‹ L'Année géographique (volume 4)Chapitre 38 sur 337 · CORÉE. JAPON. CHINE · texte numérisé non relu

CORÉE. JAPON. CHINE

119. H. ZuBER. Note sur la. carte de Corée. Bulletin de la Soc, de géogr.^ juin 1870, p. 417-422. Avec une carte.

• En 1866 (c'est M. Zaber qui parle), une cruelle persécution, qui coûta la vie à neuf missionnaires, motiva une expédition militaire française en Corée. Pendant cette expédition, un matelot trouTa dans la ville de Kang-hoa, prise le 16 octobre, une grande carte indigène dn plus haut intérêt. Traduite par MM. Ri<lel, Féron et Calais, trois missionnaires qui avaient heureusement échappé aux poursuites, cette carte a servi de base au travail que nous avons eu l'honneur d'offrir à la Société de géographie. En la comparant à la carte hydrographique du Dépôt de la marine, nous pûmes nous convaincre que les latitudes étaient à peu près exactes, et avaient dû être calculées astronomiquement. Les erreurs de longitude, plus considérables, n'oltéraient cependant pas beaucoup la forme générale du tracé, à cause du peu de largeur de la presquile dirigée normalement à Téquateur. Il nous fut donc possible de faire entrer le travail topographique coréen dans un cadre obtenu par la comparaison de plusieurs documents européens, et d'obtenir ainsi une carte qui approche beaucoup de Texactitude. •

Sur cette note, nous ferons remarquer que la découverte du matelot de Kang-hoa ne nous a mis en possession que d'un document connu depuis longtemps. Cette carte coréenne traduite par MM. Ridel, Féron et Calais, ne diffère pas de celle que M. de Siebold a fait graver en iS40, carte plus circonstanciée, et probablement plus exacte que celle des P P. Jésuites qui fait partie de l'Atlas de Duhalde et que d'Anville a suivie dans ses cartes générales du même Atlas (1732) -, et quant au travail de raccord entre les détails intérieurs de la carte coréenne et le tracé hydrographique de la Péninsule relevé par les marines de France et d' Angleterre, il laisse beaucoup à désirer. Il nous parait moins étudié que celui de M. Débès dans sa carte des parties orientales de la Chine pour les voyages de M. de Richthofen, MUtheil. de Petermann, 1871, n» 10 (cartie n» 19).

120. D' Arth. Apams. Travels of a Naturalist in Japan and Manchuria. Lond., 1870, in-8". Witlî illustr. 15 sh (Hurst).

— On a aussi de M. Adams, secrétaire de la légation au Japon, un Report on the central silk districts of Japan , dans le JouT" nal of the Roy. Geogr. soc, vol. XL, 1870, p. 339-343.

Pour la description de plusieurs crâaes d'Ainos; Voir ci-dessus, n*

121. Carte du Détroit de Corée {PariSy Dépôt de la Marine, 1870). N» 2855.

— Seto-Uchi, ou Mer Intérieure, d'après J. Ward. Ibid.f n° 2773.

Quelques mots sur le Japon.

Des lettres récentes annoncent qu'une grande révolution pacifique vient de s'accomplir au Japon. C'en est fait du pouvoir des daïmios, et l'empire passe, semble-t-il, sans secousse, du régime féodal qui y était en vigueur depuis des siècles, à celui de la centralisation monarchique sous l'autorité du mikado, secondé par quatre des princes féodaux les plus puissants, qui ont pris eux-mêmes l'initiative de cette importante réforme. Le changement survenu dans l'organisation politique et sociale du Japon est consacré par un récent décret du mikado, dont voici la teneur essentielle :

« Si nous voulons réellement rendre notre peuple heureux et lui assurer une place honorable parmi les nations, nous devons agir énergiquement et conformément à ce but. D'après notre opinion, cette intention ne peut se réaliser que par la concentration de l'autorité du gouvernement national.

