‹ L'Année géographique (volume 4)Chapitre 301 sur 337 · FRANCE, HYDROGRAPHIE · texte numérisé non relu

FRANCE, HYDROGRAPHIE

il Oit probable qne cette diminution constante correspond avec te difflination équivalente dans le volume ordinaire des eaux. L hauteur moyenne calculée par Lalande était eu effet de mètrs 25 centimètres. Les évaluatious du commencement du jcle ne donnaient plus que 1 mètre 2k centimètres. Nous ne sans si de nouveaux calculs ont élé faits depuis 1840. Par contre, les plus basses eaux ont été constatées en 1858. les ont été alors de 0™ 85 au-dessous de l'étiage du pont de la urnelle, qui avait été établi sur les basses eaux de 1719. Les années 1731, 1767, 1788, 1794, 1800, 1803, 1822, 1863 • 1864 ont été aussi inférieures au niveau de 1719; il n'y a que 90 qui Fait exactement reproduit.

92.***Les précipices do la cascade de Gayarnie. Explorations pyrenéennesj Bulletin de la Société Ramond, oct. 1872, p. 181-184.

« C'est une course insensée, dit l'auteur de la note, dont je ne fais mention que pour en détourner ceux qui voudraient la faire et qui tiennent à la vie. >

)S. Comte H. Russell. Le Mont-Perdu (3351 mètresV Son ascension par Test. Ibid., p. 184-192.

94. Ch. Martine. Une station géodésique au sommet du Canigou, dans les Pyrcnées-O rien talcs. Revue des Veux-Mondes, 15 déc 1872, p. 867-887.

Sons ce titre un peu limité, le savant auteur de ce travail ne retrace rien moins que Thistoire de la géodésio française. Nous y reviendrons.

)5. £d. Whymper. Escalades dans les Alpes, de 1860 à 18G9. Trad. de Tangl. i)ai- Ad. Joanne. Paris, 1873, gr. ia-8% iv-431 page», avec lU8 gravures et 6 cartes (Hachette)

Je ne' sais pas de roman plus émouvant que les Escalades dans es Alpeu^ de M. Edouard Whymper. un touriste iostc comme un ciiamois, plus hardi qu'un acronaute, que l'uttruit des ascensions a saisi comme une vocation, et qui est parti de Londres, un beau jour, en déclarant la guerre aux montagnes. Pour venir à bout de cette giguntomachie hasardeuse, il avait la volonté à défaut des bras d'un Tit:in. Les pics les plus ardus, les cimes les plus farouches des Alpes du Dauphiné, de la Suisse, de Titalie et de la Savoie ont clé doiuptcs par son pied vainqueur. Je vous recommande son escalade du Cervin, une montagne de quatre mille quatre cent quatre-vingt-deux mètres d'altitude, inaccessible entre toutes, dre<:see et taillée à pic, entourp^e d'une ceinture d'immenses prccipices. M. Whymper assiégea six fois cette forteresse imprenable du la nature, !fix iols il tut repoussé. Un jour, entre autres, il tomba dp soixuute-dix mètres en sept ou huit bonds. L'artillerie

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même ne manqua pas à la défense de la place. A défaot de boulets, la montagne lançait à son assaillant les pierres de ses avalanchei. An septième assaut, elle se rendit, et le grimpeur intrépide planta la blouse, en guise de drapeau, sur ce sommet qu'aucun pas hom^ n'avait encore humilié. — Il faut lire dans le livre même ce YaîUant récit qu'animent, à chaque page, les spirituels et vivants croquis de l'auteur. Jamais plume et crayon n'ont marché de meilleur accord. (Paul de Saint-Victor.)

496. £. BiGNANi. La percée des Alpes ; trad. de ritalien par Tauteur. Fréjus (et PariSj Hachette), 1872, gr. in-18, 326 pages, arec 2 cartes et 2 pi.

S 3. Géographie économique. Statistique territoriale.

497. Statistique de la France. Agriculture. Résultats généraux de l'enquête décennale de 1862. Strasbourg, Imprimerie Berger- Levrault, 1870, gr. in-4% a-207 pages.

498. Situation économique et commerciale de la France. Exposé comparatif pour les quinze années de la période 185S-69. Àr^ nales du Commerce extérieur ^ n'» 1884, février 1872, gr. in-8*, 2U9 pages.

Nous allons essayer de résumer les deux documents dont nous venons de transcrire les titres, et d'en condenser les faits généraux.

Le recensement agricole, ordonné par le gouvernement en 1862, et dont les résultats viennent d'être publiés par Tadministration (n*" 497), avec un rapport extrêmement remarquable de M. Legoyt, cbef de la division de la statistique de la France, est un des plus importants et des plus précieux qui aient jamais été faits en Europe, par le soin scrupuleux que l'on a mis à recueillir les faits, parTexposé lumineux qu'on en trouve dans le volume où ils sont constgués, et enfin par la signification même et la portée des résultats.

La superficie totale du territoire était, en 1862, de

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