‹ L'Année géographique (volume 5)Chapitre 167 sur 425 · TUNIS · texte numérisé non relu

TUNIS

1. Bainibr (P. F.]. Géographie commerciale de rAlgérie.Jfarxet/ie^' 1874, in-4, 104 pages, autographié.

Bonne et utile description au point de vue économique et commercial.

2. G*' Dastugue. Hauts plateaux et Sahara de l'Algérie occidentale. Bulletin de la Soc, de Géographie, février 1874, p. 113- 147; mars, p. 239-257.

Nous ne craignons pas de dire que ce morceau est une des meilleures études qui tient été faites des hauts plateaux de la province d'Oran, et la meilleure description qu'on en ait donnée jusqu'à présent.

2 his, H. V***. Sept mois d'expédition dans la Kabylie orientale et dans le Hodna. Àngoulême, 1874, in-8, 147 pages.

3. PÉRiER (J. A. N.) Des races dites Berbères, et de leur ethnogénie. Mémoire communiqué à la Société d'anthropologie en 1870. Paru, 1873, in -8, 55 p.

l'année géogr. xiii. 1

ts

'\, VÉLAiN (Ch.). Observations anthropologiques laites sur le littoral algérien. Bulletin de la Soc. d'Anthropol., janv.-févr. 1874, p. 121-127.

Voir ci-après, au S 2.

5. G'* Faidherbe, et P. Topinard. Instructions sur Tantliropologie de TAlgérie. Considérations généralae, par le 0/^ Faidherbe. Instructions particulières^ par le D* P. Topltolrd. PoHi», 1871, in-8, 60 pages, (fixttait du Bulletin ûe la Société <f Ihl/iropologie.)

Dant son aperça des origines atbnologiqnes de l'Algérie, la générai Faidherbe développe plus de vues spéculatives — écueil redoutable — qu'il ne réunit de faits, ou même qu'il n'en recherche ; mais les instructions proprement dites du D' Topinard offrant un bon résumé des notions acquises sur l'anthropologie algérienne, et une excellente direction pour les recherches à poursuivre. Dans le BuUetin de la Société d* Anthropologie f d'où ces Instructions sont extraites, on trouve à la suite un compte-rendu développé de la discussion dont elles ont été l'occasion au sein de la Société.

6. E. Mercier. Gomment ^Afrique septentrionale a été arabisée. Extrait résumé de l'histoire de rétablissement des Arabes dans l'Afrique septentrionale. Constantine, 1874, in-8, 18 pages.

A la suite de ces documents sur l'ethnographie et Tethiiologia algériennes, il convient d'inscrire le travail suivant :

7 . P. Bataillard. Notes et questions sur les Bohémiens en Algé* rie. Paris, 1874, in-8, 21 pages.

8. Revue africaine ; journal des travaux de. la Société historique algérienne. Alger, 1874, in-8.

Archéologie, géographie, histoire. Un cahier tons les deux mois ; six numéros font un volume. Le volume de 1874 est le dix-huitième de la série.

9. Recueil des notices et mémoires de la Société archéologique de Gonstantine. Constantine, 1873, in-8"'.

10. Garte particulière de la côte septentrionale d'Afrique, levée par le capitaine Mouchez. Paris, Dépôt de la Marine, 1874, 4 feu^les.

Ce sont les quatre premières feuilles (n<» 4, 5, 8, 9) da la nouvelle carte de la côte de l'Algérie qui en aura 13, ainsi qu'on le voit par la nota suivante du capitaine Mouchez.

11. E. Mouchez. Note sur la [nouvelle] carte hydrographique de l'Algérie. Comptes-rendus de VAcad. deslsc, 22 juin, p. 1767-

En présentant à l'Académie les feuilles 8 et 9 de cette carte, M. Mouchez a donné sur l'état actuel des travaux, et sur les cartes elles-mêmes, quelques détails dont nous tirons les renseignements saiVantd (comp. la notice de notre volume précédent, p. 369):

« JU termiirt, pittdwt la delnièra oamptgne d'été dt <8t8, le levé dM sMèi de l'Algéfilt et Itté a été prolongé an peu an delà de chaque Drûhlilri dn eôté d« Hfenc Jasqa'anz lies Zaflhrinea, et da côté de Tnnis jueqn'Ka eap Nèfre al à 111e de la Galite. L*hostUité des indigènes n'a pat permis dWir pl«t IMn ; il n'y arait d'aillears aoeon ordre de le fidre.

« lies tfMÉBt dt fédactfoa sont aqjotird*hiii terminés, et la dernière feuille sert livrée à la gravure avant mon prochain départ pour l'Ile IBaint-Panl.

a II peut être Intéressant, ft dirers points de vue, de faire connaître la somme de travail exigée par un levé de ce genre ; un de nos collaborateurs, qui a fait le dépouillement de tous nos registres d'observations, a ihMté Va irésnltatt suivants !

