MAROC
373. D' h D' HooKBR. On the ascent of the Atlas raqge.« Lu à la réu-
nion de rAssociation britannique pour ravancement de la science en août 1871. Note analytique communiquée à VAthenœum, n" 2285.
— Du même : Letters to sir Roderiok Murchison, giving an account of his ascent of the Atlas (mai 1871). Proceed. of the R. Geogr, soc, ofLond,, vol. XV, 1871, p. 212-221.
374. Détroit de Gibraltar {PariSy Dépôt de la Marine. Carte corrigée
en 1869. N» 1809).
Le mémoire la par le docteur Hooker à l'Association britannique'surson voyage à l'Atlas marocain est plein de faits et d'intérêt. Le principal objet du voyageur était de reconnaître les caractères botaniques de la chaîne de TAtlas ; mais il a pu du même coup recueillir des informations
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géographiques d'une très-grande importance. En obtenant, grâce à Tinfluence de sir John Drummond sur le sultan de Maroc, la permission de visiter dans toute son étendue la chaîne de TÂtlas depuis l'ouest de la ville de Maroc jusqu'à rOcëan, le docteur Hooker dut promettre de se borner à recueillir des plantes pour les jardins royaux, et d'opérer comme un hakïm, ce qui le mettait dans l'impossibilité de faire avec précision aucune observation topographique. 11 atteignit cependant la crête de la chaîne principale que Ton voit de la ville de Maroc, et qui est réputée depuis longtemps la plus élevée de toute la chaîne du grand Atlas. Vues de la ville, les montagnes se présentent sous la forme d'une longue rangée qui semble d'une élé* vation assez uniforme, — à peu près 4000 mètres, — dans toute son étendue, et dont les parties hautes sont escarpées et rocheuses, avec de longues bandes de neige qui s'enfoncent dans des gorges escarpées et profondes. On n'y voit cependant ni glaciers, ni pics couronnés de neige, ni pentes neigeuses d'une étendue un peu considérable, et le point le plus élevé de la ligne dentelée n'a pas de neige du tout. L'aspect général a plus de beauté que de grandeur, le climat est tempéré, et cependant le peuple des villages est en général très-pauvre par suite des impôts excessifs levés par le gouvernement et par les fonctionnaires, et d'une administration inique qui punit de la dévastation des récoltes et de l'incendie des maisons celui qui n'a pu payer.
La valeur du mémoire du docteur Hooker au point de vue botanique est plus grande encore et plus importante que le côté géographique, — en supposant que l'on puisse séparer les deux sciences comme quelques-uns le voudraient ; mais le mémoire montre excellemment, au contraire, combien la botanique et la géographie se tiennent par d'étroits rapports. Les séparer, c'est les affaiblir. Le docteur n'a vu de grands bois dans aucune partie de la chaîne; les seuls restes des forêts primitives, sont dçs bon-