RÉPUBLIQUE ARGENTINE
à one pablfeation restreinte, des détails dont il nons paraît intéressant de reproduire an moins quelques parties. « Il n'y a pas en Europe de population plus digne d'intérêt et de sympathie que celle du pays de Galles, que rattachent à la France de s> étroites affinités de race. Lorsque, après une lutte de deux siècles, la masse de la population celtique de la Grande-Bretagne a été définitivement expulsée, détruite on asservie par les Anglo-Saxons, les Bretons et les Cambriens surent, à force d'héroïsme, garder leur indépendance nationale et la maintenir longtemps encore après la chute de la domination saxonne. Ils ont su depuis, ce qui n'est peut-être ni moins difficile ni moins méritoire, conserver leur langue, et, grâce à elle, tous les caractères distinctifs qui constituent une nationalité morale. La principauté de Galles (Ct/mru en gallois, TFates en anglais), compte aujourd'hui environ douxe cent mille habitants restés en grande majorité fidèles à la langue de leurs ancêtres, le cymraeg (le c se prononce toujours fc), idiome apparenté de très-près à notre breton armoricain, et, de plus loin, au gaélique d'Irlande et d'Ecosse. Chaque année, il se publie dans cette langue une vingtaine de Revues ou de journaux politiques et littéraires, ainsi qu'un nombre considérable d'ouvrages sur les sujets les plus divers. Mais la principauté est trop étroite et trop peu fertile pour suffire au rapide accroissement de sa féconde population; aussi les Gallois émigrent-ils chaque année par milliers dans les grandes villes de l'Angleterre, en Australie, et surtout aux États-Unis d'Amérique. L*an de ceux qni ont pris ce dernier parti, le Rév. R. D. Thomas, plus connu de ses compatriotes sous le nom littéraire dlorthryn Gwynedd, s'est proposé, dans l'ouvrage actuel dont le premier volume vient de pte^ raitre, de faire l'histoire des divers établissements gallois de la grande république, et de réunir tous les renseignements statistiques, géographiques, biographiques, bibliographiques et autres, qui se rapportent à leurs intérêts moraux, nationaux ou matériels. U a entrepris là one tâche considérable, qui lui a déjà coûté de longues années de voyages et de recherches, et dont il parait s'être acquitté avec beaucoup de conscience et de soin.
■ M. Thomas donne en terminant quelques biographies de Gallois américains* Il évalue le nombre des Gallois, ou descendants de Gallois des États-Unis, à environ trois cent mille. D'après des éléments d'information asses incomplets, il en compte cent quinze mille comme parlant le gallois ; ce chiffre est très-probablement inférieur à la vérité. Le nombre des publications périodiques en langue galloise y est de huit : deux journaux hebdomadaires et six revues mensuelles. Malgré ces louables efforts, les établissements nouveaux, noyés au milieu des flots toujoars grossissants d'une population parlant l'anglais, ne pourront éviter le sort des établissements plus anciens, qui n'ont plus aujourd'hoi rien de gallois.
« Ne pouvant se résoudre à l'extinction de leur langue et de leur nationalité, malheureusement probable dans un avenir plus ou moins lointain, un certain nombre de Gallois patriotes résolut, il y a quelques années, de fonder, loin de tout centre de population, une colonie purement galloise où ils pussent concevoir l'espérance de se développer librement et de perpétuer indéfiniment la langue et le génie de leurs aleox. Une association se forma à cet effet dans la principauté, sous la présidence de M. Michael D. Jones, directeur du collège indépendant de Bala (comté de Merioneth), et, en 1865, un premier groupe d'émigrants vint commencer en Patagonie l'établissement d'une colonie autonome sous la suzeraineté de la Confédération Argentine. Cette co-
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lonie naissante est située par 43 degrés de latitude S. environ, sur les bords du Rio Chupat, que les émigrants appelèrent dans leur langue le Camxcy (le sinueux). Pendant les premières années, ils eurent beaucoup à souffrir et à lutter contre bien des difficoltés. Ils ont aujourd'hui passé la période la plus difficile; ils voient pea àpeu lear nombre s'augmenter et leurs ressources s'accroître.... »
269. D' Joâo Ribeiro de Alueida. Brèves consideraçSes àcerca de alguns documentos trazidos do Paraguay. Revista trimerual do instituto do Brasil, T. XXXIII, 1870, p. 186-206.
