GUYANE. S
VÉNtaSUÈLA ET COLOMBIE.
OUTANES.
279. H. M. and P. Y. N. Mters. Life and nature under the tropics, or sketches and travels among the Andes and on the Orinoco, Rio Negro and Amazons. New York, 1871, in-8% 10 sh. (Appleton).
Section de Texpéditlon américaine de 1867, dont nne antre section, celle de Qnito à l'Atlantique par rAmaaone, a en pour historien M. Orton. (Yoir le t IX de VÀnnée Giogr., p. 177).
280. H. A. WiCKHAM. Rough notes of a joumey through the wilderness, from Trinidad^to Para, Brazil, by way of the great cataracts of the Orinoco, Atabapo, and Rio Negro. Also a previous joumey among the Soumoo or Woolwa, and Mpskito indians. Central America. lond., 1872, in-8«>, illustr., 15 sh. (Carter).
281. Fr. Engel. National und Racen-Typen des Tropischen Amerika. Zeitsehr, fur Ethnolj 1871, p. 18-.51.
282. A. Ernst. Die Goajiro Indianer. Eine ethnogr. Skizze. Ibid., 1870, p. 328-336, 394-403. Avec une carte et une pU
283. Du même : Anthropological remarks on the Population of Yenezuela. Memotrs read before ihe ArUhropolog, soc, of Londany 1867-69 (vol. III). Lond,, 1870, in-8», p. 274-287.
L*auteur rappelle d'abord les chifflres différents qui ont été donnés de la population de la république. Humboldt l'évaluait, au commencement du siècle, à 800 OOO Ames; Codaui, en 1841, après une longue période de guerres, donnait le chiffre de 701 633. Le recensement de 1844 fournit les données suivantes :
BabitonU libres... i 173574
Manumisos (demi-afflranchis) 33 514
Esclaves 21 628
1 218 716 habiUnto.
« Ce recensement, dit Tauteur, est le plus digne de confiance de tous ceux qui ont été faits dans le Yeneznela. > M. Ernst ne pense pas, en égard aux conditions de diverse nature dans lesquelles le pays est placé, que Ton puisse y évaluer à plus d'un pour loo l'accroissement normal actuel de la population. Partant de cette base, et s'appuyant sur le recensement de 18U, on ne pourrait guère porter la population de 1872 qu'à 1 560 000 àmes.
Les éléments constitutifs de cette population sont les créoles blancs, les races métis à divers degrés^ les étrangers, les tribus aborigènes. Le;» L'année géooh. xt. 15
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nègres n*ont jamais été nombreux an Venezuela, maintenant moini que jamais. Parmi les étrangers, les pins nombreux sont les iilefioë. Tenus des lies Canaries. M. Emst pense que leur nombre doit être aotuellement de 35 à 3C ooo. C'est une classe industrieuse et actire; Après les Isleflos viennent, pour le nombre, les Allemands, puis les Nord-Américains. Il n'y a pas dans le pays 100«) familles de purs créoles blancs. Tous les sang-mêlés sont ciudadanos ; c'est le fond dominant de la population. Au point de vue moral, Tauteur en fait un triste portrait.
284. Alfr. DE Saint Quenhh. Introduction & l'histoire de Cayenne; suivie d*un recueil de contes, fables et chansons en créole, avec traduction en regard, notes et commentaires. Étude sur la grammaire créole. ÀrUibes, 1872, in-32, vi-2l0 p.
385. D* D. G. BamTON. The Arawack langiiage of Guiana in ils linguistic and etbnological relations. Philadelphiaf 1871, in -4*, ]8 pages. 5 sh. (Extrait des Transactions ofthe AmeAeûn Phihsoph. soc. y vol. XIV, Part 3). — Voir ci-après, § 2.
Pour d'antres travaux da même linguiste snr les idiomes américains, voir le précédent vol. de VAnnée^ p. 122. n»* 768 et 367. M. Brinton a aussi publié nn Guide descriptif en Floride, iMd., p. 120, n« 2S4.
286. D'A. P. Aranoo. Ensayo etnografîco sobre los aborigènes dêl Estado de Anlioquia en Golombia. PariSf 1871, in-S", 32 p.
287. Ponce de Léon y Maria Paz. Carta geografica de los Estados Unidos de Ck)iumbia, antigua Nueva Granada. PariSy 1872, 4 feuilles.
La carte a été publiée pour la première fois à Bogota en 1S64.
S 1". Une exploration danslaGoyane anglaise.
