‹ L'Année géographique (volume 5)Chapitre 232 sur 425 · LES GRANDS FLEUVES. Î · texte numérisé non relu

LES GRANDS FLEUVES. Î

^ec Î6 Vûïk , est fort peu connu ; et, à la htîtude de k" k' ôiid, la ig^tîoû y est interrompue par la thutfe e Guavia, environ 450 milles au-dessus de Gorrien-

Le lit s'y trouve resserré par des murs de granit, et le hoc terrible de ces masses d'eau contre ces parois gigandsques produit un vacarme épouvantable qui domine omplétement la voix humaine, même à plusieurs milles Le distance.

Cette chute a été visitée et décrite par le naturaliste t9fmg¥^ Azara, en 1788. Le cours du Parana s'alimente m^ande partie <lans les montagnes du Brésil, et son principal affluent, le Paraguay lui-même, reçoit guère ies Attdes que deux cour ts, le Vermejo

3t le Pilcomayo. A Corfièt où le ra et le Paraguay Se réUiiisseïit, les bassins d deux rivièr embrassent ensemble une étendue de -million de milles carrés

dans la région montagnei ; et o'est cette surface seule qui alimente probablement tout le débit du fleuve, car dans les 2000 milles carrés que comprend le bassin du Parana au^lessous de Gorrientes jusqu'à LaPlata,le fleuve perd probablement plus par Tévaporation qu'il ne reçoit des tributaires de peu d'importance qui prennent naissance dans la plaine.

L'Uruguay est sujet à de fréquentes et remarquables fluctuations ; en certaines saisons il peut rivaliser avec le Parana, et à d'autres moments il devient comparativement insignifiant. Le Parana peut être pris pour type d'un véritable grand fleuve, mais F Uruguay n'est qu'un torrent d'une puissance extraordinaire.

La Plata, qui reçoit ces grands cours d'eau, n'est pas, à proprement parler, un fleuve, mais un vaste bassin de peu de profondeur, d'une longueur de 125 milles et d'une largeur de 23 milles dans sa partie la plus étroite. Sur une longueur de 100 milles, l'eau est toujours douce, et

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à sa jonction avec l'Atlantique, elle est à peine salée. La profondeur moyenne est de 18 pieds à marée basse.

372. L'abbé Durand. Essai sur l'orographie du Brésil. Lillej 1874, gr. in-8, 11 pages.

Bon résamé des notions acquises. Sur les publications antérieores de Tabbé Durand relatives au Brésil, et sur la géographie physique de cette immense contrée, voir le dernier volume de VAnnée^ p. 279, n** 341 et 839, et t. IX, p. 175.

37 3. Du même. Le rio San Francisco du Brésil. Bulletin de la Soc. de géogr., juin et juillet 1874, p. 583-608, 1241.

Ce travail fait suite à plusieurs autres mémoires de M. Tabbé Durand, ancien missionnaire au Brésil, sur les principales artères fluviales de ce vaste pays. Voir aux renvois de l'article précédent.

374. Duarte da Ponte-Ribeiro. Limites do Brasil corn o Paraguay. Carta da fronteira do imperio do Brasil com a republica do Paraguay. Revista trimensal do Instituto historico, geografico e ethnografico do Brasil, t. XXXV, 2, p. 485-499.

375. Du même. Carta do Imperio do Brasil, reduzida en conformidade da publicada pelo coronel Conr. Jak. de Nieumeyer em 1845, e das especiaes das fronteiras com os estados limitrophes. Rio de Jan.j 1873, 1 feuille.

376. Beschoren (M.). Beitrag zur Klimalologie der Provinz Sào Pedro do Rio Grande do Sul. Zeitschrift der œsterr. Gesellsch, fur Météorologie y IX, 1874, n» 2, p. 21-24.

377. Da França. Almeida (Luiz). Compendio de Geographia da provincia do Paranâ. Rio de Janeiro j 1871, in-8.

378. De Oliveira e Paiva (J. G.). Noticia gérai da provincia de Santa Catharina. DesterrOj 1873, in-8.

379. Bomfim Espinola (Th.). Geographia Alagoana, ou Descripçâo physica, politica e historica da provincia das Alagoas. Maceiô, 1871, in-8.

380. Marques (Cez. Aug.). Diccionario historico-geographico da provincia da Maranhào. Maranhao, 1870, in-4.

. L'abbé DuH La nroviaee brésilienos de Hinu Ger&es, sôus les rapport ic I, «gricole el colonial. Parti, 1874, fn-B,

8 pages.) i. HxHTi (Prof. Ch. Pr.), Conlribulions to the geology and physical geograpliy of Ihfl lAïwer Amaïonas. .The Areré-Monle-jÛegre district, a.iid llie table-topped hilts. Bulielin of Ike Buffalo sot. of JValuroi Science, jan. 1874, p. îOl-235.

