‹ L'Année géographique (volume 5)Chapitre 264 sur 425 · JOURNAUX GÉOGRAPHIQUES · texte numérisé non relu

JOURNAUX GÉOGRAPHIQUES

Il tP#n^> ^ 187^1 qo&tre de ces cahiçni c^iaplêmentaires 4a précienx Journal de Petermann ; ces quatre cahiers forment le t. VIII des BrgftnxQBgshefte. En Toici rindicaiion :

N* 35. Die BevSlkerang der Erde, heransgegeben ton £. Behm ond H. Wagner. vi-iC* pages, avec 2 cartes, i thaï. 2/3.

N« 36. Vier Vorlrâge ûber den Kaukasus, von 0. Radde. vi-7t pages, ayec 3 c^rtei. i thU i/3.

N« 37. C. Mauch's Reisen im Inneren von Siid-Afrika, 1865-1873. ii-52 P^;e8, avec une carte. 36 sgr.

N° 38. Die atmosphàrische Circulation auf des Oberflàche der Erde, von A. WojEiKOF. 11-35 pages, avec 3 pi. 1 thl.

\. The Geographical Magazine, edited by Clem. Markham. London^ \%lhy 3* année; grand in-i", avec cartes.

Nouveau titre sous lequel se continuent les Qoêan Bighways (voir notre précédent volume, n° 8U}. Un numéro mensuel; V^^^^^ ?^ 9hellings (30 fr.). Le volume commence avec le mois d'avril. Les cartes ne sont pas, à beaucoup près, sans valeur, mais elles sont loin d'être, poor leur exécution, au niveau de celles des Mittheilungcn de Petermann et de la Zeitschrift de Berlin. Tel qull est, le Oeographical Magasine n*en est pas moins un recueil fort iinport^t par ses Informations princijpalement nationales.

l. Cosmos. Communicazioni sui progressi più recenti e notevoli délia geografia e délia scienze affini, di Guido Cora. Tortno, 1874, 6 numéros en 4 fascicules, avec cartes, in-4'. 14 francs.

Il n'a paru, dans le cours de Tannée, que 3 fascicules formant les n" i-Y, 192 pages. Les cartes sont d'une exécution très-soignée. Il est à désirer, dans l'intérêt de l'éducation géographique de l'Italie, que ce périodique, conduit par un homme instruit et zélé, se continue et se développe.

J. Congrès international des Orientalistes. Compte rendu do lapre* mière session. Paris, 1873, in-8% 58^ pages avec planches et figures (t.I). 25 francs (Maisonneuve).

i. E. Levasseur. La géographie à l'Exposition universelle devienne en 1873. Bulletin de la Société de Géogr., janv. 1874, p. 44-88.

5. Revue bibliographique de philologie et d'histoire, recueil mensuel publié par la librairie Em. Leroux, Paris, 1874, in-S", 10 francs.

Le Congrès géographique de 1875.

La Société de Géographie a décidé qu'un congrès interitional des sciences géographiques, accompagné d'une

exposition de tous les objets qui se rattachent à ces sciences, serait convoqué à Paris pour le printemps de Tannée

Le but de cette réunion est la continuation de l'œuvre commencée à Anvers en 1871, c'est-à-dire la discussion de tous les grands problèmes que soulève Tétude de la terre.

Le gouvernement français accorde son patronage à cette entreprise, et la Société compte sur un concours favorable de la part des gouvernements étrangers.

La circulaire ci-après fait connaître l'objet de ce congrès. Nous publions à la suite la division du congrès en groupes scientifiques, et les noms des membres du comité d'organisation chargés de préparer les questionnaires pour chaque branche de la science.

<c La connaissance de notre habitation terrestre est, a comme l'a dit un de nos géographes les plus distingués » (Histoire de la Géographie)^ « la science à laquelle nous « nous rattachons par les liens les plus intimes : peu de ce sujets touchent à de si nombreux et à de si grands in- « térêts. »

« Gomme toutes les autres sciences, cependant, la Q-éographie a été longtemps le domaine exclusif de quelques rares adeptes. C'est seulement lorsque l'esprit de recherche scientifique s'est répandu dans le monde qu'elle a aussi participé au courant qui entraînait le genre humain vers l'étude. Les gouvernements ont favorisé ses progrès; puis des associations libres se sont formées successivement sur des points divers pour donner aux travaux géographiques une plus vive impulsion. A peine créées, ces Sociétés ont senti le besoin de coordonner leurs œuvres séparées, d'abord en établissant des correspondances régulières, et plus tard, la facilité des communications aidant, en appelant à une commune discussion tous les

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hommes qui s'étaient occupés isolément de si graves problèmes.

« De cette pensée est né le Congrès tenu en 1 87 1 à Anvers ; et si le grand et légitime succès de cette fête de la science est dû en majeure partie au zèle habile d'éminents organisateurs et au concours empressé de nombreux adhérents, comment ne pas l'attribuer aussi à l'intérêt exceptionnel que présente une science dont le domaine , à peine limité , est exploité partiellement par beaucoup d'autres, et peut servir de terrain commun à des recherches si variées ?

« C'est cette voie, déjà ouverte, que la Société de Géographie de Paris veut suivre à son tour, encouragée dans cette tâche par ceux mêmes qui l'avaient commencée. Porte de l'appui du Maréchal Président de la République, et espérant obtenir l'adhésion des gouvernements étrangers, elle a décidé qu'un nouveau Congrès des sciences géographiques sera convoqué à Paris, au printemps de L'année 1875.

