‹ L'Année géographique (volume 5)Chapitre 213 sur 425 · IÎ · texte numérisé non relu

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work of tbe Uta opt. Hors] . r<Lrt 1. East Indies and »ùi&cent parts ofAfrick and Souiu America, tond., 1874, iti-S,with charte. 38 A,

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fiTorabla et plni npîda que la ..u» ordlotlra pour la tranraie da cette partie da la mer dai lads*.

1. Carte du golfe de Cutab, cAte ouest de lUindoustan, fwit, Dépût de la narine, 18Tt (n* 3268).

— De Bombiï i. Calicut. Archipel des Laquedires. Corrigée en 1873 (n* Î254).

— Cdte occidentale de t'Hindoustan, de Goa i l'Indus. Corrigée en 1873 (d* 2314}.

Us traTani géodJdqnaa dans nuérleur da l'Inda si idt 1«i Iroiitiàres

LeB travaux des ingénieurs se poursuivent sans interption dans toutes les parties de l'Inde (V. les Indian

176 ASIE. (n** 170-202.)

surveys de M. Gl. Markham, ci-dessus, à labibliographie, n® 195, ou une note résumée dans le Geographical Magazine, sept.' 1874, p. 250). Mais ce qui nous intéresse surtout, au point de vue de Textension des notions actuelles, ce sont les opérations dirigées au delà des frontières du N. 0., du N. et du N. E. Nous allons en donner un aperçu*.

Les opérations du levé topographique dans l'Himalaya ont embrassé diverses portions des districts britanniques de Kémaoûn et de Garhval, y compris quelques-unes des sources S. E. du Gange ; la triangulation s'est étendue jusqu'à la tête de la passe de Niti, et trois stations ont été établies sur des pics de la grande chaîne de THimâlaya, d'où l'on peut apercevoir pleinement la chaîne trans-himâlayenue au delà du haut bassin du Satledj. Huit pics principaux ont été fixés dans cette chaîne neigeuse. L'un de ces pics est le célèbre ParbatEaîlas (Eallasa Parvata], qui domine le lac Mansarovar et atteint une altitude de 22 028 pieds anglais (6714 mètres) au-dessus de la mer. La liaison de ces pics avec la ^nde triangulation aidera à fixer la topograplue d'autres parties du Tibet, attendu qu'ils sont visibles de tous côtés à de très-grandes distances dans l'intérieur.

Les explorations au delà de l'Himalaya et de la frontière, d'après les instructions du major Montgomerio, ont été continuées en diverses directions sur lafrontière de l'ouest, du nord et du nord -est. En somme, on a fait de grands progrès, et une ligne continue d'explorations au delà de la frontière a été poursuivie au pourtour entier du nord de l'Inde. Les terrœ incognitœ, dans ces parties limitrophes, ont été considérablement diminuées.

Dans son rapport pour 1872, le major Montgomerie donne le détail d'explorations faites entre Dardjîling et

1 . Indian surweys de Markham; sir Henri Rawlinson, Adresse annuelle à la Société de géographie de Londres.

l'inde et ses frontières. 177

le Népal, au sud de la frontière, et Ghigatzé, dans le Tibet, au nord. L'explorateur est un natif de Tlnde. Il a contourné le mont Everest, au nord il a pénétré jusqu'au Zang-bo, et de là au sud-ouest jusqu'au delà du Tengri-Maîdân, le plateau le plus étendu au sud de la ligne de faite himâlayenne. Ce plateau ne descend nulle part au-dessous d'un niveau de 4000 mètres, et, bien que ses eaux appartiennent au bassin du Gange, il n'a été visité jusqu'à présent par aucun Européen. Les Tibétains y font paître leurs troupeaux.

Ces explorations sont particulièrement intéressantes en ce qu'elles donnent quelque idée de la topographie des montagnes qui entourent le mont Everest, — la cime la plus élevée du globe, — et aussi parce qu'elles déterminent la position de la ligne de partage himâlayenne sur deux points nouveaux de cette partie peu connue de la grande chaîne. Gomme toujours, la ligne de partage des eaux s'est trouvée fort en arrière, du côté du nord, des grands pics que l'on aperçoit des plaines de l'Inde, d'où ils semblent former une chaîne continue.

Les reconnaissances de la frontière orientale ont de même été poussées vigoureusement; tout le territoire occupé par les Louchais et d'autres tribus, ayant d'un côté la frontière du Eatchar et de Manipour, et de l'autre les montagnes du Tipperah, a été bien décrit. Les monts Garô, qui étaient restés jusqu'à présent une terre absolument inconnue, ont été également l'objet d'une bonne reconnaissance, sous la protection de l'expédition militaire envoyée pour réduire ce peuple réfractaire et presque indépendant de Tautorité anglaise. On a ainsi rempli une lacune difficilement explicable qui existait sur une partie de la carte de rinde située en quelque borte au milieu de districts qui reconnaissent depuis de longues années l'autorité britannique, d'un côté le Goalpara et le Gôhatti de TAssam, de l'autre le Mymensing et le Silhet.

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Les diverses explorations de ces cantons orientaux n'ont pas ajouté moins, de 11 273 milles carrés (29 197 kilom. car.) de détails géographiques bien circonstanciés smx notions que Ton avait sur cette frontière : aussi la carte présente-t-elle aujourd'hui de ce côté un aspect tout nouveau. «Au point de vue politique, l'objet de ces opérations est de mettre le gouvernement de Calcutta à même de choisir la meilleure ligne de frontière défensive, de manière à éviter dorénavant de nouveaux conflits avec les Louchais et les autres tribus demi-civilisées qui depuis si longtemps inquiètent la frontière. »

Sur le chiffire d« la population de llnde.

L'année 1873 a vu se terminer le premier recensement général de l'Inde qui ait été -efTectué d'une manière régulière. Les . résultats de ce recensement présentent plus d'une sorte d'intérêt. On a constaté que la population de la Péninsule n'est pas au-dessous de S183 millions d'âmes; et de plus, l'administration de l'Inde affirme que, si l'on pouvait avoir un recensement parfaitement exact de la totalité des (c États protégés», de même que des tribus, des montagnes, de celles de l'intérieur des forêts et de la frontière orientale, la population totale de l'empire indien atteindrait sans aucun doute le chiffre de 300 millions. Il y a quelques années, seulement on croyait articuler un chifi'rc gigantesque lorsqu'on parlait des « cent quatrevingts millions » de sujets britanniques de l'Inde: ce chiffre, comme on voit, est bien dépassé. Les statisticiens anglais se plaisent actuellement à mettre le chiffre constaté de la Péninsule indienne en regard du chiffre coniroversé de la population de la Chine, que les uns portent au delà de 400 millions d'âmes, que d'autres abaissent audessous de oOO millions*, et ils en. tirent volontiers cette

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