« LMtetidte dt It tôtè Itvéê tst de 630 millet aaHnt os iiio kilomàtrv tDtiron.

a La développynttl de9 lignes de tondage psrcouruea par les embarcations marchant à raviron est de 19 soo kilomètres.

a Le développement de celles faites par le navire est de S500 kilomètres.

a te noml>re dtt tondacas est de 139 soo.

a CM 23000 kibikiètres de lignes de sondes Sont fixés par 39360 stations, comprenant chacune huit ou dix angles mesurés au cercle à réflexion; ces pénibles sondages ont été exécutés avec le plus grand soin par mea xélés sollaborateurs, les officiers composant l'état-m^'or du Narval,

t Le levé topographique de la céte a exigé 1376 stations au théodolite, et M8 stations au cercle à réflexion, comprenant chacune en moyenne da 60 à 70 angles observés.

« U a été pris dn large 249 vues de cété, indiquant minutieosement tons Us détails topographiques visibles de la mer.

« Ces travaux ont été exécutés en cinq campagnes d'été, d'une durée de deux à cinq mois, pendant lesquels le navire est resté 49S jours présent sur la côte, et a fait 365 mouillages.

fi Ils ont prodttttt

« Une carte minute de la céte de l'Algérie à l'échelle de Tsin composée de soixante feuilles, et donnant à cette c6te un développement de Il mètrea environ.

a cette carte minute est destinée aux Archives du dépét de la Marine.

K Une carte gravée en treize feuilles, réduction au quart de la précédente à l'échelle du uàià'

« Deux cartes générales à l'échelle du TôihTnJ'

« Vingt plans des principaux ports et mouillages à l'échelle de ifljflô»

« La publication de toutes ces cartes sera entièrement terminée l'année prochaine. »

A côté de cette grande opération hydrographique , Un travail non moins important est en cours d'exécution dans l'intérieur même de l'Algérie : nous voulons parier du levé géodéslqoe de la nouvelle carte topographique des trois provinces, dont nous n'avons jusqu'à présent, comme on sait, que la carte chorégraphique en six feuilles de 1858, carte qui n'est basée en très-grande partie que sur des reconnaissances militaires. L nouvelle carte est gravée en 80 ooo«, c'est-à-dire à la même échelle que notre carte de France dite de l'État-Major; mail le terrain n'y est figuré que par les courbes de niveau. Malgré cette exécution très-simplifiée, — et qui sûrement n'est que provisoire. — 11 n'a rien paru de

AFRIQUE. (n" 1-32.)

cette carte, impatiemment tttendae. depuis la première feullle'tpéeimen publiée l'année dernière (voy. le volume précèdent de VÂirnéB, p. 257, n* 320). Le secrétaire général de notre Société de Géographie, M. Charles Mannoir, a eu sur l'exécution de la nouTelle carte des renseignements techniques d'un grand intérêt qu'il a communiqués dans son dernier Rapport sur les travaux de la Société ; nous lui ferons ci-aprèt quelques emprunts sur ce sqjet. (Voy. aux développements, It S 1^0

12. W. Ragot, capit. au 3* bataillon d'Afrique. Le Sahara de la province de Gonstantine. Région nord du Sahara. Première partie : Étude sur la géographie ancienne du sud de la Numidie. Con»^ tarUine, 1874, in-8, vin-214 pages, avec deux cartes. (Extrait des Mémoires de la Société de Gonstantine.)

Travail d'une valev très-sérieuse pour la géographie comparée, aosil bien que pour la géogrsphie physique de rAlgérle orientale.

En quelques mots dîntroduction, le capitaine Ragot fait eonnaitre l'origine de son travail et en indique la nature. Habitant depnis plot de dix ans la province de Gonstantine, il a sillonné dans tous les sens le Sahara de la province, et il a pu recueillir i de bonnes sonreet une grande quantité de notes sur des contrées encore peu connuei. U a dès lors conçu le projet d'un travail d'ensemble sur le Sahara de la province de Gonstantine; mais au lieu d'attendre, pour une publication générale, que l'ouvrage soit entièrement rédigé, il lui a para préférable, à divers points de vue. d'en mettre au jour euecessivement leadiffiSrentes parties. La première, qui parait actuellement, renferme un coup d*œil général sur le Sahara de la province de Gonstantine (p. 1-2S), et nne Étude, partagée en six chapitres, iur la géographie ancienne du 8. di la Numidie (p. 24-211). Cette seconde étude, on le vdt, eompose la presque totalité du volume; c'est un travail savant, qui va au fond dn sujet en suivant nne à nne les voies romaines qui sillonnaient la Numidie, et qui met en lumière plus d'un fait nouveau, soit par suite des investigations personnelles de l'auteur, soit par l'emploi judicieux des documents déjà recueillis. On est fier pour notre armée d'Afri<tue, déjà si riche en noms éminents, de voir un de ses officiers aborder de p»reils travaux. Le capitaine Ragot y avait eu déjà plus d'un prédécesseur; mais son nom a conquis désormais une place des plus distinguées dans cette honorable phalange. Ce n'est pas seulement par retendue et la bonne direction des recherches que son travail se recommande, mais aussi — et surtout — par l'esprit judicieux et la saine critique qui préside à ces recherches.

