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GÉOGRAPHIE PHYSIQUE

758. HOber CW.). Le réseau télégraphique du globe. Bulletin de la Soc. de Geoffr., mai 1873, p. 490-520^ avec une carte.

S 4. Géogra|diie physique.

759. Arnold GUTOT. Physical Geograpby. Philadelphiay 1873, gr. in-4% 128 pages, avee cartes et pi. (Lond., Sampson Low). 10 sb. 63 d.

760. A. DuPAiaNE. Les Montagnes. Tours, 1874, gr. in-S", iy-581 pages, ayec 7 cartes, et nombreuses grav. dans le texte. 2* édit. (Marne).

Sons ce titre restreint en apparence, ce livre est en réalité un traité complet, et an admirable traité, de géographie physique, dans lequel une science étendue et solide s'allie à Tattrait littéraire. La beauté de l'exécution matérielle, texte el gravures, répond à Texcel' ience du fond.

761. Introduction à rétudo de la Géographie. Simples notions do géographie mathématique et de géographie physique^ à l'usage et à la portée de tout le monde. Par un marin. Paris (1874), in-12, Tni-258 pages, avec cartes.

Nous recevons à la dernière heure ce petit livre, que nous avons cependant parcouru avec un vif intérêt. Ce n'est qu'un livre élémentaire, mais un livre élémentaire d'une rare et excellente composition. C'est évidemment un maître de la science, qui n'a pas cru déroger en se mettant «1 la portée des jeunes intelligences. En quelques pages dont la simplicité n'exclut pas la rigueur scientifique, et qui laissent entrevoir la haute conipétencc de T.iuteur, les principes de la géographie m.ithématique, et tous les phcnomônes do la terre, des eaux et de l'atmosphère, sont parfaitement ot complètement exposés. C'est par une rare modestie (jue l'auteur, quel ([u'il soit, n*a pas signé son œuvre : en y mettant sou nom, il aurait signé un livre excellent ;\ tons égards, et qui est silrement appelé à rendre de grands services dans l'éducation pul)li(iu(î et privée.

762. É. Reclus. Les phénoniènes terrestres; les mers et les météores. Paris, 1873, gr. in-18, 238 p. 1 fr. 25.

763. D' Armand, ex -médecin-chef de l'hôpital militaire de Saïgon. Traité de climatologie générale du globe ; études médicales sur tous Icsclimats. Paris, 1873, grand in-8% xx-868 pages. 14 fr.

(Masson) .

Puiwiue l'ouvrage du D' Armand nous fait touclier à ce vaste sujet des climats terrestres, nous ajouterons que l'Académie des sciences morales et politiques a prorogé do nouveau jusqu'au 31 décembre 1874 le concours pour le prix extraordinaire do 5000 francs sur la question suivante : Hr, l'influence des clifnats sur le développô' ment économique des sociétés humaines.

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764. G. DE Lalobbe^ lieutenant-colonel d*état-ma]or. Cours de topographie élémentaire^ à Tusage des officiers de rarmée. 5* édition, ^aris, 1873; gr. in-18, xv-321 pages. 6 fr. (Dumaine).

765. E. Bebtrand, capit. du génie. Traité de topographie et de reconnaissances militaires. Paris, 1873, in-8 (Dumaine).

766. Théoph. La vallée. Géographie physique, historique et militaire ; 9* édition, refondue, corrigée et augmentée, par M. P. Martine. Paris, 1873, gr. in-18, 720 pages. 8 fr. &0 o. (Charpentier).

767. G. V. Colonnello Sironi. Saggio di geografia strategica. Torino, 1873, in-8, 764 pages. 6 1.

768. G. Muret, géomètre de la ville de Paris. La lecture des plans et cartes topographiques enseignée à Taide d*un texte, d'une carte et d'un relief. Ahbeville, 1873, in-12, 104 pages, 2 plans.

S s. Hydrologie. Géographie sous-marine.

769. Will. B. Carpenter, F. R. S. Report on scientific Researches carried on during tho months of august, september and october 1871, in H. M. Surveying-ship 5heartoater. Proceedings of the Royal Society, vol. XX, n» 138, june 1872, p. 535-644, avec 5 planches de diagrammes.

