‹ L'Année géographique (volume 5)Chapitre 184 sur 425 · DOCTEUR LIVINGSTONE · texte numérisé non relu

DOCTEUR LIVINGSTONE

né à Blantyre, Lanarkshire, Ecosse,

le 19 mars 1812,

mort à Uala, Afrique centrale,

le 4 mai 1873.

Toutes les classes de la société, depuis les plus ék* vées, étaient représentées à la cérémonie, que l'universar lité des manifestations publiques rendait imposante. Le président de la Société de géographie de Paris, M. rami* rai la Roncière le Noury, s'y était rendu en témoignage

de confraternité scientifique. On y remarquait avec grand intérêt Jacob Wainwright, jeune Africain converti par Livingstone lui-même, qui, depuis plusieurs années, n'avait pas quitté le voyageur, et qui a assisté à ses derniers moments.

Ces hommages honorent la nation qui les décerne, non moins que celui qui les reçoit; mais il en est un plus grand encore et plus durable : c'est la publicité prompte et complète donnée aux travaux de Texplorateur. Jusqu'ici, nous n'avons sur ceux de Livingstone, durant cette troisième expédition qui devait lui coûter la vie, que des informations très-vagues et très-incomplètes. Il serait impossible, actuellement, de les transporter sur la carte avec le moindre degré de certitude. Livingstone avait manifesté le désir, ou plutôt exprimé la volonté formelle de ne faire connaître le résultat de ses investigations que lorsque luimême pourrait présider à leur publication. Cette réserve avait un côté fort dangereux; et ce n'est pas im des moin*dres services que la pointe, si résolument et si heureuse*ment accomplie par Stanley, à la recherche de Livingstone aura rendus, que d'avoir rapporté, de ces contrées si difficilement accessibles, la première partie (jusqu'en 1870), des journaux de l'exploration. Ces papiers précieux ont été remis à Londres, fermés et scellés, entre les mains de M. Livingstone fils. La suite du journal a été rapportée à Zanzibar avec d'autres papiers et l'esquisse d'une carte, par les fidèles serviteurs qui ont rendu à l'Europe les restes de l'explorateur; une commission, désignée dans le sein de la Société de géographie de Londres, doit présider à la révision finale de la relation, au calcul des observations et à la construction des cartes. Si quelque chose peut atténuer les regrets que la triste fin de Té minent voyageur iaspire aux amis de l'homme de bien et de l'homme de science, c'est cette publication immédiate d'une relation si impatiemment désirée, que

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peut-être il nous aurait fallu attendre plufli^urs ismées encore. Il y a trente ans à peine, la carte de l'Afrique aostrale, sur une étendue grande comme la moitié de l'Europe, n'était, sauf le pourtour littoral, qu'une imiaeiise surface blanche ; on peut dire, sans aucune «ULgéfElion, que la carte actuelle de cette vaste région, avee les détails certains qui déjà la couvrent, appartient en très-gfiade partie à Livingstone.

Coup d'œil rétrospectif sur les Toyifes de LitliigstMie.

Non-seulement par ses relevés et sea ohwemtàmmmÊÊMùnomiques, Livingstone a fourni le tracé intéfienr <k l'Afrique australe, fixé les contours de son grand fleoive, le Zambézi, et d'iine foule d'affluents, reconnu hk tion des montagnes et fixé la position des villee^ parler de ses études sur les populations et eux (outai Im branches de l'histoire naturelle ; mais on lui doit ia jpps»mière notion exacte du plateau qui cosetitue le & de l'Afrique et du caractère général de sa configunUâos^ JÈiP docteur Livingstone arriva en Afrique en 1640. IkWnieoîn per ses premières études et devenu missionnaire fêtw^xtt tion philanthropique, il réunissait les deux caraetèree ^ppi devaient le plus aisément lui ouvrir Taccès des piff irierges et lui en &ciliter l'étude. Ce fut, touCefeîei «e 1853 seulement qu'il entreprit le premier dee gnuldi voyages qui l'ont tendu si célèbre. Ge premier voyi^^ la conduisit à l'O. fiequ'à Saint-Paul de Loanda, aw Je côte du Congo; de là il revint à Quilimané, sur le «Mi orientale, par la vallée du Zambézi, traversant aiiM Je continent africain dans toute sa largeur, ce qu'aacimB«UMN péen n'avait fait avant lui. En 1856, il revint en Ail|^ terre, où il consacra quinze mois à écrire la belle rek^JM qu'il nous a donnée de ce voyage de découvertes* Ckttù relation est, sans contredit, une des plus attachanlei|.||ti

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plus îoslructiYe», des meilleures, à tous égards, qu'ait yueg peraitre notre époque ^