A en juger par les divisions que le capitaine Ragot pose dans rétendue du Sahara de Gonstantine, quatre mémoires suivront celui-ci, pour compléter l'ouvrage. Ces quatre divisions, qui doivent faire Tobjet des parties suivantes, sont:

La région des Plateaux (Hammada) compris entre TOoed Djédi et Ouargla;

L'Oued.'Gh'ir;

Le Souf;

Ouargla et El-Goléa.

Le lavant latear de ce llire, en prétsnUnt aoc Dnirsgg i VAuàiaig d« scieooes. j > joint une lellre dosi nsas cilrajoni qnelquai pu- Mcesqui inlirusent piriknliêremont la géographie physique du Sahara ■iB^rien.

Vêlage d'exaltation dam Ui haêtins du tiodan tt dti Sahara, quB j-al publié eu i««g.

> Dans ca noniel oDvrage, j'a< pnur but uwntiel ds détenutaer In pointa où U recborcha dos eaaa jillIiisantuoflVait le plui de chanEea de lacc». CbIIb ruliBrche ctl ncceudrement bâtée lur l'étude de la constitution goologiqua do aol. Le leirain qui s'eteod du S. au N.. mira Hegooia et Laghoaal, renrenne un lute plateau de craie blanche qui i-onBiilua en grande partie la Déui Miab, el qui cit cnlouro de tous cdléa par la lemln quiternaire. Dea oaiii ïmparlantea, oellai de Helltll, de Queirara. de Gbardala et sla qtialrs nnncioa, et cella de Barrian, ont été créées par l«a M'iibilei, race énergique et luUlligeute, dans lea Talléei profondément eocaiBsées qol découpent cetla région aeeentiellement plaie.

• Dana la région det steppes qai s'étend du S. an K. entra l-agbouat tt Bogbar, eiiate une vasie dépression fermée, aorte de Méditerranée dont le fond eal uccupé pjr deux grands lacs saléi appelé! Zabrei....

■ Le terrain quaUrnaire présente lea mimtj caractères minéralogiquaa que sur II llaiére N. du Sahara. Les riTlnenienls qu'il a subis •ni produit las dépreiaioni que suiTent les conra d'eau aclnela. Le débit da ces derniers a diminué & la suite dsi slceles, et le nireau dea eaui a également baissé. A nne époque Ires-reculëe, lea plnlaa dilutlenoes ileTiient être trës-fféquentea dans cette région, et bora de proportion Mnc les plnlei de l'époque actoetle.

• La Zabrei CharbietlezahrezCberKhi aontde vastes gai ine a naturelles enclavées dans le terrain quarternilte. EHes pourraient livrer au commerce d'immena» quantités de sal de bonne qualité, si une voie ferrée allant de Lagbouat i Bogbsr. et remonlant la lallae de chelif jusqu'à âmourab et AITreville, lea reliait au chemin cenlral d'Alger à Oran. Aujourd'hui elles ne sont eiploilées qiio pour les beioins dea tribus arabes qui les entourent,... >

n-r^olah. Bulletin de lu Soc. de

lUniralrs draaié d'apréi laa ransai(namenls foarnia par <]atlra eliaikl cba'imbas habitant Onai^la, at faisant un commerce anl'l avec le ToaK et les Touïreg. Diatanee approilmatin,(lïlkilom., occupant t4jonmée*

ponr les géographes que pour te commarca, communiqué k la SuDlété par le mlniatère des Affaires étrangères. U. Oasaelin a repréaauté l'itl néraire dans ans petite eaqnlaaa, qui aurait mérité nne constrootioD plus développée, appnyie sur lai matériau que nous poiaédons d'ail-

6 AFRIQUE. (n^* 1*32.)

présenté à la Chambre de oommerca d'Alger. Àlgur, 18T4, petit in-f* de 4-142 pages, autographié.

C«ci n'est que la première partie du Rapport, qae M- ^oleiUet annonce deyoir être complétée par mie seconde partie plus spécialement scientifique. Le Rapport n'en est pas moins une véritable relatkûi, ea forme de journal, remplie d'informations d'un très-grand intérêt, aini; qu'on en peut juger par l'extrait que nous en donnons ci-après.

16. DoDRNAUZ-DupÉRÉ (Norbert). Le rôle de la France dans l'Afrique septentrionale, et le voyage de Timbouktou. Bulletin de la Soc. de Géogx., déc. 1873, p. 607-650.

Ge mémoire» par lequel llntelligent et lélé vejagsiir préladait à Teipédition qu*il a depuis entreprise et qui a en pour loi ono Issue funeste, est un trayail d*une haute valeur, au point de vue historique et géographique aussi bien que sons le rapport économique, eommereial et politique. Nous nous y arrêterions ici davantage, si nous ne devions y revenir tout à Theure dans l'aperçu que nous allons avoir à tracer des récentes tentatives de nos explorateurs dans la région du Sahara.

17, Voyage au Sahara, par Norbert LaoRNAUX-Dupiui; rédigé d'après son journal et ses lettres, par H. Duyeyrier. ButtêHn de la Sœ. de Géogr. ydioti 1874, p. 113-170.