260. F. C. JoDRDAN. Atlas historico da guerra do Paraguay. Rio de Jan.j 1871, in-f».
361. A. Brunel. Biographie d'Aimé Bonpiand, compagnon de voyage et coHaborateQr d'Alex, de Humboldt. Oriéansj Wt, in-8*, 189 p. et portrait {Paris, Guérin).
RRilSIL.
262. Em. Liai». Climat, géologie, faune et géographie botanique du Brésil. PariSj 1872, in-8". Carte.
263. Ern. Ferrcira Francâ Filho. Apontamentos diplomaticos sobre os limites do Brasil. Revista Trimensal do instituto do BrasiL T. XXXIII, 1870, p. 213-236.
264. Fr. Almeidâ e Sa. Compendio da geographia da provincia de Paranà. Ato de Janeiro, 1871, in-16, 88 p. 7 fr.
266. Joaq. Ferreira Moutinho. Noticia da provincia de Mato-Grosso, sequida de un roteiro da viagem da sua capital i de San Paulo. 187l,in-8\
266. Ifemoria sobre o capilania do Cearà; copia d'um documento existente no archive publico. Revista Trimensal, T. ZXXIV, 1871, p. 255-286.
Document géographique, historique et économique daté de 1814. •
267. D" César Aug. Marques. Diccionario historico e gsograpbico da provincia do Maranhâo. Maranhao, 1870, in-foUo.
268. Ant. Bem. Pbbbiba do Lago. Itinerario da provincia de Mftranh&o, eomeçado em Janeiro de 1820. Bmrista Trimensal, t. XXXV, 2- trlm. 1^72, p. 385-422.
Bfanuscrit tiré des archives du gouvernement de Maranhâo
BRlSsiL. 219
269. J. Vito VcEiRA DE Garvalho. Alguns apontamentos da viagem feita por terra d'esta corte a cidade de Cuyabà (1865). Ibid. p. 423-438.
Laeartographie peat profiter, dans ce morceau, d'an itinéraire circonstancié de Goyaz à Cuyabà.
270. M. l'abbé Durand, ancien Missionnaire au Brésil. Considérations générales sur l'Amazone. BulleiiH de la Soc. de Géogr., nov. 1871, p. 312-339.
M. Tabbé Durand, qui a longtemps figuré dans les rangs de nos Missionnaires parmi les plus dévoués, les plus actifs et les plus instruits, non-seolement résume ici les notions contenues dans les meilleurs ouvrages généraux et particuliers sur le fleuve des Amazones, mais il parle aussi en homme qui a vu, et bien vu, les contrées intérieures de cet immense bassin.
271. Du même : Le Rio Negro du Nord et son bassin. Paris ^ 1872, in-8«, 38 pages. (Extrait du Bulletin de la Soc. de Géogr,, janv. et févr.).
272. Du môme : Coup d'œil sur l'ensemble des voies navigables de l'Amérique du Sud, et du bassin de TAmazone en particulier (Morceau lu au mois d'octobre 1872 à Bordeaux, dans une des séances du > Congrus de TAssociation française pour Tavancement des sciences, » et imprimé dans le Monde j 7 novembre).
273. Du même : Les Indiens du Brésil, et en particulier du bassin de l'Amazone (Lu à la même réunion, et imprimé dans le même journal, 14 novembre).