Nous apprenons par la dernière Àddress du président de la Société de Londres (mai 1872) que des reconnaissances importantes ont eu lien dans les parties supérieures de la Guyane anglaise. M. G. B. Brown, de la Gomniission géologique de la Guyane, déjà connu par la découyerte de la magnifique cascade de Eaîeteur dans Tintérieur de la colonie, a continué ses explorations sur un terrain fécond en découvertes, même après celles de Rob. Schomburyk. M. Brown a fait un examen circonstancié de la région des sources dé TEssequibo et du Corentyn : ou
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sait que !& première de ces deux rivières traverse du sud au nord tonte la longueur de la Guyane anglaise, et que la seconde sépare la colonie britannique de la Guyane hollandaise. M. Brown a reconnu également l'espace compris entre la tête des deux fleuves, et il a constaté que la ligne de fatte comprise dans cet intervalle est très-différente de ridée qu'on s'en forme d'après l'orographie un peu fantaisiste de nos cartes. « Là où elles dessinent une chaîne de montagnes d'un aspect formidable sous les noms de Sierra- Acarai et de S, TumuraquCy M. Brown a parcouru un pays ondulé, élevé seulement de 200 mètres en moyenne audessus de la mer, sans y rencontrer d'autre obstacle qu'une épaisse forêt et des terrains maréc^eux. La montagne la plus haute qui ait été observée n'avait qu'une altitude de 378 mètres : du haut de cette montagne, l'explorateur embrassa une vaste perspective sur le pays montueux qui s'étend au sud, dans les provinces brésiliennes de Grâo- Para et d'Âmazonas. M. Brown put se convaincre ici qu'il n'y a pas de chaîne proprement dite dans cette partie de la ligne du partage des eaux. »
S 2. Les Arayaks.
Le mémoire de M- Brin ton sur les AravaLs(n'' 285), touche aux origines mêmes et aux migrations anciennes d'une fraction considérable de la race américaine du Sud ; ce travail prend par là une importance qui nous oblige d'en donner une analyse succincte.
Les Aravaks sont une tribu d'Indiens qui aujourd'hui demeure dans la Guyane anglaise et dans la Guyane hoJ^ landaise, entre les rivières Gorentyn et Pomeroun. Us 5o nomment eux-mêmes Loukkaunou; ce sont leurs voisins qui leur appliquent la dénomination méprisante à'Arouaks (dont les Européens ont fait Aroaquis, Aroacos, Aravaks, etc.), c'est-k-dire de « Mangeurs de farine >, d'après leur
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habitude paisible d'extraire un article important de nonrriture de la moelle amylacée du Mauritia flextiosa, et de la racine comestible du manioc (le cassave, sagoii ou tapioca).
La tribu ne compte guère que 2000 âmes; et eu égard à ce peu d'importance numérique, il semble que les Arayaks ne méritent pas plus qu'aucune des obscures tribus indiennes d'arrêter Tattention des ethnologues. Mais si Ton peut montrer que dans les siècles passés les Aravaks ont occapé toute la chaîne des Antilles jusqu'à proximité des côtes du continent septentrional de TAmérique, ils prennent dès lors une tout autre importance; et selon qu'il sera établi que leurs rapports de parenté les rattachent aux populations du continent du Nord ou de celui du Sud, nous serons conduits à une vue différente de la marche des anciennes migrations chez les aborigènes du Nouveau-Monde. S'il se trouve en outre que cette tribu des Aravaks est précisément celle dont Christophe Colomb et Pierre Martyr ont dépeint la simplicité touchante en une langue si poétique, rhistorien éprouvera le désir de connaître plus intimement l'état passé et présent de ce petit peuple. Qr, je crois ponvoir montrer que telle a été autrefois l'habitation géographique des Aravaks.
Bien que dans leur configuration générale il n'y ait rien qui les distingue des autres rameaux de la race Rouge, ils n'en ont pas moins des traits nationaux fortement marqués. Leur stature est plus petite que grande, car elle atteint à peine 1 mètre ^ cent, (moins de 5 pieds, ancienne mesure française) ; mais ils sont fortement membres, agiles et bien faits. Le front est bas, le nez plus caucasique qu'il n'est habituel dans leur race, et le crâne a la forme que les crftniologistes ont qualifiée d'orthognatho-brachycéphalique. Aussi loin que portent nos témoignages, on reconnaît à ce peuple un excellent caractère. Hospitaliers, d'humeur pacifique, prompts à accepter les arts les plus humbles dp