Malgré le caractère fragmentaire de oe joumali si tristeoieat in-> terrompu par la mort tragique du voyageur, on y tro«iredes IMtBd*nn très-grand intérêt géographique. Il faut rendre grâces à H, Henri Daveyrier, précurseur de M. 'Dournaux-Duperré dans Tei^plonition d'une région périlleuse et difficilement accessible, d'avoir rais 94 ordre et livré à la publicité scientifique ces intéressants doaqnsnlSt qui ajoutent encore aux regrets qu'inspire la fin prématurée de i^liiteUigent et dévoué voyageur.

18. Capit, RouDAiRE. Note sur les obotts situés au S, de Biskia. Lettre adressée au secrétaire général de la Société de Géographie, et lue dans la séance du 5 novembre 1873. Bulletin, mars 1874,

Cette note, adressée à la Société de Géographie dans la personne de son secrétaire général, est devenue le point de départ d'une question dont s'est fort ému, dans ces derniers temps, le monde scientifique, la question d'une mer intérieure à créer dans le Sahara algérien et tunisien. Cette idée, dont Tsuteur est fort préoccupé, et qu'il a con])ae sur le terrain durant ses travaux d'ingénieur, perce à peine dans eetle lettre du 5 novembre ; la communication a pour objet un fait trèùs-curieux en soi, celui d'une large dépression que le sol du Sahara préseata presque immédiatement au pied méridional du djebel Aurès, la BSonUfne la plus élevée de l'Algérie orientale, dépression qui fait descendre le niveau des vastes lagunes qui existent ici à plus de 80 pieds au-dessous du niveau de la Méditerranée. Mais bientôt l'idée va grandir, — cette idée qui consiste à ouvrir une large voie par laquelle "la Méditerranée pénétrerait dans la dépression saharienne et y créerait une petite mer

iatcmura; — all« Ta ■« foraiDlar en une praiio^ban dlnOISlniH Tm iour joiqiie dani l'Aïuaitilcx mlicoale; cUc ia daiUierU«a i wu lon- ^ae luite da nstes «I de mémoires psnr ou r.-ain le prQJït Sonja pu M, Boudaire, et pradnlM in hId di VAcadimie DM TtiilAle of ilafiim scientifique, t/oat pirlet comme nos vaiilnt d'aJtrMUMb*. Nou noua lommss iltuU i Dnrtgiilrer toules les pièce» qui H wnt pradnltu dans ce moanmeot, et i ien nour Jes phases. 19. Du DK^me. Vnn m«r inUrieure en Algéne. Revue iet Dnt9- BonsUf, l& mai 1874, p. 323-3b0.

Après l« lettre du i novembre, plusieurs mali l'teoDloDl. L'auttnt l'eM recutïlll, udi donO; il ■ unide I«b esprit* et prtpari la toIm. PdIb parsll cet irlkla du is mai. Cetarlich est no toanirralt ; tmtiTé, dans une Hevuc dont la poUtclU ul considénbla. Il H lUrana plu KuleiDtnlani honimei apiclsoi, aoi hommes d'fradllioD «t da wlcnca: il VI au gnnd pulilie, 11 l'adresse k tous, il i ilt fiH da l'srtiela aa linge 1 pan anqoel on ajuint uoe carie. CiD plnUI dd« «aqnlue dont noDS ne pouvoni louer que llnlention, NoDi rerlandrom anr sat article, comme sur tes antres publication! qui tout snlTra, dana las déyaloppement: où nous dIiiib altscheroas i, co taire resaortlr !a oAU lelen-

10. B«wl tnrrwnm. One mar intdrieiiM en Algérie. BtUletm dt la Soc. d« Wo^., mai 1874, p. 4aS-463.

Mmat d« l'arttcto da m. RoodairaL

H. RouDÀiu. MÉridlaïuie de Biakra ea Algérie. CompUt-rmiw ie VAcad. du tei#M<i, SB juin 1874, p. 1S15-1828.

11. Bwddra retient tnr le phênonMoe de la dépraaaioa dea cholts on Wbkhaa, a'aiVl-dlr* dat granila lagune* uiUnes du Sabira algérien tanlalaa, at au la poaaUdliie d'y lutrodoira lea eaux de la M*diter-

32. E. FucBt. Noies sur l'Isthme de Gabïs et rextrémitéorieiitalede la dépression sabarienne. Ibxd., 10 août, p. 35S-35S.

M. Pocha Tenait de vtstter, anr llndtalloii dn gonTcmameDl da Tnnia, nathms da Gabis al la lebktia que set iitlmiB sépara dn golfe. Il ea prononça nettement non cootre l'atlllté do projet, s'il était prallcable, mail contre la poaslbllilé d'eiéeutlon.