274. Cb. Fred. Hartt. On tbe tertiary basin of the Marafion. The American Journal of science j juillet 1872, p. 53-58.
Noos n'avons inscrit cette note, dont la spécialité géologique est en dehors de notre cadre, qu'à raison de quelques remarques que nous y trouvons sur le nom du grand fleuve américain. « Ce liom est proprement Rio da» Àmasùnas^ rivière des Amazones ; mais an Brésil on dit communément o Amatonas^ l'Amazone. Le nom de Maragnon, espagnol Marafion, sur lequel il y a eu tant de discussions, est indubitablement le même mot que le topt Parwiâ^ qui signifie rivière; la forme portugaise de Marafion est Maranhao (Maranham). If et p sont dea eimsonnes permutables, ainsi qu'on le voit par un grand nombre de mots de la moderne lingua gérai: morandù ou porandû (questionner), puraçei ou muraçei (danser), etc. La voyelle finale de paranâ •si souvent plus on moins nasale ; de là les noms géographiques brésiliens Faimnan, Japaranan. »
275. L. R*** L'abolition de l'esclavage au Brésil. Reme Maritime et Colon., janv. 1872, p. 148-155.
Cooaldérations historiques et économiques. Texte de la loi du 28 sept. 1871, promulguée par la comtesse d'Eu, régente du Brésil, pendant le voyage en Europe de son père Don Pedro II, pour r^erTémancipation des esclaves.
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•276. Ch. Pradez. Nouvelles études sur le Brésil. Pom, 1872, in-l2, 272 pages. (Thorin).
277. Em. Mouchez, capit. de vaisseau. Atlas nautique du Brésil. Par ris, 1872. (Public, du Dépôt de la Marine. — Voir ci-après.)
278. Revista Trimensal do instituto historico, geograpbico e ethnographico do Brasil.T. XXXIV, 1871, en 4 fascicules trimeslrieliy 455 pages; t. XXXY, 1872, 1^' et 2" trimestres, 440 pages. Rio de Janeiro.
S l*'. Les publications géographiques sur le Brésil.
L'empire du Brésil a été Tobjet, depuis quelques années, de relations et de publications descriptives fort re* marquables : il suffit de rappeler les noms de Baril de la Hure, Biard, Agassiz, Hartt, Wallace, Bâtes, Orton^ Mouchez, etc. Le nouvel ouvrage que vient de nous donner M Liais sur cette immense contrée ^9 prendra rang parmi les plus importantes de ces publications (ci-dessus, no 262).
On en jugera par l'appréciation que M. Ëlie de Beaumont en a faite au sein de TAcadémie des sciences :
L'ouvrage de M. Liais, publié par ordre du gouvernement impérial du Brésil, est un véritable monument élevé par notre compatriote aux sciences naturelles. Chargé d'abord comme ingénieur de diverses explorations pour les travaux de Tempire brésilien et pour Texploitation démines, M. Liais a parcoom le pays pendant plus de treize ans et a recueilli un nombre énorme de documents. Il lui eût fallu pour tout dire un second volume au moins égal à celui qui vient d*ètre publié. € Cette remarque, ajoute-t-il , justifiera la forme exclusivement sden*
1. On doit déjà à M. Em. Liais {aujourd'hui directeur de robserva* toire de Rio de Janeiro) deux ouvrages de premier ordre sur le Brésil : Hydrographie du haut San-Prancisco, cartes et texte, grand in-f*, Paris^ 1865; L'espace céleste et la nature tropicale, Paris, 1865» gr. in-8*. Bien qu'ayant pour sujet en général la région tropicale du Nouveau-Monde, le second de ces ouvrages touche d'une manière plus spéciale au Brésil. Voir le T. IV de VAnnée géographiquêj
tifique à laquelle je me suis arrêté, malgré tout le prix que j'attache à la vul^risatîon de la science. > Il a fallu, en effet, aller au plus pressé et consigner sans phrases une multitude de faits concernant la géologie, la géographie botanique de l'empire. Ce très-grand nombre de renseignements, soigneusement discutés, a nécessité de la part de l'auteur une science extrêmement générale et néanmoins tr^-approfondie. M. Liais, malgré ces travaux multiples, n'en a pas moins continué avec bonheur ses études astronomiques, et nous sommes heureux de pouvoir dire que la science comptera bientôt au Brésil un établissement modèle ; des instruments d'observation sont en construction en France, et Tobservatoire brésilien pourra bientôt marcher de pair avec nos observatoires européens.
