‹ L'Année géographique (volume 4)Chapitre 80 sur 337 · Livre qol nMntéresse que Thistoire économique de la Onyane anglaise · texte numérisé non relu

Livre qol nMntéresse que Thistoire économique de la Onyane anglaise

334. Rivière Démérari, Guyane anglaise, N* 1776 (Dépôt de la Marine,

corrigée en 1869).

335. Côtes de la Guyane, depuis Gayenne jusqu'à Tembouchure de l'A-

mazone. N" 2729 {idem) ,

S 1*'. Études scientifiques sur le Brésil.

M. Hartt, professeur de géologie dans une université des Ëtats-Unis, faisait partie, il y a sis ans, delà mémorable expédition scientifique conduite par M. Agassiz {Y. le t. YIII de l'Année géographique^ p. 91) ; le volume qui parattaujourd'hui (n**320)ouvre une série de publications où seront déve-

loppés les résultats de cette vaste exploration dans les diverses branches des sciences naturelles, physiques et géographiques. Le volume de M. Hartt a pour objet principal la géologie : mais il entre largement dans le domaine de la géographie physique, qui se rattache par des liens si étroits aux investigations géologiques ; et sans parler de diverses excursions purement géographiques, il touche à d'autres questions d'un très-grand intérêt pour l'ethnographie brésilienne. La plus considérable se rapporte aux Botocudos, peuple qui est dans Tethnologie du sud de l'Amérique ce que les Hottentots sont pour TÂfrique australe, une énigme. Il y a là une question incomplètement étudiée jusqu'à présent, dans laquelle les observations du savant explorateur garderont une grande importance.

On annonce qu'une Commission impériale a été formée pour construire, d'après les matériaux existants, une carte générale du Brésil. L'étendueimmense du pays ne permettra sûrement pas, au moins de longtemps encore,' d'y établir une triangulation générale ; mais il existe dès à présent de bons travaux partiels, notamment pour les provinces du sud, pour le rio San Francisco et le fleuve des Amazones, outre un grand nombre de documents particuliers ; c'est une bonne pensée d'avoir songé à utiliser ces documents épars dans une élaboration d'ensemble.

S 2. L'Amazone.

L'étude du bassin de l'Amazone, qui a pris de notre temps un si remarquable développement, se présente sous un double caractère : elle est un vaste champ d'exploration géographique, et elle touche aussi à des intérêts économiques et commerciaux de premier ordre. 'Sous ce dernier rapport, nous n'avons pas à revenir sur les considérations si frappantes que nous avons reproduites d'après M. Mar-

kham (ci-dèssu8, p. 172), Nous avons vu qtiels efforts ont faits depuis quelques années les deux gouvernements du Pérou et de la Bolivie pour activer la reconnaissance des rivières supérieures dont se forme le grand fleuve ; de son . côté, par une initiative tout individuelle, un voyageur d'une énergie peu commune, M. Williams Ghandiess, poursuit ses laborieuses explorations des rivières qui apportent au côté sud de TAmazone les eaux de toute la région centrale du continent. Ses deux dernières communications à la Société de géographie de Londres, qui lui a déjà décerné une de ses graudes médailles, se rapportent au rio Juruâ, qui se .réunit à l'Amazonb enirele Yavari et le rio Madeira, et au réseau formé à droite de la Madeira inférieure par divers cours d'eau qui en sont des dérivations partielles (cidessus, n*» 329).

La relation de M. Orton (n** 328) a un caractère plus général. Gomme la relation personnelle de Mme Agassiz, dont nous avons rendu compte il y a deux ans, celle de M. Orton est d'une lecture à la fois attrayante et substantielle; c'est un de ces livres trop rares qui de teqips à autre viennent nous dédommager de la multitude de productions fastidieuses, insignifiantes et pour le moins inutUes, dont la littérature géographique, non moins que toutes les autres littératures, est périodiquement inondée. Le volume de M. Orton est le résultat d'une expédition scientifique aux Andes *^quatoriales et à l'Amazone, entreprise sous les auspices de l'Institution Smithsomienne, expédition confiée à une commission de naturalistes, de physiciens et d'ethnologues dont M. Orton était membre, lui septième. L'expédition parût de New-York le l**" juillet 1867. Elle traversa l'isthme de Panama, vint reprendre terre à Guayaquil, gravit les pentes escarpées delà Gordillère jusqu'à Quito; puii^redescendant la pente opposée du massif des Andes à tra vers les forêts vierges, elle gagna l'Amazone par le Napo, et par l'Amazone elle rejoignit l'Atlantique. Ajoutons que

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178 AMÉRIQUE DU SUD. (n»» 320-335)

dans le même temps une seconde commission de natnralistes, au nombre de quatre, se rendait au Venezuela pour remonter TOrénoque jusqu'au rio Negro, d'où elle arrivait aussi à TAmazone. La relation de ce second voyage sera l'objet d'une publication ultérieure.

