TRAITÉS GÉNÉRAUX
GÉOGRAPHIE HATHÉIfATIQDE ET FUTSIQDE.
S 1"'. TraitéB généraux.
>7. Adrien Balbi. Abrégé do géographie. Nouvelle édition^ revue et considérablemeDt augmentée d'après les derniers traités et les découvertes les plus récentes, par H. Chotard, professeur d'hisloire à la Faculté des lettres de Besançon. Paris, 1870-72, 2* et 3* fascicules, gr. in-8% p. 417-1248 (Renouard).
Le voinme sera terminé par an 4* fascicale. Le travail très- considérable et très-consciencieux de M. Chotard, sans changer le caractère essentiellement énumératif et statistique de Tœuvre primitive, — ce que l'éditeur ne pouvait ni ne devait faire, — Ta mis au niveau des notions et des faits actuels, autant du moins qu'un livre de ce caractère peut être jamais tenu an niveau de la mobilité des faits et des événements. Ainsi rédition nouvelle, qui ne date que de trois ans et qui n'est pas terminée, en est encore à la Confédération Germanique qui n'existe pins, et ignore forcément la nouvelle constitution prusrienne de l'Empire d'Allemagne qui absorbe les choses antérieures. C'est l'inévitable inconvénient des traités géographiques dont les grandes divisions reposent uniquement sur les arrangements politiques. Pour le livre de Balbi, nous le répétons, cet inconvénient était absolument inévitable, et il faut rendre à M. Chotard cette justice que, pour l'atténuer, il a fait tout ce qu'il a pu faire.
8. D' J. HaNN, D' F. V. HOCHSTETTER, UUd D' A. POKORNY. AllgC-
meine Erdkunde.Ein Leitfaden der astronomischen Géographie, Météorologie und Biologie. Pra^. 1872, in-8', 382 pages, illustr. 2 thlr. (Tempsky.)
394 GÉOGRAPHIE GÉNÉRALE. (n®* 557-565.)
559. A. Millet. Les merveilles des fleuves et des ruisseaux. Parte» 1872, gr. iii-18, illustr. 2 fr. (Hachette).
560. £. Behit. Geographisches Jahrbucb, B' lY. Cotha^ 1872^ petit ïn-B\ 10 fr. (Perthes).
Outre les notices du général Bayer sur le progrès de la mesure du degré européen, du D' Grisebach sur les travaux relatifs à la géographie des plantes, du prof' Schmarda SQr la géographie soologiqae, du D' Hann sur la météorologie, notices d^à signalées dans notre annonce des trois volumes précédents (voir le t. VU de VAnnie GéogrO' phique, 1868| p. 435), nous noterons dans celui-ci : des étades importantes deM. J. Spôrersur la géographie historique et ses développements, sur les idées cosmographiques de l'antiquité et da moyen âge, et sor l'histoire de la science ; une notice de M. Seligman sur les études ethnologiques; un morcean de M. Friedr. MûUer sur la classification ethnographique des langues; un aperçu des voyages importants de Tannée 1872, et des publications des sociétés savantes; un aperçu de la cartographie européenne, par E. de Sydow; etc.
561. Le même et H. Wagner. Die Bevôlkerung der Erde. Jàhrllche Uebersicht ueber Arealberecbnungen, Gebietsverândeningen , ZâhluDgen und Schàtzungeii der Bevôlkerung auf der gesammten Erdoberflàche. Gotha^ 1872, iii-4", 96 pages à 2 col.
Cette publication est le complément de TÂnnuaire précédent. Elle forme le n» 33 der ErgAnxungthefte ou Cahiers complémentaires des Mittheilungen de Petermann.
Voici les chiflTres donnés ici comme représentant la population des différentes parties du monde. Il est à peine besoin d'ajouter que saof pour TEurope, les éléments dont ces sommet se composent ne reposent en grande partie que sur des étalnations plus ou moias approximatives :
Sliperf. en kiLe. Habitants^
Europe 9 968 40O 301600000
Asie 43 830 3011 794 000 000
Australie et Polynésie... «870 900 4 365 00O
Afrique 29 930 $00 192 520 000
Amérique 41169 000 84524 000
133 770 OOa 1 t77 000 000
Ô62. HÏDts to travellers, edited by a Committee of councii of the royal geographical society, GonsistÎDg of admira) sir 0. Back, vlce-admiral R. Collinson, and Fr. Galto». (3^ cdit ). lond., déc. 1871, in-8% 78 pages.
Ponne le !•' fascicule du U XVI des Proœdingê de la Ndété de Géographie de Londres.
S 2. Géographie astronomique.
563. Rapport sur la longitude de Valparaiso, dédnitedes obserratious méridiennes de la lune faites par M. G. FiEVîdkJB, lieuU de
GÉOGHAI^HIE ASTRONOMIQUE. 39&
Tâisseau (Laugier rapporteur). Connaistanee des Temps pour 1872,Addition8,p. 3-31.
Longitude de Yalparaiso (Bourse), k^ 55^ 50*7 (0. do Paris). Latitude 33* 3' 12^' S.
— Rapport sur la longitude de Pisco, déduite des observations méridiennes de la lune faites par M. G. Fledruis (même rapporteur). Ibid., p. 32-45.
Longitude S»» I4" lo» 5 (0. de Paris).
Latitude 1S« 42* 4o" S.
«— Rapport sur la longitude d'Honolulu (Ile Oahu^ archipel des Sandwich) y déduite des observations méridiennes de la lune fûtes par M. G. Flburiais (môme rapporteur). Ihid,, p. 46-65.
