FRANGE. — STATISTIQUE GÉNÉRALE
)4 305 100 hectares; ou 543 051 kilomètres carrés % aÎDsi *éparti8 sdon la nature et remploi du sol :
Terres labourables 26 568 621 hect.»
Bois et forêts 9 167 719
Pâturages, landes, bruyères et pâtis. . 6 546 193
Prairies naturelles 5 021 246
Cultures arborescentes, eaux, chemins,
terrains bâtis, terres incultes 4 680 512
Vignes 2 320 809
Il résulte de ce tableau que tout près de la moitié du territoire (non compris les vignes) est livré à la charrue, que le tiers de l'autre moitié^ c'est-à-dire le sixième du pays, est couvert de forêts et de bois, et que le reste se répartit entre diverses autres sortes de cultures (la vigne notamment), l'espace occupé par les villes et autres centres d'habitation, les voies de communication et les terrains incultes.
1. Les pertes territoriales subies en 1871 ont réduit la superficie à 528 577 kil. c. — Notons à ce sujet qu'une double convention a été signée au courant du mois d'août de cette année entre les membres de la commission internationale de délimitation franco-allemande, à propos d\ine rectification de notre frontière de TEst. Ce traité a pour but de fixer la démarcation du territoire des deux pays dans les communes de Raon-lez-rEau et de Raon-sur- Plaine.
La France cède à l'Allemagne une bande de terrain de vingt et quelques mètres environ de longueur, en échange de deux scieries et d'une maison forestière avec ses dépendances. Ces propriétés domaniales formaient des enclaves dans le territoire français ; par suite de cet état de choses, ainsi que des sinuosités de la ligne primitive de démarcation, la sur<veillance de la frontière devenait fort difficile tant pour les agents français que pour les agents allemands.
Afin de remédier à cet inconvénient très-grave, on a arrêté la convention dont nous venons de parler.
Nous avons dû enregistrer cette insignifiante modification au traité franco-allemand, à laquelle, sur la foi du simple énoncé, on aurait pu supposer une plus grande importance.
2. On sait que pour convertir les hectares en kilomètres carrés, il suffit de retrancher les deux derniers chifl'res de la somme des hectares.
l'annéb géogr. XI. 23
354 EUROPE. (n«' 497-498.)
Des terres labourables, les deux tiers environ sont consacrés aux cultures alimentaires (froment, avoine, seigle, orge, sarrasin, maïs, etc.); l'autre tiers est en partie livré à la jachère (plus de 5 millions d'hectares), en partie aux prairies artificielles, à la pomme de terre et aux cultures industrielles, telles que les plantes oléagineuses, les plantes textiles^ les plantes tinctoriales, la betterave, le tabac et le houblon.
Maintenant, veut-on connaître la valeur annuelle de ces différents produits? Voici quelques chiffres. Ils sont basés sur les années moyennes.
Froment (y compris la paille) 2 917 000 000 fr.*.
Les autres céréales ' 1 958 000 000
Fourrages 1 890 000 000
Vigne 1 387 000 000
Légumes 548 000 000
Pomme de terre et autres farineux . . . 534 000 000
Betterave 84 000 000
Soie 78 000 000
Plantes textiles et oléagineuses 283 000 000
Autres cultures et produit divers 100 000 000
Valeur totale des produits cultivés. . . 9 ITé 000 000
Près de 10 milliards do francs, voilîi le i-evemi que, bon an, mal an, le sol de la France donne aux travailleurs de la campagne, tant par les cultures alimentaires, le blé et la vigne en tête, que par les cultures industrielles. Mais ce n'est pas tout : nous n'avons pas compté les animaux. La France possédait en 1862 :
Bêtes à laine 29 529 678tôtes
Bêtes k cornes 12 811 589
Porcs 6 037 543