CARTE DE L ETAT-MAJOR. — APPLICATIONS
ns nn délai de deux ans, être mise dans le commerce au iz de 1 fr» la feuille et 50 c. pour l'armée. Ce. délai de deux années paraît très-court, si Tonconsira les difficultés que présente l'exécution d'un travail ssi complexe et en même temps aussi détaillé. Au moyen reports sur pierre, qu obtiendra successivement la reodnction de toutes les feuilles, et chaque année on en rera successivement quelques-unes au public jusqu'à ce e l'œuvre en entier soit entrée dans le domaine comm.
Au momeAjt où la carte de France va, de cette manière, *e mise à la portée de tous, où tous les établissements blics en posséderont un exemplaire, où les trente-six Ue écoles communales de France pourront, dans leur [le d'étude, avoir au moins les feuilles composant leur partement, il était une lacune k combler, c'était de faire anaitre la carte, d^en faire apprécier les richesses, de ittre tout le monde à portée de s'en servir familièrement fihaque jour.
Faire connaître la carte de France n'est pas le seul but B Ton poursuit en ce moment dans les écoles régimenres, dans les lycées. On veut aussi mettre à la portée de 18 la topographie et la lecture des cartes topographiques, ^insi on vient de créer à TÉcole de cavalerie de Saumur cours de topographie et d'art militaire. En même temps s'occupe à l'école de Saumur de réorganiser l'enseignemt sur des bases nouvelles plus en harmonie avec les igrès stratégiques. Ainsi les officiers seront non-seulent exercés désormais à exécuter des reconnaissances sous Ltes les formes et dans toutes les conditions ; mais ils îTonX encore comprendre le terrain sur lequel ils doivent !rer, en relever la topographie et se rendre compte de position de l'ennemi, de manière à pouvoir renseigner ne flacon exacte les généraux qui commandent en chef, topographie et la lecture des cartes topographiques est
l'année GÂOOR. XI. 28
NECROLOGIE.
JN (Kail F.)» né le 2k mai 1820 à Bunzlau dans la Silésie snne, fils d^un libraire et destiné d'abord au commerce do ie aussi, montra dès sa jeunesse beaucoup de goût pour 3nces naturelles. Par l'intercession d'Alexandre d'Uuoiboldt en 1849, envoyé par le roi Frédéric-Guillaume IV dans ézuéla, qu'il parcourut pendant dix ans. Après avoir passé mée dans son pays natal pour réparer sa santé, il se rends la Guyane anglaise, qu'il explora avec un grand zèle e botaniste aux ordres du gouvernement Britannique; il vi- Il outre, quelques parties du Brésil, le Rio Branco, le Rio ; passa de longs mois au milieu des tribus indiennes et ta le fleuve des Amazones jusqu'à Tabatinga sur la froniu Pérou. Sa Collection de diverses espèces de bois obtint, osition industrielle de Londres, une distiction honorifique, deux médailles comme prix. Étant de retour en Allemabs 1868, il y travailla sans interruption, jusqu'en 1871, à la ion do ses Voyages et Observations, qui avaient trait tant dences naturelles, surtout à la botanique, qu'à la vie intédes peuples. Son principal ouvrage est intitulé : c Sous les Aes. Voyages à travers le Venezuela, le long de l*Orénoque, la Guyane anglaise et sur le fleuve des Amazones^ de 1849 8. l**" vol. Venezuela, 2^ vol. La Guyane anglaise. 871. » Dans cet ouvrage, comme dans ses nombreux mô- ), qui en partie sont très-étendus (dans TAusland, 1868^ 1870, 1871 et 1872; dans le "Globus" 1870, et dans "Aus Welttheilen 1871"), Appun montre un talent extraordipour les descriptions palpables et plastiques, en quelque il savait surtout rendre avec une très-grande fidélité la )nomie des plantes tant par la parole que par les images ; s travaux comme dessinateur, ont également une grande tance que prouvent tant les illustrations insérées dans son
ouvrage, que trois peintures à Thuile, représentant la Cataracte de Kaïeteur dans la Guyane anglaise, et qui ont été achetées par le musée de Baltimore. En septembre 1871 il retournaenGuyane, pour employer encore quatre ou cinq ans à l'exploration de ce pays ; mais au premier grand voyage qu'il entreprit dans l'intérieur, il se brûla lui-môme, dans son sommeil, avec l'acide sulfurique, qu'il porta toujours sur lui comme moyen de défense contre les Indiens, et les ravages de ce corrosif furent si terribles que peu de jours après, il succomba, le 18 juillet, dans la colonie des convict$ de Massarounie.
Badinet (Jacques), astronome et physicien, né le 5 mars 1794 à Lusignan, mort à Paris le 21 octobre 1872 ; membre de l'Académie des sciences où il remplaça M. Dulong en. 1840, et du Bureau des Longitudes. Outre ses importants travaux sur des questions d'astronomie théorique et de haute analyse, on a de lui des mémoires, des notices et de nombreux articles sur différents points de la physique du globe. C'était, comme Arago, un vulgarisateur en même temps qu'un savant de premier ordre. Ses lectures dans les séances publiques annuelles de l'Académie des sciences et dans les réunions des Cinq Académies, étaient toujours écoutées avec un vif intérêt, à cause des formes piquantes, des réflexions souvent originales, toujours spirituelles, dont il savait relever les sujets les plus abstraits. Huit petits volu' mes d'une lecture des plus attachantes, sur toutes sortes de sujets de physique terrestre et de géographie générale, portent le litre collectif d^Ètudes et lectures sur les sciences d'observation et leurs applications pratiques. On y trouve l'examen de l'histoire de la terre et de son avenir géologique, des phénomènes météorologiques, des marais, du mascaret, des inondations, des saisons, des eaux minérales, etc., etc. M. Babinet a donné son nom, ou plutôt on a donné le nom de Babinet à une projection générale de la carte du globe (dont il n'est pas l'inventeur), et que l'on qualifie d'hoDialographique^ parce qu'elle a la propriété de conserver la proportion des surfaces entre les espaces sur le globe et sur la carte (On peut voir à ce sujet un article do M. Herm. Bergliaus dans les Mittheilungcn de Petermann, a. 1858, p. 63, avec une pi.).