— Du même. Pr«timinary Report of a reconnoissanca of the Lower Tflpajcs. Bulletin ofthtComtUUnivenity, vol, I, p. l-SJ. Hhaca, 1874.

3. ASAssiz. A séries of six lectures. Jh« New York Tributu, eitranumero, 30 dec. 1873. (Analysée» par M. de Quatrefages, JourjiatdesSav..ivt. 1874, p.246-ï64.)

4. StEPBENs(C.A.). On the Amazons. fiodon, IS74, in-12. 7sb.i.

5. Capt. PoHBor. Chart of the rirer Amazon from Parato Manaos. tond., 1874, 1 feuille (au 750000'). Straker.

6. Seller-Ledzingeii (Franz), i nïeur. Vom Amazonas und Hadeira : Skizzen und Bescb: u Aus dem Tagebucbe einer Dxplorationareise. Slutlgati, ioi4, »>. in-4, xvl-l 50 pages.

■7. MODCHEï (Ern.). Les eûtes du Brésil; description et instructions nautiques. 1" section : du cap San Roque à Babia. Paris,!. N., ' 1874, lu-e, II1-I66 pages, 2 fr. âOc.

'X. Carte du Brésil, 1" feuille; partie comprise entre le cap Frio et le cap San Tbomé. Corrigée en août 1873 (n* 2031).

— Carte réduite de ta cûle du Brésil, partie comprise entre Rio Janeiro et Bahia; corrigée en 1873 (n- 2054).

— Partie comprise entre Rio Janeiro et le Rio de LaPlata; corrigée en août 1873 (n" 2091) .

— Partie comprise entre le cap Santa-Harta et Itapacaroya. Corrigée en 1874 (n* Ï6lï).

— Ile Fernando Noronha. 1874 (n° 3!38).

9. GOBBiKGE (lieut. commander H. H.). The coasl of Brazil. Vol. I

from Cape Orange to Rio Janeiro. Washington, hydrogr. Office,

1873, in-8, 378 p. avec 23 pi. (vues des eiies). 0. Revista irimensal do Instituts historico, geograpbico e etbno-

grapbico do Brasil, l. XXX.VI, l"-4° trimestres, Rio de Janeiro,

1873, in-8; t. XXXVII, 1" Irim., 1874.

lfa«.daCunt,ai«A*t

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— t)6scf!})içào ciMrograjphiea Ae e^ltdo doQrun-^axA, por J. fiasco Mon . de 9rcmfn^ p. 269-833.

3« trim. Viagem ao Paraguay, em fevereiro e março de IM9, pelo D'Ign. Marconde» Homem de Mello, p. 5-53. — Primciras etploraçoes da coata brasilica, de 1501 a 1506, peto barào de Porto SegurOy p. 6S^«8.

3* trim. Ensaio de anthropologia. RegiÂo e râças sevagens, pelo D' J. Wieira Couto de Hagalhaety p. SM'Ma.

La reconnaissance do rio Maddira.

Deux ingénieurs allemands, Joiseph et Fràîii Kelter, ont été chargés en 1867, par le geuvernemeiit brésilien, d'explorer les rapides du rio Madeira qui obstruent la navigation entre le Brésil et la Bolivie, et d'étudier les meilleurs moyens d'améliorer cette ligne importnûte de communication fluviale. Ils remontèrent l'Amazone en steamer jusqua Manaos, au confluent du Rio Negro, mais ils furent retenus là par des difficultés diplomatiques. Ce fut seulement au mois de mai 1^68 qu'ils purent continuer leur voyage en canot. Le 9 juin ils atteignirent Borba, lieu situé sur la droite de la Madeira à 25 lieues ati-d«ssus de son confluent; le 16 juillet ils arrivèrent au premier rapide, près du village de Sâo Antonio, vers 8" 50' de latitude sud. Là il faut décharger les canots, et tout transporter à bras sur une étendue d'un kilomètre. Seize autres rapides se présentent successivement après celui de S. Antonio, jusqu'à celui de Gruajarâ, qui est le dernier, un peu au delà de lO'^ 50' sud. Il fallqft cinq semaines pour franchir cet intervalle, jusqu'au 24 août.

Au-dessus des rapides, le caractère de la rivière change complètement. La pente devient très-régulière et à peine sensible. Le \?^ septembre, les voyageurs arrivèrent à la jonction de l'Itenez et du Mamoré, le premier large de 650 mètres environ, le second de 1300. Dans la région des rapides la végétation est luxuriante ; au-dessus, elle se rabougrit. La ville d'Exaltacion est le premier établisserment bolivien sur le Mamoré. De là Franz Relier s'a-

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