Voir ci-dcssiis, p. *23i>, n*;{riT
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sociation smithsonienne sur la marche actuelle et la méthode des investigations ethnologiques^ heureux de retrouver là des vues que j'ai moi-même exprimées en plus d'une occasion, moins bien et avec moins d'autorité.
« L'ethnologie, il faut le reconnaître, est aujourd'hui dans une condition élémentaire, je veux dire dans la période que toute science doit nécessairement traverser, celle de la collection des matériaux; les déductions que Ton peut actuellement tirer des faits acquis ont donc un caractère essentiellement provisoire. Il est vrai que des témoignages de l'ancienneté de l'homme sur la terre, plus grande qu'on ne l'avait admis jusqu'à présent, se sont accumulés d'année en année ; néanmoins, on ne peut dire en toute sincérité que la question soit pleinement résolue. On peut trouver d'autres hypothèses que celles qui ont été mises en avant pour expliquer les faits observés. L'investigation, dans tous les cas, doit être poursuivie sans s'arrêter à des idées préconçues. Soyons certains que la religion et la vraie science ne peuvent être en opposition : Tune bien comprise, l'autre exactement interprétée, s'accorderont dans le résultat final. Nous devons, en un mot, nous attacher à cette règle posée par l'évêque de Londres, dans une conférence tenue à Edimbourg, « que l'homme c de science doit suivre sa marche honnêtement, patiemcc ment, avec réserve et défiance, observant les faits, en- « registrant ses observations, et suivant sans dévier ses <c raisonnements jusqu'à leurs conclusions légitimes, con- « vaincu que ce serait trahir à la fois la majesté de la « science et la majesté de la religion, que de dévier départi c pris, si peu que ce puisse être^ de la droite ligne de la « vérité. » Il faut d'ailleurs se garder de prendre pour vérités absolues les hypothèses pro\isoire8 de la science, et ne pas vouloir expliquer prématurément les contradictions apparentes qui peuvent se présenter entre les deux grands domaines de la pensée, contradictions qui, après
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tout, ne proviennent peut-être que de nos vues incomplètes de la connexion des phénomènes. »
II n'est pas sans intérêt de rappeler les principaux documents, relations ou mémoires relatifs aux sciences géographiques ou à rathnographie, publiés depuis sa création par l'Institut Smithsonien. En voici le relevé :
Grammar and Dictionary of the Yoruha language, with an introductory description of the country and people of Yoruba; by the Rev. J. Boicen, 1858. (Smiths. Gonirib. X. )
A Dictionary of the Ghinook jargon (OregOD}, by G. GibbSy 1863. (Miscell, Gollect. VII.)
Vocabulary of the jargon, or trade language, of Oregon, by D' RushMitchell, 1853. (In-8«, 22 pages.)
Instructions for research relative lo the ethnology and philology of America, by the same. (Ibid.)
Archœology of the United States, or sketches, historical and bibliographical, of the progress of information and opinion respecting vestiges of antiquity in the U. S., by Sam. F. Ilaven, 1856. (Sm. Gontr. VIII.)
Publication capitale.
The antiquities of Wisconsin, by A. Lapham^ 1855. {/Wrf. VIL)
Observations on mexican history and archœology, by Br. Mayevy 1856. {Ibid, IX.)
Grammar and Dictionary of the Dakota language, edited by Rev. R, Riggs, 1852. (Sm. Gontrib. IV.)
Ancient monuments of the Mississipi valley, by E. G. Sqaier and E. H. Davis, 1847. {Ibid. I.)
Aboriginal monuments of the btate ef New York, by E. G. Squùry 1850. {Ibid. II.)
Portraits of Nortli American Indians, with sketches of ssenery, etc., by J. M. Stanley, 1852, in-8®, 76 pages, ^MisceU. G IL)
L*ANNÉE GÉCOR. XI. 18
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Contributions to the physical geography of the United States. Part. 1. On the physical geography of the Mississipi valley, by Gh. EUet, 1850, in-4% 64 p. et 1 pi. (Smilhs Gontrib. IL)
Geological researches in China, Mongolia, and Japan, 1862-65, by Raph. Pumpelly, 1866, in-4% 173 pages, 9 pi., etc. {Ibid. XV.)
Physical observations in the Arctic seas, by Is. J, Hayes^ 1860-61. Published, 1867, in-4, 286 p. {Ibid, XV.)
Physical observations in tlie Arctic seas, by E. K. Kane^ 1853-55. Publ. 1860, in-4o, 340 pages. {Ibid. X, XI, XII, XIII.)
S 8. L'Aldska.
Terminons cet exposé, bien rapide malgré son éteDdne, des rt^cents travaux géographiques aux Ëtats-Unis, par quelques mots sur l'Alaska, — ce vaste territoire boréal qu'on appelait naguère l'Amérique russe; les renseignements que nous allons transcrire nous sont fournis par VAddress de M. Gilman au sein de la Société de géographie de New York.
La reconnaissacce du capitaine G. V^. Raymond sur la rinère Yukon, commencée au printemps de 1869, fut terminée dans Tété suivant ; et le rapport, accompagné d'nne carte (ci-dessus, n*" 362), a été soumis au Congrès en Avril 1871. Le point principal de l'exploration était la détermination astronomique du fort Yukon, lougitude et latitude. L'exploration devait aus^i porter son attention sur le commerce de la contrée, et examiner la condition des tribus natives. Il était également chargé de constater, autant que possible, les ressources du fleuve Yukon et de ses tributaires.
Le fort Yukon, qui marque le point le plus septentrional du fleuve, était, jusqu'à ces dernières années, la station extrême à l'ouest de la Compagnie de la baie d'Hod-