Sn 1858, Livingstone retourna sur le théâtre de ses recherches, accompagné cette fois de plusieurs courageux mvestigal;eur8y amis comme lui des entreprises aventureuses. Ce second voyage eut pour résultat la reconnaissance pins précise du Zambézi inférieur, l'exploration complète du Ghiré, affluent extrêmement remarquable du grand fleuve un peu au-dessus du Delta, et la découverte ' — car on peut la qualifier ainsi — du vaste lac auquel le Ghifé sert de déversoir. Les Portugais du seizième siècle «went eu quelqpie notion de ce lac, que d'Anville, d'après leurs mémoires, inscrivit sur sa grande carte de 1749 «ous le nom de Maravi; mais ces anciennes notions portugaises étaient tellement vagues et flottantes, que les géographes de la première moitié du siècle actuel l'avaient efCacé de leurs cartes. Il figure actuellement sur les nôtres sous le nom de Nyassa, — nom qui n'est, selon Topinion commime, qu'une appellation générique désignant une « grande eau, » et qui se retrouve à l'équateur sous la forme Nyanza, — Il est tout à fait convenable de lui con- 4Mrver le nom consacré de Maravi, qui est celui de là plus puissante des tribus riveraines *.

C'est en 1865 que Livingstone a entrepris son expédition actuelle, qui est la troisième. Indépendamment des vues phiUnthropiques qui l'inspirèrent en partie, ^ Livingstone n'ayant jamais cessé de travailler de tout son

1. Explorations dans Tintérieur de TAfrique australe, de 1840 a 1856. . . . Parit, 1858, gr. in-8. L'original anglais avait paru la mâme année à Londres. Une deuxième édition de la traduction française a été publiée en 1873.

2. La seconde relation, publiée à Londres en 1865, a été, comme la première^ et par la même plume, aussi éiégaute que ûdèle, traduite en français : Explorations du Zamhè;se et de ses affluents, et décoW' verte des lacs Chiroua et Nyassa, Paris, 1866, 1 vol. gr. in-8, avec carie et illustrât. (Hachette.)

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pouvoir à la complète extinction du trafic des esclaves dans le S. de l'Afrique, — les investigations purement scientifiques y devaient avoir une grande part. L'explorateur s'y proposait quatre objets principaux : remplir le vide qui existait encore sur nos cartes entre le Nyassa du S. (le Maravi) et le Tanganika; achever la reconnaissance de ce dernier lac, dont Burton et Speke, qui le virent les premiers en 1858, n'ont pu donner qu'un aperçu très-incomplet; étendre les reconnaissances aussi loin que possible dans la contrée, absolument vierge, qui est à rO. du Tanganika, du côté de l'Atlantique; enfin, porter les explorations aussi avant que possible au N. du Tanganika, dans la direction de Téquateur, où se pressent, non résolues, tant de questions complexes qui tiennent à l'origine du Nil. Ge plan, avec ses ramifications nombreuses, est bien en effet celui qui s'impose à tout explorateur scientifique de cette région centrale; c'est à la nature et à l'étendue des réponses positives que ces questions auront reçues, que se mesurera, en définitiv6| la valeur du voyage.

Nous avons raconté, dans un de nos volumes précé^ dents, les premiers épisodes de l'expédition ; il suffit de les rappeler.

Arrivé à la côte orientale d'Afrique au mois de mars 1866, Livingstone et ses porteurs, formant une troupe asses nombreuse, remontèrent la Rovouma, grande rivière qui vient se jeter dans la mer des Indes vers 10 degrés et demi de latitude S., et qui a sa source dans les montagnes élevées qui couvrent à TE. le lac Maravi. Le lac fut contourné par le S., et Texpédition reprit la direction du N. Mais ici se place un incident qui durant uno année et plus excita l'anxiété de l'Europe. On était arrivé à l'O. du Maravi, lorsqu'une partie des hommes de l'escorte, intimidée par la réputation de férocité des tribus

au milieu desquelles on allait s'engager, refusa d'aller plus loin. Une nu^t ils disparurent, abandonnant le voyageur et les quelques porteurs qui lui restaient fidèles. Les déserteurs, revenus à Zanzibar, racontèrent une histoire sinistre d'attaque et d'assassinat; on crut longtemps à la réalité de la catastrophe. Ce fut seulement vers la fin de 1867 que des lettres de Livingstone, apportées à la côte par une caravane, vinrent démentir la fausse nouvelle. Ces lettres, datées du 3 février de cette année 1867, étaient écrites d'un lieu appelé Bemba, au 10* degré 10' de latitude australe, à mi-chemin environ entre le lac Maravi et le Tanganika.

