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FRANCE. — MINES

L'examen des documents qui se rapportent à ces productions diyerses semble faire croire que la France est dépourvue de métanz, et cette idée prend une consistance plus grande lorsque Ton Yoit que dans l'espace de onze ans, de 1858 à 1868,.il a §t6 importé, pour passer à la consommation, une valeur métallique de plus de 8 millions sans compter la valeur de l'argent Bt de l'or, de près de 1400 millions en tenant compte de l'argent bmt et de la valeur des minerais étrangers qui alimentent cer- . taines usines de la France.

Métaux importés de 1858 à 1868 (douanes, commerce spécial):

161 781 tonnes. Cuivre.

261 930 — Plomb.

2 131 — Mercure.

336838 — Zinc.

32 158 — Étain.

243 — Nickel.

437 — Cobalt.

110 — Arsenic.

909 — Antimoine.

2118 920 kilog. Argent brut. 621 525 — Or brut.

Une pareille situation tend donc à fortifier l'opinion admise par beaucoup de personnes, que les substances minérales autres que le fer et la houille n'existent pour ainsi dire pas sous notre territoire, ou bien que, si elles y existent, elles s'y trouvent dans de telles conditions qu'il ne saurait y avoir aucun avantage à les jen extraire.

En présence de faits si écrasants, il serait vraiment superflu de se préoccuper davantage de la question des mines, si l'on ne savait que dans notre pays il faut désormais douter de tout et scruter toutes les opinions émises, quelle que soit la source d'où elles proviennent, quelque élevée que puisse être la position des hommes qui les ont exprimées.

Laissant donc de côté toute idée préconçue, nous avons fait un grand nombre de recherches, et nous avons bientôt partagé l'opinion des ingénieurs les plus compétents parmi les ingér nieurs de l'État ou parmi les ingénieurs civils, qui admettent que non-&eHlement la défaveur qui frappe les mines nationales n'est pas justifiée, mais que la France possède un grand nombre de mines de plomb, d'argent, de cuivre et d'étain, exploitables aujourd'hui avec avantage.

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Nous ayons reconnn que la plnpart de ces mines avaient été exploitées, et que leur abandon, pour le plus grand nondire d'entre elles, n'est pas dû, comme on Ta dit si souvent, comme on le répète encore, à la découverte de l'Amérique, à Tôlévition de la main-d'œuvre ou à l'abaissement du prix des métaux, mais à des causes indépendantes de leur richesse souterraine, et aux malheurs publics.

Nous avons reconnu que la décadence réelle de cette branche si importante de l'industrie minérale, jusqu'aujourd'hui, remonte particulièrement au moment où Faction du pouvoir s'est exercée sur les mines, action qui a laissé perdre toutes les traditions, action qui sous l'influence d'une puissance centralisatrice croissante, a multiplié les entraves et créé jusqu'à nos jours, au nom de l'intérêt public et sous des formes législatives diverses, de continuels obstacles à leur développement.

Le mémoire de M. Gaillaux a pour objet de justifier ces assertions. Il passe successivement en revue la constitution géologique de la France, Tbistoire des mines, et enfin les causes plus directes qui dans le XIX^ siècle ont réagi sur le dix-neuvième travail de ces mines.

Population.

Voici le résultat comparatif des cinq derniers recensements quinquennaux qui ont été faits en France antërieurement au recensement de 1872 :

Années.

Chiffre

lie la

Population.

Étendue

du territoire

en kilom. carrés.

Population

par

kilomètre carré.

Idem,

Idem.

Idem,

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