Ce morceau capital, dont la traduction est publiée dans les AtMales Hydrographiques. (Voy. ci-dessous le n» suivant), se compose de quatre sections et de deux appendices. En voici l'indication : I. Phénomènes de température de l'Atlantique, dans leurs rapports avec ceux des autres mers, et avec le fait général de la circulation océanique. II. Suite de l'investigation des courants du détroit de Gibraltar. — IIL Recherches physiques dans la Méditerranée. — IV. Recherches biologiques dans la Méditerranée. — Appendice. — I. Sur le Gnlf* Stream, dans sa relation avec la circulation générale de l'Océan. — II. Sur les courants sous-marins des Dardanelles de la Baltique.

770. Rapport sur les recherches scientifiques faites, pendant les mois d'août, de septembre et d'octobre 1871, sur le navire hydrographe de S. M. Sheancaterj par W. B. Carpenter, membre de la Soc. Royale; trad. de Tangl. par F. Chardonneau, capit. de frégate. Annales hydrogr., 1873, 2* trim., p. 274-370.

Le Bulletin de la réunion des officiers analyse de la façon suivante le rapport sur les recherches scientiflques faites pendant les mois d'août, de septembre et d'octobre 1871, sur le navire hydrographe Shearwater, par M. William B. Carpenter.

Ce rapport est le quatrième d'une série commencée en 18C8. Le docteur Carpenter a fait pendant quatre étés successifs des travaux d sondage dans les profondeurs de TAtlantique, k louest de TEurope, et dans celles de la Méditerranée. Il en est arrive à exposer une théorie très-séduisante sur la circulation générale des eaux d^

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l'Atlantique nord; d'après loi, les eanx de surface des mers polaires, airiyées sous l'action du froid au maximum de densité, pUmgentf et sont remplacées par les eaux de surface des parties sud de TAtlantique, plus chaudes et moins denses. Les eaux froides, après avoir immergé, glissent sur la surface du lit de la mer et Tiennent, à leur tour, remplacer à la surface les eaux équatoriales attirées vers le pôle. Dans cette théorie, le Gulf-Stream ne serait qu'un accident de mouvement général; l'accroissement de vitesse de ses eanx ne proviendrait que de causes particulières, comme les vents et le reserrement des canaux par lesquels il est forcé de passer. Or cette vitesse est presque complètement amortie vers 40* de latitude nord, et d'après Carpenter, à partir de ce point, les eaux continueraient à se mouvoir sans produire un courant perceptible ; elles seraient attirées vers le pôle par la cause générale que nous avons mentionnée. Ce serait ce courant chaud, volumineux, profond, mais très-lent, qni adoucirait d'une manière si nette le climat de la Grande-Bretagne et de la Norvège.

La théorie de Carpenter s'accorde sous ce rapport avec les faits. L'auteur d'ailleurs n'a présenté sa théorie que comme un bon champ d'hypothèses; mais, on doit le dire, il a appelé à son secours un grand nombre de faits, les uns connus, les autres nouveaux, qu'il a groupés avec beaucoup d'art. A ce point de vue, la lecture de son travail présentera toujours de l'intérêt : les hypothèses scientifiques disparaissent souvent; mais les faits, bases de ces hypothèses, restent et servent à édifier des théories plus conformes à la réalité.

Le docteur Carpenter s'est également occupé des relations des mers intérieures, comme la Méditerranée, avec les océans voisins; il a fait en outre, sur cette dernière mer, des observations curieuses. Il a démontré que la température du fond de la Méditerranée était, à 2600 mètres de la surface, supérieure de lO" centigrades environ à celle de l'Atlantique par les mêmes profondeurs et la même latitude ; il a constaté que la vie animale n'existait pas au fond de la Méditerranée et qu'elle cesse vers 360 mètres de profondeur, tandis qu'elle se maintient jusqu'au fond de l'Atlantique ; enfin dans le bassin est de la première de ces mers, la densité de Teau du fond atteint jusqu'à 1,0302, tandis que dans les profondeurs de la seconde, elle ne dépasse pas 1,0280.

ri. J. L. Wharton, commander of U. M. surveying-ship S/teartoater. Observations on the currents and under currents of the Dardanelles and Bosphorus, made between the months of june and october 1872. Proceed. of the Roy, Soc, vol. XXI, n* 14&, p. 387-393.