M. Orton, dans un coup d*œil préliminaire sur la vaste zone équatoriale que l'expédition dont il faisait partie a traversée, fait remarquer que cette région presque entière est on ne peut plus mal représentée dans les ouvrages géographiques les plus récents. Sur les Andes de l'Ecuador, nous n'avons guère que les voyages de Humboldt; surle Napo, rien; et quant au Maraâon, il est, dit-il, moins connu aux Américains du Nord que le Nil.

Les chapitres dont se compose le volume de M. Orton ont été en partie imprimés dans différents journaux ou recueils scientifiques des États-Unis ; l'auteur les a revus et complétés en leur donnant leur forme actuelle, « se pro-» posant d'offrir uu tableau condensé, mais fidèle, de l'aspect physique, des ressources et des habitants d'une vaste contrée destinée à devenir un champ très-important d'activité commerciale. » La carte qui accompagne la relation a été dessinée avec grand soin, ajoute M. Orton, « d'après les relevés de Humboldt et de Wisse sur les Andes, et ceux d'Azevedo, de Ga^teioau et de Bâtes sur TAmazone. » La grandeur du degré dans cette carte est de 0^0193 environ.

En descendant le rio Napo, un des gigantesques tribu*» taires du haut Amazone et la plus grande rivière de TEcuador, la nature et l'homme s'offrent au voyageur sous leurs aspects les plus sauvages. « Trois ou quatre canots se détachèrent de la rive et descendirent le courant cdte i côte avec nous. Les Indiens qui montaient ces canots étaient de la classe la plus basse que nous eussions encore vue dans l'Amérique du Sud. Les femmes étaient presque nues; l'homme (U n'y en avait qu'un) avait une sorte de vêtement

sans manchôs qui lui descendait aux genoux, fait de Técorce d'un arbre appelé llanchama. Tous étaient sans sourcils. Leur chevelure était partagée par le milieu ; leurs dents étaient teintes en noir, ainsi que les lèvres. {Isnous offraient à acheter de la poterie grossière, de la viande de peccari et des lances eH bois. Comme tous les Indiens du Napo, ils avaient un faible pour les verroteries; ils portaient des colliers de dents de tigre et de singe. Leurs manières étaient stupides plutôt que brutales; probablement ils apparte^ naient k une tribu dégradée de la grande famille de» Zapa-* ros. Quand la pensée se reporte en arrière, on se demande avec Darwin si nofi ancêtres ont ressemblé à ces hommes-là, — à des hommes dont les signes et la parole sont moins intelligibles que la voix et les gestes des animaux domestiques, à des hommes qui n'en ont pas Tinstinct et qui semblent tout à fait en dehors de la raison humaine, au moins dans ses manifestations extérieures. »

Arrivé à l'Amazone, le voyageur jette un coup d'oeil en arrière sur l'origine du grand ileuve. « Près des mines d^argent de Cerro Pasco, dans le petit lac de Lauricocha, immédiatement au-dessous de la limite des neiges perpétuelles, le «Roi des Eaux > a sa source. Le lieu est à 4207 mètres d'altitude selon Hemdon, à 4352 mètres selon Rivero. Les premiers 500 milles de son cours (800 kil.) se dirigent au nord, à travers une série continue de cataractes et de rapides, dans une vallée profonde que dominent à droite et à gauche les deux chaînes parallèles des Cordillères du Pérou. En atteignant la frontière de l'Ecuador, le fleuve tourne à droite et se porte vers l'est, pour traverser 'immense plaine équatoriale du continent américain sur un parcours de 4000 mètres. Du lac de Lauricocha à l'embouchure du fleuve, l'Amazone, en suivant ses grands circuits, parcourt une ligne de 4400 kilomètres. Les grands affluents qui lui arrivent du sud ont en moyenne un cours de 2800 à 3000 kilomètres. Nulle autre rivière sur le globe ne se

