LE NOUVEAU PROGRAMME
îences, les professeurs des lycées et des collèges s^approieront par la lecture, et beaucoup se sont déjà approprié ns peine, la somme, peu considérable, des connaissances ksessaires à cette partie de leur enseignement, comme un "ofesseur d'histoire qui, sans être ni général, ni homme État, ni économiste, peut parler d'une manière convenable I batailles, de politique et d'intérêts industriels ou commerluz, ou comme un professeur de Sciences qui enseigne à la is la Chimie, la Physique et l'Histoire naturelle, sans faire ) ces diverses branches de la science son étude spéciale, c L^œuvre de la nature est une des faces de la géographie ; lutre face appartient à l'homme. C'est l'homme qui, sur le >1 qu'il a occupé, bâtit ses demeures, trace ses routes, cultive s champs, exploite les usines, élève ses fabriques, exerce le >iiimerce et crée la richesse. Cette richesse est liée par d'in- ^es relations avec la nature du sol et du climat : une grande ^lisation ne pourrait se développer dans le Sahara ; sur les *ains houillers, presque déserts il y deux cents ans, se ssent aujourd'hui les grandes industries et les populations, importe de faire comprendre ces relations et mille autres ore, comme celles qui existent entre la constitution géoloue, l'altitude des terrains et le mode de culture; entre la sction des eaux et celle des voies de commerce. Si l'homme l'artisan de la richesse et si la plus grande part lui revient iS l'œuvre de la création économique, l'artisan a besoin de matière pour travailler, et presque toujours la direction il donne à son activité est en rapport avec les conditions sol sur lequel il vit. M. Élie de Beaumont l'a dit bien avant as. Il est bon de faire passer dans l'enseignement seconde quelque chose de ces utiles connaissances, et d'ouvrir isi l'esprit des jeunes gens au sentiment des lois naturelles l'économie politique.
I On rend par là l'enseignement de la géographie plus incessant, et, si je puis dire ainsi, plus actuel. On a pensé, non as raison, qu'il était difficile de faire enseigner aux profesurs l'histoire contemporaine jusqu'à l'année courante, et le '^^^eau programme assigne l'année 1848 pour limite. Et ce-. ^ ant n'est-il pas fâcheux de laisser les jeunes gens dans ^ France de l'état actuel du monde au milieu duquel ils sont ^lés à vivre? de ne leur dire nulle part que plusieurs États Europe et de l'Amérique ont été transformés par des événe- ^^ récents ? de ne leur parler jamais des productions et dtt
406 GBOGRAPHli: GÉNÉBALE. (N^»' 766-771.)
comm^oe, qui est le prinâpal lieft par lequel aous neus attachons aux contrées lointaines^ ei d'abandonaer à la cMiyersition des salons, aux lectures iourualières, à rexpérieiMe de la vie, le soin de leur donner sur ce sujet des notîoes qui risquent de demeurer toujours vi^ues, partielles, ei partant fausses ? Ce que THistoire ne saurait faire, ^^aroe qiA^elle a la prétention dé porter un jugement sur Tensemble 4lee éfrêaements qu^elle raeonte^ la Géographie le peut sans danger, parte qu'elle se eenteate à cet égard de ocmsiatot' Tétat des choses.
à GTest ainsi que la Géographie, édairée d^iin oHé Ipkr les sciences mathématiques et physiques qui lui montrant le secret du monde matériel, de Tautre côté par les «eieiiees ■»• raies et politiques qui Taident à comprendi« les OBSffes de l'homme, devient une étude plus profitable à f edseîgnemeRt.