De longs mois devaient s'écouler de nouveau avant que d'autres nouvelles de l'expédition parvinssent en Europe. Pendant ce temps, l'explorateur n'était pas resté inactif. Le Tanganika avait été contourné par le S., et sa limite de ce côté avait été déterminée. D'autres lacs très-nombreux et d'une grande étendue avaient été reconnus au S. et au S. 0. : il y a là, depuis les environs du douzième degré S. jusqu'au delà de l'équateur, tout une région lacustre d'une immense étendue, — près de quatre cents lieues du S. au N., et peut-être autant de TE. à l'O., — qui explique assez les vagues informations reçues jadis par les Portugais sur les grands lacs de l'intérieur, informations dont leurs vieilles relations sont remplies. Plusieurs de ces lacs sont reliés entre eux par des rivières dont le cours ultérieur est encore ignoré ; les conjectures, plus ou moins probables, peuvent ici se donner carrière. Se basant, nous l'avons déjà dit, sur de trèsfausses indications contenues dans les Tables de Ptolémée, Livingstone a cru que ces lacs du S. et les eaux qui s'en écoulent fournissent le premier aliment du bassin du Nil. Cette hypothèse, qui s'était emparée de l'esprit de Livingstone, n'est guère probable ; mais il importe peu. Ce n'est pas la première fois que la poursuite d'un but

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chimérique aura conduit à de grandes découve^rt^s. Gelles de Livingstone, quoique inachevées, complét^romU dignament, sans aucun doute, les belles conquêtes scientifiipias qui ont marqué si brillamment ses deux pirtmieiB voyages.

QoelqaM aperçof eitraiU des tottNf de LiTiigstoiit vnat Vutifé*

Les journaux de livingstone fourniront inHubitlJ^to^ ment d'abondantes infbnn&tions sur la configui^lîOQ #| Taspect général des contrées qu'il a parcourue, I^ pai^ ties connues de ses lettres ont déjà, à cet égardt d^ indications fort intéressantes. Le plateiui intérieur fd ^e trouve comprise Timmense région lacustre doi^t \/^ Tm^ ganika fait partie a d'altitude, ce que l'on Hvnik #^ de 12 à 1400 mètres : c'est à cette altitude ^nd^ssui du niveau de la mer qu'est situé le Bangouélo, )m d'une étendue considérable au S. 0. du Timganllcak* ÏS pays qui avoisine le Bangouélo est d'ailleurs, atitml ^pn la vue peut s'étendre, absolument plat; les émîneiuM J ressemblent tout au plus à de grandes fourmilières. lilMit presque impossible de dire où le lao lui-même coiN mence et où il finit. Au S. de la région des grjuidfl lAUf^ Livingstone se représente la ligne de p9Jrt«f e des iilii de l'Afrique australe comme « un massif élevé, h^fff^ d'environ quatre degrés de latitude, qui court d# VM» à rO. à travers les deux tiers du continent. Gmi 4a ce massif que descendent tous les fleuves, tous Im grands courants de l'Afrique, le Nyassa et le Chiié^ b Loangoué et le Zambézi, le Congo et le Nil. » Nous 4ev<ms dire, toutefois, dussions-nous nous exposer à ètr# tndté de géographe spéculatif, que cette vue du grand explun? rateur est sujette à de très-graves réserves; et a'il&iitdifit toute notre pensée, nous la croyons aJ^iumeiU faiwi» m^

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parce qu*ellp pbI incomplÈle. Nous pn appelons ft Is reconnaissance de la zone êqiiatoriali! rnrore absolument jnexplor^G f[in coupe le contint^nt non pas au S., mais au N. dp la région des grands !aca.

Dans les parlics du N. 0. où LivingstODe a pénétré (lettre à sir Roderick Murchison, datée de Manyéma, 180 millM au N. 0, d'Oiidjidjil, le paya est très-beau. Là il devient montagneux et pittoresque. Les montagnna et les vailles sont partout revÈtues d'un manteau ofi le vert prend toutes les nuances. Lea vallées ondulent à de grandes profondeursct se ramifient en d'innombrables TsltonB. Il n'y aura peut-être au fond qu'un filet d'eau ; mais la boue, la (erre détrempée, le glaur, comme on dit ea Ecosse, est terrible, La végétation est d'une vigueur qui dépasse toute expression. Des éléphants seuls peuvent marcher t travcis les herbi^s, — si on peut donner le nom d'herbe à des toufirs dn 10 à 12 pieda de haut, dont chB({ue brin a un dcmi-poucp de dijonètre, ■' Cette herbe mammouth .» est armée de petits dards qui frottent désagréablement le visage du côté où l'on tient le fusil, et qui de l'autre cAté blesse la main qui s'y ouvre un passage durant des heures.