«Étudier la terre dans ses aspects divers, dans sa constitution physique, dans les manifestations de la vie à sa surface ; examiner les moyens de la mesurer et de la représenter, et déterminer ses rapports avec les corps célestes ; rétablir les états successifs de notre planète aux différentes époques, et retrouver sur le sol les empreintes de rhistoire reconstituée par l'érudition moderne; chercher à rendre plus promptes et plus faciles les relations entre les peuples, et à livrer par degrés à l'homme toute la surface habitable ; comparer entre elles les méthodes d'enseignement et unifier les efforts pour la diffusion et le progrès de la science ; s'entendre sur les explorations à entreprendre et sur la manière de mettre, pour les accomplir, les forces humaines à même de triompher de tous les obstacles ; en un mot, constater ce qui est certain, discuter ce qui est douteux , découvrir ce qui est

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io^otiïiu dans l'étude théoriqtiid et pratique de la terre , tel est le but du Congrès de Paris.

« Nouis faisoûis doûc apptel aUi géogiraphëâ ïjui ë'àppliquent spécialement à cet ordre d'études ; aux savants qui dans d'autres recherches èmprunteut quelquefois le îiecours de la géographie; aux voyageurs qui, au péril mêuie de leur vie, on le sait, ont élai^i lés horizons àh la science et niultiplié les routes du commerce; aux professeurs qui, par leurs éhseignementé ou leurs écrits , ont contribué à répandre les connaissances géographiques; aux ingénieurs qui, par leurs admirables travaux, oilt créé des communications dans le monde entier; à tous ceux enfin, et le nombre eh est grand, qui portent à toiïtes ces questions un puissant intérêt, et qui croient utile de propager de plus en plus une science éminemment nécessaire.

« Nous convient à Ces assiseâ pacifiques les hommes de bonne Volonté dé tbus les pays, certains qu'ils n'y ap* porteront d'autre passion que celle de la vérité. Nottî d^ manderons plus particulièrement le concours des Sociétés scientifiques étrangères, et nous les prierons d'éhvojrér des délégués, de désigner les personnes aUX(j[uellèS éés convocations devront être adressées, de signaler les qUélêtions qui pourront être avantageusement posées.

« Le Congrès sera accompagné d'une exposition dôS objets ayant trait à l^étùdc de la géographie. Des récompenses seront décernées aux plus méritants parmi les exposants.

ce C'est là, dans son ensemble, le programme des mesures que prendra la Société de Géographie, pour donner à la solennité tout l'éclat qu'elle comporte. Confiante dans Futilité de son entreprise, soutenue par de hauts patronages et de nombreuses adhésions, la Société se consacrera avec sollicitude et persévérance à cette œuvt'e de lumière et de paix. Il appartient à tous de rendre notre

mèd ùëogR phiqub de 1875. 399

% fjl téwni une Jîfepagande Actit^,

3 dévoué, pm Xxué attention soutenue. Ils ôttÉ biett réKJompenséft , si nos efforts r^uà ftiîrè atanéer rhumatiité d'un pas de i du pirbgt^s, et »i, imitateurs aujourd'hui, nolfe tour sertir dé modèles à ceux qui îOhtribuant ainsi à fondei* une ère périodes internationaux tfenûS successivettietit jrs , où les hoînnâeS de saVoir et d'ititelliit le pàôsê et prépaieront Pateulr des ihiques. »

[][ue noud veUoils de tràuisôrire, dîltéô du est dignéë du vieë-amiral baron de la ry, présidètlt de la Société de (Jéograiesse, président de la Commission centé 5 de M. Maunoii*, secrétaire général de M. le baron R. Reillô, comiuissaire Coulée générale du 2b avril Suivant, l'amiral lonçait en ced termes k suite du pi^ojet u par la Société :

'ai à vous rendre compte de la marche Bssivement le projet d'un tlongrès intermces géographiques à réunir à Paris, au 75, et d'une exposition des objets qui se sciences.

[u'un semblable congrès et une pareille i lieu à Anvers en 1871. Le succès de 5 facilitent notre tâche. Nous n'avons qu'à ipaux errements adoptés par les intel- 'S de cette entreprise, ['organisation a tout d'abord été formé, ntifiques au nombre de six ont été coné chac^h's ric proparcr les questions qui

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devaient être discutées. Leurs travaux sont prescpie terminés. Un comité d'honneur, composé des hommes les plus éminents de la science ou de la politique qui veulent bien nous accorder successivement leur patronage, est en voie de formation, et nous avons fait appel aux gouvernements étrangers pour concourir, par la désignation de personnages semblables, à la formation de ce comité. Nous nous adresserons, en outre, à tous les agents de la France à l'étranger pour leur demander leur aide. Plusieurs Sociétés géographiques nous ont déjà fait connaître leur adhésion.

« Enfin , messiexu*s , M. le Maréchal Président de la République veut bien nous accorder son appui, et les ministres dont les départements sont intéressés à la Géographie ont bien voulu nous promettre un concours moral qui nous sera précieux , en même temps qu'un concours financier efficace. Nous espérons que la Ville de Paris ne refusera pas de venir en aide à une entreprise qui amènera dans ses murs des savants illustres, et qu'elle aura à cœur de leur faire un accueil digne de la capitale de la France. Notre Société a d'ailleurs tout d'abord affecté une somme importante à la réalisation de notre entreprise.

ce Dès que les mesures dont je viens d'avoir l'honneur de vous entretenir seront complétées , nous donnerons à nos travaux préparatoires la plus grande publicité, tant en France qu'à l'étranger.

« Messieurs, nous avons la confiance que vous approuverez ces mesures ; vous pouvez être certains que rien ne nous coûtera pour mener à bonne fin une entreprise destinée à élever dans une plus grande proportion le niveau des sciences géographiques si longtemps négligées, mais auxquelles vous continuez à vous consacrer aujourd'hui • • ^ant de dévouement. Il est temps que la France af-

r . . nouveau par une vigoureuse initiative et par un

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