« Il y a longtemps que les sayahts ont compris qv^dle tenait par des liens étroits à ces deux ordres de scieneeik Q««id, en 1795, Tlnstitut fut fondé et divisé en trois classes^ la Géographie fut une des sii sections de la classe des sdenetos morales et politiques. Lorsque par le décret de jantier I0to le Premier Consul remania Tlnstitut en supprimant la oUme des -sciences morales et politiques, il ne Toulut pas qUe la Géographie disparût ; il en fit une onzième section de la eiftsse des sciences mathématiques et physiques, sous le titre de Géographie et Navigation. Pendant longtemps (juMpi^ I86ft) cette section, comptant un moindre nombre de memhfeai est restée distincte des autres. Lorsque TAcadémie des atiébees morales et politiques fut rétablie en ld82 par le grtUid felslo^ rien que nous avons eu récemment la douleur de perdre, elle ne fut composée que de cinq sections; la Géographie ifcfidt ea place dans votre Académie. Ces changements montiMt c^ne la Géographie relève à la fois des Sciences mathéttiàtiijlles et physiques et des Sciences morales et politiques, et qUè, pour composer un tableau vrai dont la nature forme le fbnd et <|d^anime la présence de Thomme, elle doit s'inspirer de l'^spHt et des travaux de Tune et de l'autre Académie. C'est c5e que les programmes ont fait dans la juste mesure qui COUvieUt à l*ettseignetnent secondaire. »
ETHNOLOGIE. 407
ETHNOLOGIE
9. KONER (W.). Uebersicht der Literatur fur Anthropologie, Ethnologie und Urgeschichte im Jahre 1872. Zeitschrift fur Ethnologie, 1873, cahiers 3-4, p. 210-242.
0, Revista de Antropologia, ôrgano oficial de la sociedad antropologica espnola : !•' fascic. Madrid, janvier 1874. gr. in-8°, 80 pages.
Une Société d'Anthropologie s'est formée à Madrid, à l'exemple des Sociétés de Paris et de Londres ; nous avons ici le premier fascicule de ses Bulletins. On n'y trouve encore rien de bien particulier : des notes ou des mémoires sur les questions générales que la science ne peut, en réalité, aborder encore d'une manière utile, je veux dire les questions d'origine et de classification, et un morceau sur les populations qui bor* dent le nord de l'Abyssinie, où l'on n'a pu que revenir sui^des faits déjà connus par les publications de MM. Ant. d'Abbadie et Munzinger. Au surplus, voici l'indication du contenu du numéro : Hysern, de l'unité native du genre humain ; — Artza, différences spécifiques des races hu; maines; — Gonzalez de Velasco^ observations sur l'étude de l'homme — Tubino, anthropologie; — Vilanova, origine, antiquité et histoire naturelle de l'homme; — if^dma, les peuples qui bordent le nord de l'Abyssinie. — Procès-verbaux des séances.
Outre la suite du mémoire de M. J. de Hysern sur l'unité native du genre humain, le deuxième cahier contient, p. 137 à 145, un important morceau traduit d'une communication du D*" Jagor à la Société anthropologique de Berlin sur la population indigène des Iles Philippines, avec un appendice de M. Virchow sur les crânes des anciennes populations de ces lies.
1. PÉRiER (J. A. N.). De l'influence des milieux sur la constitution
des races humaines, et particulièrement sur les mœurs. Paris, 1873, in-8'» 55, pages.
Extr. des Mémoires de la Soc. d'Anthropologif.
Beke ( D' Charles Tilstone), voyageur anglais éminent, linguiste et critique. Né le 10 octobre 1800, mort en août 1874 dans sa soixante-quinzième année. Ses premières études se portèrent vers le droit, mais bientôt sa vocation se manifesta pour les choses de TOrient et la critique biblique. Dès 1834 il publia un livre d'exégèse sous le titre d'Oriptncs biblicse or Researchfis inprimœval history. L'ouvrage qui, sur plusieurs points, s'éloignait des routes battues, fut vivement attaqué en Angleterre et en Allemagne, mais du moins il ne passa pas inaperçu. C'est surtout 'comme voyageur que le D' Beke laissera dans la science une trace considérable. En 1840 il partit pour l'Abyssinie, et il y passa deux ans et demi, livré à de sérieuses explorations appuyées sur de nombreuses déterminations astronomiques, et accompagnées d'une série d'observations d'altitude. Le D»" Beke n'a pas publié de relation spéciale, ce dont on a lieu d'être étonné; le récit de ses courses et l'exposé de ses observations ont été imprimés en trois fragments successifs ^ux tomes X, XII et XIV (1840, 1842, 1844) du journal de la Société de Géographie de Londres. La haute valeur scientifique de l'expédition n'en valut pas moins au voyageur la grande médaille d'or de la Société de Londres et celle de la Société de Paris. Plusieurs mémoires sur des points particuliers complétèrent d'ailleurs la publication du journal de la Geographical Society : Essay on the Nile and its tributaries, Lond., 1847; £ssay on the sources of the Nile in the mountains of the Moon, Edinb., 18^8; on the sources of the Nile (second Essai), Lond., 1849; on the originof the Gallus, Lond., ISkS; on the mountains of the easternside ofthe basin of the Nile, 1861 ; sur la découverte des sources du fleuve Bleu par les PP. Paéz et Lobo fddjis ]q Bulletin de la Société de Géographie de Paris, 1848);
on the geogrctphical distribution of the langtuiges of Abyninia^ Edimb., 1849, etc. Des Notes critiques sur le voyage de M, Ant . d^Abbadie au Kafa (1850) amenèrent entre M. d^Abbadie et le D»" Beke une polémique dont les formes acerbes laissent un souvenir regrettable.
