SOCIETES SAVANTES
de plusieurs races, dans la mesure des facultés et des aptitudes propres à chaque race. II n'y a là, certes, rien qui puisse froisser le sentiment religieux non plus que le sentiment philosophique; et l'on peut dire qu'aucun phénomène ne s'accuse avec plus d'évidence que celui-là dans l'histoire de l'humanité.
S 7. Sociétés savantes et associations scientifiques.
La Société de géographie de New York, fondée en 1854 et à qui l'on doit déjà de très-intéressantes publications, vient de reprendre non pas le cours de ses travaux, qui n'ont pas été interrompus, mais la suite de son Journal suspendu pendant la guerre de sécession. La deuxième partie du tome II, qui a paru récemment, contient les procèsverbaux des séances de la Société pour les années 1868, 1869 et 1870, avec VAddress du président, M. P. Daly, pour la dernière de ces trois années. Sept mémoires sur des sujets variés de géographie générale complètent cet important fascicule. Un discours de M. Hayes développe un plan d'exploration polaire, que jusqu'à présent il ne lui a pas été donné de réaliser*; un mémoire sur le même sujet est dû au capitaine Silas Bent, de la marine américaine. M. de Costa remonte aux premiers voyages des Northmen, c'est-à-dire des Norvégiens et des Danois, dans les parties de l'Amérique qui avoisinent le Groenland et Tîlc de Terre- Neuve. M. Hartt, le savant naturaliste à qui la science est redevable d'un des mdilleurs livres que nous ayons sur le Brésil (voir notre précédent volume, p. 173, n° 320, et 175), a donné ici un mémoire « sur la géologie du Brésil. » M. Parker traite « de Torigine astronomique du magnétisme polaire, » et M. Sterry Hunt « des volcans et des tremblements de terre. » Enfiu, notre compatriote Paul du
l. Voir notre précédent volume, p. 405, n« 734.
270 AMÊRIQUI-: DU NOUD. (n''" 293-362.)
Chaillu, qui' a conquis, il y a quelques années, une si rapide popularité par sa relation de la Terre des Gorilles (le pays de rOgovaï), donne un curieux mémoire « sur la race des Pygmées de T Afrique équatoriale, » peuple dont le nom est Obongo, et qui semble appartenir à la même famille que les Dokko et les Akka de TAfrique équatorîale*. Nous avons eu déjà occasion de citer l'Addiess annuelle de 1872, qui a eu pour auteur M. Gilinan, et qui touche presque exclusivement à des sujets amcricains. La Société de New Yoik embrasse, on le voit, le champ tout entier des sciences géographiques, sans compter le riche domaine de Tethnologie et delà géographie américaines, où il reste encore tant d'investigations à poursuivre et tant de questions à résoudre.
Sur ces deruiers sujets, on doit ù î'Inslilut Smithsonlen la publication de précieux travaux:. Cciime toujours, le dernier Rapport annuel du bureau de ce grand établissement scientiii(|iie (ci -dessus, n" 357 renferme des morceaux de rinturèt le plus varié. L'Institut Smithsnnien a pour origine le legs fait par un généreux citoyen au gouvernement des Éiats*Uuis, pour la fondation d'un établissement desliué à favoriser le pro^'rès et la dil fusion de la science dans le monde entier '-. Il possède aujourd'hui un vaste bâtiment contenant une biblio:hèi{ue nombreuse, des instruments nécessaires aux recherches sciemitiques , et des musées dont les richesses s'uccioibsent rapidement par les dons et les échanges. Chaque année, il fait paraître trois classes de publications. La première comprend, sous le titre général de Contributions to hnoiclcdgCj une série de volumes in-4" qui consistent en mémoires donnant pour
1. Sir les Akka, voir le rapport de viau du D' Schweinfuxth, cidessus . p, 23.