Longitadft (Observatoire) io>> 40" 42* S4
Latitude 2lo Sft' ZTf' N.
— Rapport sur la longitude de Shang-HaT, déduite des observations méridiennes de la lune, faites par M. Fleuriais (même rapporteur). Connaiss, des temps pour 1S74« additions, p. 5-25.
Longitude (Contolat de France). . 1^ M" ^0* 90 (E. de Paris). Latitude 31» 14' 3^ 30 N.
— Rapport sur la longitude de Pondichéry, déduite des observations méridiennes de la lune, par M. Fl£URUIS (même rapporteur). Ibid.. p. 26-47.
Longitude (Phare) S»» 10* 2* 01
Latitude !i«» 55' 51^95
&64. F. Lk Clerc, lieut. de vaisseau. Rapport sur la détermination de la différence des méridiens de Callao, Pisco, Tambo de Mora. Annales hydrographiques, 1872, 1" trimestre, p. 149-163.
Ce rapport forme le complément de ceux du lient. Fleurials, imprimée dans les derniers volumes de la Connaissance des Timps, (Voir la précédent volume de V Année Géographique^ p. 437.)
Iff. Pleuriais n'avait pu observer au Callao, à cause des brumes continoelleB de ce port. La détermination de la longitude abeolue de ce dernier port était néanmoins indispensable, puisque c'est de là que les navires prennent leur point de départ pour les antres stations de l'OcêâB. M. Le Clerc, chargé par le ministre de la Marine de cette mission spéciale, 7 a procédé par deux modes d'observation, par le transport do tempe, par rapport i Pisco et Tambo précédemment fixée, puis par la différence du télégraphe électrique. Voici le résultat final de sa double opération :
Callao, àl'O.dePisco 3» 43» 50
— à ro de Tambo de Mora 3 « 50* 29
Les latitudee sur lesquelles s'est appuyé robscrvateur sont les sui vantes :
Callao (môle de l'hôpital anglais). , . 12* 4' 15* (Fleuriais).
Pisco (à la base du môle) 13* 42' 40* (Fleuriais).
Tambo de Mora (au Télégraphe). ... 13» 27' si" (Le Clerc).
396 GÉOGRAPHIE GENERALE. (n** 566-569.)
565. Fate. Sur la situation actuelle du Bureau des Longitudes, Comptes rendus de Vacad. des Sciences j 23 déc. 1872, p. 1721-
Un incident parlementaire a amené M. Paye, président de TAcadémie dei sciences, à présenter au sein de l'Académie quelques considérationi sur les travaux actuels et passés du Bureau des Longitudes. Nous nous arrêtons seulement à ce qui touche i la géodésie et à la navigation. « Le Bureau, a dit M. Paye, pnblie chaque année les éphémértdes connues depuis près de deux siècles sous le nom de Connaissance des temps^ œuvre indispensable qui a servi de modèle aux publications analogues des autres pays, c'est-à-dire an Nautical Almanachf aux éphémérides de Coimbre^ àcelles de Milan, au JaAr&tir/i de Berlin, etc. On a proposé desopprimer toutes ces entreprises nationales et de charger une agence universelle d'éditer une sorte d'éphéméride internationale. C'est là une tendance utopique ; il faut en ajourner la réalisation à l'époque où le genre humain aura enfin fondé la paix universelle. Le Bureau a réalisé la seule partie prati<|ue de cette combinaison en publiant les Tables astronomiques pour toutes les nations.
t La géodésie française a reçu longtemps du Bureau son impulsion. C'est lui qui a envoyé en Espagne Biot et Arago pour prolonger notre méridien jusqu'aux Baléares ; c'est lui qui aprésidé, par ses pins illustres membres, la commission de la carte de France, etc. La navigation doit aussi au Bureau la publication régulière des éphémérides dont elle a besoin. L'Académie sait aossi si la Connaissance des temps , et par qoela efforts, a été mise au niveau des besoins actuels ; elle connaît les travaux de M. Mathieu, ceux d'un des plus habiles géomètres de notre époque, M. Puiseux.
■ Le Bureau a, de concert avec nos marins, en quelque sorte créé la scienœ toute moderne qu'il a nommée la Physique du globe. Ce sont les membres du Bureau qui ont été porter le pendule sous le parallèle moyen de Bordeaux à Fiume et sur la grande méridienne anglo-francoespagnole ; ce sont nos marins qoi, sur la demande du Bureau, ont été la porter, à leur toor, sur le reste du globe. Ce sont eux qoi ont entamé et poursuivi longtemps presque seuls l'étude du magnétisme terrestre, au moyen d'instruments construits par Gambey sous les yeox du Bureau, et de méthodes qu'ils venaient essayer à notre Observatoire. C'est du Bureau et de son observatoire que partaient les observations de la température du sol et les belles études de météorologie géographique de Humboldt ; c'est dans ses séances et dans ses discussions qu'ont été inspirées les recherches de Poisson, d'Arago, dont TAcadémie a eu justement le fruit et dont le Bureau a eu les prémices.
t M. Paye paye aussi le tribut d'hommage qui leur revient aux artistes du Bureau : Lenoir, créateur des cercles géodésiques; Fortin, Gambey, Breguet dont les ateliers sont aujourd'hui on laboratoire scientifique, où tout est toujours prêt pour réaliser les conceptions nou* velles. »
S 3* Géographie matliématique.
506. Fr. Perrier, capit. d'état-major. De la Méridienne de France. Bulletin de la soc. de Géographiey juin 1872, p. 613, 653, avec une pi.