Un des points touchés dans les Origines biblicx^ le iréritable site du Harran d'Abraham, détermina le D' Beke, en 1861, ù entreprendre le voyage de Syrie pour reprendre à fond la question; le récit de cette excursion a été consigné dans un volume publié sous le nom de mistress Beke, qui accompagnait son mari. Le livre a pour titre : Jacob^s Fight, or a Pilyrimage to Harran, London, 1865. En 1864, dans une conférence qui a été imprimée, on the sources of <A6 M/a mnà on the meanB requisite for their finai determinalion^ le D' Beke suggérait, avant la célèbre expédition de Burton et Speke, une entreprise qui serait partie des environs de Mombaz, an tlord de Zanzibar. M. Beke a édité, pour la rare et précieuse collection de la Hakluyt Society, la relation de Gerrit de Veer; et plus récemment, en 1873, il a contribué à la publieaticm des voyages de Lacerda et de Monteiro dans Tintérieut* de PAMque portugaise, voyages édités en anglais par la Société de Géographie de Londres (V. notre volume précédent de Vârniée géographique, p. 234, n® 276). Cette vie active d*eiploi*atearet de savant a été couronnée par un voyage en Arabie Pétrée, entrepris à la fin de 1873 dans le but de vérifier par une recherche locale les doutes que le D^* Beke avait conçus depuis longtemps sur la véritable position du mont SinaT dePExode (V.au même volume de V Année géographique, p. 179, n® 204). .M. Bèke se flattait d'avoir retrouvé, en effet, le véritable SinaT deMofee, et il s^occupait de la relation de sa course, lorsque la mort Ta frappé. Lors môme qu'il faudrait reconnaître chez le D» Beke une certaine propension à prendre sur des sujets itnpotlatlts le contrepied des opinions reçues, on ne peut lui contester de grands et solides mérites comme savant et comme voyageur, et ces mérites étaient relevés encore par la sûreté du Caràètère et les qualités de l'homme privé.
Beulé (Charles-Ernest), archéologue français, membre de rinstilul, né à Saumur le 29 juin 1826, mort à Paris le 4 avril 1874. Ses travaux et ses publications, sans avoir eu la géographie pour objet spécial, n'en touchent pas moins par plusieurs côtés à la géographie historique, à laquelle ils apportent fW-
^uemmnl de très-utiles données. Nous f appeUarons «a particulier ses Études sur le Péloponèse, 1855, et ses Feuilles àCarifiage^ 1660« 11 faut aussi mentionner avec distinction ses Bonabreux articles , d'une érudition riche et solide, dans le iewmal des SeuMrUs, sur les cités et ruines aniéneaines de Gharnej^l^S^ ; sur TËtrurieetles Étrusques de Noël des Vergers, ISQk; sur les ruines et rhistoke de Delphes deFoucart, 1866; t sur les découvertes en Italie depuis vingt ans, » k propos de Touvrage de Fiordli, 1867; sur Tart assyrien^ à propos de la grande publication de Place, 1870; sur les monuments de la ^cile, à propos du grand ouvrage de M. Hitterf , 1871-1872 ; sur les explorations de M. George Perrot en Asie Mineure, 1873. Dans cette dernière année, M. Beulé réunit en deux volumes un choix de ses travaux critiques, sous le titre de I^ouUles et découvertes»
Brasseur bb Bourbourg (l'abbé), voyageur et historien, né à Bourbourg (Nord) en 1814, mort à Niée le 8 janvier 1874. C'est vers 1840 que ses rapports d'amitié avec M. Aubin, qui venait de rapporter du Mexique une remarquable collection de livres et de manuscrits, dirigèrent ses études vers les choses de l'Amérique espagnole^ Un peu plus tard il voyagea au Mexi» que et dans le Guatemala, et il y remplit durant plusieurs années des fonctions ecclésiastiques. 