23. E. RouDAiRE. Note sur lit mer intérieure d'Algérie. Ibid., 34 août, p. 501-604.

M. Bondalra l'attache dane eatta note, en reprenant Isa taiU et les vgaments déjà dé«elappt> dans lea prtcUanMa pnbllcatiana, 1 répondre aux bbjectlona de M. Fnchs,

34. E. CoisoH. Nota sur le projet d'établissement d'une mer intérieure en Algérie. IMd., H août, p. 43&-44I.

Catia nota d'un homme qnl dapnia longtamps a àtndié l'Algérie et le Sahara algérien en naturalieta et en phjtioien, a naa ImportiDM parliculitre. M. Coison attaqua le projet d'une mer Inlérieore an nom même desinlfrèlades oaaia

8 AFRIQUE. (n°* 1-32.)

25. De Lesseps (Ferd.). Observations au sujet de l'établissement d'une mer intérieure en Algérie. Ibid., 13 juillet, p. 87-88.

M. de Lesseps appaie chaudement la conception du capitaine Roudaire, et la croit trës-praticable.

26. C. HouYVET. Note relative au projet d*une mer intérieure en Algérie. Ibid., 13 juillet, p. 101.

M. Hooyvet élève de nouvelles objections contre la réalisation du projet Roodaire. c il ne sufSrait pas de rétablir nne mer intérieure en Algérie; il faudrait la maintenir.

« Or, en supposant la mer établie au moyen d*un canal, cette mer perdrait tons les jours une énorme quantité d*eau par Tévaporation, sans qu'il lui arrivât aucune quantité d'eau douce équivalente. L*ean évaporée ne serait remplacée que par de Teau salée arrivant par le canal, et bientôt la mer intérieure serait au maximum de saturation. L'évaporation continuant, il se ferait un dépôt de sel qui finirait par remplir tout l'espace de la mer intérieure; de sorte que le projet soumis à l'Académie aurait pour résultat unique de créer à grands frais une immense saline. > A

27 . E. RouDAiRE. Réponse à la note de M. Houyvet sur le. projet de rétablissement d'une mer intérieure en Algérie. (Extrait.) i&td., 3 août, p. 289-290.

28. ViRLET d'Aoust. Indications données, en 1845, sur l'existence d'une mer ancienne en Algérie, dans la partie méridionale de l'Atlas, et sur la possibilité du rétablissement de cette mer. Lettre à M. le secrétaire perpétuel. /6td., 27 juillet, p. 218-219.

Dans une note subséquente (Comptes-rendus , 5 octobre, p. 794), M. Virlet d'Aoust émet l'opinion que •• la présence des poissons fossiles d'eau douce et de dépôts d'alluvions fluviales (dans les dépressions sahariennes) n'y contredisent pas l'existence d'une ancienne mer intérieure, plus que les calcaires d'eau douce du sol parisien ne contredit sent la formation de ses divers dépôts marins. »

29. Cb. Grad. Sur l'origine des vents chauds des Alpes, et la constitution physique du Sahara. Ibid,, 27 juillet, p. 246-250.

Sur la question climatologique.

30. PoMEL (A.) Sur la prétendue mer saharienne. Ibid., 5 octobre, p. 792-794.

31 . E. Delestre, géomètre du service topographique. A propos de la mer intérieure, ou fausse interprétation géographique. i.(0fer, 1874, in-8, 23 pages.

32. Bonaparte Wyse (L. N.], lieut. de vaisseau. Excursion en Tunisie. Bulletin de la Soc. de Géogr., mai 1874, p. 520-527.

Ces notes font l'objet d'une lettre adressée au président de la Société, à !a date du 28 avril 1874.

t A la suite des événements malheureux de 1870-71, dit M. Wyse, je suis venu m'établir à Tunis^ où j'ai entrepris une très* vaste exploita-

lion agrifli^e et l'élefagt de chevaux de pur saog, sans cependant abandonner la carrière dek ouulne que j'ai toujours beaucoup aimée.

I Me troorant à ]t porte des régions pcn connues qui s'étendent en Afrique sur de si larges espaces, ma passion dominante de voyages et d'aventures m'a repris, et quoique ne parlant que bien imparfaitement rarabe,j'ai vovia ntiUser mes loisirs en parcourant le pays que j'habite, dans lintérét des sciences géographiques, pour lesquelles j*ai constam' ment eu une préférence marquée. >

Le Toyagear i^oote : « Je ne ▼iens aujourd'hui vous rendre compte que d'une excursion encore peu importante relativement à une autre beaucoup pins étaadne que je vais entreprendre incessamment. Je me prviwse en eflTet de partir dans quelques jours pour le Belad El Djetid et le V. du Sahara, en déterminant, chemin faisant, la position astronomique des dlTcrses- oasis et des points remarquables par Issqnels je passerai, et dont les coordonnées mathématiques laissent jusqu'à présent beaucoup & désirer comme précision. »

Sur ce passage, M. Henri Duv^jrrier ajoute une note que nous repro» duisonSy à cause de son intérêt pour la géographie astronomique encore si incomplète de cette partie de la ré^on barbaresque.

