‹ L'Année géographique (volume 4)Chapitre 328 sur 337 · ETHNOGRAPHIE. — ANTHROPOLOGIE · texte numérisé non relu

ETHNOGRAPHIE. — ANTHROPOLOGIE

qaMtioDi de langae, de mythologie, d'arehéologie , écrits dans cet esprit de* méthode et de critique rigoureuse auquel les sciences philologiques ont dû. de si grands progrès, et dont Tabsence et Tinsufflsançe avaient longtemps jeté un si regrettable discrédit sur les travaux des Celtistes.

M. Roohet ne voit dans les différences physionomiques qm diyersifient les penples de rEurope appartenant à la grande famille Arienne, et en particulier les races du Nord ^ celles du Midi, que des accidents explicables par l'influence des milieux ; il n'en est pas de même des Prus- 'enSyChez lesquels il a reconnu des différences d'un tout atre ordre. An surplus, lorsqu'il parle des Prussiens, il 'entend pas désigner des peuples agglomérés aujourd'hui ar fait de guerre ou de politique; il n'entend parler que M penples des bords de la Baltique, c'est4-dire de la *oméranie, du Brandebourg et des deux Prusses, et non as des hommes des bords du Rhin, qui sont Allemands 9ut autant que les Saxons.

M. Lagneau, dans son mémoire sur l'ethnologie du Nord le rAUemagne (n* 443), arrive également à cette conclusion, que « les Prussiens actuels, dont le sang est tout au noins très-mêlé, sont moins fondés que la plupart des au- Ms peuples de l'Allemagne actuelle à invoquer l'ethnologie, orsqu'ik se déclarent les promoteurs de l'unité ailenande. »

Voilà ce que dit la science ; mais dans la question de 3rédominance telle qu'elle est aujourd'hui posée au nord lu Mein, il est bien question de la science, vrainanti

M. Hochet, en reprenant à un point de vue particulièrement anthropologique la question réveillée p^r M. de Quatrefages dans son mémoire sur la nationalité prussienne (voir notre précédent volume, p. 322, n? 576), déclare se rallier complètement à. l'opinion développée par le savant professeur, que le rameau prussien a ses racines non dans la race germanique, dont la Prusse aspire aujourd'hui à

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front haut et par la porte d'honneur que la géographie doit rentrer au Collège de France.

La géographie économique pourrait suf6re dans une contrée vouée uniquement au culte des intérêts matériels et aux côtés utilitaires de la science : elle ne suffit pas chez une nation qui s'enorgueillit encore des grandes périodes littéraires et philosophiques dont elle a éclairé le monde ; elle ne suffit pas non plus dans une enceinte qui a été, qui est encore le foyer principal de ces nobles études qui honorent les grandes civilisations.

Avons-nous besoin d'ajouter que si nous avons insisté de nouveau, dans les circonstances actuelles, sur une mesura qui est à nos yeux une question vitale, c'est que personnellement, et depuis longtemps, nous nous en sommes complètement désintéressé ?

S 3. Diflusion do notre grande carte topographique dite Carte de l'Éial'Mttjor. Ses applications dans Tcducation civile et militaire.

La carte topographique de la France, levée par nos ingénieurs géographes et par le corps d'état-major, exécutée par des dessinateurs et des graveurs, artistes spéciaux» commencée depuis cinquante-quatre ans et qui a coûté près de vingt millions au pays, restera pendant longtemps encore, surtout par ses minutes à 1/40,000 qui ont servi à l'établir, Tœuvre la plus complète en son genre qui ait été créée jusqu'à ce jour en Europe. La carte de France a été commencée en 1818, le levé en 1818 et la gravure en 1828. Elle contiendra 274 feuilles, elle est à l'échelle de 1/80,000, c'est-à-dire 1 mètre pour 80,000 mètres, ou 1 décimètre pour 8000 mètres ou deux lieues, ou 1 centimètre pour 800 mètres, ou 1 millimètre pour 80 mètres.

La gravure approche de sa iin, et la révision, opération considérable, est poursuivie activement. Grftce à la sollicitude de M. le ministre de la guerre, cette carte pourra»

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