11 mit à profit ses rapports avec les indigènes pour acquérir la connaissance intime de plusieurs de leurs idiomes» Sa première publication fut celië de Quatre lettrei fx)ur servir à^introducii9n à l'histoire frimitive des nations civilisées de V Amérique septentrionale (en espagnol et en français]^ Paris, 1852. Cette publication n'était qu'une esquisse préliminaire^ qui fut suivie d'un travail capital : Histoire des nations civilisées du Mexique et de V Amérique Centrale durant tes siècles antérieurs à Christophe Colomb, écrite sur des documents originaux et entièrement inédits puisés aux anciennes archives des indigènes, Paris, 1857-69, 4 forts volumes in-8o. Cet ouvrage restera le titre principal de M» l'abbé Brasseur. De 1859 à 1860, M^ l'abbé Brasseur fît au Guatemala un second voyage dont il a écrit une intéressante relation dans les Annales des Voyages, nov. et déc. 1861 : Voyage sur Visthme de T^wintepec, dans VÉtat de CMapas et la république de Guaie^ fifuda (il y a un tirage à part, 170 pages]* Un séjour antértotir au Guatemala avait fait déjà le sujet d'une communication à là
Revue européenne, 1859, p. 46-74, 275-301, sous le titre : De Guatemala à BabinaL
Pendant ces deux visites au Guatemala, M. Brasseur recueillit les éléments de trois publications qu'il a comprises, quoique distinctes , sous le titre commun de Collection de documents dam les langues indigènes, pour servir à Vétude de Vhistoire et de la philologie de V Amérique ancienne ; ces trois ouvrages sont les suivants : l<* Popol Vuh, le livre sacré et les mythes ii Vantiquité américaine, 1 vol., 1861. 2^ Grammaire de la langue quiche , 1 vol., 1862. 3<> Relation des choses du Yucatan, de Diego de Landa, suivie d'une Grammaire et d'un Vocabulaire de la langue Maya, 1 vol., 1864.
Appelé, en 1864, à faire partie de la Commission scientifique du Mexique, M. l'abbé Brasseur, oulre plusieurs rapports ou notices insérés aux Archives de la Commission , a préparé la publication, sous le titre de Manuscrit Troano, Etudes sur le système graphique et la langue des Mayas, 2 vol. grand in-4o, d'un ouvrage qui serait d'une grande importance philologique, si l'authenticité en était bien établie.
II y a deux parts à faire dans les publications et le bagage scientifique de M. l'abbé Brasseur de Bourbourg. Les relations de voyages, malheureusement bien resserrées, et les travaux purement historiques, notamment sa grande Histoire des nations civilisées du Mexique, sont d'une incontestable valeur. Il faut en dire autant des textes proprement dits, dans les publications philologiques : mais on est forcé de reconnaître, dans les commentaires que l'abbé Brasseur y a joints, un regrettable défaut d'éducation scientifique, joint à l'absence complète du sens critique. La voie que M. Brasseur a suivie dans ses essais d'interprétation des hiéroglyphes américains, et les conséquences qu'il en a tirées, sont empreintes des plus étranges aberrations, et ne pourraient, si on persistait dans une pareille méthode, que jeter un profond discrédit sur ces études.
Brenner (Richard), voyageur allemand, né à Merseburg, Saxe prussienne, mort, jeune encore, à Zanzibar, le 22 mars 1874. Il avait accompagné le baron de Decken dans les courses scientifiques que celui-ci efiectua sur les côtes orientales de l'Afrique équatoriale, et plus tard il revit seul les mêmes parages au double point de vue commercial et scientifique (V, le t. IX de VAnnée géographique, 1870-71, p. 230).
IIampbbll (Archibald), mort à Londres au mois de novembre Iky dans sa TO^* année. On lui doit diverses communications : le Sikkïm, les parties adjacentes de Népal et d^autres cônes du nord de Tlnde, qu'il avait observées en naturaliste même temps qu'il y remplissait d'importantes fonctions icielles.
ZlosTA Léâl (Fernando), haut fonctionnaire portugais en îque, né à Oporto ea 1825. Il contribua, en 1863, à la rédacn de la carte d'Angola qui porte le nom du marquis Sa da ndeira (voir le Journal of the Geogr. Soc. de Londres, vol. 43, eux).
