‹ L'Année géographique (volume 5)Chapitre 178 sur 425 · GABON · texte numérisé non relu

GABON

<t Les Pahouins se distinguent cependant en ce qu'ils sont très-nouveaux dans le pays. Leur apparition remonte à une quinzaine d'années; c'est le commencement d'une invasion qui fera peut-être disparaître les autres peu-plades. .1 - : .

« Malheureusement il n'existe aucun Ben entre tes in<dividus de cette nation : à peine arrivés, on les voit ie chasser mutuellement pour avoir une place favorable pour la culture ou pour le commerce, et à leur tour chercher à arrêter leurs compatriotes attirés de Tintérieur par les mêmes besoins de curiosité et de cupidité. »

L'auteur présente ici un tableau de la division du peuple pahouin ou fân par villages et par familles ; puis il ajoute : « Ce petit tableau, qui comprend les divers villages pahouins situés sur la seule rivière Rhamboé, montre la division des Pahouins en deux races dififérentes ; les familles Makaïs ont en général la préfixe e6, et les familles Batshis la préfixe ess. On peut en conclure d'avance Texistence de^ deux idiomes; c'est ce qui a lieu en effet, car elles ont un langage différent. Quant aux noms des villages, il n'y a aucune importance à y donner ; car ces noms changent fréquemment avec la position du village, et cela pour les causes les plus futiles. Un mauvais présage ou quelque accident suffiront pour qu'un village soit abandonné par ses habitants, qui iront quelquefois au loin chercher un emplacement plus convenable. Chacun de ces villages a un chef nominal, soit le plus riche, soit le plus brave, élu par les autres habitants et qui n'a du reste qu'un pouvoir insignifiant. Chaque village est indépendant. Il est souvent le rival ou l'ennemi du village pahouin le plus proche ; aussi préfèrent-ils souvent le voisinage des villages bakalais, avec qui ils sont en meilleurs termes.

« Ces deux races de Pahouins, les Makaïs et les Batsim, se trouvent en ce moment un peu mélangées; en ar-

l'année GKOGR. XIII. ^

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riTant de Tintérieur, chaque famille s'est établie oii elle a pu, soit de force, soit de gré à gré avec les indigènes du pays ; mais à leur point de départ elles étaient séparées. Les Batshis viennent des régions qui sont au N. E. et à TE. du Gomo, et les Makais de régions plus au S. allant jusqu'à TOkanda (bras principal de TOgova! : aussi les bords du Gomo et du Boqué ont-ils plus de familles Batshis, et le Rhamboê plus de Makaïs; ce sont aussi ces derniers que l'on doit rencontrer près de FOgovaï. Le mélange de ces deux races dans les régions du Gabon tend à produire la disparition d'une des deux langues. G'est la langue makaî qui paraît l'emporter ; elle est du reste comprise par tous les Pahouins, mais n'est parlée que par ceux qui l'ont entendue pendant leur enfance. »

Les EXPÉDITIONS DE L'AFRIQUE AUSTRALE.

MORT DE UVINGSTONS.

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