‹ L'Année géographique (volume 5)Chapitre 265 sur 425 · CONGRÈS GÉOGRAPHIQUE DE · texte numérisé non relu

CONGRÈS GÉOGRAPHIQUE DE

désintéressé son effective coopération dans les pro- )S sciences. Il est temps enfin que, faisant un reir elle-même, elle fasse voir à tous ces savants, qui Rendront sans distinction aucune ^ toutes les nat qu'elle tient à honneur d'attirer dans sa capitale, ses désastres ont été plus grands que ses fautes, lités, secondées par de virils efforts, la montreront plus grande que n'ont été ses malheurs. »

prévisions des organisateurs du Congrès géograont été plus que réalisées. L'amiral la Roncière fficiellement informé, par l'intermédiaire des ammrs des gouvernements étrangers, que des géo- $ éminents ont été désignés pour faire partie du d'honneur.

V Angleterre : le comte de Derby, ministre des afîtrangères ; sir Bartle Frère, président de la Soï géographie de Londres, que son dernier voyage Afrique orientale a signalé à l'attention publique; ri Rawlinson, le célèbre orientaliste et le prédéde sir Bartle Frère comme président de la So- \ Géographie de Londres.

V Allemagne : le général Bayer, doyen des ilms géographiques de l'Allemagne, fondateur de nission internationale de géodésie; le baron de •fen , explorateur de la Chine , président de la de Géographie de Berlin; Aug. Petermann, dides Mittheilungen ; Oscar Peschel, de Leipzig, maîtres les plus accrédités en matière d'histoire éographie ; Kiepert, dont les cartes et les atlas mus du monde entier; Vappaeus, auteui d'un 3 géographie aussi considérable qu'estimé. VAutriche-Hongrie : le général Dobner de Dobelirecteur de l'Institut militaire géographique de

l'amiral Wuilersdorf-Urbair, illustré par l'eicpé-

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en même temps les premières notions de géographie politique* Dans les trois classes (inhumanités, troisième, seconde, rhéto — rique, une année à la Terre, une année (celle de rhétorique? à la France, et un enseignement dans lequel le professeur devra revenir sur la géographie physique, base de toutes les autres connaissances géographiques, soit pour en raviver le souvenir, soit pour y ajouter de nouveaux développements qui auraient dépassé le niveau des intelligences dans les classes de grammaire; insister sur la géographie politique en Péclairant par Thistoire; enfin ajouter pour la première fois des notions de géographie économique, en faisant connaître les principaux produits de l'agriculture, des mines, de Tindustrie,- Tétat des voies de communication et du commerce, celui de la population, sans jamais se perdre dans les détails de la statistique.

« Les programmes, ainsi que le rappelle la circulaire du 17 août 1874, insistent sur la nécessité d^e décrire les grands phénomènes de la nature « et de faire connaître les productions a caractéristiques des contrées, la richesse des États et leur a organisation politique » . En effet, ce n'est pas en visant à apprendre beaucoup des noms propres, c'est en rendant un compte exact des faits et en faisant comprendre la relation des choses entre elles, qu'on forme Tesprit et que la géographie devient un des exercices propres à contribuer an développement des intelligences dans un enseignement classique. .

<c Pour atteindre ce but , il importe, dans l'enseignement élémentaire, de décrire avec soin les choses, de les mettre» 8^1 est possible, sous les yeux de l'enfant, ou du moins de lui en faire voir une image saisissante, afin de faire une impression durable en frappant ses yeux. Dans un enseignement plus éleyé, il faut remonter jusqu'aux causes pour faire comprendre les effets. Combien mieux ne se figure-t-on pas le relief d^une contrée, lorsqu'on a sous les yeux une carte géologique et que l'on possède quelques notions sur la formation des terrains et sur les soulèvements successifs ! Combien la connaissance de la perméabilité ou de l'imperméabilité d'un sol n'aide-t-elle pas à se rendre compte du régime des eaux! Combien la Météorologie n'ouvre-t-elle pas d'aperçus intéressants sur l'abondance ou la rareté de ces eaux que le sol absorbe ou qu'il laisse glisser sur la surface !

a C'est là ce qu'enseignent les diverses sciences dont s^occape cette Académie. Sans être profondément versés dans les

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