D'AvEZAc (Marie-Armand-Pascal) , géographe érudit, mem- 5 de l'Académie des inscriptions, né à Bagnères-de-Bigorre 1799, mort à Paris le 14 janvier 1875. — Ce n'est pas au •nier moment où la triste nouvelle nous arrive que nous iirrions consacrer au savant que le monde géographique nt de perdre une notice digne de son grand savoir et de ses mbreux travaux. M. d'Avezac, qui possédait à fond l'hisre géographique du moyen âge, ne laisse après lui, malireusement, aucune œuvre d'ensemble, mais son érudition *e et approfondie a fait la lumière sur un grand nombre de nts particuliers, dans des mémoires d'une haute valeur, us y reviendrons plus tard.
)ouRNAux-DupÉRÉ, voyagcur français,, né à la Guadeloupe 2 juin 1845, assassiné dans le Sahara algérien le 17 avril 4 (voir ci-dessus, p. 21).
)RAKE (Tyrwhitt), voyageur anglais, mort à Jérusalem le juin dans sa trentième année. Obligé pour sa santé de résider s les pays chauds, il fit de longs séjours au Maroc et en rpte, mais se livrant aux exercices et à la chasse plus qu^à servation scientifique, quoique possédant Tusage familier 'arabe, avec des connaissances étendues en histoire natue et en archéologie. En 1869 il accompagna M. Palmer s l'exploration de la presqu'île Sinaïtique (voir le t. IX VAnnée géographique, p. 7. n® 15) ; deux ans plus tard il courut, en compagnie de Richard Burton, alors consul à aas, quelques-unes des parties les moins visitées de la ie du nord, et il a eu une part considérable dans la relation
414 NicROLeeiE.
importanie sortie de ee reyage (t. X de fAnmè» §éB§Mphi^uêj 187^, p. 84, B<» T6). fin 1872 i\ fat attaché à Pexploira^n aaglaise de la Palestine, et pendant deux années il'pril une pari très-actiye aux investigations de la commission, s^si futaz communications consignées dans les Quoftêrly SMemmii' de l'Exploration Fund. Sa mort y laisse un vide sensible^
^1|4£ DE Beaijmont, aqcien sénateur, secr^taiçe perpétuel de TAP^mifi des sciepcesi, inspecteur général 4^s mineSi profesr seur au Co]lége de franco, grand officier de la Légipn dlion^ neur, etc., est mort le 22 septembre 1874 dans son châteai; de Canon (Calvados), où il était né le 25 septembre 1798.
Après avoir fait ses études au collège Henri lY» il entra à l^ole polytechnique et en sortit premier. Puis il passa deux ans à rËcôle des mines, pour être ensuite envoyé en mûfsion et voyager pendant huit ans. Nommé inspecteur ^èrai de? mines, puis élu successivement correspondant de l*Acaâèmie de Berlin (1827), membre de la Société philomatfqqe (189)i associé étranger de la Société royale de Londres (1835], meipbre de FAcadémie des sciences, en remplacement de M. Leiièvre, le 24 décembre de la même année, il devint secrétaire psrpétuel de cette Académie à la mort de François Arago. If. aie de Beaumont avait consacré quarante-deux ans ds sa yie à rétablissement d*une carte géologique générale de la France^ non encore terminée, et dont on a pu voir un fragment ft la grande Exposition de 1867. Ses longues et belles étuctefi^sWE 1& direction des soulèvements de Técorce terrestre sont réfpilées dans un ouvrage trop peu répandu, intitulé : Notice sur Ifi 9/y^ tèmes de montagnes^ ouvrage dont nous ne pouvons donner une spéoififiaiioa plus précise, ne Tayaut pfis eo pe qMpaQnfc mis lesysiix-
Fau (capitaine), mort dans le coups de sa mission sdeiiMqpvs en Birmanie (voir ci-dessus, p» 246).
Poster (Colonel John Wells), ingénieur américain, nô i^ Petershan:^, Massachusetts, le 3 mars 1815, mort à Chicago le 20 juin 1873. Auteur d'un ouvrage important sur le l)assin du Mississipi : the Mississipi Valley, its physical geography. Chicago, 1869. On lui doit aussi un travail on the p'e^iftnrîp races of the United States.
