ALTR1CHE
.4. Der Golf von Buccari-Porto Rè. Bilder und Skizzen. Prag, Druck und Verlag voa H. MerCy, 1871, in-4'', tiii-125 pages, imprime sur papier peau- vélin, avec vignettes, eaux-fortes, plans, figures en couleur, et deux grandes cartes lithochromiques.
Ce beau volume, œuvre d'artiste et de prince, est du même auteur que la splendide relation des lies Baléares dont nous avons annoncé l'apparition en 1869 (Année Géographique, t. IX, p. 378), et dont nous aurons tout à l'heure à mentionner le 2* volume (ci-après, à l'article Espagne). Au fond de la mer Adriatique, entre l'istrie et la Croatie, le golfe de Quarnero se creuse un large bassin qui s'enfonce profondément dans les terres. Semé d'Iles bizarrement déchiquetées, ouvert au souffle violent des vents du sud, enveloppé de côtes abruptes et découpées, ce beau golfe est un de ces lieux que les marins redoutent et que recherchent les admirateurs des grands sites. La coupure étroite et assez profonde qui prend le double nom de ces deux villes, Buccari et de Porto Rè, est une des rades principales, et des plus pittoresques, de la côte orientale du Quarnero, sur le littoral carintbien; la plume et le crayon du voyageur en décrivent d'une manière saisissante les aspects et les localités. Les plans, les vues et les esquisses complètent l'oeuvre géographique .
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habitudes. Si la station navale du Levant a été diminuée, cette réduction est provisoire, et notre drapeau a paru cette année sur tous les points où il se montrait d'ordinaire. «
M. Dumont était entré dans le pays par la Dalmatie; il trace de cette contrée un aperçu qui appartient au géographe par Texactitude et la précision, à l'artiste parsacooleur et sa vie. « La Dalmatie a une des formes les plus bizarres que présente la géographie politique de TEurope, forme tout artificielle, sans limite naturelle, si ce n'est à Toccident, où elle s'arrête à la mer. C'est un long triangle dont la base est tournée au nord, et qui, descendant ensuite vers* le sud, se rétrécit rapidement,. au point de n'avoir plus, quand il se termine, que 3 ou 4 kilomètres de large. Dans le district de Raguse, tel est ce peu de profondeur, que les Turcs, de leurs montagnes, pourraient bombarder par-dessus l'empire d'Autriche une flotte qui naviguerait dans l'Adriatique : violation de la neutralité qui n'a pas été prévue par le droit des gens. Autre bizarrerie : le territoire ottoman coupe la Dalmatie en trois morceaux. Pour aller par terre d'Almissa à Slano, et de Gastelnovo à Gravesa, il faut en demander la permission aux soldats du Grand-Seigneur.
« Cette province n'est qu'une bande de terre, un véritable ruban. Plus de quatre-vingts îlots forment devant la côte uue guirlande de 200 milles de longueur. On navigue au milieu des flores. Le sol est pierreux, d'unrouge-bmn, accidenté par de grands rochers, découpé comme une dentelle. Ces teintes, tristes et pâles quand le ciel est voilé, s'illuminent de couleurs dorées dès que le soleil, qui se ?yache rarement dans ces contrées, les inonde de lumière. A l'orient s'élèvent les hautes chaînes de l'Herzégovine et de la Bosnie ; à l'occident, l'œil se perd sur les flots de l'Adriatique. Cette navigation a toutes les beautés que peut donner la triple réunion de la mer, des montagnes et du soleil, l'intérêt d'un voyage où l'on passe d'un canal à un