< J'ai cru devoir, il y a quelque temps, restreindre le pouvoir des princes et les réduire au rang de gouverneurs. Quelques-uns de ces prince^ n'ont pas respecté cet ordre. ' Je le regrette, car le seul remède à la situatioh consiste dans l'abolition des anciens morcellements féodaux du territoire. A vous donc qui possédez l'autorité, je vous ordonne de supprimer tout ce qui n'est point pratique, d'éviter toutes dépenses inutiles, et d'abroger toutes les lois contraires au but proposé. »

 la suite de ce décret, qui aKolit virtuellement la féodalité, tous les prinoes territoriaux ont été invités à résider

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dans la capitale pour y vivre en simples particuliers. Le gouvernement central paye leurs dettes et opère le retrait du papier-monnaie qu'ils ont émis. Une résistance des anciens daïmios est considérée comme impossible, les quatre plus riches et plus puissants d'entre eux, parmi lesquels le prince de Satsouma, étant précisément les ministres et les conseillers du Mikado, qu'ils ont eux-mêmes placé sur le trône il y a quatre ans après avoir renversé le taïcounat.

Nous avons appris aussi par les journaux anglais que le gouvernement japonais venait de décider Tintroduction des chemins de fer au Japon y et pour premier essai il avait passé un contrat aveo M. Lay, ci-devant surintendant des douanes chinoises, pour la construction d'un chemin de fer de Yédo à Osaka, distance de 500 kilom. Cette ligne sera construite par des ingénieurs anglais, et elle donnera lieu à un emprunt d'un million sterling, que des capitalistes anglais avanceront au gouvernement du Mikado. Ce chemin de fer sera la propriété du gouvernement, et servira de garantie pour l'intérêt de l'emprunt.

122. Âd. Bàstian. Die Vôlker des œstlichen Âsien, B' vi. Reisen in

China, von Peking zur mongolischcn Grenze, und Rûckehr nach Europa. lenaj 1871, in-8", 778 pages. 5 thlr. (Costenoble).

Ce sixièmo volume termine cette vaste et savante relation, dont le premier volume a paru en 1866. Nous ne pouvons qu'en tranBcrire le titre, n'ayant pas encore ce volume entre les mains.

123. Em. Blanchard. Les récentes exploratioos en Chine. Revue eUf

Deux'MondeSf 15 févr. 1871, 718; 15 mars, 368; 15 mai, 317; 15 juin, 611.

Sous ce titre vague, commandé par les habitudes d'une Revue qui redoute de paraître entrer trop avant dans les spécialités, — ellecraint heareuscment Tétiquette plus que la chose,— M. Blanchard, de TÂcadémie des sciences, donne ici un très-intéressant aperçu du voyage du P. David dans les parties intérieures de la Chine et dans les parties eontigoêt du Tibet. La géographie physique, aussi bien que l'histoire naturelle, ont beaucoup à prendre dans ces courses d'un ardent investigateur, Y^ ritable savant soos la robe du missionnaire. — Voir d-tprès, tu S i.

124. Baron von Richthofen. Reports on the Provinces of Hunan, Hu-

peh, Honan andShansi. Shanghai, 1870.

— Du môme : Bericht ùber die Provinz Hu^-nan. Zeitschrift der

Gesellsch. fùrErdk. zu Berlin, 4870 (n« 28), p. 331-339.

"- Aus Briefen des Reisenden, Aug. 1869— July 1870. MiUheilungen de Petermann, 1870*1871 , et Zeitschr, de Berlin, mêmes années. — V. ci-après.

Nous aurions pu noter ici la relation do M. Cooper, ai elle ne noua avait para plus convenablement placée parmi les documenta de llndo- Chine. Voir ci-après.

125. H. Brougham Locb, private secretary to the Earl of Elgln. Perso-

nal Narrative of occurences during Lord Blgin's second Embassy to China, 1860. lond., 1870, in-8° (Murray).

126. Reporta and Joumeys in China and Japan, performed by M. Ala-

BÀ8TBR, M. OxENHAM, H. Màbkham and D' WiLLiB. Presented to Parliament. Lond,, 1869, in-folio.

L*objet de ces coarses intérieures était d'étudier de près l'état physique, moral et commercial du pays. — L*ezcursion du consul Ozenham dePékingà Han-kaou est traduite dans les MiUheilungen de Petermann,n*4 de 1870, p. 126-133.— Celle du consul J. Markham sété l'objet d'une relation spéciale.

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