L'ouvrage de M. Emmanuel Liais est subdivisé en trois parties principales, comme l'indique son titre, et orné d'une carte générale du Brésil. Toute la géologie de l'empire est maintenant établie, sa faune aux temps récents et quaternaires est passée en revue ; toutes les espèces vivantes sont décrites et en quelque sorte prises sur nature. Il en est de même pour la flore, les climats et les curiosités naturelles du pays. Les cha- ' pi^es consacrés aux mines présentent un vif intérêt, et seront lus avec d'autant plus d'empressement que l'auteur du livre a contribué pour beaucoup à la découverte de plus d'un gisement et réglé le meilleur mode d'exploitation à adopter.
L'exploitation des mines au Brésil est encore en ce moment presque complètement limitée à l'or, aux diamants, et à quelques pierres accompagnant le diamant, telles que les topazes jaunes, les chrysobéryls, les béryls ou aiguës marines, et certaines tourmalines vertes appelées aussi c émeraudes du Brésil. 3 n existe cependant des mines de fer, de plomb, de cuivre; malheureusement les moyens de transport à bon marché font encore défaut. Dans l'intérieur, à Minas Geraes, on exploite au charbon de bois, et seulement pour la consommation locale, le fer oligiste dont la qualité et la pureté sont renommées.
Les recherches de M. Plant ont fait connaître l'existence au sud de l'empire de vastes dépôts de houille de très-bonne qualité, qui pourront être facilement exploités quand un chemin de fer projeté permettra de porter le combustible à la mer. A côté, on rencontre des dépôts de carbonate de fer et des mines de cuivre. Les filons ploniî)ifères sont très-abondants au Brésil ; le minerai se compose de galène, et quelquefois il renferme de l'aident. U parait probable aussi qu'on découvrira, sans beau-
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coap chercher, du mercure; on a déjà trouvé des crîsUiu de cinabre dans les dépôts quaternaires diamantifères.
L'exploitation des diamants se fait sur un assez grand nombrt de points de Tempire, notamment à Diamantina, à Bagagem et dans les Ghapadas diamantinas de l'intérieur de Bahia; mais en somme, cette exploitation est très-limitée, quand on la compare à rétendue des dépô^ diamantifères. Le mode d'extraction usité est à peu près le seul possible . On amasse le cascalho ea tas sur le bord de Teau et on le lave ensuite dans des batiai. On en sépare à la main les plus grosses pierres, et on étale la résidu graveleux dans la batia, après que l'eau en a enlevé les sables et les argiles ; puis on tourne ce vase de façon à faire tomber les rayons du soleil dans son intérieur. Le diamant se fait alors reconnaître par son éclat particulier, supérieur à celui des autres pierres. Pour des yeux moins exercés, une couche d'eau au-dessus des pierres aide à le reconnaître» à cause de son fort pouvoir réfringent ; il apparaît alors comme une bulle lumineuse.
Beaucoup de placera aurifères ont été exploités au Brésil et épuisés dans le siècle dernier; il en reste toutefois encore à eiploiter sur une multitude de points, surtout dans le bas da Val du Rio das Velhas.
M. Liais appelle l'attention sur le nombre énorme de fiions aurifères du Brésil, qui pourraient être avantageusement exploités ; la question d'exploitation se réduit à broyer économiquement une grande quantité de pierres, parce que si la teneur par mètre cubique n'est pas aussi grande que pour certains filonsdelaCalifornieet de l'Australie, le volume est incomparablement plus considérable. On regagne par la quantité ce cpie Ton perd en qualité. Avec les machines hydrauliques, un rendement de 5 grammes d'or par mètre cube peut payer les frais d'exploitation pour un filon pyriteux jusqu'à des profondeurs moyennes.