« M. DnTeyrier a fait en 1860 des observations astronomiques dans le Djerid, lelVefiaoua et à Oabès. Ces observations ne sont pas tontes calculées, notamment les longitudes de Gafga et de Tâzer,

• Les latitudes calculées prouvent que la carte de la Tunisie publiée parle Dépôt de la Guerre est là en erreur de 13' de latitude ou 24 kilo • mètres, et que le Djerid tout entier porte une erreur moyenne d'un quart de degré. Le tome II de la Reoue algérienne et coloniale renferme le peu qui ait été publié sur cette partie du voyage de Henri Duveyrier. Page 559, on y trouve la petite liste des latitudes déterminées par ce voyageur :

Gafça, 34« 36' 33" N. Une observation calculée.

Sedftda, Ikfi 0* 37'' N.

Nemlàt, 33* 58' 33" N.

Tôxèr, 83» 54' 48" N.

Mafta, 330 52' 21" N.

Manquent deux latitudes, non encore calculées : celles de la ville d'Eu Menxel (Gabès), et du Bordj ou maison de commandement du Nefxàoua.

La nouvelle carte topographique de l'Algérie.

M. Charles Maunoir, secrétaire général de notre Société 5 Géographie, dans son Rapport sur les travaux de la )ciété pendant Tannée 1873, a communiqué d'intéresnts détails sur la marche et la situation actuelle des traux de la nouvelle carte topographique de l'Algérie, a La détermination de la méridienne de Biskra, a-t-il t, s'était arrêtée l'an dernier à la hauteur do Batna. Cette mée, MM. les capitaines Roudairc et Villais ont ter-

miné leur difficile opération. Après avoir traversé le massif de TÂurès, la chaîne méridienne vient finir à 64 kilomètres au S. de Biskra, au signal de Ghegga, situé sur les bords du Chott Melgh'ir. Cette chaîne comprend, en tout, quinze triangles, dont les côtés ont une longueur moyenne de 35 kilomètres, et qui embrassent un arc de méridien d'une amplitude de près de deux degrés^

ce Dans aucun de ces triangles Terreur de fermeture ou somme algébrique des erreurs d'observation n'atteint une seconde sexagésimale. En dehors de la chaîne principale, des stations secondaires ont été faites pour déterminer la position et Taltitude des villes de Batna et de Biakra, sur lesquelles on n*avait encore aucune donnée précise. Le point culminant de TAurès, qui est très-probaUement aussi le point culminant de toute TAlgérie, le I)jebel- Ghelia, dont Taltitude atteint 2328 mètres, a été également déterminé.

« Les observations de distances zénithales destinées au calcul des différences de niveau ont été rigoureusement faites entre midi et deux heures, seul moment de la journée, en^Algérie, où les coefficients de la réfraction ne subissent que des variations insensibles. Ces observations ont été faites en double par MM. Roudaire et Villars, opérant, Tun avec un cercle répétiteur de Gambey, Tautre avec un cercle réitérateur de Brunner. Les calculs, faits séparément, ont donné une coïncidence remarquable. Le maximum d'écart entre les altitudes obtenues pour le même point n'est que de 30 centimètres.

ce Des observations barométriques, thermométriques et psychrométriques ont été faites régulièremeit dans la plaine de Biskra. Malheureusement, ces observations n'ont pu être continuées pour TAurès, les baromètres s'étant brisés dans des chutes faites par leurs porteurs à l'ascension du Djebel Ahmar-Khaddour.

ce La campagne de deux années de MM. Roudaire et

LA MER INTÉAIËUItE DU SAMAHA. 11

VillaiB & eu cQCore, continue te Rapport, un résultat des plus importants pour la géographie physique do l'Algérie: c'est Indétermination exacte du niveau du ChottMelgh'ir, Au S. daTahir-flassou,IeniveUement gtodésiqua prenait, par suite des phéDomènei^ du la réfraction, un caractère d'incertitude qui leur a fait préférer, pour aller jusqu'au Cbott Melfh'ir, un nivellernent géométrique. Il a étA exécuté par 1q capiUiinc Roudaiie, avec le concours d^ voué et intelligent de M. NoU, capitaine d'infanterie. Ainsi que noua l'a dit M. Roudaire dans une r^ cenle lettre, le bord occidental du Cliott Mclfijh'ir, à l'embouchure do rOued Cedra, est à l'altitude de 27 mètres au-dessous du nive&u de lu Méditerranée. De plus, le fond mémo du chotl a'inclino vers lï,, dans une proportion qui donnerait, si elle se maintient, un niveau de ki mitres au-dessous du niveau de la mer au Ghott Seilem, situé à 60 kilomètres du Cbolt Melgh'ir. Gea donnée» aont d'un grand intérêt en raison de leur caractère précis, n

Mo'i svons déjà vu (et nous y reviendrons tout à l'heure) qnelles vastes conséquences M. Roudaire voudrait tirer de cotte romanpiable dépression dessebkhaa du 9., dont la chiffre exact vient d'être ainsi déterminé.

