COCHINCHINE FRANÇAISE
transports de récoltes de Pintérieur, et il a déjà pu juger des immenses ressources de notre colonie. *
En effet, c'est qu'il est imposible de trouver une contrée plus favorisée : d'un côté, une chaleur tropicale ; de l'autre, des inondations périodiques qui arrivent, chaque année, à des époques parfaitement déterminées, et en coïncidence avec la saison des pluies.
Il faut noter encore, parmi les productions utiles, les ara" chideSy que les Cochinchinois cultivent pour en extraire Thuile qui sert à leur alimentation ; le china-grass ou md de la Chine, produit de VUrtica Nivea dont les plaines ^o Baria et de Long-lhank sont couvertes; le poivre noir ^ dont la culture tend à prendre une certaine extension; enfin la canne à sucre, qui se cultive dans toutes les parties de la Gochinchine, seulement pour en mâcher le jus. On peut citer en outre Thuile de coco, les noix d'arek, les gommes et le stik-laque, le borax, le benjoin, l'assa-fœtida , la cannelle, l'anis étoile, le cardamone, la cire, les rotins, les cuirs, les cornes, les os, etc.
« C'est à notre commerce, dit M. Renard en terminant, à bien comprendre l'importance de notre conquête, à porter ses yeux vers ces riches contrées, et en songeant à la positioti admirable occupée par la Basse Cochinchine^ notre nouvelle colonie, qui se trouve placée au centre du commerce immense de la Chine et du Japon^ à mettre à profit ses produits si variés, si abondants, comme le riz, par exemple, qui seul, à un moment donné de manque de récolte des contrées environnantes, peut faire la fortune de la colonie. »