PARAGUAY
public était de 12 millions et demi de francs. De nombreux travaux publics comprenaient une ligne de chemin de fer parfaitement organisée ; c'était, au point de vue matériel, un des pays d'outre-mer les plus prospères, la population travaillant, sous une discipline de fer, sur un des plus fertiles sols du globe. Le gouv^i^nement était tout dans la communauté, possédant les deux tiers du territoire et disposant à sa fantaisie des habitants; mais il en résultait une force considérable, ce qui a été clairement prouvé par la durée et la violence de la guerre qui 1'^ détruite.
Aujourd'hui le Paraguay n'^st plus que l'ombre de ce qu'il a été. La population virile, dana le l^araguay propre, est réduite de près de moitié; et lor4que la vie a repris après la guerre, les instruments et les objets de production ont été tro^vé8 ho^iblement {^variés partout où ils n'étaient pas détruits. Le chemin de fer a dû Âtre re^ pourvu de matériel roulant, d'ateliers et de stations ; il a fallu reconstruire les édifices publics^ la population était sans nourriture, les semences faisaient défaut et i], y avait grand besoin d'hôpitaux et d'asiles.
Le naufrage était tel, que le gouyemement lui-même avait perdu les titres de Sea propriétés et qu'une commission spéciale a dû être instituée pour faire valoir ses droits contre les spoliateurs. Tout était à refaire ; il a fallu rétablir les tribunaux, émettre du papier-monnaie, encourager rimmigration, por^ndre dfis mesures pour représenter le Pan|gua;|f à rexpositign internationale dç Qûrdova^ e| créer de nouveaux imp&ts.
Autant q^*on çn peut juger par les dpcunients p£Gc;iel8| l'oeuvre de reconstruction suit sa marche. pacifique; mais à travers quelles difficultés !..«
188 AMÉRIQUE DU SUD. (n" 344-353)