2. D' Wy ville Thomson. The depths of the sea : an account of the gênerai results of the dredging cruises of H. M. S. Porcupine and Lightning, during the summers of 1868, 1869 and 1870, under the scientiflc direction of D' Carpenter, J. Gwyn Jeffreys and D' Wy ville Thomson. Lond., 1873, in-8, avec 8 cartes et 100 gravures dans le texte. 31 sh. 6 d. (Macmillan).

3. Davis (J. E.). The voyage of the Challenger (1872-1873). The Highvoays, sept, andoct. 1873, p. 225-229,271-275, with map.

Voir notre précédent volume, p. 411, n» 579.

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774. Die Challenger-FxpeàiiioTi, MiUheiiungen de Petermann, 1873, n" 12, p. 468-472. Carys.

775. L. Rivet, lieutenaDt de vaisseau. Les cartes marines envisagées au point de vue de la navigation loxodromique et de la navigation par arc de grand cercle. Rewte maritime et coUmitde, mars 1873, p. 688-701. '

Traduit de la Revue nautique the Naval science, juillet 1872.

Dans ce morceau, à la fois savant et pratique, nous trouvons an très-intéressant exposé historique de l'origine 'et du développement de nos cartes marines construites sur la projection dite de jtfercator.

La seconde expédition de MM. Carpenter et Thomson pour rinvestigation du fond des mers, sur le navire le ChaUÎnger.

Cette expédition, comme celle du Porcujpine^ a pour objet de sonder les profondeurs de la mer dans les différentes parties du globe, et de poursuivre les études hydrologiques qui ont pris tant de développement en ces derniers temps.

Le 16 juillet 1873, le bâtiment est arrivé à Madère venant des Bermudes et des Âçores. Les études faites ont constaté qu'il existe une chaîne de montagnes qui s'étend du Groenland et do l'Islande jusqu'à la côte de l'Amérique du Sud, dans le voisinage du fleuve des Amazones. Cette chaîne enveloppe comme d'une ceinture le terrain volcanique des Açores : en aucun endroit sa profondeur n'est de plus de deux milles au-dessous du niveau de la mer.

A Test, cette chaîne est séparée de l'Europe et de l'Afrique par une vallée immense ayant de deux et demi à trois milles de profondeur. Elle s'étend depuis Téquateur au nord jusqu'au 52* parallèle environ.

Si cette vallée n'était pas inondée, elle présenterait un coup d'œil d'une magnificence dont on ne peut se faire aucune idée. Car, au nord, elle s'étendrait jusqu'aux montagnes, en ce cas gigantesques, des îles du Cap-Vert et

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les Canaries; ces dernières s'élevant, avecllc pic do Téné- •iffe, à une altitude de 26 000 pieds. Du haut d'un oLscr- /atoirc de 20 000 pieds, l'île de Madère contemplerait îottc vallée^ en même temps qu^elle en dominerait une mtre se dirigeant vers la Méditerranée.

A l'ouest du plateau des Açores se trouve une plaine immense, légèrement ondulée, qui s'étend jusqu'à la côte d'Amérique, à une profondeur moyenne de deux milles trois quarts.

L'île Bermude (la principale de l'archipel de ce nom), qui actuellement ne s'élève qu'à 200 pieds au-dessus du niveau de la mer, n'est en réalité qu'une haute colonne isolée de 15000 pieds de hauteur, d'où Ton pourrait dominer un amphithéâtre dont le rayon serait au moins de 500 milles de longueur. Quant à d'autres rochers, l'clfroi des navigateurs, il n'en a été découvert aucun vestige.

Entre les Indes occidentales et l'Afrique, et jusque dans le voisinage des Açores, l'eau est d'une profondeur égale, 230 toises, et pour toute la distance, qui est de 2000 milles, d'une chaleur égale, soit 62-64*^ Fahrenheit.

La vie animale est rare aux grandes profondeurs. Les crustacés aveugles paraissent appartenir au monde occidental; ici, ces animaux paraissent au contniire avoir plusieurs yeux. Il a été pris une crevette de mer ayant quatre yeux, dont deux placés d'une façon singulière, aux articulations des pattes.

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