‹ L'Année géographique (volume 5)Chapitre 189 sur 425 · P. Chaix. Discussion d'une note sur les origines du Nil · texte numérisé non relu

P. Chaix. Discussion d'une note sur les origines du Nil

I. eipédlliau cefptienoe uux hauMi régions du Nil. 3ir Sanul Baker.

Celle MEpëditîoD, deRtinéi' à t'airt' i-poqu« dans l'iiistoire politique plus eocorc que danK l'histoire ^géographique du Soudan oriental, est déjà connue des lecteufs de l'Année par les communications que l'on ea a succesnvemeat l'eçuep (V. notre volume précédent, p. 196}. Sir Henry Barde Frère, dans son discours d'ouverture de la session de 1874 à la Société de géographie de Ijondree, fait observer a-rec beaucoup de justesse que "■ bien que les résultats géographiques de la récente expédiùoa de M. Baker se bornent en général à la vérilication et à le dét«rmtntttion exacte des points qu'il avait vus précédemment, et bien qu'on lui doive aussi d'avoir rempli nombi« de lacunes dans les parties du pays qu'il avait découTertes dur«Bt ses voyages antérieurs, au total, cependant, le service le plus important que la dernière expédition ait rendu à la géographie est d'avoir prouvi.' que des régiiHiB qui étaient, il y a quelques années à peine, fiTniées aux voyageurs européens, sont maintenant parfaitement accessibles. Nous pouvons désormais attendre chaque année des informations nouvelles que nous fourniront les explorateurs qui vont se succéder dans la route si énergiquemcnt et si heureusement ouverte par sir Samuel Baker, Une lettre adressée par celui-ci au docteur Livingatone a remonté la vallée du Mil et a été remise au lieutenant Gameron à OunytLDyèmbé, et la réponse du lieutenant Cameron à sir Samuel est régulièrement parvenue à Gou' dokoro. Ces deux faits ont une importance considérable; Us montrent la facilité actuelle avec laquelle on peut suivie des routes qui ont exigé naguère toute l'énergie de Bui'toQ, de Speke et de Cirant. »

94 AFRIQUE. (n"' 82-89.)

L*ob8traction temporaire da haat Nil par les herbes iceamalées.

, Arrivé (venant de Khartoum) au 9* degré 21' de latitude, raconte sir Samuel Baker, je me trouvai en présence d'un prodigieux et terrible changement survenu dans Tétat du Nil. Au lieu du fleuve majestueux qui traverse la Nubie et arrose TËgypte, je n'avais plus devant moi que d'immenses marécages. Le fleuve, chose presque in^ croyable, avait entièrement disparu. Aussi loin que le regard pouvait se porter en avant, on ne voyait ni terre ni eau : rien qu'un marécage ininterrompu. Près de là, cependant, une dérivation du Nil appelée Bahr-el-Qiraf débouche sur le lit du fleuve; et les chasseurs d'esclavesi poussant leurs légères embarcations à travers les obstructions de cette branche latérale, étaient parvenus à gagner la partie du lit du fleuve qui reste libre au-dessus des marécages, traversée qui ne- leur demande pas moins de six mois.

M. Baker a lui-même effectué ce passage par le Babrel-Giraf, au commencement de 1870; mais par quel travail et avec quelles difficultés, c'est ce qu'on peut voir dans le récit que nous avons donné, il y a deux ans, de ce singulier épisode'.

Sur la communication entre l'Albert Nyanza et le Tanganika.

Cette question, tant de fois débattue depuis dix ans, et que l'excursion de Livingstone et de Stanley à l'extrémité N. du Tanganîka, en 1871, semble avoir définitivement résolue, a été ramenée sur le tapis par M. Baker dans une de ses communications. Personnellement, a-t-il dit, je ne pourrais ni affirmer ni nier, avec quelque certitude, Texistcnce de la communication des deux lacs; néanmoins,

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