(GfteF|;e), i et < ,
Haven, Connecticut, le 9 avril 18/3. 11 a pu nue : I géogmphy of ik^ north-rU)e a
dans le journal de la Sooii ol. Ili, 1873, iadôpendam] ae a ^Fand ouvrage qui porte le t for a rmlroad^oiUe from )cean.
îELL (Henry), mort à New- York le 30 ji;in 1873 dans nnée, mérite de prendre plac^ dans notre nécrologie >hîque par le généreux patronage que les expéditions îs trouvèrent en lui. La première expédition américaine ée en 1850, pour la recherche de sir John Franklin, ipée à ses frais : aussi son nom a été donné à une des ïui bordent le long détroit que la baie de ^affin projett l vers le bassin polaire.
ZAN (Baron Heinrich von), voyageur allemand, mort en février 1874, dans sa 48" année. Là nom de ce ir savant et zélé a figuré tFè&-80uvent dans V Armée hique; il est peu de nos voiumes où nous n^ayons eu à ionner. Ses premières courses ont eu pour théâtre le lest de l'Afrique, depuis le Maroc jusqu^à la Tunisie et li : elles lui ont fourni la matière de plusieurs relations tives et pleines d'intérêt (voir |e t. IX de VAnnée^ p. 283). 'Afrique, les excursions de M. de Maltzan se portèrent rabie, vers le Hedjaz d'abord et les villes saintes, puis sud-ouest de la péninsule, entre Bab-el-Mandeb et Aden . nouveau théâtre, plus neuf pour les Européens, les nications du voyageur prenaient un caractère de plus scientifique; M. de Maltzan possédait l'arabe usuel et *e. Outre une relation spéciale où sont consignés Tenet les résultats générc^ujçde s^s observ^^tions (çi-desaus, n** 142), les journaux savants et les journaux spéciaux de Elgne ont reçu dans ces derniers temps des notices et 'es d'une grande valeur (voir le t. XI de VAmée géogra^ p. 95, n" 88 et suivants, et t. XII, p, 183, n^2I9). M. da i a été l'éditeur de la relation, restée jusqu'alprs iné4it^i âge de M. de Wrede, son compatriote, dans le Hadra-
maut (voir t6»d., t. IX, p. 15, n"» 31). La mort précoce de cet actif inirestigateur est une perte sérieuse pour la scleace.
Mason (Francis), missionnaire anglais, né à York en 1799, mort dans le Barmâ anglais à Page de 75 ans. Auteur d*une Grammaire Karèn, de diverses autres conmiunications sur ce peuple de la Birmanie méridionale, et d'un ouvrage sur le Ténassérim (1852). Il travaillait, dans les derniers temps de sa vie, à un guide dans le Barmâ.
MiANi (Giovanni), voyageur vénitien dans les pays du haut Nil, où il est mort au mois de novembre 1872, au fond du pays des Monbouttou. L'imagination facilement inflammahle de M. Miani donnait à ses anciens récits une couleur qui en a longtemps compromis la valeur auprès de la critiqtie européenne ; il semble néanmoins que dans ces dernières années ses observations avaient un caractère plus sobre et phis digne de conGance. Il était depuis longtemps établi à Khartoum, d^où il faisait des courses annuelles dans les hautes régiobs où il avait des intérêts de commerce. Sauf des communications accidentelles, il n'a du reste rien laissé de suivi sur l'ensemble de ses voyages (voir une lettre du conseiller autrichien Hanaal, datée de Khartoum 7 novembre 1873, dans le journal géographique de Berlin, 1873, p. kk2).
MoREAU (Capit.), mort en Birmanie au cours d^un V03rage scientifique (voir ci-dessus, p. 246).
NoTT (J. C), médecin et ethnographe américain, né en 1804, mort au mois de juillet 1873. Collaborateur de Gliddon dans deux grands et beaux ouvrages d^ethnographie, Types ofMan» kind, 1854, et the indigenous races of the Earth, 1857.
Paton, voyageur anglais, connu par plusieurs publications sur la Syrie et l'Orient.
QuÉTELET (Lambert-Adolphe- Jacques), physicien, astronome^ et statisticien belge, né à Gand le 22 février 1796, mort à Bruxelles le 27 février 1874. Directeur de l'Observatoire de Bruxelles, socrétaire de l'Académie royale de Belgique et correspondant de l'Académie des sciences de Paris. Parmi les innombrables travaux de M. Quételet, nous devons citer
NECROLOGIE. 417
'attachant plus particulièrement aux sciences géogra- ^echirches statistiqws sur le royaume des Pays-Bas, erches sur la reproduction et la mortalité, et sur la de la Belgique, 1832 ; sur la statistique morale, et ts qui doivent en former la base, 1848.