maintient sur une étendue comparable à celle-ci dans les mêmes conditions climatologiques. La largeur de l'Amazone est d'ailleurs bien en rapport avec la prodigieuse longueur de son cours. A Tabatinga, à plus de 3000 kilomètres de l'Atlantique, elle est de 2500 mètres; au confluent de la Madeira, 5 kilomètres; au-dessous de Santarem, 16 kilomètres ; et si Ton regarde le Para comme une partie du grand fleuve, il se déverse dans TOcéan par un estuaire large de 300 kilomètres. Les Brésiliens l'appellent avec orgueil la Méditerranée du Nouveau-Monde. Son vaste développement, qui présente, au-dessous de Teffé, des sites magnifiques et de lointains horizoos, et qui forme une barrière entre des faunes différentes ; une longue suite de canaux secondaires qui se rattachent au cours inférieur des affluents et relient entre elles une multitude de lagunes qui déâent Ténumération ; son réseau d'eaux navigables qui couvre un tiers du continent; sa faune océanique, enfin, tout éveille dans l'esprit du voyageur l'impression d'une grande mer intérieure, avec ses ramifications infinies, plutôt que d'une rivière. Les branches latérales du fleuve sous le couvert de la forêt, appelées par les Indiens igarapés^ ou c sentiers des canots, » sont un des traits caractéristiques de r Amazone. Ces branches latérales sont parfois d'une très-grande étendue ; elles courent parallèlement au fleuve en coupant les affluents , si bien que de Santarem on peut remonter l'Amazone sans y entrer peudant des milliers de kilomètres. Ces chemins naturels seront d'un immense avantage pour les futures communications. »

Sur la population aborigène de la vallée de rAmazone, M. Orton dévelo'ppe les aperçus suivants: « En même temps que selon toute probabilité le Mexique fut peuplé par le nord , il est bien certain que les Toupi et les Guarani, c'est-à-dire les hordes à tête longue qui occupèrent les parties orientales de l'Amérique du Sud, vinrent du midi. Elles se portèrent du Paraguay aux rives de TOré.

noque. Les innombrables tribus qui'occupent actuellement l'immense vallée de TAmazone sont issues de la nation toupi, qui est peut-être une branche des Guarani. Dans une contrée telle que celle-ci, qu'aucune montagne n'accidente et où le climat est uniforme, il ne faut pas s'attendre à une grande diversité. Les caractères généraux sont ceux-ci : la peau d'une couleur brune tirant au jaune, souvent aussi approchant de l'acajou ; les cheveux noirs, droits, forts; les yeux noirs, fendus horizontalement; le front bas^ mais large. Pas ou peu de barbe. Stature moyenne, mais fortement bâtie ; poitrine large et musculaire ; extrémités petites.

< On peut compter dans le bassin de l'Amazone des centaines de tribus différentes, chacune ayant sa langue propre ; au point que même les membres distants d'une même tribu ne se comprennent plus entre eux. Aussi a-t-on compté dans l'Amérique du Sud jusqu'à 700 idiomes différents (l'abbé Royo dit 2000), dont les quatre cinquièmes, si l'on en croyait les auteurs, seraient des langues radicalement distinctes. Quelque différent, toutefois, que soit le vocabulaire de toutes ces langues , elles ont la même construction grammaticale. La préposition suit le nom, et le verbe termine la phrase. L'ancien toupi est 1» base de la lingoa geral^ moyen de communication universel, de toutes les tribus du bassin moyen de l'Amazone. »

Tels sont les aborigènes ; voici maintenant la colonisation européenne : « Sauf une poignée de Français, d'Allemands et d'Anglais, les immigrants portugais, de toute la population blanche de la rivière, sont ceux qui montrent le plus d'esprit d'entreprise. Ils sont toujours prêts pour le travail, pour le commerce, pour tout ce qui peut leur rapporter si peu que ce soit. Ceux qui se font une fortune se retirent en général à Lisbonne. Les Brésiliens proprement dits sont les descendants des colons qui se déclarèrent affranchis de la mère patrie. Peu d'entre eux sont de

pure descendance européenne, attendu que pendant bien longtemps les immigrants venus du Portugal étaient presque exclusivement des hommes, « Au Brésil, dit un récent voyageur (Bâtes, I, 241), on regarde généralement comme de mauvais goût de vanter la pureté de son origine. Les Brésiliens» quoique raides et formalistes, sont polis et même enjoués, communicatifs et hospitaliers^ intelligents et bien élevés. Dénués d'ambition, ils se contentent de oci que la nature leur offre d'une main généreuse. Les plus grands besoins du Brésilien sont de la farine et du café» un hamac et un cigare. Les dames brésiliennes ont été longtemps condamnées, par les vieilles mœurs porta* gaises, à une vie de réclusion, de contrainte et de silence, en dehors de toute éducation et de toute société ; mais depuis vingt ans les portes leur sont ouvertes. Le Brésil a obtenu son indépendance en 1823; les Brésilienne^ en 1848. »

S 9* L'avenir commercial.