Entre chaque district se trouvent de larges ceintures de forêts primitives. Ces masses végétales sont impénétrables au Boleil qui les surplombe, et qui ne peut envoyer dans leurs Bomhres profondeurs que de mincen filets de lumière. L'eau des pluies s'y maintient pendant des mois en mares stagnantes creusées parle pied des éléphants, et les feuilles mortes, qui pourrissent sur le sol humide, donnent aux ruisseaux qui s'échappent dans toutes les directions la couleur du thé foncé, « J'ai entendu le cri des gorilles, — qui se nomment ici sokos, — à la distance peut-être de cent mètres, sans parvenir, ajoute le voyageur, à en entrevoir un seul, H Les environs des grands lacs sont également couverts de vastes forêts. En parlant des abords du

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Bangouélo, le voyageur remarque que le plat pays est tout forêt, a Vous marchez une heure sous bois, puis vous arrivez à un ruisseau qui traverse une prairie, ayant à droite et à gauche deux ou trois cents mètres de terrains, spongieux. Une rivière coule au centre de la vallée, ou serpente en longues sinuosités d'un borda l'autre du terrain à peine incliné. Vous coupez cette vallée plate, vous remontez de quelques pieds par une pente douce, et de nouveau vous vous retrouvez en forêt, à moins que vous n'ayez songé auparavant à vous frayer laborieusement votre route à travers de grands espaces de fougères ou d'autres plantes sauvages. Les ruisseaux où l'eau court et s'égare sont sans nombre ; personne, à moins de l'avoir vu, ne pourrait se figurer la prodigieuse quantité d'eau qui de toutes parts vient aboutir au Bangouélo. Six rivières considérables y arrivent du S., » sortant du massif transversal qui forme ici, comme on l'a vu plus haut, une grande ligne &ltikre« Au sujet des autres rivières, ou plutôt de la rivière principale de cette partie centrale du plateau, Livingstone dit encore : « Le Tchambézé et d'autres rivières se jettent dans l'angle N. E. du Bangouélo, à travers de grands bougas ou prairies détrempées. Les Portugais traversèrent autrefois le Tchambézé, comme je l'ai fait moi-même, plus haut vers sa source, là où il est faible encore. C'étaient de vrais Portugais, ceux-là, et non des Noirs portant des noms portugais : ce àont donc eux qui dans les temps modernes ont les premiers découvert cette rivière. Or, la ressemblance du nom avec celui de Zambézi leur fit regarder le Tchambézé comme une branche de ce dernier fleuve, et moi-même, dans les premiers temps, j'y ai été trompé. Il m'a fallu vingt-deux mois pour reconnaître mon erreur, et j'étais moins excusable qu'eux, car j'aurais dû savoir, ou me souvenir, que si Tcha/mbézé est le véritable nom indigène de la rivière du N. , Zambézi n'est nullement le nom indigène de la rivière du S., c'est-èrdire du

grand fleuve. On a coaisorvé la corruption du nom ; mais celui que les indigànes emploient entre eux est Dombazi. C'est seulement quand ils parlent à des Européens qu'ils disent Zambézi. Au-dessus des chutes Victoria, le nom est Lia/mbaï. »

Ces informations, et les observations sur lesquelles elles reposent, furent principalement recueillies dans les années 1868 et 1869, et dans les premiers mois de 1870. Ces longues courses, cependant, avaient épuisé les ressources du voyageur; revenu à Oudjidji, sur le bord oriental du Tanganîka, il y attendait avec impatience les secours et les nouveaux subsides demandés depuis longtemps à Zanzibar. Une mission était partie de Londres dans ce but; elle s'arrêta dans sa marche presque sans avoir quitté la côte. C'est à ce moment qu'un Américain, Henri Stanley, simple agent d'un journal de New-York, entreprit ce curieux voyage de recherche qui a eu tant de retentissement. Seul, libre de ses mouvements, ne traînant pas avec lui les lourds impedimenta d'une mission officielle, plein de décision, d'ailleurs, et allant hardiment de l'avant, il réussit pleinement là où la mission, anglaise avait misérablement échouée II rejoignit Livingstone, le releva, le réconforta, et après être resté quatre mois près du grand explorateur qu'il accompagna dans quelquesunes de ses excursions, il regagna heureusement la côte, rapportant en Europe le précieux journal dont la publication prochaine sera un événement géographique.

Missions organisées en Angleterre pour aller à la recherche et à Taide

de Livingstone.

Les nouvelles de Livingstone reçues par l'entremise de Stanley, ravivèrent en Europe, il y a deux ans, l'intérêt

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