François-Désiré), voyageur et naturaliste, bibliothénstitut de France, né à Rennes en 1796, mort à juin 1874. 11 étudia la médecine à Paris et suivit le Cuvier et de Magendie. Il partit ensuite pour la en qualité de professeur. Mais les finances du pays nèrent à mener une vie assez précaire, et quand il *>ance, en 1828, il était surtout riche en observations ire naturelle et la géographie. Il fut nommé en 1832 )thécaire à la bibliothèque de TArsenal, et en 1835 ne qualité à la bibliothèque de Tlnstitut. Il était bre de l'Académie des sciences. Il a présenté à i des sciences des mémoires sur le Tapir et sur la ton des animaux^ qui ont été publiés dans le Recueil des vrésentés par les savants étrangers (tome VI). Il a tranglais VHistoire naturelle de l'homme de Prichard )1. in-8). U est un des annotateurs de la dernière Régne animal de Guvier, et un des rédacteurs du 'e universel d'histoire naturelle de d^Orbigny.
i GBOGK. xnr. 27
TABIB AlPHABÉTIOUE
VOTAOEURS ET D AUTIURB
Gtograph, So- (0»plt,), ;
fiuudent (Ûeat. fti Baudot (lieal. M»i.),l
Besklcria. R.;, job.
(caol.), 3it, Mi.
Uba BaDga-
1' (lir Uenti),
Bérccgei
jrfliiuji f6l. Pél.). 47.
Bfriloui (H. F*l,), M7.
"raoBltli (D» S.), ns.
enl6 (Charl8..Ertt«in,
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Btierler (H.), (T*.
Blddnlph fcspH.), 1M.
"lieiiiDat(lieiit.de vhIsi.
U. de], M, 3BS.
Um (£)■ X.), »«.
-lanford (H. C), 174.
Blaraiobsrg (liant, gén.
rfw.ji.),5«.
ua (6. C.)> 3G^. '
Bodffl |L.),»t.
Bûger, 3«l.
Bogros (E.I.ÏB»,
Bollitnf Vev'g'], Mt.
^ttlin dr la Sociilad de
Bomûm Kpinola (Th.J.
tioy (!>•), 3TB.
Hten^LïroodB ,m.
ic [l'obbéj. 4l/.
lODglfiia (de la), K9.
ionfland (A.). 3K».
louqact de ta Grye.JtD, Honrgui™i(J, B.),Î7S, BourqnclDt (E.), 3tf; Bomqntt (G.], 9SD.
fiavst (liant, cobosl.},
Brldgiord (capt.), 9it.
BoJlefPr.), 48.
•TonbnrB[H.],'.ï.
etir du Buurbiiarg
n«r [nlchartl, 4ia, la tu.), 30 B.
TX "■'■'•'■
.'n (i. R.i,Ml.
Bïile (Andfél, 47- [irugscli, ili si ftnlT.
■—tmond (r. 0,381.
inlon yi-}, Ml.
lyn (M. D. dff), t».
BiiUili
TABLE ALPHABETIQUE
BulUtin de la Société de
géographie nuse^ 352.
Bannett(E.), 185.
Bushell (S. W.), 20&.
Busk (R. H.), 358.
Butt (lient.), 274.
Butler (capt. J.), 171. Cameron (lieut.), 67, 81-
Campbell ( Archibald ) ,
Campbell (D.), 319.
Campbell (sir George),
Caraman (Frédéric-Thomas), 239.
Carpenter (Will. B.), 385.
Caro, 259.
Cavrois (Z.), 369.
Ceccaldi (Colonna), 358.
Cézanne, 363.
Chaix (P.), 92.
ChallangeTy navire, 384.
Chamberlin (E.), 305.
Chancourtois (A. E. Beg-
nyerde), 382.
Chardonneau ( capit. ) ,
Charner (amiral), 215,
Ch au veau (Mgr), 203.
Chavanne (D** J.J, 322.
Chavannes (S.).
Chazallon, 107.
Chevalier (l'abbé C), 367.
Chevallot (P. M.), 382.
