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ALBANIE

autre, aaïus perdre jamais de vue la terre, les maisons, les champs, le spectacle de l'activité humaine. Tantôt le bateau longe des côtes boisées, découvre de vertes et fraîches vallées, conmie le canal des Castelli, que les nobles vénitiens avaient couvert autrefois de villas ; tantôt, à Sebenico par exemple, il entre dans des golfes profonds, sinueux, où la mer encaissée et paisible semble ne plus être qu'un large flenve. Partout les jeux de la lumière et de Teau sont infinis, dans ces criques, sous ces rochers profonds, sur ces longs détroits que le ciel colore de teintes toujours variées, depuis les longues traînées pâlissantes, mêlées de paillettes bnllautes que laisse le soleil couchant, jusqu'à l'éclat des feux du midi. Plus on descend vers le sud, plus les aspects ont de grandeur. Les bouches de Cattaro sont un des plus beaux points du monde. A peine a-t-on dépassé Yitaglina qu'on ne voit plus l'Adriatique. Elle forme ici un grand lac, qui lui-même en forme cinq autres, lac entouré de montagnes à pic, partout couvert de chantiers, de maisons, de villages, de forteresses. C'est la Suisse, mais sous le soleil d'Orient, une Suisse où le pied des montagnes plonge dans la mer.

« Les villes, poursuit le voyageur, sont sur la côte ou dans les îles. On entre en général en Daimatie par Zara ; ainsi la capitale de la province est à l'extrême nord, sur la frontière, place singulière pour un chef-lieu, qui du reste ne mérite ce privilège ni par ^a richesse ni par sa population. C'est un centre administratif qui perdrait demain la moitié de ses habitants, s'il cessait d'être la résidence du gouverneur. Le moyen âge a légué aux temps modernes sur cette mer six ou sept cités, dont la plus importante compte à peine 10 000 habitants. Quand les événements les réunirent sous une administration commune, le doge établit un provéditeur à Zara, qui était le point du pays le plus rapproché do Venise. Le feld-maréchal autrichien succéda au provéditeur. C'est au temps et à l'histoire, plus

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race Teuto-Germanique. DifTérence origlDelle entre la race aU^ mande et la race française. Paris y 1872, in-8*, iv-88 pages.

Travail d'une valeur scientifique fort inégale ; mais ce qu'on y pourrait reprendre de vague, de hasardé, de mal défini dans les premières parties, est racheté par le sentiment et l'expression des dernières pages.

430. £. ScHATZifAYR. DeutschlandsNorden undSûden. Skizzenihrer nationalen Eigenthûmlichkciten. Braunschweig ^ 1871, in-8*. 2fr. &0c. (Brubn).

431. H. NOB. In den Voralpcn. Skizzen aus Oberbayern. Mûnchen,

1871, m-8*. 5 fr. 50 c. (Gummi).

432. H. i-'BÔLiCH. Die Schwilbische Alb. Stuttgart, 1872, in-8«. Carte. 3 fr. (Lévy).

433. A. Waltenberger. Orographie der Algàuer Alpen. Augàburg,

1872, in-4*, 20 pages, avec une carte et une coupe. 5 fr. (Lampait).

434. J. G. Rau und K. A. Ritter. Historische Karte der Rhein- Pfalz. Nach dem politischen Terri torial-Bestand im J. 1792 bearbeitet. Neustadt, 1871, in-f» piano. 1 thl.

435. H. ScnwERDT uiid A. Ziegler. Thûringen. UUdhuryhausen^ 1871, in-8», 2 thl.

436. A. J. BARr:H. Das Rhcingebirge: Wegweiser. Fulda, 1871, in-8\ 3 fr. (Mater).

437. H. MôuL. Wandkarte der Rheinpfalz. Kaiserslaulern. 1871 , 9 feuilles (au 100 000'). 1« fr. (Tascher).

L'ile Hclgoland.

Les détails suivants sur cet îlot de la Mer du Nord, allemand par sa situation géographique, anglais par rannexion politique, sont empruntés à la Revii^ Maritime et Coloniale du mois de mars 1872.

En Angleterre on donne une attention particulière à l'île d'Helgoland depuis que notre puissance maritime commence à se développer dans la mer du Nord, et que rimportauce stratégique de nie a été de nouveau mise en lumière par la guerre jfranco-allemande. Que le gouverdement anglais soit loin de songer à renoncer à cette lie, c'est ce dont on ne saurait dou« ter, alors môtne qu'il u^aurait pas commencé à fortifier Helgo-

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