Au point de vue de Tezploitation commerciale du ?ute bassin de l'Amazone, les faits consignés par le lieutenant Rouault dans son Rapport au ministre de la marine (n* 330) ont pour les intéressés une importance considérable ; nous devons donc nous y arrêter un moment. Ge rapport est la conséquence d'une mission spéciale dont l'aviso à hélioe le Bruix fut chargé par le gouvernement français au mois d'octobre 1869; il s'agissait de recueillir des informations précises sur la situation politique et commerciale de plusieurs ports de la côte nord du Brésili et en particulier de l'Amazone, ouvert depuis 1867 à la libre navigation dea puissances étrangères.

Le commerce étranger a fidt entendre de vives récrimihf nations contre les dispositions restrictives de cette eoace»»

AHAZOn. 188

sion du gouverneaient brésilieii ; on a dît que sous les dehors d'une disposition libérale elle laissait subsister d'infranchissables entraves à la libre concurrence extérieure. Le Rapport de M. Rouault permet de se faire une juste idée de ce qu'il y a de fondé dans ces plaintes et de ce qu'elles peuvent avoir d'exagéré. Et d'abord, en ce qui touche le commerce français, le Rapport constate un fait : c'est que le décret brésilien du mois de septembre 1867, qui a rendu libre la navigation du fleuve, n'avait jusqu'alors produit pour nous aucun effet.

fc La première et la principale raison qui peut expliquer ce résultat, c'est que ce décret, qui permet h un bâtiment partant du Havre ou de Londres de remonter librement le fleuve jusqu'à tel point qu'il voudra, ne lui laisse la faculté de déposer tout ou partie de sa cargaison qu'à ce point. S'il est frété pour Manaos, par exemple, capitale de l'A* mazone, et le point le plus éloigné où puiss^t atteindra les grands navires, il ne pourra s'arrêteri pour y déposer des marchandises, ni à Sainte-Marie de Belem, ni à Obidos, ni à aucun point intermédiaire* De même, en retournant, il pourra bien charger à un point de l'Amazone pour la France, l'Angleterre ou tout autre pays étranger, mais non pour un autre port situé dans le fleuve. Autrement dit, les bâtiments étrangers ont le droit de naviguer dans l'Amazone, mais ila ne peuvent y £ure le cabotage* Qela seul les place tout d'abord dans un état d'inférionté évident vis-à-vis, du commerce maritime indigène, et de ce fait découle aussi la seconde raison i;npartante qui a, j^s-t qu'à ce jour, empêché aucun bâtiment marchand étranger, soit à voiles, soit à vapquri de naviguer dans l'Alûazope au-dessus du Para.

c Tout le commerce du haut du fleuve est entre les mains de deux compagnies: l'une ancienne déjà, dite compagnie de l'Amazone, dont 1^ siège principal est à Rio de Janeiro ; l'autre fondée depuis deux ou trois ans sous le nom dci

Compagnie fluviale, avec des capitaux pris en grande partie dans le pays et portugais pour la plupart, car les trois quarts du commerce de ce pays sont entre les mains des Portugais, toujours regardés de mauvais œil par les Brésiliens. Ces deux compagnies sont toutes deux, en dehors de leurs affaires, très-fortement subventionnées par le gouvernement brésilien. Elles ne possèdent pas moins de 30 à 40 bateaux à vapeur de toutes dimensions, de construction très-moderne et quelques-uns très-grands, quoique d un faible tirant d*eau. Ces navires sillonnent continuellement le fleuve, apportant au Para les produits qu'ils vont chercher sur tous les points. C'est une grande entreprise» qui se développe de plus en plus à mesure que le commerce grandit par suite de ses relations de plus en plus fréquentes avec les républiques du Pacifique ; il a doublé depuis cinq ou six ans. Or, le gouvernement aide ces compagnies de tous les moyens pour empêcher la concurrence étrangère, qui ne pourrait avoir lieu qu'avec des navires à vapeur, et encore bien difficilement : car en présence de ces grandes compagnies, que peuvent faire le peu de maisons de commerce françaises, anglaises ou américaines, qui ont ici leurs comptoirs?... »

« Le commerce français dans l'Amazone reste donc toujours à peu près stationnaire, quoique le mouvemeAt commercial du pays s'étende considérablement. »

Ce dernier fait, l'accroissement actuel du mouvement conmiercial de l'Amazone, ressort du revenu comparé de la douane de Para dans ces dernières années :

De 1864 à 1865 1,859,784,458 reis (9,300,000 fr.)

