‹ L'Année géographique (volume 5)Chapitre 295 sur 425 · HAUT FLEUVE BLANC · texte numérisé non relu

HAUT FLEUVE BLANC

K Marno (E.). Reisebriefe vom Oberem Nil, febr.-mârz 1675. Reise Von Ladô am Bahr el-Gebel, nach Morù, Hundô und Makrakà. Mit zwei Karten. Mittheil. derK. K. Geogr. GeseUschaft in Wien, 1874, p. 537-539; juillet 1875, p. 392-394, 166-185, 291-303. — Voir les Mittheil. de Petermann, 1875, nMI, p. 429.

La dernière de ces lettres est suivie de l'itinéraire du voyageur concentré en un tableau, de notes sur le contenu et la construction des deux cartes, et de remarques du Prof. E. Weiss sur les déterminalions astronomiques. Le calcul a présenté des difficultés, à cause des erreurs qui se sont glissées dans les observations. M. Marno luimême a cm pouvoir conclure pour la latitude de Ladô s* 5 i N., et les éléments des observations n'ont donné à M. Weiss que 4* 41' IT. Ce chiffre, évidemment Cantif, puisqu'il est au sud de Gondolcoro dont Ladô est notablement éloigné au nord, montre en effet que les obser- TStions de M. Emst Marno, celles-là du moins, ne peuvent être atilisées.

3. Briefe aus Weissen Nil, yod consul Herrn Hansal und E. Marno (noY. 1874). MiUheilungen der JT. K. Geograph. Geseîltchaft in Wien, fevr.-mars 1875, p. 91-95, 232-238).

Renseignements sar les derniers événements du haut Nil et sur les expéditions égyptiennes actuelles.

1 . D' Hann (J.). Ueber das Klima und die Seebôhe von Gondokoro und Chartum. Mùtheil de Petermann, 1865, n* iz, p. 342-346.

2. MiANi (Giov.). Il YÎaggio al Monbuttu. Note coordinate dalla società Geografica italiana. Roma, 1875, in-8*. iv-41 pages. Portrait et carte.

Note en partie basée sur les observations de M. Ernst Marno. Ce sont des documents à consulter dans le calcul plus ou moins variable des altitudes données par le baromètre à mercure, l'anéroïde et le degré d'ébullition. Les observations antérieures de Russegger (1837) et des missionnaires Dovyak etKnoblecher (1852 à 1854) ont été calculées par Kreil, et les résultats en ont été publiés (Mém. de Tacad. de Vienne, XV, 18St; Jahrbûcher der k. k. Central-Anstalt, VI, 1854 ; Sitsungtber, de l'acad. de Vienne, cl. mathem., XLI, l86o). D^autres éléments ont été fournis par Sam. Baker (/smar/ia), parle Dr Peney (^Bullet. d» la Soc. de Géogr.^ oct. 1860), etc. Le D' Hann compare les différents chiffres d'altitude donnés pour Kharloum et Gondokoro, il apprécie les éléments sur lesquels ces chiffres reposent, et, sans rien prétendre d'al>solument définitif, 11 s'arrête, pour les deux positions, aux nombres suivants :

Khartoum.

Latit. N. 15* 36'.

Longit. E. 32» 36' Gr.

Altit. 888 mètres (10 mètres au-dessus du confluent des deux Nils).

Gondokoro.

Latit. N. 4* 55'.

Longit. E. 31» 28' 1.

Altit. 466 mètres.

1. Déduire 2* 20' 14* pour ramener la lonjritude au méridien »ie

Le D' Schweinfarth et sa relation Le fleave OaeUé.

Nous avons eu plus d'une fois, dans les précédents volumes de VAnnéCy à faire ressortir les qualités éminentes du D* Schweinfurth comme explorateur, et la trèshaute valeur scientifique de sa relation des contrées qui sMtendent à Touest'de Grondokoro et du haut fleuve Blanc. L'excellente traduction que vient d'en donner la plume exercée et fidèle de Mme Henriette Loreau est une acquisition précieuse pour notre littérature géographique.

Une discussion a eu lieu entre M. Schweinfurth et le D' Nachtigal, dans un des comités de rExposition géographique, au sujet du fleuve Quelle. Le Quelle est une rivière considérable que M. Schweinfurth a rencontrée à l'extrémité des pays qu'il a visités dans la région équatoriale, à quatre degrés environ de latitude nord et à quatre degrés au moins vers l'ouest de Gondokoro. Tandis r[ue toutes les rivières de cette région coulent au nord ou au nord-est vers le Bahr el-Ghazal, tributaire du fleuve Blanc, celle-ci se porte directement à l'ouest. M. Schweinfurth en a conclu, comme en effet la chose est très-probable, qu'elle appartient à un autre système d'eaux, et il a pensé que ce pourrait être la tête du Ghari, grand cours d'eau qui vient, comme on sait, aboutir au lac Tchad. M. Nachtigai ne partage pas cette opinion, qui ne s'appuie, en définitive, sur aucune indication directe. Ce pourrait être tout aussi bien la tête de la Bénoué, ou de quoique autre des grandes rivières que la zone équatoriale verse à l'ouest. Ces sortes de discussions peuvent avoir un grand intérêt par les digressions qu'elles amè-

Paris : soit, pour Gondokoro (aujourd'hui Ismaflia), 29» 8', et pour Kliartoum, 30» 10' — en laissant à l'écart les secondes dont les nombres do M. Hann ne tiennent pas compte ici. Voir notre précédent ^olume, p. 98.