Le rapporteur dit en terminant :

« Lea levés topogrtphiques de la carte d'Algérie au 80000* ont été auspendus momentanément; mais l'une des Ceuillos de la carte, U feuille de Médéah, a été publiée *. Elle est bien foite pour inspirer le désir de voir cette œuvre reprise aussitôt que les oiroonstancea le per^ mettront.

a En attendant, le DépAt prépare une nouvelle édition de la carte de la province d'Oran au 40 000°, destinée k remplacer l'édition publiée en 1853, qui n'était plus au

I Voir notre vDlume pcéoUenl, p. 157, v 320, «t nelre remarque.

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courant des notions actuelles sur le pays, et dont les pierres, d'ailleurs, étaient usées.

« Une autre carte, celle de l'Algérie au 1600000', gravée sur cuivre, en deux feuilles, demandait également à être revue. On en a dessiné à nouveau la partie S., en la complétant à l'aide de levés des capitaines Mircher et de Polignac, des levés inédits' de M. Henri Duvçyrier, et à l'aide des divers itinéraires exécutés dans le S., jusque» et y compris l'itinéraire dressé par le capitaine Pa* risot pendant l'expédition du général Gallifet sur Et-Qroléah. »

Quelques notes sur l'ethnologie algérienne.

En même temps que se poursuivaient, dans la campagne de 1873, les opérations de nos ingénieurs pour l'établissement d'une carte topographique de nos provinces algériennes, le nouveau levé des côtes se continuait sons la direction d'un des officiers les plus distingués de notre marine, M. le capitaine Mouchez. Lui-même, dans une note à l'Académie des sciences (ci-dessus, à la bibliograr* phie, n° 11), a rendu compte de ses dernières opérations. A cette campagne se rattache une communication d'une autre nature.

M. Yélain faisait partie, comme naturaliste et géologie, de la mission hydrographique de M. Mouchez. M. Yélain, dans le cours de la campagne, a eu occasion de recueillir, sur les populations indigènes du littoral, des observations dont il a fait connaître sommairement les résultats dans une note adressée à la Société d'Anthropologie. Nous extrayons de sa communication quelques faits qui touchent à la question, encore à l'état d'étude, de l'élémçnt blond dans la population berbère.

« Non loin des ruines remarquables d'une ville turque, llonaïn^ à TE. du cap Noë dans la province d'Oran, j'ai

rencontré, dans une petite vallée anosée par l'Oued Enhamcd, une iribu kabylo où les types blonds prédominent. Descendus nx^mentanémeiit, sans doute, de leur village eitué sur les hauteurs avqisinanies, ils étaient là campés sous d'épais figuiers, et cultivaient cette petite vallée qui parait très-fertile. C'est assurément un spectacle auquel je n'étais pas habitué depuis que j'osploraie la cAte, que l'aspect de ces plautations, de ces jardins convenablement irrigués, ombragés de nombi'Bux arbres fruitiers. Aussi je m'attendais à trouver là toute une colonie d'Européens, et ma surprise fut plus grande quand j'eus découvert des agriculteurs indigènes ; maJR je fti» surtout frappé du type particulier de certains d'entre eux. C'étaient des hommes de haute taille, très-musclés, portant haut la tète couverte d'un feï de laine rouge. Leur front, assez large, est beaucoup moins fuyant que celui des Arabes ; le nez est droit, le teint peu foncé. Trois d'entre eux avaient lea cheveux d'un blond ardent, tirant ^iir lo roui. Les femmes surtout étaient tout à fait remarquables : elles étaient également grandes, avec une chevelure fine et épaisse, d'un blond doré ou pâle, relevée sur le front et tressée en longues nattes, qu'elles laissent retomber derrière les épaules. Leurs yeux étaient bleus, trés-ouverts, avec des sourcils fins et presque horizontaux ; une jambe fine se terminant par un pied proportionnellement petit : sous d'autres vêtements, il eût été assurément difficile de les distinguer de nos plus beaux types du Nord, Une petite fille de huit à dix ans présentait à un si haut degré les caractères que j'indique, que le lendemain des officiers du bord qui vinrent avec moi visiter cette tribu en furent tout à fait frappés.

« Du reste, pour ne parler que de la province d'Oran, c'est dans toute cette région montagneuse et accidentée des Traras que les Kabyles se sont le mieux préservés de la contamination du sang arabe. La présence de types

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blonds au milieu d'eux ne Constitue pas un liEtit isolé; il en existe dans presque toutes les tribus kabyles de l'Ai* gérie, aussi bien dans TO., vers le Maroo, que dans !*£• et dans le centre, pas beaucoi^ plus sur un point que sur un autre, et dans la proportion déjà indiquée par le général Faidherbe. M. Mac-Garty m*écri7ait réeeniment qu'en résumant les nombreuses obserrationg qu'il a faites à ce sujet sur tout le sol algérien^ il voit que le type de ces individus blonds présente tout à fait les caractères essentiels à la race germanique, en même temps qu'il ofire quelquefois une similitude étonnante avec odui que nous sommes habitués à donner aux Romains propt^ment dits. Chez certains individus il a trouvé le faciès complet, et surtout ce profil que nous sommes habitué» à voir sur les monnaies du peuple roi.