Publicazioni del Circolo
geografico tto2tano,355.
Classen, 266.
Clermont-Ganneaa, 140.
Clermont - Tonnerre (la
comtesse Gédéon de),
Cocheris (H.), 365.
Codazzi (Agostino), 294.
Colomb (Christophe), 392.
Colombo (famille des),
Compiègne (marqois Y.
de), 53-58.
Concler (lieut.), 141-143.
Congrès géographique de
Congrès international
des OrientalisteSy 395.
Cora (Guido), 355.
Corbett (lieut. A. F.), 173.
Corssen (W.), 355.
Cosmos ttalten de Guido
Cora^ 39.
Cosson (E.), 7, 36.
Costa Léal (Fernando),
Coster(Ch.), 361.
Cougny (de), 367.
Cooiier (le commandant),
Courtney (W. P.), 362.
Couv (Félix), 290 Cowley(Wil. Desboroagh),
Cramer, 301.
Craven, 309.
Crawford (R.), 277.
Croft (capit. J. A.), 49.
Crossby (P. A.), 319.
Cunha de Azevedo, 281.
Cunningham (A.), 174. Curtius (E.), 158.
Czfirnig (C. baron du),
Da FrançaAlmeida(Luiz),
Dali (H.), 309.
Dalton (colon. Edward
Bamé (Fréd.), 354.
Darville(W.), 178.
Dastugue (général), 1.
Dati (Gintiano), 392.
Daubrée, 323.
David (abbé Armand),
David (Jules), 363.
Davidson (prof.), 313.
Davillier (baron Ch. ) ,
Davis Crév. E. J.), 158.
Decroos(P.), 367.
Delaire (Al.), 3C3.
Delaporte (L.), 215.
De la Tour du Pin (capit.
frég.), 385.
Delaunav (Ferdin.), 154.
Delerot (E.), 305.
Delesse (ingèn.), 364.
Delestre (E.), 8.
Dennys (N.B.), 204.
Descnamps de Pas (L.),
Descharmes (capit.), 251.
Desimoni (C). 392.
Desjardins (Em.), 122,
Destrées (consul), 104. Dethier (D» Ph. A.), 353.
Dilke (Ashton W.), 185.
Dillon (le D'), 81.
Dillon (lient.), 81.
Dionysius Byzantiw (ou
Denys de BYzance),388.
Dittraer (D' 0.), 122.
Doane, 268. 305.
Dom (Bemhard), 352.
Dourisboure (l'abbé P.),
Dourneanx-Doperré, 6,
17 et saiv., 41S.
Dozon (Ang.). 353.
Drake (Tyrwitt). 413.
Drasche (R. von), 323.
Drew (Frederick), i7l.
Driou (A.), 855.
Drummond (W.), 309.
Duben (G. van), 850.
Dubrovïn, 352.- Docor, 45.
Doforest (J.), 903.
Duparquet 0^.), 53.
Dupré, contre - amiral,
Dupuis, 214, 218, 220.
Durand (Tabbé), 280,
Durand (Yinc), 379.
Duret (Th.), 171, Duveyrier (H.), 25, 67.
Dyer(Th. H.).384.
Edkins (rev. J.), 204.
Egret (L. V.), J7«.
Eichthal (Otutave d"),
Élie de Beamnont, S76,
Elton (capit.), 87.
Ephemeru epiaraphica
de tienxenet mommuem, Ergûnzungeheftê étrUiA-
theilungen von Peter-
mann. 394.
Erhard (grav.), 371.
Eschbach, 147 à 153.
Fabian (B.), S06.
Fabretti, 388- Faidherbe (géniral), S.
Farina (D' G. F.), tM- Fau, 246, 414.
Faudel CD»), 37t.
Fedchenko (Alois), 184.
Feret (E.), 367.
Ferrer. (Mig. Rodr.]^ 297.
Field (Th. W.), 90t« Fleming (S.), S19.
Flisch, 45.
Fontpertnis (F. do—),
Forbes Watson (J.), 172.
Forgnes (L.). «77.
Forgues (L.).
Forsyth, 186.
Poster ( colonel John
Wells, 414.
Fouquet (A.), S«l.
Franklin (Alfred). SM.
Fraser Tytler(WlU), 170.
Fresnel, 143.
Frewer (EUen E.), io$.
Fritsche (RX soo, S22.
Frossard (E.), SM.