Londres an mémoire intitulé Furiher facts in the history of the early discovery of Aw traita. Dans un précédent travail, M. Major avait montré que les Portugais, longtemps avant les Hollandais, avaient eu connaissance du continent australien ; dans ce nouveau nqemoire, M. Major établit, sur des documents jusqu'à présent ignorés, notamment d'après une carte récemment acquise par le British Muséum, carte signée d'Oronce Fine de Briançon et datée de 1531, que les premières notions connues deoe qui fut nommé plus tard la Nouvelle-Hollande se trouvent s^or des cartes françaises fort antérieures aux découvertes portugaises. Le mémoire de M. Major n'est pas encore impnmé; on en trouve une analyse succincte dans la dernière Address du président de la Société de Géographie de Londres, 27 mars 1 872 (Procee Jûi^5 de la Société, yoLXVI, no 4, p. 352).

227. D' Paul Topinard. Étude sur les races indig^nes de TAustralie. PariSy 1872 , in-8-, 120 pages. (Extrait du Bulletin de la Soc. d^AnthropoL, févr. 1872.) — Voir ci-après.

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228. Nbvicater. Ueber die intellectuellen und moralischeo Eigenschaften der Eingeborenen Australiens. Zeitschrift fur Ethnologie, 1871, 4* cab., Mémoires, p. 69-80.

229. D'H. Beckler. Die Ureinwohner Australien^. IX Jahresbericht des Vereins fur Erdkunde nu Dresden. Dresd., 1872, in-8», p. 1-18.

Sur Tethnographie aastralienne, lire le résumé de M. Gerland (cidessus, n» 223), au t. VI de V Anthropologie der Naturvolker, p. 706-

230. Du même. Das Murray-und Darling-Gcbiot, eine geographîsche Skizze. VII Jahresbericht des Vereins fur Ërdk.xu Dresden, Dresden, 1870, p. 74-94.

231. Mrs. -E. Millett. An australian parsonage; or, the Settler and the Savage in Western Australia. Lond.^ 1871, in-8 (Stanford).

232. J. FoRREST, government surveyor. Journal of an expédition to explore the country from West Australia to Port Eucla, and thence to Adclaide, South Australia. Journal ofthe Roy, Gtogr, Soe,, vol. XLI, p. 361-372.

233. J. M. Gilmore's. Reisen in Central Australien, zur Aufsuchung von Spuren Leichhardt's, 1871. Mittheilungen de Petermann, 1872, n* 12, p. 441-445, avec carte.

234. D' G. Neumater. Hypsometrische Messungen in Verbindung mit den Arheiten des Magnctical Survey of Victoria. Mittheilungen de Petermann, 1871, n" 12, p. 441-450. Carte.

235. Ch. H. Eden. My wife and I in Queensland. Lond,^ 1872, in-8» (Longmans) .

236. G. S. Baden-Powell. New homes for the old country. Lond. , 1872, in-8» (Bentley).

237. Th. Ham. Map of Queensland (au 1 500 000). Brishane^ 1871, 4 8h.

238. D' J. D. Macdonald. Notes sur 1« topographie et Thistoire naturelle de rîle Lord Howe (trad. de l'angl. par le D' Rochefort). Àrchines de Médec, navakj avr. 1872, p. 241-250.

La belle lie qui fait l'objet de ce rapport est située à 400 milles envitOD à 1*E de la côte du New South Wales, sous le parallèle de Port Macquàrie (vers le 32* degré de lat. S.).

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S !•'. Études sar la race aborigène de TAostralie. Neumayer.

Beckler. Topinard.

Quelque bas qu'elle soit placée dans l'échelle morale et physique, la population aborigène de l'Australie n'en appelle pas moins, au même titre que les autres groupes de la famille humaine, les études sérieuses de l'anthropologie. Déjà bien des recherches, bien des travaux partiels exis^ tent sur ce sujet, et aujourd'hui encore nous avons à noter deux études intéressantes de M. Neumayer et de M. Seokler (ci-dessus, n~ 234 et 229); mais jusqu'à présent le sujet n'a été nulle part, à notre connaissance, traité dans son ensemble d'une manière aussi complète que dans le Rapport du D' Topinard n«227).

C'est un travail achevé, aussi judicieux que savant et pro- , fondement étudié. Nous n'en pouvons faire connaître que la conclusion, telle que l'auteur la formule : « En résumé, j'admets qu'il existe en Australie deux éléments ethniques primordiaux, qui par leur mélange en proportions varisJbles forment une série dont les deux extrêmes correspondent à deux races distinctes.

