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V. le précédent volume de V Année

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qae les (^efitions africaines y excitMt. La Sodété ée géographie de Londres, qui désirait frandement réparer l'échec de sa première commission, organisa, dana ks derniers mois de 1878, deux expéditions simultanées ûMduites Tune et l'autre par des officiers de marine «ipéii^ mentes. Un des membres de la Société y contribua à kii seul pour une somme considérable. De ces deux comaàB^ sions nouvelles, Tune, sous la conduite do M. CKûMfmf devait partir de Zanzibar et se diriger vers le Tangaidkai où l'on espérait trouver Livingstone à qui Ton portait d«a ravitaillements de toute sorte ; l'autre, commandée Jtttplo lieutenant Grandy, devait prendre terre au Congo, g%tter le cours moyen du Zaïre, et se porter de là vers les espilM inconnus de l'intérieur, dans la direction du gfraild^'tié central. Gelle-ci n'était pas une simple mission de roAtrfAa et de secours : c'était une véritable expédition de déiii^ vertes, et l'une des plus intéressantes que dans VéMt'Êtê notions actuelles on puisse envoyer dans rAfriqne iâli' rieure. - •••

L'Allemagne scientifique, nous le verrons, s^eat èfiMÉ} elle aussi. Une expédition a été o^anisée sous riuaplN^ tion de la Société géographique de Berlin, pour coHéMI^ rir, en partant de la côte occidentale au S. du golfe Â^ Quinée, à l'exploration de l'Afrique tropicale. Ua VêfÊ^ geur ethnologue bien connu, le docteur Bastian, 8'eSt'|iiiilr spontanément à cette entreprise. Enfin, si les circcntttiMfiii actuelles n'ont pas permis à la France de prendre elBdéi* lement part à cette croisade scientifique, MM. Marche el de Compiègne n'en avaient pas moins entrepris, ainn que nous l'avons raconté plus haut, de pénétrer danàl^tt» térieur en remontant TOgovai, route ébauchée déjà jmt du Chaillu, et qui est une des meilleures voies à aunte pour pénétrer dans la zone inconnue.

a. Himion Cunarsn.

CeB entreprises ont eu des furiunea diverses. Celle du lieutonant Cameron a été, jusqu'à présent^ soumise à d* terribles épreuves (V. ci-dessus la BibUe>' yrafihie, n" 6(l à S6). Le lieuteuant est un officier connu depuis près de vingt ans par d'excellents services professionnels et 3tientiU<]u<;i> daos ia Méditerranée et sur les cdies orientales il'A&'ic[ue. Deux adjonclions volontaires, celle d'un cktrurgieu de marine également éprouvé par de longs services, le docteur Diiloa, et du jeune Moffat, propre neveu île Liviogblonc, qu'une résideoce déjà assez longue à Natal devait avoir acclimaté, promettaient à la mû^iun d'utiles et vaillants auxiliaires. Cependant le voyage a été marqué presque au début par de tristes èvéacm£ii(s. Dès le mois de lUiii 1873 MoSat succombait en quel({U£S heures à l'action du climat. Camerou et ses autres compagnon» pouitiiiiviiutu lentement leur marche vera l'intérieur.

Arrivés à OnyaiiyÈmbé le k août 1873, après une maiw che de cent sept jours depuis la cdte (ce qui fournit une moyenne journalière de quaire milles enviroa, moins de !>ix kilomètres et demi], les voyageurs durent s'arrêter sous Télreinte énervante des dèvres dju bas pays. C'est à «e mon^Dt que le funèbre cortège qui ramenait de l'iutétieur les restfitt de I^ivingstone les a rejoints. Le docteur Dillon et le lieutenant Murphy, épuisés, abattus, découragée, Attwjuéi d'opbthaifflie et presque aveugles, reprirent^ BUT les vives instances du chef de l'expédition, le chemin de Zanzibar avec le corps de Livingstone. Le lieutenant Dillon, dacB un accès de délite, a sue fin à ses jours (le 20 novembre 1873) avant d'avoir regagné la côte;

M- Caap^ron, cependant, au milieu de ces épreuvbs, a fffM sop énergie. Il a voulu poursuivie sa route au moiiu l'année céogh. >tii. 6

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jusqu'à Oudjidjiy où livingstone a laissé des papiers %i'il importait de recueillir, et il ne désespère pas de pousser plus loin encore, soit vers le N., soit dans la direction de ro.. De Zanzibar à Ounyanyëmbé il a vérifié une bonne partie des observations astronomiques de Speke, qu'il a, disent ses lettres,, trouvées assez généralement exactes, et il a fait bon nombre d'observations nouvdles, tant de longitude que de latitude et d'altitude. On a reçu de lui déjà un tracé de son itinéraire, qui contribuera grande^ ment, avec ceux de Livingstone, à enrichir et à perfeetionner la carte de l'Afrique australe. Les dernières nouvelles qu'on ait de lui, datées du 2 mars 1874, annoncent son arrivée à Oudjidji. Ses observations lui avaient déjà donné, pour la position de ce centre important, 4* 58' 3*^ de latitude, et 30H'30'' de longitude orientale du méridien de Grreenwich (d'après Speke, 4^54^56^, et 30*). Ses obseï^ vations d'altitude lui donnaient pour le lac 2711 pieds anglais au-dessus du niveau de la mer (826 mètres), au lieu des 2884 pieds (879 mètres) de Livingstone. Nous ne parlons pas des 1844 pieds de Speke : celui-ci, comme on sait, n'attachait lui-même qu'une valeur très-douteuse à ce chiffre, à cause du dérangement reconnu de son'bar romètre. Les instruments d'observation du lieutenant Cameron étaient au contraire en parfait état, et on les avait soumis en Angleterre à des épreuves companÊtîves propres à donner autant de certitude que possible aux observations faites durant le voyage (V. le Geogr. Mor gaz.^ sept. 1874, p. 251).

Le Times du 5 décembre contenait le télégramnie sidvant :

d Télégramme d'Aden, à la date du 28 novembre 1874, adressé au Foreign Office et transmis à la Société rojale de géographie :

c Les dernières lettres reçues du major Cameron aniiôueent qu'il a fait un voyage de circumnavi^tion autour du laé

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