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i^ent, mais elles restent forcément sans conclusion ; elles ^e peuvent que tourner dans un cercle d'hypothèses.

Les stations égyptiennes sur le haut Fleuve BUnc. Gondokoro. Lado. —

Notes de M. Ernst Marno.

Une des dernières lettres reçues de M. Marno, et qui mi publiées dans le Bulletin de la société de Géograhie de Vienne (ci-dessus, n^ 29), ajoute, surlepays qui voisine Grondokoro et sur la région des grands lacs, des iformations intéressantes à celles que nous ont déjà onnées le colonel Grordon et les ingénieurs qui Taccomagnent (ci-dessus, p. 21 et suiv.]; en voici quelques xtraits :

c Lado, sur leBahr el-Gebel, 20 janvier 1875.

c Gomme je Tavais précédemment annoncé, je suis arrivé iiez le colonel Gordon, à Lado, d^oùj^espère repartir dans queiues jours pour continuer mon voyage. Lado est une nouvelle tation fondée par le colonel Gordon pour remplacer Gondokoro^ u^on a dû abandonner. Cette dernière station, si bien connue omme point de départ de toutes les expéditions à Tintérieur, . subi de grands changements de climat depuis vingt ans. A, le consul Hansal, qui m^avait accompagné dans mon voyage us'qu'ici, et avec lequel j^avais fait une excursion jusqu'à Gonlokoro et Régaf (ou Régiaf)* avait passé un an et demi à Gondokoro avec M. Knoblecher, et se trouvait fort étonné du changement qui s'était produit. En effet, Gondokoro, sur la rive droite orientale du Babr ei-Gebel', est Tendroit le plus élevé que Ton rencontre depuis l'embouchure de ce fleuve (la rive est haute de 6 ou 8 mètres au-dessus du niveau de l'eau, et remplissait les meilleures conditions pour une station). Le bras principal du fleuve coulait au bas de cette rive à pic, et

l. Bahr el-Gebel, ou Djebel, est le nom arabe du haut Fleuve Blanc au-dessus du confluent du Bahr el-Ghazal; mais parmi les indigènes le nom de cette partie du grand fleuve (au-dessous et au« dessui du Gondokoro) est Kir.

formait une petite lie du côté de la rive occidentale, dont elle était séparée par un petit bras ou khor. Mais depuis quelques années le Bahr el-Gebel a peu à peu abandonné son lit, qui se trouve maintenant plus à Touest; de sorte que la rive orientale à Gondokoro n'est plus baignée aujourd'hui que par le petit bras, dont les eaux deviennent stagnantes et encombrées de végétation. A Tépoque des basses eaux, la décomposition de cette masse végétale donne lieu à des miasmes délétères qui empestent Tair et ont rendu Gondokoro, de sain qu'il était, un des endroits les plus insalubres du Bahr el-Gebel. Le colonel Gordon a donc jugé nécessaire, pour raison de salubrité, dV bandonner complètement ce poste fortifié et de s'étabir plus loin à Lado.

« Ladoj sur la rive ouest du Bar cl-Gebel, semble être assez bien placé; la rive est élevée de trois à quatre mètres au-dessus des eaux. De Tautre côté, le fleuve forme des lies, et la rive orientale est beaucoup plus basse. J'ai déterminé la position de cette station, qui est de 5® 5' lat. nord*, et dont Taltitude est de ô8u mètres environ au-dessus du niveau de la mer. J'ai ;iussi déterminé avec soin toutes les positions importantes depuis Khartoum jusqu'à Régaf, qui est situé à 16 heures au sud de Gondokoro, sur la rive orientale du fleuve et tout près du Gebel Régaf. Celte montagne est appelée dans la langue Bari Log(mek, mais les habitants des séribas qui parlent Tarabe lui ont donné le nom de Gebel Régaf (Montagne des tremblements de terre), parce qu'ils croient que c'est d'elle que proviennent les phénomènes de ce genre qui se font sentir plusieurs fois par an dans le voisinage.

« A mon arrivée j'avais l'espoir de pouvoir me rendre au. lac Nyanza sur le bateau à vapeur qui, d'après ce qu'on avait dit en Europe, devait être bientôt en état; mais il est encore sur chantier à Dufilé, au-dessus des rapides, où on réunit les pièces dont il se compose. Il faudra quelque temps avant qu'il soit en état de naviguer. J'avais donc pensé à utiliser le temps en visitant Malegga, où doit se trouver le partage des eaux, mais je n'ai pu me procurer des porteurs; d'ailleurs l'occupation des seribas par les troupes du gouvernement a provoqué une certaine agitation parmi ceux qui en ont été dépossédés, et j'ai dû renoncer à ce voyage pour le moment. 11 y a quelques jours, Oouad-eUMek,qui avait servi de guide à Spekeet Grant, et plus tard à Sir Samuel Buker, est arrivé ici avec un char-

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