De 1866 à 1867 2,323,317,180 (11,626,000 fr.)

De 1868 à 1869 3,859,877,077 (19,300,000 fr.)

Quant au commerce français, il était entré dans le port de Para :

Lk PL ATA. 185

En 1866 30 navires , jaugeant 4,868 tonneaux.

Cette dernière année n'est représentée que par les dix premiers mois.

Le Rapport ne désespère nnllement pour cela de l'avenir de notre commerce dans cette route nouvelle; sur ce point il faut lire le document même.

aÉPUBUQCE ARGENTINE.

DRUGUAT. PARAOUAY.

336. Major F. Ignacio Rickard. The minerai and other resources of

the Argentine Republic in 1869. Publishcd by spécial authority of the national government. Lond,^ 1870, in-8*. 21 sh. (Longmans).

L'aotear fat chargé par le goavemement argentin, en novembre 1865, d'inspecter les mines des provinces de Mendoza, de San Joan et de San Luis.

337. M. G. and E. T. Mulball. Handbook of the River Plate, compri-

sing Buenos Ayres, the Upper Provinces, Banda Oriental and Paraguay. Buenos-Àyres, 1869, 2 vol. gr. in-8«. ^j?5^â

338. Rev. J. H. Murrat. Travels in Uruguay. lond., 1871, petit in-8*.

8 sh. 6 d.

339. H. Bankart. On the gold-fields of Uruguay. Joum. of the JR.

Geogr. «oc, vol. XXXIX, 1869, p. 339-342.

Sables aurifères; riches gisements, dont rezploitation a été abandonnée sans doute à cause de l'envahissement des eaux, et de l'insuffisance des capitaux pour les travaux nécessaires.

186 * AlCÉRIQUE DU SUD. (n^" 336-343)

340. G. F. BlAfiTEaiiAN. Seven eventful years in Paraguay (2* edit.).

L(md.j 1870, in-8*. 5 sh. (Low).

341. Richard F. Bdrton. Letters from the battle-fields of Paraguay.

Lond., 1870;in-8«. With iUustr.

M. Richard Barton, pendant son consniat an Brésil, fit deux ezcnr* lions yers le Paraguay en 1868 et 1869, et vit d'assez près les ohoaes et les nommes de cette lutte acharnée pour en tracer un tablean qa'il y a lien de croire fidèle. Il dit dans quel triste état la guerre a laissé la montrée qui en a été le théâtre. Sur 450 000 âmes qui formaient la po« pulation du Paraguay proprement dit, 200000 hommes ont péri depuis 1865, et il ne resta aujourd'hui que 230 000 femmes on enfants et à peine 20000 hommes.

342. E. Bozzo. Notizie storiche suUa republica del Paraguay e la

guerra attuale ; conla descrizione di un viaggio nei fiumi Paranâ et Paraguay. Genova, 1869, in-8'', 88 p. 2 fr. 50.

343. Gh. A. Washington, commissioner and minister résident of

the United States at Asuncion, from 1861 to 1868. The History of Paraguay; with notes of personal observations, and reini« niscences of diplomacy under dlfficultles. New-York, 1871,2 vol. in-8'*. With illustrations. 1 1. 18 sh. {Lond,, Trûbner).

La sltoatlon do Paraguay.

On a pu voir, par les notes de M. Barton, à quelle triste situation la guerre acharnée qui vient de finir a réduit le Paraguay. Une correspondanee récente nous donne quelques détails sur le travail de reconstitution de ce malheureux pays. Une sorte de gouvernement, ou plutôt une commission provisoire composée de trois qiembres pationaux, a été institué à l'Assomption par les alliés, le 15 août 1869, en attendant le rétablissement d'une constitution définitive. Il circule divers documents qui jettent un grand jour sur Taffreux épuisement où le pays est réduit. Avant la guerre, en y comprenant le Ghaco (qui n'a jamais été, à la vérité, qu'une possession plutôt nominale qu'effective) et les autres territoires annexés, la République comptait une population d'environ 1 337 000 ftmea, dont 450000 pour le territoire propre du Paraguay. Le revenu

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