Black (Wil. Henry), né en 1797, mort le 12 avril 1872. Archéologue éminent. Éditeur de Vlter Britannicum^ et des parties de l'Itinéraire Anlonin relatives à la Grande Bretagne.
OWRING (sir John), homme d'État anglais, linguiste et voyar, néàExeter (Devonshire), le 17 octobre 1792, mort dans lôme ^ille le 23 novembre 1872. A la suite d'un voyage dans lo-Ghine en 1855 et dans les Philippines en 1858, il a pudeux relations : The kingdom andpeople of Siam^ 2 vol., î. 1857 (livre pour lequel le précieux ouvrage de Mgr Palle- : lui a été d'un grand secours), et a Visit to the Philippine ids^ 1859.
HAPMAN (James), un des explorateurs éminents de l'Afrique raie, mort le 6 février 1872 dans la région diamantifère de srre dos Griquas. Il a publié à Londres, en 1868, une relation - recommandable de ses courses précédentes, Travels in the rior of South Africa^ 2 vol.
HKSXEY (général Francis Rawdon), né en 1789 à Ballyrea dans jrd de l'Irlande 1 mort le 1" février 1872 à Pucholet près eel, comté de Down, Irlande. Connu par son exploration of- 11e de TEuphrate en 1835, en vue de l'ouverture d'une comdcation fluviale entre la Méditerranée et la mer des Indes, ioration qu'avait précédée une reconnaissance privée en 1830. ;e première reconnaissance est exposée dans un rapport imné en 1833 (Reports on the navigation of the Euphrates; >). L'historique de l'exploration de 1835 se trouve dans une ce succincte donnée en 1837 au journal de la Société de ^aphie de Londres, vol. VII (a gênerai statement of the lar« and fyroceedings of the expédition to the Euphrates. Journal , p. 411-439). Pour la connaissance de la moitié inférieure U)urs de.l'Euphrate, d'une grande partie du cours du Tigre, a Mésopotamie et du nord de la Syrie, l'exploration de 1837 mné d'utiles résultats, grâce à la construction d'une grande :e du fleuve et à la publication de divers travaux ou relations îssoires des membres auxiliaires de l'expédition, M. Wil i Ainsworth notamment ; mais la relation officielle dont le éral Ghesney lui-même avait été chargé n*a été pour rien, réalité, ou pour bien peu de chose, dans le profit que la nce a retiré de l'entreprise. Deux gros volumes publiés paft* général au bout do dix-neuf ans, sont remplis de horsuvre historiques et touchent à peine au côté géographique pedition for the survey of the rivers Euphratesand Tigris, etc. d. 1856, 2 vol. in-4) ; et un nouveau volume enfanté enl868 guère plus d'utilité (Narrative of the Euphrates expédition
436 GÉOGRAPHIE GÉNÉRALE. (n°*62 2-634.
< Tout cela ne veut-il pas dire, mesBieurs, que celte nation n'est pas dégénérée?
«c Sans doute, pendant ce sommeil dans lequel la berçait une énervante prospérité, d'autres ont pu la dépasser. Mais, au jour cruel du réveil, elle se lève, mesure sans illusions, mais sans défaillance, la route qu'il lui faut parcourir, et, reprenant toute son énergie, elle s'y avance, calme et résolue.
< Ceux qui ne nous souhaitent ni force ni vertu disent que nous serons incapables des efforts continus qu'il nous faut faire ; ils répètent que nous pourrons revenir i la prospérité matérielle dans laquelle nous nous complairons encore, oubliant encore aussi, que c'est avant tout par la puissance morale, par l'instruction, par le dévouement et par une imperturbable constance qu'un peuple peut seulement retrouver sa grandeur ! »
ETII\0GRAPHII<:.
0'22. Rnviie d'Anthropologie, publiro sous la direction de M, Paul Broca. PariSy 1872, t. 1" (Reinwald).
Il n'existait en France, jasqu'ici, que deux publicationi périodiques consacrées aux études anthropologiques : les Bulletin» de la Société d*anlhropologie de Paris, dont le XIII*' volume est en cours de pablication , et les Matériaux pour VHistoirc jirimt/ire, et naturelle de riiomme^ recueil fondé il y a huit ans k Paris, par M. de MorltUet et continué depuis trois ans par MM. Trutat et Cartailhac, à Toaloose. * La première de ces publications embrasse tout le domaine de l'anthropologie, mais par sa nature même elle se trouve limitée aux communications et aux discussions de la Société dont elle est Torgane ; les travaux exécutés en dehors de cette Société, soit en France, soit i rétranger, ne peuvent y trouver place. La seconde do ces pablicatioiis étant consacrée spécialement aux travaux préhistoriques, ne comprend qu*une partie restreinte du programme de l'anthropologie. La ilerif d'Anthropologie vient donc combler une lacune dans la litténtnrs scientifique de notre pays; déjà, depuis longtemps, l'Ao eterre, TADe-