FRANCE. — MONOGRAPHIE DE PARIS
) teitM élncidës avec soin par MM. Le Roux de Lincy et .sserand. De savantes critiques et les investigations les us mtnutieuBes présidèrent à cette rénovation des vieux leurs parisiens; de plus, remarquons encore dans ce vo- [ne l'exhibition de dix miniatures (en fac-similé) prises ns les beaux manuscrits, dont trois sont reproduites d'aèsle missel de Juvénal des Ursins, détruit en mai 1871 ; « VI* et YII' volumes, composés par M. Belgrand, ont pport à Tethnographie parisienne et à l'hydrologie de la ine.
Jusqu'à quel point l'incendie de THÔtel de Ville, et la Btmction des trésors littéraires qui y étaient réunis, per- )ttra*t«il de poursuivre Tœuvre de M, Haussmann? c'est que nous ne saurions dire.
S 6. Oéographio historique, Gaulo. Moyen âge.
Vt. Dictionnaire archéologique de la Gaule, époque celtique. Publié par la Commission de la topographie des Gaules. 3" fascicule ; in-4% avec 9 pi. 12 fr.
Nooi aToni vu annoncé quelque part que le Dictionnaire des Gaules M oompotera de 12 fascicules, ce qui indique que la Commission existe toEyours.— Douze fascicules à 12 francs l'un, cela fera un volume d'un prix assez respectable, pour un ouvrage exécuté aux frais de l'i^tat. En eaci comme en tout ce qui touche à la science, l'administration, sub- ■tirant le travail des commissions à Tinitiative individuelle, n'a jamiisfait et ne fera jamais, pour des raisons inutiles à énumérer, que des choses très-onéreuses au Trésor, presque toujours mai conçues, mal ordonnées, sans valeur sérieuse et sans utilité réelle pour la science. Sauf doQfe ou quinze personnes peut-être en France, qui connaît réellement les travaux de la Commission des Gaules? Nou8 ne contestons pas la valeur personnelle des membres qui la composent ; mais il semble que réunis ils se neutralisent et s'annulent. C'est le résultat inévitable et fatal des Commissions, appelées à élaborer des travaux de cet ordre. Même sans l'apparat, plus théAtral qu'efl'ectif, des :<ociétés locales et des correspondants, avec le secours seul de leurs publica ■ lions connues et de la mas^e énorme de matériaux existants, »ans dépenser le quart de ce qu'ont déj;\ coûté les œuvres mort-nces do la Commission, un jçéographc et un archéologue (on pouvait les trouver parmi les membres de la Commission) auraient seuls achevé le travail depuis longtemps, et auraient produit, sans aucun doute, une œuvre
utile et viable.
Au reste, dans le n» de janvi. r de la Revue des Sociétés ftnvanten, la Commission a voulu afûrmer son existence par la note suivante. Ce n'est pas sans quelque surprise que l'on y voit apparaître une longue énumération de travaux dont nul assurément, niême parmi les travail- Icuni lei plus compétents, n'aurait soup(;onné l'existence.
388 EUROPE. (n* 547-556.) *
« La Commission de la Topographie des Gaules a élu institaée, k | 17 jaillet 1858, avec la mission de dresser trois cartes : !• celle delà 1 Gaule sous le proconsulat de César; 2» celle de la Gaule sous la domi- ] nation romaine : 3<* celle de la Gaule mérovingienne. De plus, de pu- i blier à l'appui de ces cartes : i» un dictionnaire d'archéologie celtiqu destiné à être un répertoire complet des antiquités de la Gaule indépendante; 3** un dictionnaire d'archéologie gallo-romaine qui rende II même service pour la longue période comprise entre le règne d'Auguste et l'avènement des rois francs. i
• Elle a déjà publié :
I l» La carte orohydrographique de la Gaule, carte muette dont des savants de tous genres se sont déjà servis pour leurs travaux spédauz, et que le Ministère de lu Guerre recommande pour ses écoles et les études stratégiques ;
« 2<* Une carte des campagnes de César, aujourd'hui épuisée;
c Z" La carte de la Gaule sous le proconsulat de César, mentionnée honorablement à l'Exposition universelle ;
« 4« Trois fascicules du Dictionnaire d'archéologie celtique, comprenant 42 feuilles et 40 planches gravées; cet ouvrage est estimé en France et à l'étranger, et considéré comme le plus important qui ait jamais été publié sur cette matière ;
c 5" La carte des dolmens et monuments mégalithiques;
c 6" La carte des cavernes habitées auK temps préhistoriques ;
M 7° La carte préparatoire de la Gaule au cinquième siècle, commoniquéè à tous les correspondants afin de recevoir leurs observations sar le tracé des voies, et sur tout ce qui touche à l'histoire et & Tarchéologie de la Gaule romaine ;
c 8° Quatre cahiers d'instructions, avec planches, pour aidçr les collaborateurs des départements dans la classification des armes, des monnaies, des bijoux, et dans l'interprétation des itinéraires antiques ;
c 9" Outre les planches déjà livrées au public avec les trois premiers fascicules, la Commission en a 20 gravées pour les fascicules prochains, et 125 autres dessinées et prêtes à être données aux graveurs ; un certain nombre de ces dessins reproduit en fac-similé les bornes milliaires et les inscriptions géographiques de la Gaule, dessinées par nn des membres de la Comniisbion.
M Dans l'intérùt de ces études, la Commission a fourni des allocttions pour recherches sur le terrain et fouilles, principalement dans les départements de lu Cûte-d'Or, la Haute-Savoie, la Savoie, le Rhône, l'Aveyron, Tlsère, le Lot, la Loire-Inférieure, les C6te8-du*Nord, les Vosges, les Iluutes-Py rénées, l'Aisne, la Marne, Ssône-et-Loire, le Dcobs, les Ardenncs, les Alpes-Maritimes, la Meurthe, la Vienne, les Landes, Tarn-et -Garonne, la Corri:ze, le Cantal, la Charente, l'Ain et le Gard.
« Ces travaux de recherches, faits par les savants du paj's, ont singulièrement développé le goût et Tétude de l'archéologie en province; (les résultats importants ont été obtenus pour la science, et des objets précieux, inconnus jusque-l<i, ont été exhumés et sont venus prendre place dans les musées de l'État et dans ceux des dé|)ariements. La Commission des Gaules a donc pu ainsi exercer une action générale en popularisant l'étude dans les dé|)artements. »
:»'â8. J. RoiDOT. Origines fTAugustodunum. Élude critique sur les textes d'Ëumène et d'Ammien Marceliin. Autun^ 1872. in-8*, GO p. et 2 pi.