‹ L'Année géographique (volume 4)Chapitre 314 sur 337 · FRANCE. — GEOGRAPHIE HISTORIQUE · texte numérisé non relu

FRANCE. — GEOGRAPHIE HISTORIQUE

49. Ch. BiGARNB. Étudo sur Torigine, la religion et les monuments des Kilètes-Edues. Beaunc, 1872, in-8% 123 pages et 6 pi.

50. Sd. Flodest. L'oppidum de Nages. Mémoires de Vacad. du Gard, ai. 1868-69. Nimes, 1870, in-8% p. 235-245.

51. £. Brun. La ville de Mus, oppidum gaulois dans les Cévennvs. Ibid., p. 303-316.

(52. H. TARTièRB. Des voies antiques dans le département dos Landes. Mont'de-Marsan, 1872, in-32, 22 pages. (Extr. de V Annuaire des Landes j 1872).

ô3* Hattt db Latour. Voie romaine de la capitale des Andes à celle des Bhedones, et ses stations Conharistum et Sipia ; avec une carte des principales voies romaines de la partie Nord-Ouest de la Gaule. Rennes, 1871, in-8% 47 p.

ï4. H. Labourasse. Le Camp de la Wocvre {Castrum Vabrense). Bar-le-Duc, 1872, in-S", 8 pages. (Extr. des Mémoires de la soc. des Lettres de Bar'le-Duc.)

55. L. J. MicHEL, ing*" des Ponts et Chaussées. Détermination de la longueur du pied gaulois à Taide des monuments antiques de Lyon et de Vienne. lyon, 1872, in-8% 39 p. et pi.

M. Alfred Maury, au nom de l'auteur, a présenté ce îmoire à rAcadémîe des Inscriptions (13 décembre) et :ompagnë cette présentation des remarques suivantes :

La réalité de l'existenee du pied gaulois est demeurée loogaps inconnue; elle est encore mise en doute par quelques rants. Il est difficile cependant d^admettre que les Gaulois, i présentaient déjà, au moment de la conquête romaine; une ilisation assez avancée, n'eussent pas un système partiier de poids et mesures. On sait d^ailleurs que la lieue (leuca îeuffà) était une mesure itinéraire d'origine gauloise; il est possible que cette mesure n'eût pas de subdivisions, et que ae d'elles ne fournit la mesure principale de longueur, Tunité trique. Cette unité peut s'appeler le pied gaulois. Il y a peu tudes approfondies sur la valeur de ce pied, et M. Vas- 3Z^ueipo n*en a point parlé dans son bel ouvrage sur le sysle métrique des anciens.

A détermination de la longueur du pied gaulois repose sur 'aluation exacte de la lieue gauloise ; et c'est ici que cornnce la difficulté. Car, suivant certains archéologues, on aurait . en Gaule usage de deux sortes de lieue ; la lieue gallo-roîne, qui aurait. eu 1500 pas de 5 pieds, soit 2220 mètres; et ieue gauloise proprement dite, dont on a essayé de déter-

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miner la longueur, en comparant les distances de certaines localités anciennes identifiées avec certitude et les distances mesurées sur les voies romaines qui subsistent encore. On est a^ rivé ainsi à une valeur de 2415 mètres.

La réalité de cette seconde licue demeure problénoatiqne pour bon nombre d'érudits, qui pensent qu'il n*y avait qu'une saule liouè gauloise, de 2220 mètres, et que la véritable meiuie itinéraire romaine appliquée par les conquérants dans les Gaules est le mille de 1000 pas et long de U80 mètres environ. Il convient d'ajouter que les auteurs anciens n'ont pas fait mentim de deux espèces de lieue.

M. Micbel croit que la licue gallo-romaine a été une lieue rectifiée par les Romains, afin de la mettre en rapport exact avec le pied ; d'où il suivrait que la lieue gallo-rooiaine renfermerait autant de pieds romains que la lieue gauloise renfermerait de pieds gaulois. La valeur de celui-ci serait alors une fraction exacte et déterminée de la lieue gauloise. Si cette supposition est juste, tout dépend de Pévalnation précise de la lieue gauloise originelle. Si donc on admet la lieue do 2415 mètres, en la subdivisant en 1500 pas de cinq pieds, on arrive, pour la longueur du pied gaulois, à 0°*322. Et comme cette mesure doit se retrouver dans les monument»' gaulois, dont les dimensions ont dû être calculées sur l'unité métrique, on la verra se reproduire dans 'leur mensuration comme module fondamental.

Or M. Michel a constaté un nombre exact de douzièmes de ce pied supposé gaulois, ou de pouces, sur divers monmnents épigraphiques (inscriptions et pierres funéraires) qu'il a mesurés au musée de Lyon. 11 confirme ainsi les vues proposées par un savant ingénieur, M. Aurès.

Dans ces monuments , il n'a pas trouvé de trace de l'emploi du pied romain (0°>296). Les inscriptions de Vienne, de Sens; divers monuments d*architecture romaine en Gaule, notamment l'aqueduc qui amenait les eaux de la vallée du Gier à Fourvières lui ont fourni enfin une nouvelle confirmation de cotte valeur du pied gaulois. Au contraire, il a retrouvé l'emploi du pied romain dans la province romaine, par exemple an théâtre et à l'arc de triomphe d'Orange.

M. Michel pense que l'usage du pied gaulois a persisté en France pendant tout le moyen âge, qu'il s'est perpétué dans le pied de rot (égal à 0», 3248), dont la création est attribuée par la tradition à Charlemagne. Le pied romain, de son cété, se

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