« La première est dolichocéphale, de haute taille, robuste et bien proportionnée de corps ; elle a les cheveux longs, droits et lisses, les traits vigoureusement dessinés et la peau couleur chocolat ou cuivre foncé. D'ujie intelligence proportionnée à des besoins restreints et appropriés au milieu où elle se meut, ses générations actuelles se refusent à accepter la vie sociale comme la comprennent les Aryens. Donc, comme toute création jetée hors de son milieu, elle devra succomber. Ses représentants sont encore nombreux, et constituent la masse de la population indigène du continent.

c La seconde est plus dolichocéphale encore, de petite taille, mal faite de corps; elle a le teint noir foncé, les che-

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veux frisés ou crépns, le crâne petit et rond, les m&choires très-prognathes, le sclérotique jaunâtre, les pieds plats, pas de mollet, etc. ; ces caractères plus ou moins négroïdes à Torigine restent d'ailleurs à préciser. D'une intelligence moindre que la précédente, elle semble presque incapable de subvenir à ses besoins. De notre civilisation elle n'adopte que les vices, et s'éteint d'autant plus rapidement que les Européens sont entrés en contact avec elle les premiers. Depuis longtemps elle obéissait à la loi de concurrence vitale vis-à-vis de l'autre race ; l'intervention aryenne lui a porté le dernier coup. 11 y a donc urgence d'étudier les misérables restes, représentés çà et là, dans les tribus mixtes, par les femmes surtout et par les cas d'atavisme ; et peut-être aussi dans quelques rares tribus inférieures. ]>Le Rapport du D' Topinard est destiné à servir désormais de manuel ethnologique aux explorateurs sérieux du continent australien.

Précisément on annonce (Soc. de Géogr. de Londres, séance du 9 déceml)re 1872) que deux expéditions simultanées sont au moment d'entreprendre l'exploration intérieure de la moitié occidentale du continent. L'une des deux expéditions a été mise sur pied par le gouvernement de South Australia, et elle est placée sous le commandement de M. W. Gosse; l'autre est une entreprise privée équipée aux frais de M. Elder, et qui est munie de chameaux. L'une et l'autre partent des stations permanentes de la grande ligne télégraphique, presque au centre du continent, et elles doivent se porter à l'ouest en suivant des lignes à peu près parallèles, mais séparées par un intervalle d'au moins 100 milles, ou 160 kilomètres.

S 2. Vestiges de l'expédition de Leichhardt.

On a si souvent annoncé des découvertes qui semblaient de nature à jeter quelque jour sur la catastrophe inconnue

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dans laquelle ont disparu, il y maintenaiit vingt- quatre ans, Iiciclihardt et sa caravane (voir le t. V àeV Année géograph.^ p. 206 ; le t. K, p. 100, etc.), que l'intérêt public s'est un peu émoussé à ce sujet. Voici cependant une note répé^ par tous les journaux australiens, qui, en la supposant exacte, comme elle en a toute l'apparence, dirait le deniifdr mot de ce lugubre mystère.

IJ Argus de Melbourne raconte que des restes humains et des fragments de vêtements européens, provenant probablement de la compagnie d'exploration de Leichhardt, ont été apportés à Melbourne par l'inspecteur de police Gilmore, qui a récemment terminé son second voyage de recherches dans l'intérieur du pays (ci-dessus, n"" 233 de la bibliographie).

Dans son premier voyage, M. Gilmore avait pénétré jusqu'à Wantatta, localité située à l'ouest de Baroo,près du 25* degré de latit. et le 140*" degré dQ longit. (Greenw.). Là il trouva près d'une colline de sable des restes qui paraissaient être ceux de quatre Européens, avec des débris de vêtements également européens. Les naturels du pays lui dirent qu'en ce lieu quatre blancs, et plus loin trois autres, avaient été tués il y a longtemps. M. Gilmore ne pouvant continuer ses recherches à cause des inondations, revint à Brisbane en mars 1871 avec les objets qu'il avait découverts.

Il commença sa seconde recherche le 13 septembre delà même année, en partant de la station de police de Bulloo- Barracks, située à environ 800 milles de Brisbane. Il prit une route différente de celle qu'il avait suivie la première lois, et arriva à Wantatta où il trouva de nouveaux fragments d'ossements humains, provenant^ suivant toute apparence, de crânes d'hommes de race européenne.

A environ cent milles à l'ouest de Wantatta, il arriva à un vaste campement d'indigènes. Il découvrit une quantité de reliques européennes qui consistaient en débris d'habillements tels qu'on en porte dans un voyage d'exploration^

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des pantalons, nne moitié de bas, des morceaux de tissus imperméables, des fragments d'une toile détente et de couvertures blues, un briquet, du crin en quantité suffisante pour rembourrer une selle. Deux chiens de berger existant encore dans le pays prouvaient le passage des blancs dans ces parages. De nombreux objets fabriqués en poil de chèvre démontraient que les naturels avaient utilisé les troupeaux de chèvres que Leichhardt avait emmenés

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