« Ce serait assurément au delà du Kiss, Vers le Maroc, qu^il serait intéressant de pouvoir continuer Cei études ; malheureusement cette région inhospitalière est encore peu accessible aux Européens. J'avais tenté une etcursion au delà des gorges du Eiss, chez les Beni-Snassen ; mais c'est à peine si j'ai pu parcourir 7 à 8 kilomètres : j'ai dû rebrousser chemin, reconduit à la frontière par toute une escorte de ces Berbers, qui d'abord peu nombreux se sont trouvés bientôt être plus de cent à m'entourer. J'ai encore remarqué au milieu d'eux les mêmes types blonds qui m'avaient tant frappé dans la vallée de l'Oued Enhamed; mais la grande masse était composée d'individus ayant tous la physionomie de ces Kabyles marocains qui émigrent à certaines époques en Algérie, où ils sont trèsrecherchés pour le service pénible des routes, pour les travaux de barrages et de dessèchements. »

A ce propos, le général Faidherbe a touché quelques mots de la population blonde que l'on voit figurée dans les peintures historiques de FÉgypte sous le nom de Tchrnahoxi. L'intérêt particulier du court mémoire du géné*^

ETHNOLOGIE ALGERIENNE. 15

rnl CRI daTis nno notp rpi'il h obtenue Hur M aujet de M. Maspéro. Nous )a reproduiftona :

" C'est «ou» la xn' dynastie, 3000 ans avant J, G, , qu'on trouTft pour la première fois le mot de Tamahou; il b'ôcrit par quatre lettres, valant respectivement (, m et ou. Je laisse do côté la partie idéogiaphique du mot, me bornant à la partie littêmle ou eyllabique. Ecrit ainsi, ce mot n'a rien de commua avec l'idée de o pays du Nord. » Mais [dus lard on trouve le mot Tamn/tou écrit avec d'autres orthographes. Les variantes aont du reste trèa-fréquentes dans l'orthographe hiéroglyphique, On trouve la mot écrit de la façon suivante : d'abord un signe qui consiste en une barre horizontala avec trois points dessous : ce signe a la valeur syUnbique ta, et la valeur idéographique de pni/s. Puis vient un double signe qui a la valeur syllabiquQ Hc/i, el la valeur idéographique de Nord; enfin vient U terminaison ou, semblable à celle de tout à l'heure.

« On voit qu'écrit ainsi le mot éveille évidemment l'idée d'Homme du Nord. Voici comment je m'explique le fait. Lorsque les blonds du N. eurent envahi la Libye, ils se m6Urent aux Libyens et bientôt adoptèrent leur langue, ce qui a presque toujours Heu de U part des conquérants et ce qui s'explique facilement. En effet, les conquérants sont eu minorité — ils n'amènent pas de femmes avec eux, ou on amènent peu. Ils s'allient aux femmes du pays, de sorte que, comme c'est la mère plutôt que le père qui donne sa langue aux enfants, dès les premières générations la langue des conquérants tend à se perdre,

« Le&blonds mUés aux Libyens devinrent redoutables auxÊgyptiens, qui remarquèrent, dans l'eneffinble de leurs ennemis, ceux qui avaient des caractères physiques étran-

de M, Maspéro, portent naturellement notre attention sur les instructions ethnographiques du D'Topinard {à la bi-^

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bliographie n<^ 5). Nous n'avons pas à analyser un document qui n'est lui-même qu'une analyse et un résumé ; ce que nous devons dire, c'est que les Instructions présentent un aperçu instructif des notions acquises sur l'ethnographie algérienne, et une excellente direction pour les futures investigations. *

Étades sur le Sahara algérien. Récentes explorations.

Nous avons noté avec quelque détail, dans la bibliographie (n"" 12), la publication de M. le capitaine Ragot sur le Sahara de la province de Gonstantine, et nous avons donné à ce travail tout à fait distingué des éloges qui ne sont que justice. Nous avons maintenant à rendre compte de deux tentatives nouvelles d'explorations faites en deux directions différentes, dans le cours de cette année 1874. Inspirées par le besoin de préparer à nos provinces algériennes de nouvelles routes commerciales vers le Soudan, et en même temps d'agrandir nos connaissances sur ces régions difficiles, ces deux tentatives n'ont pas eu, cette fois encore, tout le succès qu'on en attendait, etTun des deux voyageurs a succombé dans son entreprise, assassiné par les indigènes. Malgré cette issue funeste de l'un des deux voyages, et les difficultés que l'autre a rencontrées, elles n'en auront pas moins laissé leur trace, et une trace importante, dans l'histoire géographique de la contrée des Oasis. Ce qu'on y trouve, ce sont moins de nouvelles notions que des directions et des enseignements. C'est par là surtout qu'elles marquent leur place.

M. Dournaux-Dupéré, plein de cette ferveur qui appartient surtout à la jeunesse, mais déjà mûrie par une étude sérieuse, écrivit en 1873 un mémoire que le Bulletin de la Société de Géographie a publié (ci-dessus, n® 16) et dans lequel on trouve , avec d'excellentes vues , un plan bien combiné pour ;la poursuite des explorations du Sa-

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