Le bel ouvrage de M. Liais comble une lacune regrettable, et il faut féliciter le gouvernement du Brésil d'en avoir ordonné la publication; elle profitera certainement aux progrès de la science.
S 3. La cartographie da BrëiU.
Au milien des sanglantes et stériles agitations dass leequeiles se consument, depuis un demi-siècle, les ancienn«0
colonies espagnoles du Nouveati^Monde , deux États , le Brésil et le Chili, restent calmes et prospères ; aussi esl-ce là seulement que se poursuivent, d'une manière fructueuse et continue, les paisibles travaux de la science, et en par* fcieulier les études topographiques. Nous avons mentionné le levé géodésique que le gouvernement chilien a fait exécuter sur son territoire , et la carte à grande échelle qui est maintenant en cours d'exécution. Le Brésil est trop vaste pour songer, de longtemps, à une pareille œuvre; mais, si nos informations sont exactes, le gouvernement a décidé que tout ce que l'on possède dans les archives de matériaux partiels, gravés ou manuscrits, — et il y en a d'excellents, — que toutes les reconnaissances, les notices, les rapports, etc., seraient mis à contribution pour en construire, à une échell» convenable, une carte de l'empire qui serait jusqu'à nouvel ordre la carte officielle. On doit être maintenant à l'œuvre pour cette élaboration, qui répond à un véritable besoin scientifique. L'empereur, personnellement, attache un grand prix et porte un vif intérêt aux travaux de cette nature ; on a pu en juger pendant le voyage qu'il a fait dernièrement en Angleterre et en France, voyage de savant et d'artiste plutôt que de souverain.
Au point de vue de l'hydrographie maritime, nulle contrée n'est aujourd'hui mieux partagée que le Brésil. Déjà, depuis 1818, la longue ligne de côtes de ce vaste pays avait été relevée par d'habiles marins, tant étrangers que nationaux. Dans ces dernières années, un des ofOciers les plus instruits de la marine française , le capitaine Ernest Mouchez, a repris et complété ce grand travail. £n présentant l'Atlas nautique du capitaine Mouchez à l'Académie des Sciences (10 juin), l'amiral Jurien de la Gravière a fait ressortir, en quelques mots, le caractère et la valeur de l'œuvre. L'appréciation d'un pareil juge est précieuse à recueillir.
« J'ai l'honneur d'appeler l'attention de l'Académie, a dit
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ramiral, sur uû atlas comprenant 51 cartes, que M. le capitaine de vaisseau Mouchez a levées sur les côtes du Brésil depuis 1864. Ce levé des côtes orientales de l'Âmérique du Sud a été exécuté pendant trois campagnes successives, sur des navires attachés au service de la station navale, navires qui ne pouvaient être que momentanément distraits de leur mission militaire. II a donc faUu recourir à des méthodes rapides, à des procédés ingénieux, pour terminer en aussi peu de temps et dans de semblables conditions un travail qui comprend plus de mille lieues de côtes entre TÂmazone et la Plata. On connaissait déjà le levé sous voiles. M. Mouchez, en mettant à profit Tinstniment plus docile dont il disposait, nous a montré ce qu'on pouvait attendre du levé sous vapeur; il a su combiner très-heureusement les routes du na^âre et les déterminations astronomiques, les stations faites à terre et les relèvements pris de la mer. Les détails de la côte, les sondages, ont pu être ainsi rattachés à un certain nombre de points culminants dont la position avait été fixée avec toute la précision désirable.
c Quant aux ports, aux divers mouillages accessibles aux navires européens, ils ont été levés avec assez de soin et construits à assez grande échelle pour qu'on puisse les fréquenter aujourd'hui avec une sécurité complète. Les positions géographiques sur lesquelles s'appuie l'ensemble de cette exploration ont été, de la part de M. Mouchez, l'objet de nombreuses observations , exposées dans un mémoire particulier ^. »
1. Nous avons donné le titre de ce mémoire au t. VIII de V Année Géographique f p. 90, n* 108. Voir aussi p. 117 du môme volume.