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M. MEYER A LA NOUVELLE-GUINEE

Telle est la relation sommaire du capitaine Moresby. On en peut conclure, quant aux naturels, que les deux races du S. 0. de TOcéanie, la race nègre océanienne et la belle race polynésienne, se trouvent ici en contact, sans parler des Papous de l'extrémité N. 0. Laquelle de ces races domine dans Tintérieur, c'est ce qu'on ne saurait dire encore. Dans tous les cas, on peut juger, par cette simultanéité de tentatives et d'efforts renouvelés, que Theure de l'exploration complète s'approche pour la Nouvelle-Guinée. Gomme l'Australie, comme l'Afrique centrale, comme la région arctique, comme l'intérieur de l'Amérique du S., cette grande terre tropicale va entrer prochainement dans le cercle chaque jour agrandi de la géographie positive.

Redscar Bay, que nous avons nommée, est actuellement le siège d'une mission anglicane. Le Rev. Wyatt Gill, fondateur de cette mission, a aussi entretenu la Société de Géographie de Londres de quelques courses qu'il a faites dans ces parages. Sa communication ne fournit rien de particulièrement important; mais on a appris, à cette occasion, qu'une dame zélée avait mis à la disposition de la mission nouvelle un petit steamer destiné à explorer les deux côtes de l'extrémité orientale de la Nouvelle-Guinée pour y chercher de nouvelles stations, ce qui conduira naturellement à de nouvelles reconnaissances.

S 4. Le Dr Meyer dans la partie nord-ouest de la Nouvelle Guinée.

Nous avons encore à mentionner une communication intéressante d'un naturaliste viennois, le D' Bernhard Meyer (ci-dessus, n" 459 de la bibliographie). Le D' Meyer a visité la plupart des îles de la baie de Geelvink, et en particulier la grande lie Jobi. Il a vu plusieurs parties

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du pourtour oriental et méridional de cette large baie, dont les naturels passent pour cannibales. Il a traversé, en quatre journées de marche, Tisthmo qui sépare la baie de Geelvink du fond du golfe étroit de Mac dure (Mac dure Inlet) ; le voyageur affirme qu'il n'y a pas de communication par eau d'un golfe à l'autre. Le pays intermédiaire est bien peuplé, et Ton y passe une chaîne de . hauteurs dont l'altitude est d'environ 600 mètres. Plus au N., longeant le bord occidental de la baie de Geelvink, se dresse la chaîne des monts Arfak (ou Harfak, comme d'autres écrivent), dont les points culminants ont de 1800 à 2000 mètres au-dessus du niveau de la mer*. C'est là que M. Meyer se procura ces rares et splendides oiseaux du Paradis, qui sont la gloire de la Nouvelle- Guinée. Le voyageur n'oubliera jamais, dit-il, les jours qu'il a passés dans ces forêts, au milieu des tribus sauvages qui les habitent. Le D' Meyer publiera prochainement dans les Mittheilungen une relation circonstanciée de ses courses.

458. A. Trollope. Australia and New Zealand. lA)nd. 1873, in-8, 2 vol. 36 sh. (Chapman).

459. C. RoBiNSON. New South Wales, the oldest and richest of the Australian colonies. Sydney, 1873, in-8, 114 pages, avec 2 cartes.

460. Ch. MoGRE. On the woods of New South Wales. Sydney, 1871, in-8, 44 p. 1 sh.

4G1. CensusofNew South Wales of 1871. Sydney , 1872, gr. in-4, 429 pages. 1 1. 5 sh.

1. Le chiffre noté pour les points culminants de ces montagnes sur la carte de l'amirauté anglaise est beaucoup plus fort: 9520 pieds, qui répondent à 2902 mètres.

462. AI. FoBREST. Account of an expédition to explore southwestem Australia, eastward of the setûed districts, and beyond Hampton plains. Journal of the Roy. Geogr, Soc. of Lond., toI. XLII, p. 388-390. Map.

La fractaeuse excarsion de M. Forrest a eu lieu en avril et août 1870.

463. Ern. Giles' Entdeckungsreise in central Australien. MiUheilungenàe Petermann, 1873, n" 5, p. 184-188; avec une carte.

D'après le South Australian Chronicle and Weekly Mail, 1**^ et 8 févr. 1873. La carte a été construite sur les données fournies par M. Millier.

Dans la seconde moitié de 1872. une expédition dans l'Australie centrale fut organisée à Melbourne par les soins de M. Millier, et placée sous la conduite de M. Ernest Giles, déjà connu par des voyages antérieurs. Quoique cette expédition ait été neutralisée par la perte d'un de ses membres, elle n'en a pas moins ajouté à nos informations une grande quantité de détails topographiques, qui prennent place sur la carte entre le 23* et le 25° degré de latitude S., depuis le 129* jusqu'au 134« degré à TE. du méridien de Greenwich.

M. Giles prit son point de départ au Chambers Pillar, bloc de grès d'environ 45 mètres de haut qui se trouve un peu à l'O. de la ligne télégraphique transcontinentale, et que l'on aperçoit de plusieurs milles à lu ronde. Le parti se porta de là dans la direction du N. 0.

Il y a dans cette région une chaîne de hauteurs appelée Macdonnell Range dont Stuart a dépeint la fertilité en termes magnifiques; M. Giles nous apprend que cette chaîne se prolonge vers l'O. sur une étendue de trois degrés. Au delà, le pays change tout à coup de nature : ce n'est plus qu'un désert sablonneux et pierreux 8an< une goutte d'eau. A ce point de sa route M. Giles tourna au S. 0., et vers 24« 30' de latitude il découvrit un vaste marais salé qui a été depuis nommé Lake Amadeus. La longueur de cette lagune est d'environ 200 kilomètres, et son niveau est de 200 à 250 mètres audessous du mont Udor, situé à 120 kilomètres plus au N. De là Giles revint à l'E., et il regagna son point de départ le 17 novembre. Sans l'accident qui le contraignit au retour, le voyageur pense qu'il aurait atteint la source de la rivière Murchison, et que ses explorations auraient pu avancer considérablement la question si importante de l'hydrographie australienne.

M. Guido Cora, dans le n« 2 de son Cosmos, a aussi donné la carte de l'itinéraire de M. Giles.

464. Der australische Ueberland-Telegraph. Mitiheilungen de Petermann, 1873, n' 3, p. 102-106; avec une carte.

L'achèvement de la ligne télégraphique qui coupe aujourd'hui l'Australie du S. au N., d'Adélaïde à Port Darwin (3240 kilom.), est un événement considérable même au point de vue des futures explorations. Chacune des onze stations télégraphiques établies sur cette ligne deviendra au besoin un point de départ ou de refuge pour les explorateurs, pour ceux*là, particulièrement, qui se porteront vers les régions inexplorées de l'O. Ces stations vont rendre aussi un service signalé à la météorologie.

364 OCÉANIE. (n" 470-479.)

465. E. Behbi und F. Hamemann. Neueste Ver&nderangeii der Karte von Sûdost-AustraUen. Ibid., 1873, n* 11^ p. 414-418. Carte.

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