CHILI
vallée dû rib Loa, et par de profondes coupures qui se présentent à la fois dans la chaîne maritime et dans ]a région des Andes ; c'est aussi la direction d'une haute crête neigeuse qui s'étend du volcan de Missio à celui de Polapi, et qui doit être considérée comme la limite australe du haut plateau bolivien.
C'est dans l'espèce d'anse formée par la rencontre de cette crête avec celle qui, venant du sud-ouest, aboutit au volcan de Panil, que l'on trouve le plus grand nombre de montagnes volcaniques. Plusieurs, tels que le volcan de San Bartole, celui de San Pedro, le Garcanale, le Polapi et le Missio, fument encore. Le dernier était en éruption depuis le commencement du mois de mars, et, le 22 avril, le village de Galama a été en grande partie détruit par un tremblement de terre qui à'est fait sentir fortement sur toute la côte, depuis Arica jusqu'à Caldera.
Durant ce voyage, j^ me suis surtout occupé de fixer un grand nombre de positions géographiques, qui seront les bases qui vont me servir pour tracer la carte de oe désert.
La sagesse polilique du Chili et sa bonne conduite intérieure, qui présentent un si heureux contraste avec les autres républiques sorties du déchirement de l'ancienne Amérique espagnole et qui lai permettent ces beaux travaux scientifiques qui Thonorent aux yeux de TEurope, cette sagesse politique ne s'affirme pas moins dans le développement économique du pays. On en peut juger par le tableau suivant de l'accroissement du devenu public dans les dix années qui viennent de s'écouler :
1861 29,254,105 fr. 95 c.
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52. Rob. 0. CtiimiNGHÀM. Notes on the natural history of the Strait of Magellan and west coast of Patagonla, made during the voyage of H. M. S. Nassau in the years 1866 to 69. Edihb.f 1871,in-8% with maps and illustr. 15 sh. (Bdmonstoo).
353. Carte des côtes de la Patagonie, depuis le détroit de Magellan jusqu*au 44" degré de latitude mérid. N* 1263. TarUy Dépôt général de la Marine, 1869.
Note sar les populations de la Patagonie.^
Le lieutenant G. Musters, de la Marine royale d'Angleterre, a lu à la Société anthropologique de Londres^ dans sa séance du 29 mai 1871, nn mémoire « sur les races de la Patagonie, qui occupent le pays compris entre la Cordillère et l'Atlantique. » L'auteur, chargé d'une mission politique, a traversé ce pays de 1869 à 1870. Il distingue chez les Patagons -trois races qui diffèrent absolument par la langue et la configuration physique, et en partie par la religion et les usages, les Tehuelches ou Patagons propre*^ ment dits, les Pampas et les Manzaneros. Ces derniers sont un rameau des Araucans du Chili. Les Tehuelches et les Pampas sont des tribus compléteiùent nomades ; elles vivent presque entièrement de la chasse. Les mesures que le lieutenant Musters a prises sur les Patagons lui ont donné une moyenne de 5 pieds 10 pouces anglais (1 mètre 78 ou près de 5 pieds 6 pouces de France), avec une largeur d'épaules et un développement musculaire correspondants. Pour la stature et la force, les Manzaneros viennent ensuite ; les Pampas ne viennent sous ce rapport qu'en troisième ligne. Les Manzaneros ont le teint blanc, tandis que les Tehuelches sont littéralement des Peaux-Rouges. M. Musters estime ainsi qu'il suit la force numérique des diverses tribus : Tehuelches, 14 à 1500; Pampas, 600; en tout, avec les Manzaneros, environ 3000.
Les investigations du lieutenant Musters ajoutent, au total, peu de faits nouveaux aux faits déjà connus (voir notamment le volume précédent de V Année géographique^ p. 133) ; nous avons dû néanmoins lui donner place ici, i titre d'observation personnelle.