‹ L'Année géographique (volume 5)Chapitre 296 sur 425 · MIANI · texte numérisé non relu

MIANI

snt considérable d^ivoire. Il se trouve donc une masse de lurs disponibles (500 environ). Je vais profiter de cette non pour partir dans quelques jours pour DuQlé encomie de deux ofGciers anglais au service du Khédive, Chippendale et Weatson. Je ne sais pas encore quels it mes plans ultérieurs une fois arrivé là-bas.... »

]. Mamo rend compte sommairement d'une excursion [ a faite, en février et mars 1875, dans le pays qui nd au S. 0. de Lado. U estime à plus de 200 kiloes ia longueur de son excursion, qui parait avoir nt les environs du 30^ degré de longitude à Test du dien de Paris. U arriva, par le pays de Mâkraka, u'au sériba ou comptoir de Vania, dans le pays de a, au confluent du Yeï et du Thoré. Il croit s'être ré que le Yeï n'est que le cours supérieur du Rohl, les tributaires dont le Bahr el-Gebel ou Kir (c'est-àle haut fleuve Blanc) se grossit entre Gondokoro et onfluent du Bahr el-6hazal. La population est ici e couleur plus claire que ceux qui habitent plus lord sur le Bahr el-Abyad. Cette communication est nouvelle addition à la géographie des pays visités le D' Schweinfurth.

Le dernier Toyage et la mort de Miani*

[. Giovanni Miani, de Rovigo en Vénétie, a eu de ae heure l'ambition de prendre rang parmi les explours de l'Afrique ; mais le défaut d'éducation scientie d'une part, et d'autre part l'exubérance de son gination méridionale, qui ne lui permettait de rien ir avec la persévérance nécessaire, sans parler des cultes incessantes de la vie matérielle, n'ont laissé aleur sérieuse ni à son nom ni à ses communicationfl. s les derniers temps, néanmoins^ ses entreprises 8em«"

blaient promettre davantage; sa dernière course de 1871 à 72, dans les parties extrêmes des pays récemment explorés à l'ouest du haut fleuve Blanc, parait y avoir marqué la limite la plus éloignée où jusqu'à présent les voyageurs se soient avancés. U a revu en partie les mèr mes lieux que Schweinfurth, et a poussé un peu plus loin au sud-ouest. La société de Gréographie italienne, à laquelle Miani avait adressé un certain (nombre d'objets recueillis dans ce dernier voyage, a pensé avec raison que c'était pour elle un devoir de convenance de consacrer le souvenir d'un compatriote qui avait montré tout au moins un très-grand zèle et un vrai courage dans la tâche aussi périlleuse que difficile des explorations africaines. Elle a publié, sous le titre de Voyage de Giov. Miani au Montbouttou [ci-dessus, n® 32), les dernières notes du voyageur, avec une esquisse biographique. L'opuscule est accompagné d'une carte [carte dont celle de Schweinfurth forme le fond), sur laquelle sont tracés les itinéraires comparés des deux voyageurs.

Eacore ua mot sur l'état actael des choses dans les contrées da haat

fleuve Blanc. M. Hansal.

M. L. Hansal, consul d'Autriche à Ehartoum, accompagnait M. Ernst Marno dans une partie de ses courses. Il a écrit à la société de (jéographie de Vienne (cidessus, n"" 30) une lettre dont nous tirons quelques renseignements neufs et intéressants sur l'état présent des choses dans les hautes régions du Nil, tant au point de vue politique qu'au point de vue géographique.

a Le moudirièh égyptien Fachâda^ fondé en 1864 sur le territoire chillouk, occupe l'emplacement de l'ancienne résidence du roi des Ghillouks, Dénftb. Ge Fachôda, dans l'espace de dix annéeS| est devenu une ville

spectable. Le gouvernement y a fait construire beauup de bfttiments en briques, tels que caserneS| divans, agasins, etc. Plusieurs centaines de négociants et de itits marchands s'y sont établis, et en ont fait un mar* lé animé. Plusieurs milliers de toukouls^ ou huttes indigènes à couvertures coniques en paille, environ tnt les constructions du gouvernement. Des jardins agrément et des vergers donnent à la ville un aspect iS plus agréables. Depuis que le roi des Chillouks, par dre du khédive, a été pendu, le pays est tout à fait mquille et on peut y voyager sans escorte. On évalue plus d'un million d'âmes la population chillouke, et le iffro des Dinkas qui occupent le côté oriental du fleuve } doit pas être moindre. Le moudirièh de Fachôda a >ur limites au sud le Bahr el-Ghazal et le Sobat; il abrasse, outre le territoire des Nègres Chillouks et inkas, celui des Arabes Baggara. Au nord, la limite . jusqu'à Kaoua. Au sud des deux rivières qui vien- !nt d'être mentionnées commence le gouvernement de Dndokoro.

ce Le général Gordon — ou, comme on Rappelle mainuant, Grordon-Pacha, — a abandonné le petit fort de jndokoro, et transféré sa résidence à Lado^ à quatre iures de Gondokoro en remontant le fleuve, à la lisière un pays de forêts. Ce changement a été en partie dérminé par des considérations sanitaires. On peut dire le GondokorOy qui aura eu son heure de célébrité, existe plus. Une autre station voisine, fondée il y a x-huit ans, LibOy a été également abandonnée. Main-> nant dans ce canton, aussi loin que le regard peut s'éndre, tout est désert.

ce Le colonel Long, arrivé ici il y a cinq jours, est sur

point de partir pour l'Egypte. De ceux qui restent^

'.. Em. Linant, frère d'Aug. Linant mort à Gondokofo,

. se porter vers le Victoria Nyanza, et M. Ghippendale

l'année GÉOGR. XIV. 3

vers l'Albert Nyanza. Mais on attend encore les bateaux à vapeur en fer qui sont restés à Régaf^ et qui doivent arriver par compartiments démontés.

a Voici la liste des établissements militaires que le gouvernement égyptien possède actuellement dans les vastes territoires de ce que Ton a nommé Gouvernement de l'Equateur :

1 . A l'embouchure du Sobat, et second établissement sur le Sobat, à quatre journées en remontant vers Test, quatre-vingts hommes.

2. Ghaba Ghambi,sur le territoire des Eitch,avec une dépendance dans le Rohl, quatre-vingts hommes.

dé Dans le pays des Bors, cent hommes.

4. Lado, dans le pays des Bari, avec une dépendance à Mâkraka, cent hommes.

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